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Supplément au mémoire sur la nécessité de transférer l'Hôtel-Dieu de Paris, ou Analyse du relevé des principales erreurs contenues dans cet ouvrage ([Reprod.])

61 pages
Petit (). 1786. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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!?5X
N»S ̃ 1010a
(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
THEFRENCHJIEYOLIJTION
RESEARCH COLtEOlON
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
(M Mn wX
15BKn>GGSTKEETMILLBEID6ESn£ET
WTINEY • OXFOSDSIOKE oxo «ÏH
Trjephone (099S) 77O90 Fte (OMS)
SUR
ou
Analyfe du Relevé des principales Erreurs;
••̃̃ ̃ I.' ̃̃̃̃̃'
a n d ii e lr><
Et chez les autres Libraires qui vendent des Nouveautés.
Il 7 869
.Az
Du Relevé des principales Erreurs contenues
dans le Mémoire fur la nécejjité de transférer
Paris..
Egalèrent frappés Se de l'excès des niaux qui affligent
à l'Hôtel -Dieu de Paris une foule d'infortunés, & de la
poffibilité'dy remédier par une réforme depuis long-temps
défirée nous avons rappelle ces maux & développé cette
poflîbilité. L'humanité nous en faifoit un devoir, pour le
remplir nous n'avons pas même cru avoir béfoin de courage.
Perfuadés qu'en retraçant ce qui nous avbit émus', nous
réuflirions fans effort à émouvoir les âmes, fenftbles, nous
avons mis. à notre travail une modération propre garantir'
notre bonne-foi & à écarter tout foupçon d'exagération 5c
d'ahimofité. Dans un fujet où l'excès même de la fenfibilité
devenok une arme légitime, nous avons craint d'en employer
d'autres que ce les de la raifon. Nous avons écarté une mul-
titude de détails alarmans aux tableaux effrayans qui s'of-
frçicnt d'eux-mêmes i l'imagination nous avons préféré des
preuves, des calculs des rapprochemens décififs. La plus
de l'émotion
à peine quelques reproches fe
1 reproches d'abord qne d'en avoir trop
peu dit. l
Maintenant, on nous
Un Magiftrat réfpe<fùblé a' permis que l'on publiât fous fes
fes
lumières & par la droiture de fes géné-
ralement & à jufte titre de cette confidération perfonnelle
que le rang feul ne donne pas chargé jiar fa place de dé mire
les maux dont nous ayons cherché à indiquer l'unique rer îede,
iré le
fufFrage 8c & c'eft
pour nous une raifon de plus de répondra nt il
ta d fcuf-
réuffifons à
nous croyons contraire a Ces
mettDns à
portée de détruire dans l'efprit du Public l'idée qu'i s'eft
THotel-Diéu.
S'il ne s'agiffbit ici que d'une défenife perforinelle nous
du Relevé font de/tinées réfuter dix-huit pages de ftits 8c
de calculs employées dans notre Mémoire à conftàter l'état
actuel ou probable de l'Hôtel-Dieu qu'il eft difficile que
par
mais
des
principaux de difcuffîon de les
détacher de
d'établir entre eux l'ordre le palus
propre a faire, feflbrtir cette la
valeur des en les féparant des preuves qui
leur feryoient d'appui foit en altérant par
'ces nuances de ftyle 'qui contribuent fi fort à en déterminer
le fens & l'importante. Mais dans une caufe pareille nous
devons ous interdire ces moyens de défenfe fruits de ce
vain & individuel intérêt d'amour-propre <jui à la
que l'Auteur du Relèyé ait cru pouvoir trouver, une douzaine
d'erreur* dans un Mémoire fur l'Hôtel-Dieu ? Ce qui importe,
c'eft de décider quelle eu: la meilleure manière d'adoucir les
maux reconnus des jpauvres^ & nous nous abftiendrions de
répondre aux reproches qui nous font faits dans le Relevé
nous croyons funefte & dont il en: déformais indifpen-
fable d'approfondir une bonne fois le danger ou es avan-
tages.
Ces reproches peuvent fe réduire à plufiéurs points prin-
d'autres le font au rapport qui doit fe trouver entre ce beioin
& le local d'autres tiennent à la falubrité foit d'emplace-
ment foit de difpofitipn d'autres à lai comm ité foit
intérieure foit extiérieure de cet Hôpital d'autres enfin, à
la dépenfe néceiraire pour {on amélioration compar e au bien
Examinons fucceffivement &
par ordre ces différons points. >
Pa* le befoin réel de l'Hôtel Dieu *nous entendons le
nombre de lits qu'il Hôpital
eft.pout
Paris, & de
à fa fondation. Ce point eft le premier
& l'Auteur du s'en occuper fans doute. Raflerri-
blons parmr fes aflertions toutes celles qui peuvent être rela.
tives à ce point important..
Suivant cet Auteur le nombre, commun des
a 1400
d'homme on n'en a vu qu'une feule fois ( ibid.) Le
1 5 Mars 1785 3 il n'y en avoit que Dans
U projet d'additions on compte fur la ppjfibilité ès-lors fur
la néceffité ) de coucher 4000
Ces alertions peuvent être confidérées; fous deux points
de vue ou comme deftinées à contredire les nôtres placées
à mi-marge ou comme devinées fervirde bafe pour fixer-
le befoin réel de l'Hôtel-Dieu..
Le premier point de vue eft fans contredit le moins .inté-
reffant & nous ne nous y arrêterons guéres. La voix publi-
que, le témoignage de plufieurs perfonnes dignes de foi
celui de Médecins & de Chirurgiens qui avoient pâlie
l'Hôtel-Dieu un temps confidérablepour leurs études, plufieurs
cette matière, nous garantifloient,
& nous garantuTent encore nos évaluations. En rapprochanc
7-
ces divers témoignages nous avions conftamment choifi les
plus modérés. de nos Mémoires nous donnoienr 4
& jobo malades de nombre' commun nous avons écrit
4000. Ils 'nous afluroient qu'on y en avoit vu quelquefois
ou 10,000 (i) nous" avons dit 6 ou 7000. Nous nous fommes
transportés le 1 5 Mars à l'Hôtel-Dieu moins pour compter
les malades, cela eut été difficile que p ur prendre; par nous-
mêmes une idée de cet Hôpital 8c des tableaux qu'il pré*'
,fente. Nous y avons vu 3 & 4 malades dans le plus grand
nombre des lits. Nous en avons compté 5 & 6 dans plufieurs.
Nous avons pris 3 pour terme moyen & multipliant par 3
le nombre des lits qui alloit à près de izbo, nous n'avons
point affuré qu'il y eût précifëment 4000 malades ce jour-là,
mais nous nous hommes crus en état d'ajfurer qu'il y en avoit
̃près de 4000. Nous avons même moins inrifté fur cette éva-
luationf que fur te fait qui lui avoit fervi de bafe fur celui
des 5 & 6 malades accumulés dajis le jp us grands
a norribre des lits 6c l'Auteur du Relevé, lbin de l nier, le
pafle abfolument fous filence. Quoi qu'il en foit, out. nous
portoït k croire des. autorités auffi probables- aii/fî multi-
.pliées. Une feule nous manquoit Ies*Regiftres de l'Hôcel-'
Dieu ou du moins, les États authentiqué de ntjiation de
cette Maifon j mais comment y recourir ) `Les L ttres-Pa-
tentes du 21 Avril 1781 celles mêmes que l' ureur du
Relevé cite en faveur du projet d'additions ordonnent arti-
cle VII que les États de fituatioji de l'Hotel-pieu feront
imprimés tous les ans. Ces États y eft-il dit contiendront
(1) II y cn avoir plus de poco en 1709 le la population Je U Capitale o'i fans
doute pas diminue depuis.
pendant
cm-
ployées awfervice dudit Hôpital. Q. Les
tous les objets qui en'
Et afin de ménager aux Adminiflra-
préambule le tribut d'opinion qui doit
être une de leurs principales Notre intention eflque
les comptes de la recette & de la dép'enfe /oient imprimés annuel'
lement Et la voix publique devenant alors -auprès de Nous
de la
Nous ferons d'autant plus encouragés â donner les
néceffaires Ces États très-
utiles mais toutes nos recherches, pour nous Jes "procurer
ont été vaines..
,Le fecond point de vue fous lequel il eft poflîblêde con-
aflertions feroit d'un bieH plus grand intérêt, fans
doute; mais elles n'^ ont qu'un En
présentant les évaluations s'amufe à
contredire 9 fervir
a fixer le befoin réel de effet
de cet Hôpital le nombre a&ùel de Ces malades ?
Qu'on l'évalue ainfi que nous le fixe,
fuivant le Relevé 3 à 1300 ou 2400; que d'après les Lettres-
Patentes déjà citées, on le porte à ou moins
que l'on ne réuilîflV à perfuader qu'il ne faut à l'Hotel-Dieu
qu'autant de Iles que l'espace aduel en pourra contenir,
tout ce que ces évaluations prouveront c'eft que même en
les acdiiniulan^t par lit on ne peut y en faire entrer
davantage. D^n bout' à rautrc du Mémoire nous.indiquons
d'autres bafes le Relevé D'en parle pas. Il nous renvoie aux
• Lettres-
B
Lettres-Patentes de 1781. Mais tout dans ces Lettres an-
nonce qu'en autoriiant le projet d'addiptïns le Roi ne le
regardoit que .comme un parti provifoire néceflîté par les
circonstances. divers pro-
̃ JETS ,'y eft-il dit ô Nous être fait rendre compte DÈS
KCLES QUI TRAfERSOIENT LEUR' EXECUTION Nous avons
reconnu- combien IL ÊTOIT DIFFICILE DE REMPLIR ENTIERE-
MENT NOS VUES Nous nous fqfnmes
faire difpofer fet Hôpital de manière
MOINS 3000 malades feuls dans un lit Pour fubvemr a
trai-
tement Nousjaifons ménager dans Nous adoptons
un efpace qui pourra contenir .mille malades de plus y mais-
placés comme "ils le font
à quelque chofe près les 4000 lits promis pair le Relevé).
Puis elles ajoutent 7/ étoit de notre jagefje d'examiner atten-
tivement que
-Nous aviojns les maycnslquc
fources que Nous devions AUX grands
intérêts de notre État Le R ordonnoit par ces ettres-
Patentes rétablïtïènient de quatre mille lits AU MOINS 8C
dans quel moment? Alors une guerre difpendieufe pouvoir
excuser jufqu'à l'oubli de cette partie- intéreflante de l'Ad-
à l'occasion de
d'ex-
traordinaire1 ni tîe public ne contribuoi* à ranimer daiK les
des Pativré.'Rien n'avoit réveillé
cet qui.el}: l'amc des que
le titre fcul d'un Mcmo'ire fur l'Hôtel-Dieu vient de (.lire
fournir au Gouvernement des recours.
fur lefquels on ne eomptoit pas
tentes. Dqns ces Lettres, mouvenient Spontané' d'un cœur
paternel
doute plus étendus', il trouvoit à
remplir entièrement fes vues
dant plus que l'auteur cet auteur
n'a 'pas craint dé nous y renvoyer!
vient de lès citer, à nous qui, en remettant fpus les yeux
du public lés mêmes vues dont les empâchôient
fion des regrets exprimés dans cette .Loi même. Loin donc
que cette Loi puiiïe nous être pppoféé c'eft à elle que nous
en appelions pour garantir aux infortunés les fentimehs d'un
Souverain qui ne cefTa jamais d'être leur père. Nous ne nous
• dijfunulons pas t y eft-il dit encore-, quc.\ce nombre celui des
malades ) pourra augmenter a mefurc pas repoujfê*
de ces lieux de fecours par u'on y crai-
gnoir. Ce paflage touchant ratifie tout ce que nous avions
dit (1) en faveur des infortunés pour qui l'Hôtel-Dieu n'eft
qu'un objet d'effroi, qui périflent ailleurs faute de fecours, SZ
de la perte desquels cet Hôpital n'eft pas moins refponfable que
de celje des malades qui périffemt gratuitement dans ion en-
ceinte. Jamais cette clarté intéreflante de pauvres ne fut com^
prife dans
cher tant d'importance. C'eft au nom.de l'humanité que nous
réclamons 4e nouveau la cpnïîdération qui leur en: due
& nous ne fonçons pas que cette voix facréc ne foie plus
tl
B i-
écoutçe déformais que de. vains calculs & même que des
• regiftres qui peuvent dire ce;qui eft mais" !qui fe raifent
néceflairement fur ce qui devroic être.
Ce n'eu: donc point d'après l'état aduel de l'Hôtei-Dieu
qu'il faut chercher a fixer la bafe précife de fes besoins,
mais d'après la quantité probable des malheureux qui font
'.dans le cas dy recourir cette quantité peut s'évaluer.
En vain onvoudroit concéder cette poflibHité en vain on
répéteroit .cette allégation tarit de fois réfutée, que plus, il
y ,aura de lits à cet Hôpital, 'plus l'afluence y 'fera grande,
& plus il fera infuffifant. Quoi qu'on en difef ,>ecte affluence
ue peut être infinie. 'Le nombre des pauvres de la Capitale
eft immenfe fans doute, mais il n'eft qu'en proportion de
fon étendue; cette étendue, toute confuiéçable, qu'elle eft,
a fes> bornes; &, avec la feule condition de n'y admettre
que des pauvres réellement malades ou des malades réel-
lement pauvres^ l'Hôtel-Dieu aura auïfi les bennes. Une crainte
plus férieufe'pourroit arrêter, celle que l'affluence des alades
ji'exçédât la portée des revenus actuels de cet établiflTement.
Cette, confidération vaut bien la peine que le Gouvernement
s'en allure; mais cette recherche. ne peut ni ne doit nous
regarder. Tout ce qu'il nous eft permis de dire à cet' égard,
c'eft qu'à fuppofer le cas, peu probable d'infuffifance de re.
venus (1) .des fondations particulieres s'emprefleront fans
doute de fubvenir à cette ïnfüffifance une fois cla rement
prouvée. Les Lettres-Patentes de autorifent cet ef-
f\) M. Necker ( Je rAdminiftraeion
des finances de la France Tome III,
page 1,78) évalue en:re dix- huit & vingt
millions le total des revenus des Hôpi-
I taux du Royjumc, 4c le quart de ttlte
Paris.
de
douter
fance.
Mais quelle eft la bafe "précife du befoin réel d'un Hôtel-
Dieu pour Paris? Toutes les villes du Royaume ont des Hôpi-
taux Se la plupart font reconnus comme réellement fuffi-
fans. Le nombre des lits dans un
rapport quelconque avec la population dés Villes ou ils font
fondés. C'eft dans ce rapport comparé à la population de
Mais en employant ce moyen n'oublions pas d'obferver
1 que dans les petites Villes, les. infortunes privées étant
mieux connues, font plus la portée d'être fecourues im-
médiatement' par des actes particuliers de bienfaifance 0
que cette confidération eft plus balancer
les objections qui pourroientnaîcre de l'exigence des autres
lieux de fecours fondés dans la Capitale, objections d'ailleurs
détruites par l'aveu plus d'une fois répété que ces lieux de
fecours ne dévoient point être regardés comme deftinés k
foulager l'Hôtel-Dieu; que dans les grandes Villes le
mouvement plus rapide de la circulatiori & de fortunes
les grands efforts de* l'induftrie l'affluence confidérable des
infortunés qui viennent y cacher leurs malheurs, s embarras
Inféparables d'une immenfe population & d'une exceffive
activité, & une multitude de caufes pareilles, y multiplient
à l'infini tous les maux qui contribuent le plus à peupler
les Hôpitaux.
Des recherches faites à Lyon me donnent un ôtel-Dieu
Voyez ccs Ltttrçs-Pate«Ésx page
de itoo lits (i) fur une, population d'environ âmes.
Celle de Paris eft de 8oo,oco. Le rapport eft .de lits
à fuppofer à l'Hôtel-Dieu dé la Capitale.
L'Hôpital civil de Lille contient 600 lits pour une popu-
lation d'environ 76,000 âmes. Le rapporc eft de 6857 lits.
Et néanmoins on fait dans ce moment à cet Hôpital des
aggrandiuemens qui le mettront en état de contenir iz à
if 00 malades.
Les Hôpitaux!^ Saint-Efprit Se de Saint-Jean de Xatran
à Rome, contiennent t enfemble lits pouf une population
de Elle eft
exceffive fans doute mais elle prouve l'attention que les
Nations étrangères croient devoir aux Hôpitaux.
L'Hôpital de Befariçon a 400 lits pour un^ population de
40,00o ames. La proportion eft de 8000 lits pour la Capitale (1).
§. II. Du rapport qui doit fe trouver h\l' Hôtel-Dieu,
entre le befoin réel SC le loéaL
IL réfulte de ce qui précede que le befom réel te indif-
penfable de l'Hôtel-Dieu eft de plus de I5000 lits ainfî
que nous l'avions auuré dans le Mémoire. Voyons fi le
local aâuel peut fuffire à ce befoiÉ*
(t) L'Hôtcl-Diéu de Lyon en ce mo-
ment ne contient réellement que 600
lits, mais ils (ont chacun 1 deux ma-
ladcs & c'eft à cette condition que
cet Hôpital patte pour fuffifint. Si l'on
observe que les projets de M. Soufflot
ne font point achevas & doivent l'être,
nous fcrons autorifés pour le moment
à compter ces 6oo lits pour
(i) Nous avons cherché inutilement à
nous procurer de pareils détails fur un bien
plus grand nombre d'Hôpitau* & ('ci'
en partie pour tes attendre que nous avions
fufpcndu fi long-rcïns la publi rarioa de la
patente Ànalyfe. îfJou'î prions le? perron-
nes inftmites de fuppléer à ce=. lacune
forcée, & de vouloirbicn fe joindie à nous.
pour mettre fous les yeux du Public tous
les renfeignemens de cette efperc que nous
n'avons pu parvenir et.
de
Dieu, dans ce moment ( De-
Mai
en tout après la nouveaux
batimcns qui doivent être faits Vannée prochaine fur la rivière
aura au
mois feuls dans des
( ibid.)..
contiendront malades 0 plus ,(page Celles qui font
projettées ô que Von exécutera Vannée prochaine, mettront
en état de coucher 4000 malades feuls ( ibid. ). Les aug-
mentations fur la Seine du côté de la rue de la Buckeriet fe
monteront à 1800 t (ibid. ). Le bâtiment le Pont
du Rofairefera détruit par une fuite du plan .arrêté pour coucher
malades fèuls ( page Ce plan a été exécuté de
manière a ce que V Hôtel-Dieu puiffe èprokver les retranche-
mens nécessaires, lorfqu'on s'occupera duprojtt duPaivis Notre-
Dame fans un grandfacrifice ni quanï a l'emplacement
ni quant a la dépenfe ( page 8).
L'aflertion furie nombre des falles eft de celles que nous
pourrions avouer fans qu'il en réfultât rien de nuifible"à
(t) Nous n'avohs parlé que légère-
ment (page du Mémoire ) du pnpt
du Parvis Notre-Dame; immédiatement
après & dans le même alinéa, nous
fiftons aflez fonentent fur celui de dé-
gager les Ponts & les Quais. Pourquoi
1-Auteur. du Relevé qui n'a pas qudH<< le
premier ne dit-il pas un mot du fe-
cond Ces deux projets nous l'avons
dit, Ce tiennent au point de ne pouvoir
c;re feparés. Les citeonftances ont donné
l'antériorité à celui des Qi ait. Mais Is
tranflatioo de l'Hôtel-Die dôt elle être
encore différée il viendra, un tcms
nous ofans l'aflurer où le regret de
n'avoir réalifé qu'à demi l'on des plus
beaux projets qui aient Et conçus pour
l'cmbellilîcmenc & la falubiité de la Capi-
tale, décidera (a ruine du fenl obftacte
qui puilfe déformais ca arrerer l'achevé-
ment.
Cet état ne porte que %6 les liftes du mouvement
de i'Hôtel-Dieu n'en 17,
• & nous avions dit une eft fondée
fur une les
conftru&tons des 3 falles nouvelles n'étoient pas terminées.
Le Relevé compte ces 3 mais en ce moment même,
( 16 Janvier \-j%6 ) les lits n'y font point encore placés. Nous
hommes dès-lors fon compte de
Les falles S. Charles Ôc S. Antoine n'en font réellement
qu'une car pour d'une fallc en faire deux il feroit trop
commode de n'avoir qu'à diviser cette falle par une grille ou
une, barrière puis de donner a chaque moitié une dénomi-
nation différente. Celles Ste. Martine & Ste. Geneviève font
Rien ne pouvoit nous obliger à regarder comme falles
celle S. Louis, de 13 lits; celle Ste. Marguerite, de 1 1 lits
la petite S. Landry, de 10; ni celle S, Tves, de 8. Ce font
réellement des chambres ôç non des falles. Encore quatre
falles à déduire, refte en 18,
Nous avions dit, non pas 10 falles pxécifém nt, mais une
vingtaine de falles. Ce mot vague auroit du rendre l'Auteur
du Relevé plus indulgent, puisqu'il pouvoit s'étendre jufqu'à
n nombre qu'on peut regarder f l'on veut comme le
nombre réel. Il a mieux aimé nous tenir rigueur & nous lui
abandonnons d'autant plus volontiers cet avantage, qu'il ne
s'agit pas ici du nombre des balles, trop aifé de
tes multiplier fans augmenter l'espace, pour que cela puiiTe
Servir beaucoup a fa caufe.
Quant aux proportions qui fuivent ce font moins des
̃ alertions
n
ci
̃. Le Relevé promet pour le mois prochain malades
que les additions'
projetées, & que l'on continuera
tront en. état de coucher 4000
les Lettres-Patentés de c'eft-à-dire en cinq ans de
temps, on n'aura ajouté que 3 ou 400 &
à dater de la publication de notre Mémoire on fe flatte
remarque n'eft que de pure digreffion. Revenons.
L'efpace actuel de l'Hôtel-Dieu eft d'environ 3600 colles
quarrées (1). Les cours y font très-petites, les pièces de def-
ferte infuffifanfes, enforte que l'espace
lits y excède debeaucoup la proportion qu'il devroit avoir, eu
égard à la falubrité de l'air & à la commodité du fervice (2).
Ces j60Q toifes contiennent 1141 lits bien ferrés bien
comprimés & répartis en 3 étages. Le Relevé en pro et 4000
lits de plus, c'eft-à-dire
deux fois Se demie le' nombre actuel.
Le nombre des lits à réalifer fera nécefluitement en raifon
de l'efpace à ajouter. C'eft une vérité géométrique, d'autant
plus rigoureufe ici qu'il s'agit d'un terrein oit l'Architecte
(1) En comptant fur y à iooa toifcs
Ains le Mémoire ,-nous avions compris le
bras dtroi: Je rivicc <jni partage l'Hôtcl-
Dieu, & que nous regardions alors comr.u
»neâ«>iir' .H n'dt en. effet par (on peu
d'étendue que dans la proportioii tr;s-prv!-
cile qui convient ï cette fuppofîtiua, L'Au-
teur du Rclné auroit
comme une (neuf, il en a rdtvé d« moins
imporcanecs il ne l'a pas fait & nous
(1) Les Lef.rcs-Pitcntcs it; 17S1 (pajç.i)
('l'iirtnt qu'ils foit établi des promena-
des pour le^ coiivalefcens. L'utcur du
Relevé ne dir point où l'on dc les
n*orit
fuffi qu'à comprimés} pour en avoir
il faudra évidemment ajouter l'Hôtel-Dieu
Tefpace ancien foie 4ans k rapport de
En tout 2175 toiles & ce produit, au lieu d'être à l'ef-
pace actuel comme z f eft à un!, eft bien loin de
lui écre égal.
En voilà fans doute affez pour garantit la bonne-foi des
L'Auteur du Relevé, en promettant
ces toifes,.dit quelles feront fur la
Seine c'eft-à-dire entre cette riviere &
1^ rue de h Bucberie. Des plans
nous prouvent que le trapSze renfermé
par la rivière le pont du Rofaire, la rue
de la Bucherie Se h rue Pavée prolongée
juCqu'à l'abreuvoir des grands degrés
n'ca au plus que de 1105 toifes. Ainfi,
pour en avoir f 800, il faudrait pou/Ter les
constructions fort avant (ans la rue des
Grands-Degrés, t intercepter0
abfolumenc le Port aux Tuiles, déjà trop
obfhué, & nous ne «oyons pas qu'on le
ptopofe.
f.
cela ne pas pour
Le dé-
tail fuivanc va les
mais
fur
ne jouifléiit pas à beaucoup près
pourra le. leur procurer qu'en en diminuant le nombre danç
les faites anciennes..
Dans ces falles les lits
quatre files,, quelquefois fur trois, &: le plus. petit nombre ei1
fur deux. La plus large de ces fanes, 't celle du Rofaire', n'a que
3 5 pieds dé largeur, & cette dimenfioh n'eft point afljbs
confidérable pouf aUtorifer plus de deux rangs ce lits. Plu*
fleurs de cet pas 20 pieds dé largeur ,.ôc dans
celles-ci, moins d'y placer les lits fur; leur longueur, Ce'
parallélement à l'axe de la faUe., il ne devf oit pas être per-
mis d'y établir plus d'un rang de lits. Nbus les fuppoferons
néanmoins à deux rangs comme les autres & le principe
de n'en pas établir davantage dans chaque falle fera de ri-
gueur..
Il doit être également de rigueur, 1°. qu'aucun lit n'aura
plus de trois pieds de large, afin de s'interdire la poflibilité
d'y mettre plus d'un malade à la
lit il y aura un efpace d'au moins trois
toife de longueur de falles fera de "deux lits,
Ces principes pofcs,& l'on ne peut, à moins de les fuivre
a la rigueur tenir la
lits cherchons, 1° le nombre de lits que contiendront leq
faîles anciennes z° le produit réel que l'on peut, efpérer
Salles anciennes.
1 pied de longueur totale. Cette-
longueur multipliée par deux donnera le nombre de lit*
eA pofïïble de faire entrer dans
lits,, ci.
N. B. Que nous ne faifons pas entrer en compte
les intervalles que le befoin d'entrer dâ^ns les pièces
de fervice qui i l'Hôtel-Dieu font coriftamment t
vu'ides de très-grandsefpaces voifins des latrines ou
autres caufes d'infalubrité forcent
quemment entre les lits 'd'une même file, ce qui
rend notre calcul extrêmement favorable aux p' o.
'̃ '• Salles a ajouter.
Depuis la réda&ion du Mémoire ,vrious avons
obfervé que
conftru&ions d'un quatrième
cela étoit poflible. Nous dirons un mot de ce parti
aux articles falubritê & commodité mais en att n-
dant, nous devons en tenir'compte.
Nous fuppofons qu'il fera poflible de le pren re
dans toute l'étendu4 des
U cette indulgente.
Il réfulte du calcul ci-defTus, conftamment fondé, comme
on a pu le voir, fur les fuppofitions les plus évidemment favo-
rables au projet d'additions, que l'Auteur du Relevé a pro-
mis que Ton placerait 4000 lits dans un terrein bu il n'ea
pourra entrer tout au plus que c'eft-à-dire, pas la:
La falle du Rofaire contient lies.
t» petite falle qui cft aa-deilus. en contient
moins mais le reffe de l'étage e(t occupa
par des pièces de fçrvice qu'il faudra re-
porter ailleurs car dans un ter rein auflî
reiTcrr é. il n'eft J»as permis de croire qu'il
y en ait une feule d'inutile 8Ç que l'on
puiiTc facrifier ians inconvénient. Par-tout
ou on les transférera, elles tiendront une
place quelconque qu'il eût été poflîble
Remployer en fille% de lits. Nous prouvons
donc évaluer la fupprcftlan du pont da
Rofaireà à étages de 6f li chacun, c'eft-
à-dire, à ijo lits,
(i) Oa aura fans dout eu la prif cau-
tion de ne plitér de ce 'que des f iecçs-
de fervice, afin de ne pas perd ris de lits
cette fuppreflîon. Mais il en fera de ces
pièces dé fervice comme d celles du pont
du Rofaire dont nous venons de parler
dans la note précédente..
moitié. Cet Auteur n'a que trois moyens a oppofèr à. un ré-
fultat auflî décifif ou de promettre cinq^ fix pu
& nous ne penfons pas qu'il en vienne là ou de fe flatter
que les additions s'é, tendront au midi de h rue de la Bu-
cherie, & nous parlerons plus bas de ce parti auquel nous
favons que l'on a penfé ou d'élever des douçes fur le fyftême
d'efpacement que nous avons pris pour bafe, & de prétendre
que nous fuppofons entre les lits de trop grands intervalles
mais ils ne peuvent l'être trop, & d'ailleurs une confidéra-
tion également déçifive lui enleve cette reflbùrce. Dans l'état
prêtent, les lits font exceffivement rapproches, il ne le niera
point; nos calculs n'en réduifent le nombre que de à
1070, c'eft-à-dire, d'un onzieme (i), & l'en a vu que ces
mêmes calculs ne lui en donnoient en tout q e En pro-
mît-ii le double, & il ne le fera pas; car alors les lits toucke-
roient dans toute la rigueur du terme il n'âuroit que
lits, dès-lors pas même les 4000 qu'il a promis, &i encore
moins les 5000 & plus, fans lefquels nous avoiw démontré que
l'Hôtel-Dieu ne pouvoît être rendu fuffifant.au bef in dont
il eft pour la Capitale.
(t) Il faut bien fe garder de conclure de
ce reTultat que les lits dans les falles ac-
ruellcs ne font rapprochés que d'un on-
ziemc, de trop. Les lits à fHôtcl-Dieu Ce
touchent très- fréquemment bout
'pu côte k eSu, ainfi que, nous l'ayons dit
dans le Mémoire, & comme une vifitc a
l'Hôtel-Dieu peut en convaincre mais
nous avons fait entrer dans le développe-
ment total celui des trois falles neuves
dans lefquelles il n'y pas de lits. De plus,
fi nous avions voulu calculer la rigueur.
& fur-tout avoir égard aux cfpaces que la
mauvaife difpofition des (ales actuelles
force de perdre fans aucun profi: pour la
falubrire1 nous aurions p«ut-èrrc réduit les
1141 lits actuels 17 ou 800 tptfTau plus,
Mais l'Aureur Aukelevé ne peut ic^itL-ne-
ment, tirer avantage de l'excejîiv modéra-
Rassemblons les alertions du Relevé relatives à ce troi*
tienne point capital de difcuffion.
Les trois nouvelles /ailes ( élevées fur l'ancien veftibule )
ont 168 pieds (ii toifes) de longueur t fur 33 pieds de largeur,
ù les faits
cureront beaucoup plus d'air aux falles voijînes qu'elles n'en
avoient auparavant ( page }), Il efl démontré que le cou-
rant de la rivière augmente l' activité de l'air. Il efl incontef
table qu'il en corrige l*infar
lubritéy ( ibid. ) .Le bâtiment fur le 'Pont du Rofaire fera
détruit, (page 6 ). Il ne périt a, l' Hôtel-Dieu qu'un fixieme
environ des malades ô dans ce nombre il faut comprendre les
infans les 'vieillards Ù les malades que leurs
familles éviter les
frais d'enterrement il faut y comprendre auffi les feptuagé-
le quar-
l'Hôtel-Dieu eft placé on ne s*eft jamais plaint de
a eu (le maladies
épidemiques particulières (page 7).Suivant
l'analyfc conformera celle Faculté de
Médecine l'eau de. la Seine prife au-dejfous de Paris ne
contient que cinq grains de matière hétérogène par pinte 3 ce qui
fanne deux demi par livre & offre
le même réfultat. Quant à l'eau puifée immédiatement au-deffbus
ne pas
par pinte ( ibid )
JEn avançant pu avoir
cju'ua