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Supplément à la réfutation de Clément Perrot, et dernier mot sur les troubles du Gard en 1815, par le Mis d'Arbaud Jouques

De
13 pages
Demonville (Paris). 1818. In-8° . Pièce.
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SUPPLEMENT
A LA RÉFUTATION
DE CLÉMENT PERROT,
ET DERNIER MOT
SUR LES TROUBLES DU GARD
PAR LE MARQUIS D'ARBAUD JOUQUES.
A PARIS,
CHEZ
DEMONVILLE , Imprimeur-Libraire , rue Chris-
tine, n° 2.
PETIT, Libraire, Palais-Royal, galerie de bois.
DELAUNAY, Libraire, Palais-Royal, galerie de
bois.
1818.
DERNIER MOT
SUR
LES TROUBLES DU GARD.
RECONNOITRE et réparer une erreur involon-
tairement commise dans un écrit imprimé, est
une chose si peu commune, et réclamer contre
des erreurs du même genre dont on est l'objet,
est une chose si juste, que j'ose espérer qu'on
ne lira pas sans intérêt ce court Supplément à
un ouvrage qui, publié pour combattre les
calomnies dont on cherche à accabler les roya-
listes du Gard, en a fait éclore de nouvelles.
L'auteur d'un écrit intitulé de l'Etat des Pro-
testans en France , depuis le 16e siècle jusqu'à
nos jours,me reproche avec raison d'avoir dit dans
mon ouvrage sur les troubles du Gard en 1815,
que l'édit de Louis XVI , de 1787 , rendit aux
Protestans les droits civils et politiques dont ils
avoient été dépouillés par la révocation de l'édit
de Nantes.
Cette assertion est effectivement erronée, en
ce qu'elle est exprimée d'une manière trop gé-
nérale et trop absolue. Les droits politiques qui
(2)
furent rendus aux Protestans par cet édit, fu-
rent soumis à des restrictions importantes. Plus
de 30 ans écoulés depuis cette époque ; la ré-
volution , dans la balance de laquelle Clément
Perrot, Anglais Dyssenter, que je réfute, déclare
que les Protestans de France jetèrent d'abord le
poids de leurs principes, de leur influence et de
leur nombre; et l'absence du document officiel
que je n'avois pas sous les yeux en écrivant,
avoient effacé ces restrictions de ma mémoire.
Les droits politiques rendus aux Protestans
par l'édit royal de 1787, furent limités par l'ex-
clusion de tout office de judicature et de toute
place dans l'enseignement public ; de plus il leur
fut interdit de former aucune espèce d'associa-
tion et de corps politique. Toutes les. autres
carrières et professions, les armes, la diplomatie,
le commerce, les plus hautes places même de
l'administration civile leur restèrent ouvertes.
Un Protestant, dont la mémoire, aujourd'hui en-
core, est plus célèbre par nos malheurs publics
que par ses talens politiques, occupoit le premier
ministère avant la convocation des Etats-Géné-
raux. Nos armées et leurs premiers grades comp-
toient dans leurs rangs nombre de braves officiers
protestans et dont la grande majorité y a illustré
sa fidélité comme sa valeur. Il y en avoit dans
nos relations diplomatiques. Enfin plusieurs Pro-
testans furent élus députés aux Etats-Généraux
(3)
en 1789, et la jouissance de ce droit politique,
le plus important de tous , antérieure aux
décrets par lesquels l'Assemblée Constituante
acheva la réintégration des Protestans dans
la totalité des droits politiques communs à tous
les Français , prouve assez qu'avant même ce
complément , ils jouissoient d'une partie de
ces droits. Je rétracte donc ce qu'il y a d'exagéré
dans mon assertion, où un écrivain de bonne
foi, n'auroit vu qu'une inadvertance excusable,
et surtout n'auroit pas conclu, des éloges que je
donnois à la complète restitution des droits poli-
tiques des Protestans, que je croyois exister dans
l'édit de 1787 ; que ce complément me déplaisoit,
et que dans mes idées, c'étoit assez pour de tels
hommes qu'ils ne fussent plus dans un état légal
de concubinage et de bâtardise. Singulière logi-
que ! elle donne la juste mesure de l'esprit de cet
ouvrage et de la tactique de ce parti.
Le même Auteur me reproche une contradiction
qui disparoît en observant les diverses époques de
ce que j'ai dit ou écrit. Arrivé à Nismes le 29 juillet
1315 , j'ai dit le lendemain dans mon discours
d'installation, que le département du Gard étoit
agité par des divisions plus religieuses que poli-
tiques. J'avois rapporté cette fausse idée de Paris,
et je pourrois nommer ceux qui avoient mis
beaucoup de soin à me la donner. Quand j'eus,
parl'expcériene, connu la vraie nature des divi-

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