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Supplément à la vie de M. l'évêque de Belley, Alexandre-Raymond Devie

66 pages
Impr. de Leguay (Belley). 1866. Devie, Mgr. In-18.
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SUPPLÉMENT
A LA VIE
DE M. LfflûUE DE BELLEY
'jEXM)IΠYMOND DEVIE.
[fp ÓO centimes.
SE TROUVE :
A YENNE (SAVOIE) , PRÈS BELLEY,
CHEZ AUGUSTIN PERRET J LIBBAIBE.
A LYON, PLACE BELLECOUR.
BELLEY,
CHARLES LEGUAY, IMPRIMEUR.
18GG
SUPPLÉMENT
A L A VIE
DE M. L'ÉVÊQUE DE BELLEY,
ALEXANDRE-RAYMOND DEVIE.
PRÉFACE.
SL l'abbé J COGNÂT a rédigé et M. J. - B.
Pélagaud, libraire, rue de Tournon, Paris, 5,
Grand'Piue Mercière, Lyon, 48, a édité la vie de
M. l'Evêque de Belley. - -
On a fait un supplément au rituel de M. Devie,
pourquoi n'en ferait-on pas un à sa vie? Est-ce
que l'une est plus complète que l'autre? Point du
tout, n'en déplaise à l'esprit profond de M. J. Co-
gnât, quand même M. Devie avait l'esprit plus
étendu que profond (p. 376), il a moins mal fait
son rituel que M. J. Cognat sa vie: Si donc le
ritu&l a eu son supplément, la vie peut avoir le
sien : il contribuera peut-être à conserver la
mémoire du Prélat. Quelqu'un pourra penser que
— îj. —
le supplément du rituel aurait dû rester au néant
j'en conviens, passe, trawseat; mais j'espère qu'on
ne le dira pas du supplément à la vie ; je vais
tâcher de le faire assez bien pour qu'il contente
les amis de la justice et de la vérité ; je ne dis pas
tout le monde, parce que, aujourd'hui, comme
du temps du bon La Fontaine, ce serait être fou
du cerveau, que de vouloir contenter tout le
monde et sa femme.
C'est donc l'amour de la justice et de la vérité
qui me pousse à faire ce supplément. C'est aussi
l'amour du prochain ; j'aiderai quelqu'un à tirer
les conséquences que M. J. Cognat laisse le soin
de tirer (p. vi), et je corrigerai, peut-être, quelque
autre : lacorrectiou fraternelle est une vertu : voici
mon plan. Une première partie donnera le précis
des principaux faits et les conséquences impor-
tantes qui découlent naturellement des faits, elle
rappellera ce que l'historien a oublié, ou ce qu'il
n'a jamais su, de la vie de M. Devie ; une seconde
partie donnera un plan de la manière dont cette
vie aurait dû être écrite et l'exposé des vertus des
Evêques : Commençons.
PREMIÈRE PARTIE
PRÉCIS DE LA VIE DE M., DEVIE ET CONSÉQUENCES
IMPORTANTES DES PRINCIPAUX FAITS.
La vie se divise en trois époques principales, de
la naissance à la prêtrise ; de la prêtrise à l'Epis-
copat; de l'Episcopat à la mort. Cette dernière
époque est longue ; elle se subdivise en trois : de
la prise de possession à la publication du rituel ;
du rituel au 50e anniversaire de la prêtrise, et de
là, à la mort.
CHAPITRE PREMIER.,
DE LA NAISSANCE A LA PRÊTRISE..
Le 25 juin 1767, M. Devie naquit à Montélimar,
(Drôme) de parents peu fortunés, mais très chré-
tiens ; il fut le dernier des enfants, et le moins
aimé parce qu'il paraissait lui-même aimer moins :
une grande timidité l'empêchait d'exprimer sa
piété filiale, sa mère était une sainte femme (p. 2)
elle fit un modeste commerce dont le succès ne
— 8 —
pas la mémoire de son héros, ni sa finesse et
encore moins son jugement. S'il en avait un peu
plus, il ne représenterait pas un jésuite prêtant
de l'argent, et faisant ressentir son bienfait à un
enfant (p. 4). Enfin M. Devie prouve que les ri-
ches ont tort de vouloir éloigner du sacerdoce
les pauvres que Dieu appelle. Voyons la deuxième
partie.
CHAPITRE Il.-
M. DEVIE DE LA PRÊTRISE A L'ÉPISCOPAT.
Dans cette époque de sa vie, M. Devie a été
sous la terreur, il a exercé le saint ministère, il a
été professeur de théologie morale, supérieur de
grand séminaire, vicaire général, vicaire capitu-
laire, et encore vicaire général.
Après son ordination, M. Devie revint au sémi-
naire pour reprendre l'enseignement de la philo-
sophie ; mais la révolution ferma les séminaires
et les églises. M. Devie retourna à Montélimar,
assista sa mère dans ses derniers moments, et fut
forcé de se cacher au Luzet chez Mme Ruelle de
Bézan. Après bien des frayeurs, il tomba malade
à mort ; cependant il guérit, et, leste comme un
chat, il se glissait en hiver sur une planche.
Il donna des lecons aux fils Ruelle, et des
conseils spirituels à la mère. En 1795, la terreur
cessa, M. Devie revint exercer son saint ministère
— 9 —
à Montélimar. La persécution recommeuça, et M.
Bevie se cacha à Montélimar même ; il tomba
malade une deuxième fois; il guérit et fit un
voyage à Lyon, et retourna à Montélimar. M.
Damr dépensa à Montélimar tout ce qu'il avait de
--.. et de moyens pour procurer la gloire de
Dieu, le salut du prochain et l'instruction de la
jeuaesse, il commença ce qu'il devait continuer
camme vicaire dans sa ville naLale,
Dès l'année 1800, M. Devie remplit les fonc-
tions curiales avec M. Blachère et autres à Mon-
télimar; en 1801, M. Blachère futnomnjé curé
de cette ville, M. Serret, 1er vicaire, et M. Dévie,
2e vicaire. Il s'occupa plus constamment de l'ins-
UMiion de la jeunesse souverainement importante
daasJLous les temps. Sur sa demande un nouveau
ctuYent se chargea de l'instruction gratuite des
filles de la première communion. La restauration
étt Visitandines lui suscita des persécutions ; il
consentit néanmoins à être leur confesseur ordi-
naire : il s'appliquait surtout au catéchisme; mais
M. knet l'appela au séminaire de Viviers pour
professer la théologie morale, en janvier 1812 ;
il suivit la théologie de saint Ligori, il fut bientôt
DOHupérieur du séminaire de Viviers. Le Il
£ epiÊHiiiixJL813, il fut nommé vicaire général de
V-AÎanrp par M. Bécherel, (p. 96). La malveillance
âtait représenté M. Devie comme un. prêtre re-
liHlallt fanatique, couvrant sous le manteau du
zèle et de la piété un esprit inquiet et des vues
— 10 -
ambitieuses. Malgré cela, quand M. Olagnier,
vicaire général de Valence fut mort, on offrit sa
place à M. Fière; celui-ci refusa et persuada de
nommer M. Devie à cause de sa capacité.
En 1814, M. Devie se trouva à Monlélimar
lorsqu'un courrier arriva dans cette ville portant
la cocarde blanche et annonçant le retour des
Bourbons. M. Devie partit immédiatement pour
Viviers, entra dans la salle des exercices, sans
quitter ses habits de voyageur, annonça à la
communauté ce qu'il venait de voir et d'entendre.
Il appelait cet acte une de ses étourderies. Cela ne
l'empêcha pas de contribuer au salut de Mgr Bé-
cherel, qui avait erré pendant la Révolution.
L'évêque de Valence étant mort, le Chapitre
nomma M. Devie et trois autres vicaires généraux
capitulaires. Pendant quatre ans et demi de va-
cance M. Devie fut l'àme de cette administration :
on disait toujours : Allez à M. Devie, (ce mot
rappelle cet autre : Allez à M. Guillemin!) sa
science, sa piété, son habileté le mettait facile-
ment le premier. Le Diocèse avait besoin de plus
de 236 prêtres, M. Devie soigna d'abord les sé.,
minaires, il recruta des jeunes gens riches comme
lui, et en attendant qu'ils eussent fini leurs études,
il fit un appel au diocèse de Lyon, à celui -de St-
Flour et autres ; il reçut plus de 60 élèves eu
théologie : pour leur fournir le nécessaire M. De-
vie eut recours à des souscriptions, à des quêtes,
aux pardons dti carême, à deux messes par mois
— 11 —
acquittées pour le séminaire, à des dons manuels.
Le deuxième soin de M. Devie fut d'orgauiser
l'administration temporelle des paroisses. Poureela
des circulaires se succédèrent de 1815 à 1819,
des archiprêtres furent chargés de visiter les pa-
roisses; pour le spirituel, des conférences furent
établies, des livres furent mis en dépôt au sémi-
naire de Valence, des retraites furent faites chaque-
année (p. 135).
Le meilleur, moyen d'augmenter la piété du
prêtre c'est de fomenter celle des fidèles, c'est de
faire surveiller les écoles, de préparer le caté-
chisme, d'établir des congrégations : AL Devie en
établit beaucoup, en restaura beaucoup : il eut
aussi recours aux missions.
Trois ans suffirent à M. Dévie pour transformer
le diocèse de Valcnee. La vacance du siège épis-
copal de Valence cessa dès l'année 1817 par la
nomination de M. de La Tourette qui conserva M,
Dévie comme vicaire général : il le perdit en
1823. Le 13 janvier 1823, M. Devie reçut l'ordon-
nance royale qui le nommait à l'Evêché deBelley.
Le supplément de cette partie consiste simplement
à demander la suppression : 1° des faits scanda-
leux, dont parlent les pages 19, 20, 22, 24, 44,
86, 90, 92, 98, 117. La vie de M. Devie n'a pas
besoin pour briller de ces contrastes frappants,
de ces ombres noires, on n'aime pas à voir la
gravité sacerdotale se glisser sur une planche, ni
la patience de se laisser déchirer par un chat à
— n —
\Jlfferentes reprises, quand il lui plaît de monter
à l'assaut depuis le pied jusqu'à la cuisse (p. 51),
ces petitesses ne plaisent pas dans la vie d'une
grandeur ; 3° retranchez aussi l'histoire du cour-
rier de Montélimar, le supplément du rituel ne
veut pas des étourderies pour modèle; mais en
revanche, il faut répéter 70 fois 7 fois, c'est-à-
dire, toujours la conduite de M. Devie, vicaire-
général, envers les prêtres (p. 120, 121).
Il ne lui arriva jamais de dire : Je veux !
j'ordonne' il préféra toujours la voie de la per-
suasion. Avant de prendre contre un prêtre une
mesure grave, il lui fallait une certitude com-
plète ; il se tenait en garde contre les dénoncia-
tions qui souvent inventent, et toujours exagèrent
les fautes. Un prêtre fut dénoncé à plusieurs re-
prises, M. Devie examina tout avec soih,et ne ptit
saisir une preuve convaincante de la culpabilité ;
il ne voulait à aucun prix frapper un innocent, il
temporisa un an, il fut accusé de faiblesse, et
une personne au lit de la mort déclara que les
accusations étaient une calomnie atroce dont elle
était l'auteur.
Fasse le ciel que M. Devie, évêque, ait toujours
eu la même patience, la même justice, la même
prudence ! Fasse le ciel que tous les grands vi-
caires, que tous les évêques, que tous les juges,
que tous les supérieurs agissent de même, et ne
condamnent jamais une seule personne sans
l'avoir entendue ! Que de crimes de moins !
— 13 —
Il y a encore une observation importante à
faire sur l'administration de M. Devie, vicaire-gé-
néral capitulaire; elle se représentera sous son
épiscopat. M. Devie recevait des sujets étrangers,
il eu recevait de tous les diocèses, il abrégeait le
temps des éludes; de là, des inconvénients, des
dangers, des blâmes, des critiques, (p. 122).
Les critiques ont duré plus longtemps que son
administration, et se sont produites même après
son départ de Valence, et M. Devie avoue qu'il a
pu lui échapper bien des fautes (1, p. 126). Ce
qu'il y a de plus incroyable dans cette époque,
c'est que M. Devie se soit persuadé qu'il y avait
erreur dans l'adresse de la lettre qui lui notifiait
sa nomination à l'évêché de Belley, qu'il ait fait
remettre, sans L'ouvrir, celte lettre à un vicaire-
général de Grenoble que le bruit public désignait
comme devant être promu à l'Evêché de Belley
(p. 147), de semblables faits ne s'avancent pas
sans pièces justificatives : on ne fera jamais croire
qu'un vicaire-général se persuade, sans l'ouvrir,
qu'il y a erreur dans l'adresse d'une lettre qui lui
est envoyée, et encore moins qu'il l'envoie à un
autre sans l'ouvrir j c'est trop fort pour être admis
sans preuve.
- 14 —
CHAPITRE Ill.
M. DEYÎE DE L'ÉPISCOPAT A LA MORT.
Celte époque est longue ; elle se subdivise en
trois : 1° de l'arrivée de M. Devie à la publication
de son rituel ; 2° du rituel au 50e anniversaire de
prêtrise ; 3° du 50e anniversaire à la mort.
Article 1er. — De l'arrivée de M. Devie à Belley,
jusqu'à la publication de son rituel, de 1823 à
1830.
M. Devie ne quitta pas Valence sans pleurer ni
sans faire couler bien des larmes. Il fut préconisé
à Rome le 10 mars 1823, il se retira au sémi-
naire d'Issy vers la fin du mois de mai, pour se
rréparer à son sacre : il eut lieu le 15 juin ;
M. Devie fut retenu à Paris pour le sacre de plu-
sieurs de ses collègues, il fit son entrée solennelle
dans sa ville épiscopalc le mercredi 23 juillet
1823 : il reçut sur son passage tous les honneurs
dùs à sa dignité. Il eut pour grand Vicaire, M. de
La Croix, M, Greppo (p. 245).
Bourg et Belley se disputèrent vivement le
siège épiscopal et le grand séminaire : après de
grands débats, l'évêque accepta le magnifique
palais épiscopal de Belley, le collège pour un
petit séminaire; Brou pour son grand séminaire,
à Bourg. Belley avait des Bernardines, des sœurs
de St-Joseph, des Augustines à l'hôpital, des
— 15 -
frères de la doctrine chrétienne ; le diocèse man-
quait de beaucoup de prêtres, il en avait quelques
mauvais, triste reste de la révolution ; l'ignorance
était grande dans les paroisses, et les désordres
nombreux; M, Devie se mit d'abord à l'œuvre
pour tout améliorer : il présida la distribution
des prix à Meximieux le 21 août, il fit sa première
visite à Bourg le 23, et le lor septembre à Tré-
voux, chef-lieu de la Dombes ; le 11 septembre
il donna une retraite à Belley pour les prêtres du
Bugey et ceux de Gex ; le 23, une autre retraite
à Meximieux pour les prêtres de la Bresse et pour
ceux de la Dombes, ils furent tous transformés.
Après cette retraite, M. Devie se rendit à Bourg,
obtint du Conseil Général l'église de Brou et son
ancien couvent des Augustins pour établir le grand
séminaire ; l'Eglise avait coùté plus de vingt-deux
millions.
Quand M. Devie eut le couvent, il fallut l'appro-
prier- à son grand séminaire : le département
avait dépensé cent cinquante mille francs pour y
tenir les aliénés et les mendiants ; il fallait tout
changer. Le Gouvernement accorda 15,000 fr.
pour ces réparations, le clergé et les fidèles vin-
rent en aide, et, le 11 septembre 1823, le sémi-
naire fut ouvert. De 1824 à 1828, l'économe a
reçu de Mgr, 29,011 fr. En 1825, il remplaça
le maître-autel pour environ 8,000 fr., il fit faire
une chaire (meuble inutile en ce lieu), pour 5,875
rfancs.
— 1G —
M. Devie s'appliqua avec plus de zèle à régler
l'intérieur de son grand séminaire ; il choisit
M. Perrodin pour supérieur, M, Portalier pour
directeur, M. Humbert pour professeur de morale,
M. Poncet pour professeur de dogme; il assistait
aux examens et même souvent aux dominicales.
Après le grand séminaire, il s'occupa des petits
séminaires de Belley et de Meximieux; il eut
beaucoup de difficultés pour Belley, mais son
habileté triompha ; Là encore se déploya la libé-
ralité du généreux évèque. D'après sa compta-
bilité particulière, les frais de construction, de
réparation, d'acquisition du mobilier s'élevèrent
à 60,759 fr. Il établit le cours de mathématiques
et de philosophie à Belley, il assistait ordinaire-
ment aux examens. Pour cela, M. Devie
n'abandonna pas Meximieux, il en augmenta les
bâtiments, il contribua avec le clergé à la, cons-
truction d'une élégante chapelle.
Les écoles primaires viennent après les sémi-
naires en suivant l'ordre d'importance. M. Devie
ne les négligea pas, il encouragea les Frères de
la doctrine, il protégea ceux de la Sainte-Famille,
forma leur fondateur, Gabriel Taborin, à l'esprit
d'oraison, à la direction des frères, à la vie reli-
gieuse, il s'intéressa aux Frères de la Croix établis
à Mériestruel par M. Bochard.
, M. Devie était aussi plein de zèle pour l'agri-
culture,, peur le bien-être temporel de ses diocé-
sains ; il a fait à grands frais, divers essais de
— 17 —
fermes modèles (qui lui ont prouvé que l'agricul-
ture n'est pas l'affaire d'un Evêque.)
M. Devie voulut posséder une congrégation de
Saint-Joseph à part; il obtint de Mgr de Lyon et
de la supérieure générale, la séparation des sœurs
qui se trouvaient dans son diocèse : il fiL acheter
pour elles l'ancien couvent des Jacobins à Bourg
pour 60,000 fr. et leur obtint du Gouvernement
une existence légale, une approbation datée du
21 août 1828. M. Portalier fut leur directeur.
M. Devie protégea 21 autres maisons religieuses
déjà établies, et de plus, la maison du Bon Pasteur
à Bourgt détruite par la révolution de 1848 ; la
maison mère des Sœurs Maristes, à Belley. Il
favorisa aussi l'établissement des pères Maristes
à Belley ; il leur donna l'ancien couvent des capu-
cins payé 35,000 fr..
M. Devie voulut combattre les protestants de
Genève à sa manière. Il choisit Ferney, patrie de-
Voltaire- pour le centre de ses opérations. Il fir
bâtir une église qui coûta cent vingt mille francs,
il voulait traiter la religion en grand à Ferney con-
tigu à Genève; elle fut consacrée le 8 novembre
1826. Il y établit une école de sœurs de Saint-Jo-
seph, et une de Frères instituteurs, (35,090 fr.,
p. 291), et une maison de sœurs Carmélites qui
fut détruite à la révolution de 1830, et enfin, une
maison d'instruction, secondaire. C'est ainsi que
M. Devie ranima la foi de Ferney et le préserva
des entreprises des Protestants : l'a prière, l'ins-
— 18 -
truction, les bons exemples, les bonnes œuvres, la
-patience, la charité sont les meilleures armes.
Dans M. Devie, l'Evêque ne détruisait pas le
Français; il suivait de l'esprit et du cœur les
mouvements de la politique, il veillait le parti
libéral et avertissait ses ouailles à temps et à
propos comme le prouvent ses mandements de
1824-25-26-27 et 28. Le jubilé eut lieu dans le
diocèse de Belley, l'an 1827; il eut un grand
succès.
Pendant que la religion faisait des progrès,
l'irréligion ne perdait pas son temps ; elle obtint
les ordonnances du 16 juin 1828, qui gênaient
souverainement la liberté d'enseignement, celle
des évêques pour leurs séminaires, celle des pa-
rents pour l'éducation de leurs enfants : de là, un
grand nombre de mécontents., delà, des réclama-
tions de toutes parts, dans les journaux, dans les
pétitions, etc.; de là, la révolution de juillet 1830.-
Deux ou trois ans après son élévation à l'épis-
copat, M. Devie fut atteint d'une infirmité qui
amena la cataracte, puis la cécité. Vers la fin de
juin 1828. M. Gensoul fit l'opération à Bourg vers
la fin d'octobre, elle réussit parfaitement, M.
Devie promit de consacrer la vue qu'il venait de
recouvrer à des ouvrages utiles au clergé ; il a
tenu parole. L'un des actes les plus importants
qui suivirent sa guérison fut son mandement pour
le Carême 1829, où il prémunit contre les erreurs
et contre les calomnies du temps. Il transféra les
- 19 —
reliques de saint Anthelme le 26 juin 18iW et
annonça le jubilé de celle année. Il donna de
sages avis à ses prêtres relativement à la révolu-
tion de juillet 1830 et aux calomnies, aux persé-
cutions qui les déchiraient. Il fit paraître à la lin
de 1830, les deux premiers volumes de son rituel,
le 3% au commencement de l'année suivante ; c'est
par là que commence la 2e partie de sa vie épis-
copale ; avant d'en exposer le sommaire il y a
plus d'une observation à l'aire sur ce qui précède :
1° M. Cognât prétend (p. 184) que le départe-
ment de l'Ain est éloigné de Lyon ; comment le
serait-il, puisqu'il commence juste aux portes de
la ville de Lyon? Il ose affirmer que M. Courbon,
vicaire général de Lycn se faisait un devoir de
justice de rendre au département du Rhône et à
celui de la Loire les sujets qu'ils avaient fournis,
qu'il laissait sans prêtre un grand nombre de pa-
roisses du département de l'Ain, et plaçait dans
d'autres, les sujets qui lui présentaient moins de
garanties (p. 182). Cependant le Rhône et la
Loire ont fourni d'excellents sujets au département
de l'Ain ; j'en ai connu qui valaient cent fois,
mille fois plus que ceux qui les blâment; le Cha-
pitre de Belley a le bonheur d'en posséder encore
un, un chef-lieu d'arrondissement, un autre.
?»3. Courbon laissait sans prêtre un grand nom-
bre de paroisses du département de l'Ain ; d'où
cela venait-il? De la rareté des prêtres. D'où ve-
nait cette rareté? De la révolution, et aussi de ce
- 20 -
que M. Courbon n'avait pas, comme M. Devie,
l'habileté de trouver des sujets en France et en
Savoye et dans tous les diocèses ; il n'avait pas
non plus le talent de les placer dans les paroisses
comme M. Devie. M. Courbon voulait qu'un trai-
tement fut assuré à un prêtre avant de l'envoyer
dans une paroisse; M. Devie n'avait pas besoin
de cette certitude. Ainsi, en 1831, il envoya à P.,
canton de Belley, un prêtre sans lui assurer un.
traitement : ce prêtre a été obligé de faire l'école
jusqu'en 1845 pour avoir de quoi vivre. C'est
alors seulement que Péglise de P. a été érigée en
succursale. L'héritier de M. Devie ne ferait pas
mal d'examiner s'il ne doit rien restituer aux habi-
tants de P. pour les avoir laissés payer durant 14
ans une somme de 4 ou 5 cents fr. à leur curé quoi
qu'on leur eut promis, par parole et par écrit, de
faire ériger leur église en succursale dans un bref
délai, et on ne l'a présentée qu'en 1845; elle
n'aurait pas même été présentée sans une lettre
d'un député. Que le curé de P. donne le démenti,
si ces faits sont faux. Celui de Pr. est mort.
M. Devie avait tout à créer (p. 184), il n'avait
pas à créer le petit séminaire de Meximieux, ni
les Pères Maristes de Belley, ni les frères de M.
Bocbard, ni les sœurs de Saint-Joseph, ni plus
de vingt autres établissements de différents ordres.
M. Cognât en convient (p. 242, 244, 268, 270,
272.). Mais M. Cognât n'est pas fort en mémoire,
ni en jugement, il écrit comme un journaliste qui
— 21 -
dément le lendemain ce qu'il a dit la veille ; ce -
n'est pas par mauvaise foi, c'est qu'il ne s'en sou-
vient pas. Continuons à considérer le modèle qui
nous est proposé.
M. Devie se surpassa lui-même en générosités
pour créer et soutenir son grand séminaire à
Brou : de 1824 à 1828, il a envové à M. l'économe
29,011 fr. (p. 208).
Y a-t-il là générosité? M. Devie s'est-il surpassé
en générosité? M. J. Cognat devrait nous dire le
produit des pardons des carêmes, et des autres
sommes fournies par les prêtres et par les fidèles ;
comparer le total des recettes avec le total des
dépenses et nous aurions une idée juste de la gé-
nérosité de M. Devie.
La générosité donne grandement ce qu'elle ne
ne doit pas donner : M. Devie devait-il donner
cette somme? C'est lui-même qui va décider. Les
biens ecclésiastiques doivent retourner à l'Eglise
et servir à des oeuvres utiles à la religion et aux
pauvres (t. 2. p. 362).
Or, cètte somme était un bien d'origine ecclé-
siastique; M. Devie n'en avait pas besoin; son
casuel énorme, les sommes considérables que lui
accordait le département lui suffisaient surabon-
damment; donc cet acte n'est pas une générosité,
donc M. Devie ne s'est pas surpassé là eu géné-
rosité. De ce qu'il n'a pas pratiqué la générosité
dans cette circonstance, on raisonnerait mal, si
l'on concluait qu'il n'éloit pas généreux ; mais ou
— 22—
raisonnerait bien, si l'on concluait qu'il a accompli
un saint devoir. C'est beaucoup quand un évêque
accomplit ses devoirs ; c'est la perfection, il en a
tant à accomplir ! Il y a si peu d'hommes haut
placés qui accomplissent leurs devoirs !
Si tous méditaient cette noble destination des
biens ecclésiastiques, on verrait moins de lettres
à la poste ; moins de favoris dans les antichambres,
moins de dames en mouvement, moins de puis-
sants bourgeois sur les roules, quand un poste
lucratif est vacant, évêché ou autre.
Non content de pourvoir au nécessaire, M. De-
vie sut trouver des ressources pour l'embellisse-
ment de léglise de Brou : 8,000 fr. pour rem-
placer le maitre-autel, 5,875 fr. pour une chaire
en carton-pierre (p. 208, 211.) (Cette chaire ne
sert jamais).
Après le grand séminaire, M. Devie s'occupa.
des petits séminaires, et d'abord de celui de
Belley. Là encore se déploya la libéralité du géné-
reux évêque. D'après sa comptabilité particulière-
les frais s'élevèrent à 60,759 fr. (p. 237.) Se
trouve-t-il là une libéralité ?
La libéralité est une vertu qui donne librement,.
à pleines mains, mais elle donne ce qui n'est pas
dû; elle donne avec une liberté pleine et entière,
elle n'est gênée ni par la cupidité, ni par le res-
pect humain, ni par quelque obligation de donner.
M. Devie n'avait-il aucune obligation? On peut.
— 23 —
dire ici tout ce qui a été dit en parlant de la géné-
rosité à la page qui précède (6).
M. Devie n'abandonna pas pour cela le petit
séminaire de Meximieux (p. 238), il augmenta
les bâtiments, il contribua généreusement, avec
le concours du clergé diocésain, à la construction
d'une élégante chapelle (p. 240).
C'est étonnant que l'historien et son" digne souf-
fleur ne disent pas la somme fournie par la géné-
rosité, par la libéralité de M. Devie. C'est que
Meximieux a peut-être bien moins reçu que Belley,
et que là, ces deux vertus ne brilleraient pas
massez.
Les écoles primaires viennent naturellement
après les petits séminaires : M. Devie leur acccorda
une protection généreuse : il fit donation aux
sœurs Maristes du bel établissement qu'elles possè-
dent et qu'elles ont considérablement agrandi
(p. 272). Il acbeta pour 35,000 fr. l'ancien cou-
rent des Capucins de Belley et ses dépendances ;
il en fit donation aux pères Maristes (p. 275).
Pourquoi M. Cognat ne dit-il pas le prix de
l'établissement des sœurs, comme il dit celui de
l'établissement des pères ? Veut-il donner à penser
qu'ils sont d'une égale valeur et que la générosité,
la libéralité de son héros est grande ? Ce serait
une pauvre ruse ! (p. 242, 260, 268, 270-75).
M. Devie ne fut pas indifférent aux intérêts ma-
tériels de ses diocésains. Il se montra surtout
zélé pour la prospérité et les progrès de l'agri-
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culture (p. 255). Il encouragea les différentes
écoles-modèles d'agriculture, il tenta lui-même
quelques essais en ce genre, il fit pour cela des
dépenses assez considérables. Le succès ne ré-
pondit pas à ses efforts (p. 259). Le mauvais
succès prouva que ce n'est pas l'affaire d'un évê-
que d'être agriculteur.
M. Devie- a-t-il obéi à l'apôtre en se livrant à
ces divers essais ? Nemo militons Deo. Peut-il
servir de modèle aux prêtres, en pareil cas ? Que
peut-on penser en voyant ce grand exemple, et
en lisant les défenses qu'on fait aux ecclésias-
tiques d'acheter des propriétés ? (Supplément au
rituel, p. 3). Ceux-ci peuvent-ils s'excuseren di-
sant qu'ils veulent apprendre à leurs paroissiens
à cultiver, qu'ils veulent imiter M. Devie qui leur
est proposé pour modèle? (t. 1, p. YI,) Qu'un
plus savant réponde à ces questions ! Combien
M. Devie a-t-il dépensé pour ses fermes-modèles?
L'historien n'ose pas le dire. C'est peut-être la
source de la dette énorme laissée au diocèse par
M. Devie, et qu'il aurait dû solder au lieu de faire
d'autres œuvres : la justice avant tout. Quand
M. l'héritier examinera sa conscience, il fera bien
de s'arrêter un instant sur ce point capital.
La générosité de M. Devie n'est pas à sa fin,
son historien n'a rien négligé pour la faire con-
naître : mais il oublie quelquefois à dessein d'indi-
quer des sommes que le lecteur attentif voudrait
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eonnailre pour juger sainement. Voyons cette
vertu à Ferney.
L'an 1826, M. Devie a fait bâtir à Ferney une
église qui a coûté 120,000 fr. (p. 287). Une école
de soeurs de St-Joseph, et une de frères institu-
teurs, 30,000 fr. (p. 291). Une maison de sœurs
Carmélites détruite par la révolution -de 1830, et
enfin une maison d'instruction secondaire qui ont
coùté des sommes inconnues, x., pour connaître
l'étendue de la libéralité de M. Devie, il faut sa-
voir les sommes qu'il a reçues pour Ferney :
M. J. Cognât ne les dit pas toutes ;. n'importe,
reconnaissons d'abord eelles qu'il indique :
P. 286-7. Ferney 7,000
Le roi des Français. 3,000
Le Pape Léon XII 5,000
M. Vuarin, curé de Genève 3,000
Le Gouvernement x.
Une quête faite à Paris par M. Rui-
vet, vicaire-général à Belley. x.
Une quête faite à Rome, par M. Vua-
rin, curé de Genève, et organisée
par le cardinal Pacca, somme assez
considérable inconnue x..
Qui dira si ces trois x égalent ou dépassent les
sommes dépensées ; si la générosité de M Devie
est grande ou petite? Yoil les conclusions que
font tirer ces esprits bien faits, et non légers, qui
écrivent sa vie ! Tout cela est moins contre M.
Devie que contre ses historiens peu exacts, peu
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sincères, peu prudents. Une autre conclusion
qu'on peut tirer, c'est que M. Devie a fait comme
un père qui a plusieurs enfants et qui donne tout
à l'un et le reste aux autres. Les sommes qu'il a
ensevelies à Ferney auraient. pu construire les
églises de 20 petites paroisses. Mais ces petites
églises n'auraient pas eu assez d'éclat, assez de
grandeur.
La consécration de l'église de Ferney nous
amène à l'an 1827, époque du Jubilé pour le dio-
cèse de Belley. Après le Jubilé vinrent les ordon-
nances du Gouvernement qui gênaient la liberté
de l'enseignement en 1828 et qui causèrent la ré-
volution de 1830. M. Devie ne fut pas étranger
aux discussions qu'elles occasionnèrent : il est
inutile de consacrer cent pages pour les rappeler
comme M. J. Cognât; il expose des discussions
inutiles sur des lois qui n'existent plus. L'année
1828 est remarquable dans les annéesdeM. Devie,
c'est au mois de juin de cette année qu'il subit
l'opération de la cataracte. M. Gensoul, médecin
de Lyon, réussit admirablement dans cette opé-
ration difficile. M. Devie donna un mandement le
13 octobre 1828 pour annoncer un nouveau Ju-
bilé. Les exercices du Jubilé de 1829 se firent
pendant l'un des hivers les plus rigoureux dont
l'histoire ait gardé le souvenir. L'évêque de Belley,
peu de temps après, donna son mandement pour
le carêmede 1830; il signala les fausses doctrines
et les scandales du temps, et il rappela les bien-
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faits de la religion. Le 13 juin 1830, Charles X
dissolvit la chambre, et la révolution éclata au
mois de juillet de la même année. C'est aussi à la
fin de cette année que M. Devie commença à pu-
blier son rituel, c'est la deuxième époque de sa
vie épiscopale.
ARTICLE 2. - V. Devie depuis la publication de
son rituel, en 1830, jusqu'au cinquantième an-
niversaire de sa prêtrise, en 1841.
À la fin de 1830, M. Devie publia les deux pre-
miers volumes de son rituel, le troisième au com-
mencement de 1831, le quatrième, ou manuel des
connaissances utiles, en 1836. Méthode pratique
pour faire le catéchisme, en 1837. Divers essais
pour enseigner la religion, en 1839. L'an 1836
avait vu paraître le Tableau abrégé des principaux
devmirs- d'un Prêtre, et 1834 le Pieux souvenir des
âmes du Purgatoire. Quatre ans plus tard, en
1840, Pensées consolantes et salutaires sur les des-
tinées de l'homme (M. Cognat ne fait pas bien
l'addition, 1834 et 4 ans plus tard ne donnent pas
1840 !) En 1840 encore, Duo Psalteria.
M. Devie a publié d'autres ouvrages dont nous
parlerons après le récit des principaux actes de
son administration de 1831 à 1841.
Dès le 11 septembre 1832, il réunit 300 prêtres
en retraite, il leur recommanda l'abnégation, le
silence sur la politique, le zèle pour le salut des
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Îmes, la soumission à la Providence, le respect
aux puissances.
Le choléra qui vint en France au commencer
ment de 1832 lui fournit de salutaires pensées :
Dieu voulait sortir de l'indifférence les peuples
frappés, et exciter les autres à la reconnaissance.
Le Jubilé de 1833 accordé par Grégoire XVI
lui fournit l'occasion de parler de la confiance en
Dieu.
Cette même année il fit l'acquisition du château
de Pont-d'Ain peur les prêtres âgés ou infirmes
et pour les missionnaires ; il l'acquit et le soutint
par les généreuses souscriptions annuelles de son
clergé. La chapelle a été construite à ses frais pour
7,000 fr., c'est en 1838 qu'il y établit des mission-
naires, il avait essayé de les établir en 1825 par
MM. Champion, Carrier, Subtil, ce fut suspendu.
M. Mury recommença en 1833 avec M. Convers ;
M. Camelet continue à gouverner la société des
missionnaires avec zèle et succès.
M. Devie voulait avoir dans cette société des
prédicateurs, des professeurs et des curés pour
les postes les plus importants. Sa maison du Pont-
d'Ain a fourni depuis sa fondation aux principales
cures du diocèse des sujets remarquables.
M. Devie désirait donner un règlement à la so-
ciété du Pont-d'Ain, mais il voulut auparavant con-
sulter l'expérience; la mort l'a devancé. M. Cha-
landon y a suppléé : le noviciat est de deux ans
avec un traitement de 300 fr. Un seul vœu de sta-
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bilité de dix ans avec un traitement de 400 fr.;
après ces dix ans, on peut se retirer ou renouveler
son vœu pour le temps que l'on désire (p. 91.).
Au printemps, le 9 avril 1833, M. Devie fit la
translation des reliques de saint Rambert, mis à
mort le 6 juin 680. Le 28 mai 1834, il transféra
les reliques de saint Roland, anglais d'origine, qui
était mort au IIe siècle à Chézery : le 3 septembre
de la même année, il se rendit à Viviers pour as-
sister à la translation des reliques de saint Fran-
çois-Régis. Le 14 septembre 1836, il assista à la
bénédiction de la chapelle des Allinges en Savoye :
cette chapelle est célèbre dans l'histoire des mis-
sions de saint Francois de Sales. Le vendredi 14
décembre 1836, il bénit la pierre principale de la
cathédrale de Belley, qui commençait à se recons-
truire par le clocher : l'adjudication avait été
donnée pour 186,000 fr.
Le 24 septembre 1837, il fit à Chàtillon-les-
Dombes la translation des reliques de saint Vin-
cent de Paul ; il avait sacré évêque M. de La Croix
le 25 juillet.
De 1835 à 1840, il prouva dans ses mandements
la divinité du Christianisme, réfuta l'indifférence
et l'erreur du temps.
Le 26 octobre 1838, M. Devie se trouva à Gap;
il assista à une réunion de Prélats qui eut lieu à
Aix en Provence, contre les art. 4 et 30 des lois
organiques ; les journaux attaquèrent cette réu-
nion, ils crièrent à l'invasion du clergé, à la ré-