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SUPPLÉMENT
A LA GALERIE
E
L'ASSEMBLEE NAÎIONAtÇJ-
£h poufà«6i ne M vérité l
Ci 3
AU
Quand paroîtra donc cette teconde galerie
L'on n'attend pas de nous fan» doute, une ici-
lediort des Portraits de ceux qui meublent la (aile
des tjop pé*q*ble & trop
allons premières
nos lecteurs. On les fecondes feront
fouvent différentes des première», & que tel, par
exemple que nous avions peint' en beau, fera en-
tièrement défiguré dans cette féconde. Galerie
& nous en dirons la raifont
A mefurè que
A ̃• A G AIE RIE
IRA MB A.
ChassI par le corps de la Nobleffede Provence»
où il avoit de fe pr^fenter 6bli^ de
«VcKâpper, pour fe fouHraire à la jufte vengeance
d'uni homme dorttil-avoit trahi 'la confiance
îramba «'eft fait marchand & fous l'humble cof-
bientôt un poifon & d'autant $iït
leur libérateur ils l'ont traîne' fur un char de
iriorophe àw i tous lè$ quartiers de la ville, l'ont.
ro
(on honneur. L'époque arrive enfin où la Nation
grecs de toUS les habitans qu'il avoit
rive à h Salle des Menas, & le pre'fente da1s
h. lice cuirafle comme le fier Arg&nt. Déjà} plis
Cnaque |our annonce «ne nouvelle' victoire » &
chaque jour la province fe glorifie de l'avoir
r.ommé pour l'interprète dé fes augiifte» volonté.
Cependant Iramba qui fait parfaitement qu'on ne
̃%h
de -dettes immenies; nott rire des
créanciers qu'il
faire déclarer que « la perfonne des Repfeffntans
y de h Nation fera regardée comme inviolable
(bufe importante une fols accordée Iramba fi^He
eux Ce procurer Il à imp
de fe* &œb door
tous
Nie puis- je p« f«n» meema-
w«n opitiort
la Feoiile, &;me procurer une «ifaace.
obligation parti»
t 7 3
9 culiere. Je fuis connu dans la république des
» lettres; il fuf?îra que mon Libraire Lejay >n-
y nonce un Journal dont il me déclarera l'Aute
pour que ces habitons de la bonne ville s'empres-
»' sent d'y porter leur argent ». Aussi-tôt il bro:he
un Profpedus qu'il fait circuler dans la Capitale; j
& déjà plus de dix milles fouferipteurs réaliient.
fidèle milieu de fa
courte. On crie, on murmure, mais l'argent' eft
donné chacun fe promet d'être plus
«ne nouvelle oc-
cafion d'être trompé. Iramba, fier de ce premier'
fuccès tente une féconde entreprife qui lui'eft
Provence à 15 Hv. pour trois mois. C'eft-là que
trois fois par femaine il fe prodigue
les «loges les plus outrés & Us plus absurde!
a
» plus grande importance, &c. Que M. le Comte
»de M* a ïeçu de juftes applaudifTemens»/
Eh!
de notts offrir ton impertinente figure je ne
j'ai droit d'exiger que tu me' rendes compte de«
opérations -âè l'A(Temblée, & non pas des éloges'
eu l«t de

Iramba s'eft déclaré l'ennemi de Narfis. Djns
tes lettres à Càuti (i), il Je regarde comme un
principes, Comme un miniftré fans fermeté, iraivba
a fait fonner bien haut cette prétendue naine
eUe lui a mérité quelque confidération de la part
Je ceux qui ne le Connoiflbientquïmparfaitîme^t.
Il les a lorig-tems amufés par fa feinte probité,
& par fon' opiniâtreté à critiquer les opérations
de ce Minière. Eh bien connoiuez Iramba tout
rences fecrettes avec Pifani chez le Comte de
que là il détruit, comme Pénélope l'ouvrage
du jour; que dans ces conciliabules nocturnes, il
ne s'agit rien moins que de Conftitudon. Qu'on
tiendra la Coursonne. Si que cet |ramba
va mettre tout en ufage pour renouveller v< fers;.
quiJ eflaifé de conclure de tous ces entretiens
fecrets avecPifânî, Batardin Tonchîni 6c itis
a l'Hermitage dedans fon Hôtel, qu'on prépare
une feconde révolution plus funefte que ]apte..¡
de provenir,
fi on ;he, fe hâte de prendre des méfures néce^aires..
vous dire d'Iramba,-
le Yojrdans rACemblée,.
C 9.3.
B
Royale, discours rempli de fophyfmçs abfurdes',
où l'en remarque la vérité, quelques phrafes
ifolées, & que ton parti n'a pas craint d'applaudir
comme très-harmonieufes, quoiqu'elles ne préfen-
tafléni rien de neuf & de piquant; puifqu'il n'a
pas mime tire* de confluence 1 De quel oeil e-
vez-vous voir un homme, dont toute la vie n'offre
qu'un tiffu de fcandales (2) de crimes & <Je
forfaits, s'avancer fie'rement *A la tribune bjx
harangues, & tonner avec fa voix aigre & faute
contre les Ariftcocrates le defpotifme minifé*
riel, lorfgue ce même homme ne rougit pas de
vendre fa plume à ceux qu'il vient de déchirer il
n'y a qu'un moment? Avez-vous remarqué avec
quelle atfivité il a cherché à affoib.Hr h cage rr 0-
tion de M. de Valney qui avoit pour but de pi^o-
céder une nouveUe élection fcs
.les De'putés lors pre'fens ne pourroient ère
.réélus. Pourquoi, ah! le voici? c'«ft que f\ vous
exchei les premiers d'être élus une feconde jfoif;
himhà n'exiOe plus, il tombe dans le néant, û
tce tUre impofant & fous lequel il sVnvelopp*
avec tant d'adret, lui efl ravi. Comme il eft
T'or
vendu ou fur le point de l'être, fi l'on i dopt« la
Motion de fon frère, adieu le Journal &les!buf<
crïpteurs. Iramba fait. calculer, il a vu que li on
avoit égard à la motion de M. de Vain y, il ne
peut plus prétendre à fervirde honteux in (Irument
à la révolution qui fe prépare. Il a rallié* tjoutes les
forces il fait fentir que le moment d'une le..
conde éleciion feroit celui de la guerre. Ah! trop
ti\îé Iramba j nous commençons vous ccnnoîtne,
& à defirer que vous (oyez. exclus d'un|rade
auquel vos crimes vous de'fendoienfd'afjJireri
5CYRG S.
Connu pardeuxouvrages écrits fins prétention,
Scrros quoïqu'Eccle'fiaftiqMe s'eft confondu avec
le* Communes, & mi* fur les rangs povr dénner
des lotx au peuple françaij; C'efi lui que nous
droits qui fervi de type toutes les auties. Nous
nous garderons bien de ï'»rulyf«r ici, é puWi«
l'a jugëe àvaut nous & l'a trouvée trop méuçhU
Tique. Cependant eft- il Vrai de dire que ce projet,
tout informe qu'il foit, a reçu de grands Eloges de
jâ part 4hm grand nombre de perforines qui applau-
«fiflVnt le phi* iouvëht ce qu'il» ne comprennent
[ h J
Bii
cVunfiomme fage & fans ambition; il alloit are
ment sux AfTemblées générales, parce qu'i lès
regardent comme II préféroit la re-
traite ^pour fe livrer au grand œuvre de la Con
& en cette qualité, poffede des bénéfices ces
bénéfices repofent fur les dixmes qui font fuj>fri-
imés dans la fatale nuit du 4 août. Scyros fort de.
fa les ope-
une brochure de 46 pages qu'on n'a pas pu, qu'on
n'a pas dû priver le corps ecdeïiiflique d'un bien
dont il eft reconnu propriétaire depuis des
Le Cierge* propriétaire! ÀM Scyros, ces deu^
mots ont-ils' jamais pu être unis de droit Çtes-
vous^ien fondé prétendre que les dixnaei (fient
une pïoprîétè^ dont on ne puifle dépouiller JeÇîer-
gé fans violer les règles de U juAiçe. Je ne le çenfe
pas. Permettez-moi d,e
abfolument contraires.
Dès qu'une Nation croit un culte ou des opi-
nions nécefTaifet à-fbn bonîieur, elle veurfani
cloute que lés ho'mmes chargés d'en remplfr les
fês dogmes foient payés
de
i «>, i
ou à l'idée qu'on Ce forme des avantages que pro-
curent les Miflirtres de la Religion; en un moi\
la vénération que les peuples ont pour eue»
Ainfi plus les hommes font gromers & plus.
ils font fuperflhieux plus le Dieu eft terrible
plus les Minières font honore* L expérience
jours dans les foeï^tes les moins éclairées
les Prêtres eurent le. plus d'afeenda^t. C'elt t©Ur
jours en raifon de leur igAorarfte,
ont accumule' fur les memtr.es âu Clergé, les ri-;
chçflkt les bien&îts les honneurs. L'utilité' .dç
ces hommes facre's n'eft fondée que fur
nions, fur les craintes des Nations. Les idées der
Ainfi les focîe'tés patriotique* ou les de'pofi-;
taires de leurs pouvoirs furent toujours'eft droit
les bienfaits
aux id&s de la 1\' ilion. Cne Nation ji'eut dclTeir)
Quand revenu de fes prdjugés, elle s'apperçoit
renonce aux opinions qui avoient fedwt fes p ères
(et
C
bienfaits de réclamer contre l'ouvrage de la fé-
duéHon, de revenir enfin fur les de'marches im-
pruderites dont elle fent les inconve'menj. La rai-
fon ne permet donc pis de douter que la focieté'
ou l'autorité' qui la repréfénte, n'ait le droit de
difpofer des ppiflè/îîons du Clergé, de la manière
la plus utile pouf les peuples la plus conforme à
leur façon de penfer & à leurs Cesbiens,
tnalçié toutce que vous pourrez me dire Scyit s
n'ont 'évê.- donnai quefons des conditions & jlai
des motifs fujets â difparoïtre. Alors nulle pr<f-
criptj,on ne peut en apurer la poflèffion à ceux qui
en abnferitj, en devenant utiles ou nuifibîes
peut reprendre des biens que le délire feul lui a
fait aligner,
Je tous le demande, Scyros, comment avec
cette fagacite' qui a fembU préf der 1 vos premi rs
ouvrages avtz-vous pu vous; abandonner à dep>
reille* féveries dans vo> ©bfervatiom fommairc»
(brjei dixraes eccléfialliques Comment avez-
vous pu vous mécdnnQÎîrtî un feol infant )!or%iU
des blen/juti arracli^ ia cre'dujite' des peuplei r
filence, Cette conduis àt
C'4Ï
téqués qui vous ont de grandes obligations* mai»
de
la paix & de la concorde, je ne vois plus en vous
qu'un vil décima teur & un fourbe.
M exîrte dans TAfTemblétun être qui faris par-
ticiper, de quelque w.antere que ce foit, à fes dé-
libe'mxîom, «/Tifte régulièrement à toutes leiféan-
ces. Ha pris en affection une place auprès du Pré*
fident, & s'il arrive qu'elle (oit occupée par une
perfbnne ( ce qui eft très-rare parce que fonémU
nence fe levé de trè3-bortne heure alors vous le
\oyex chagrin, morose, la tête baiffé» J les mains
ilahsfcs pocher, fes pied» cachés fous (bu én«rme
tpheêt pourpr*^ attendre en grommelant quel'ort
la lui céder. A peine qu'il
t'en empare avec cette rapidité qui caradérife la
falue fes deu* voHîns fixe un inftant
Jl ferait à défirer que de fes confrère»
demande &
nomk« des Rev
:t:.&l
}>réfentans de la Nation. On eft fort emfcarrafl^
de répondre. Ses commettans avoient-ils calculé
jufqu'à fonfilencel Si cela eu, ils ont parfaire-
ment réuffi. En effet propofc-tTon de décider ne
queftîon'par affis ou levé, ou par l'appel nqmir aL
Pans le. premier & dans h fecond cas, Imbecillis
n'ouvie point la bouche j je dis plus, il ne fg 1< ve
même pas. Voilà donc une voix de moins. A quoi
fert-il donc dans la falle, s'il n'explique pas] le
vœu de ceux qu'il repreTente. Nous l'ayons déjà
dit cUnslaverufTement, A MEUBIKR LA SAllE.
ROUA NUS.
II y a beaucoup de chofei l dire fur le com te
de ce dernier. Courrifan aimable, che'ri des fem es
dans fa jeunelfe, trompé par elles en plufie^is s
circbnftànc«$j trifte viclimé de là haine d'Une
Roi. (4) Forcé de payer le prix d'un collier qui
fat pour lui l'époque de fa difgrêce; Rohanus
après trois années coulées loin de la cour & la
river à l'Affemblée Nationale /malgré tout ce que
^ridicide. Il d cru faiw. doute que tes malheurs n.
téreffe rèieàt eh fa faveur. Il l'eft ttompe On t'a
[ *.]̃
tion
reçu t(ki froidement pour lui faire juger que fi
prince ëtoït fmçn inutile, du moins eu né-
ccfTaire.
Ronanus eft allé fe loger dans le quartier de
Yerfailles le plus ifolé. Il a craint, dit-on, de s'ex-
pofer aux regards de la bouvet aine, ou de croître
les braver; & pour éviter tout reproche, 1 ne! va
point à la Cour. Il fe renferme aans le,éerc e ttroit
de quelques amis fidc'es, & paffê ainfi des jours
sfTez ennuyeux. Pourquoi a-t-il donc quitte fa
belle retraite de Saverne pour venir s'engloutir
dans ce gouffre National Dans la craint qu'oh
attentât à fes jours dans un pays ifolé, il eu venu
à ce que l'on prétend, fe réfugier dans le flirt de
h Nation, il croit être en fureté. Ah Ktfuniu,
lîohanus, QVM TE DEMFNTJA COFPIT JcefTe dç
tecroireaif^z important, pour.que l'on s'occupe de
foi. Il fuflit que ta maifon & u famille ayent été
frappées & renverses, pour atnfi dire, d'un feul
coup. Ta vie fera tefpefle'e, parce qu'on redoute
wbre, privé de racines, produifit \aoW» des branr
au contraire $fe dépêche bien tôt ck
rneuf t. Tu es cet arbre fans radoes.Quand U nature
feroit eneof* a(T«z e'ut t'in-
la faohé de te reproduife à'vi\e .manière
légitime tu n'auras pas même b douce confola-
C 17 3-
c
tion, en mourant de lai (Ter ton nom à qui que ce
foir. Une retraite paifible & agréab!e, convien-
droit mieux à ton état & à tes infortunes. Re-
tourne à Saverne pour y rétablir ta fanté, dda<
br& par les plaifirs auxquels tu t'es Iiy. fans < if-
cre'tlon pendant tout le cours d'une jeunefre riante
& fartunée; &Jà, tu attendras, dans la loci 't 1 6
de quelques favans aimables, les derniers de'crets
de la Providence
T O N C H I N.Y.
Quand on voit paroître Tonchiny à l'Aflèm-
tle'e chacun fe demande à l'oreille pourquoi i y
de nobJeffe. On ne trouve qu'un parchemin trjh-
frais, qui annoncé que M. un tel, roturier, s'eft
accroche* à l'ordre des nobles jpafTe encore, eç
entêtement de fe placer dans la nobleffe fi on
que l'un & l'autre ne fe trouvent pas chez Ton*
chiny. Protégé depuis long-tems par un Prince
agréable au peuple fans trop favoir pourquoi
partageant fes plaifirs Tonchiny s'eft peu-à-peu
éloigné du. fumier qui l'a vu naître. Il t'entait
aux femmes qu'il
/tfmii' l^ftufàoçnâiiH il eft redevable
C 1*3
& s'etl fait appellé Comï E DE ToKCfl inV, &
voilà M. le Comte chargé d'une partie efîentielle
dans Tadmimftration de la Marine. Quelles a drtii-*
nirtration grand Dieu! Quelle rapines r 'ont pas
^exercées fous lui & par lui? Combien n'j-t-il
pas- fait fouffrir d'individus qui imploroierrf fa
juftiçe ? Dans l'ordre convenable des clioff»!^ il
femble que Tonchiny devoit être blâr^e. Point
du tout» on le récompensa de tous Ces brigandages
« par desappointeraens de retraite» qui feiey^rënt
au-delà de fes efpe'rances. Il eft heureux pour
radminiflration d'étre délivrée d'un pareil chef.
Celui qui remplace Tonchiny jouit de là t meilleure
réputation, il eft ï pre'fumer qu'il cherchera à
la foutenirj revenons à Tonchiny.
Nous avons déjà remarque qu'il étoi étroite»
ment Hé avec prince qui ne l'eft guère lui-
wfene qu'autant que l'intérêt lui en impofe la loi.
Comment Tonchiny pou voit-il avec fi peu de
moyens rendre quelques fervices ï fon AltèfTe ?.
La Veille de l'exil de Nars^s, celuni sVtoit
rendu au confeil pour faire part de quelques-uns
dé fes projet); mais jugeant, par la froideur avec
laquelle ilsîe'toierit reçus, qu'ils ne croient pas ap4
preuves, il fordt la falle du Confeilavec pr<£*
C *9 3
cr
eipitation pour parler à Tonchiny qui rattendoit
dans la cour, & avec lequel il rerta t'espace de
cinq minutes. La perfonne de qui nous tenons ce
fait ne put, à la vérité*, entendre ce qui sert dit
«lors, parce qu'on parloir ï voix baffe; mais elle
observa qu'aùffi-tot après cet entretien, Toflcmny
demanda à 'grands cris deux chevaux pour Paris*
Il était alors trois heures & demie, & c'étoil le
Dimanche. Il arrive p'refque hors d'haleine au
Valais royal, parle au P. il & aufli-tôt quelques
mutins s'emparent des buftés de Narses &jde
Batardin, les portent en triomphe aux Boul-
yards. Une populace effrénée les fuit; à leurs voix
les fpeciacles répandent
partout l'alarme & h terreur. Mille voix (6)
lèvent
vivent les libérateurs du peuple François. Ci-
toyens, réfléchirez un innant, & vous trouverez
le mot de l'énigme..
Un voyage rapide &
tout ce qu'oh pourra citer de remarquable dans h
vie de Tonchihi. A l'égard de
fi elles font de nature à ne pas être exeufées il
eftde la prudence d'un hiftorien chaile de les paf-
fer fous filetice (7). Ceu\ qui connoifTent f* vie
privée nous fauront
ENDYMYO N.
Que fait cette jeune barbe auprès de ces vieil-
Jards refpeétables, me difoit ces jours partes un
habitant des montagnes de la Suine. Il ei: de'pu-
té, lui disje, & il n'eft pas-le dernier à 01 vrir ou
a donner fon avis. Il n'en eft pas de ménjié chez
ajouta-t-il, peut avoir un enfant, pour diriger la
conduite dëceux qu'il représente. Je lui d mandai
aloi t s'il n'étoit pas quelquefois injure d'interdire
à la jeuheflè la faculté de ràifonner. « Je n'ioter-
>j dis rien à la jeunetfè, je dis feulement qu'e'loi-
gntfe de fentir le but d'une motion qu'on lui
propofe elle donne fouvent dans les pièges
v que l'on tend à fa cre'dulite', & qu'elle |ne peut
» acquérant avec l'àge la connoifTarjce, des
» hommes qui lui eft fi ne'ceflàire à celui qui
doit parler de leurs besoins ?, & votre Endy-
myon ne me paroit pas bien verfe dans cette
L'honnête SuifTe avoit raifon; en effet, n'eft-
il pas étonnant de voir fiéger dans une AfTemble'e,
qui do voit être suffi augure, un De'pute' imberbe,
qui baragouine quelques mots, qu'il a foin de Os