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[Sur l'ouvrage de J.-L. de Lolme, Constitution de l'Angleterre] : [premier extrait] ([Reprod.]) / [cet article est de M. Mallet du Pan]

De
21 pages
[s.n.] (Paris). 1789. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Hf. i. t7 /aflfi Il.
DE FRANCE,
SâM'EDL 17 JANVIER
FUGITIVES
EN FERS ET EN PROSE.
EPITAPHE.
DE M. le COMTE
j// /ii««è cecînh vates
Incubuttqiie cafax genio 'BuffOnivs orbi
fUbïlîs heu
Conduits,- & tumulo 3 fcnptis mkat tlle.per aras.
[Par M. Bowbïiqis. ]
'DE.
NOUVE LLES LITTÉRAIRES.
Constitution de l'Angleterre oU
état du Gouvernement Angiois compare
avec la formé Républicaine & avec les
autres Monarchies de l'Europe ïparJi L.
Diiol me dit, Coftfeii dis
du portrait de,
l'Auteur, i Vol. i/i-S°. A Genève, chè(
Barde Mangée & Compagnie & fe
trouve Paris, che% Buiiïbn s Libraire »
rue Haute-feuille j Ne.io.
P a M M S R. E X T R a I T.
\Jv a t r e Editions de cet Ouvrage en
"nou.c Langue, & autant enAnçloiSj.ravoient
nniveifellcmenc répandu dans rEtrangex(i),
avant qu'il perçât parmi nous. Ce nxftï
guère que depuis un an qu 'il 'Vieft. enfin
naturalifé en France & peut être y Sf
il tzouvé plus d'ann-gomfics que d'aa»
La première édition f arme en ftan£f>is en
MERCU R E
mirateurs. Sa lectuie exige des connou-
fances préliminaires dans le fyftême des
Gouveniemens mixtes fur • tosic un cf-
prit exempt de préjugé
auquel une infinité
ont donné depuis dix ans de l'autorité }
c'eft <iltie la liberté coniirtc eselufivcmctat
dam la Démocratie c'eft que le Peuple
eft efclave ou près de le devenir par»
tour ou il ceffe d'exercer par lui même
.les, fonclSons de la Souveraineté s 'pat-
tout où il ne Cc préfente ie
©entre, i'Adminiftrateor, le juge Tupi«i«e,
le Réformateur habituel de tous les poa~
voirs-; p.ir- touc où ̃̃après avoir créé &
fànftionnc les L,oix fondamentales j il a
pafé par de fages balances. des littî^tes
à fon defpoiifme & alfuré la ftabilité, de
fes propre, infti tarions. Démontrer la va-
nité de ce préjugé pir l'expérience., par la
par l'exemple
vtêrèftîc but principal de ce Traité, honoré
dit fufFrage de la Nation libre & éclairçe
ta de cette tâche fera fende
de çenx qui méditeront cet
î'atrention qu'il exige. Dive-\s Recitcils-Alî-
gîois entre aunes cakii de
.voient décrit les .fôrniçs-
de Gouvernement les principe;. & 1a ï\a-
ture ,des Loix Britanniques i tuais ceî Livres
de font qpe la
DE., R N C
trwail de la Politique fpéculaeive ils pré-
fentent les matériaux de l'édifice dont F©#-
slonnanec & les proportions l'effet Se les
rapports les jointures <$! la foïidité-, Me
peuvent être caracïérifés que par une main
habituée à faifir des vérités d'un ordre fu-
périeut à celles du, droit pofitif. Sans doute
une pareille analyfe fuppofc ce degré d'ap-
plicarion qui manque à la plupart- des
hommes cet efprit vigoureux & fait'}'
également garanti des préjugés d'opinion
ou d'habitude, qui font la périte vérole de
l'intelligence humaine, & du fanatifme des
opinions nouvelles que n'ont pas encore
pafle au creufet de l'expérience.
» La Politique", dit fort bien, M. De-
¡aime, confidéréè comme feieneé exaclçj
c'eft-à^dire, comme étant fufceptible d'une
démon-ftration a€tive eil beaucoup plus
» profonde qu'on ne le croit peut être
Que les hommes affez préfomptueux pour
de l'efprir, qui, fur quelques idées générales
d'emprunt, s'attribuent des principes Lé-
gislateurs hyperboliques, aux yeux dçfquels
TirréHexion fait difparoîrre les difficulté?,
décidant impétueûfement ce que le calme
des hommes de génie a l'aifTé douteux;
prenant en un mot renthcufiafme pour un-
.Sentiment profond, & ta deelamation peçr
la vigueur du raifonnernenti que ceux-là
dits. ')&“ pèfem. atteattvcme'Bt l'aveu «jtt'eiî
'm MERCURE
vient de rapporter! Et quel ett 1 homtiffe
qui annonce cette défiance de lui-même
celui de tous le plus pardonnable de'com-
pter fur fa raifort. » Quoiqu'etrangcr en An-
m gleterre obferve-c-il, né d'un âmre côté
dans un pays libre je ne fuis point étran-
» ger aux choCes qui érabliffent ou carailé-
»» rifenr la liberté; & l'extrême
» tion de la République dont je fuis Mern-
bre, & au j'ai puifé mes principes, n'a
fait peut-être que rendre mon appren-
tilïàge plus facile Duranf les troubles'
de notre Patrie commune M. EJelolrae,
',occupé des fa jeunette de l'étude des Loix,
publia divers écrits fur la balance des
ponvoirs il aborda l'Angleterre, riche en
méditations écl tiré par l'expérience
rompu tous les théorèmes poli: iques '-qui.
compofent la Ccietice d'un Gouvernement
mixte tel que celui de 1B Grande-Brcta-
gne: Avant 'lui j aucun Ecrivain étranger
n'avoir poflTédé cet avantage au (fi a-t-il
furpalîi tous ceux qui ont traité du Gou-
vernement Anglçis il Femporre même
fur les Auteurs nationaux la plupart .in-
fectés de l'cfpritde parti, & bâtiirant.Çhal-
cédoine fuivarat le mot de Monte fq us eu
aile'; le rivage de By\ance fous leurs yeux.
Si quelqu'un accuioir notre jugement de
prévention, nous en appellerions aii-.fen-
timent prefquc unanime des Angloisde tous
les partis, à l'eftime profonde qu'ils on
pour cet Ouvrage, aux fréquentes citariôôs^/
DE F R A N CE. ti|
«jn'on en a faites, toit au Parleraçm, toit
dans les Livres, & par- defius tout, à* la
défaveur de celui --ci parmi le trés petit
nombre des fanatiques de la Prérogative
Royale ou'de la Démocratie.- i
La belle épigraphe de ce Traité en dé-
termine parfaitement l'objet Pondtrlbus
librata firis. Moniefquieu a placé l'ori--
gine de la Con'.Urution Britannique d.uis
les [crêts de la Germanie Tacite l'y ayoit
vue, & l'y billa; mais elle rcpofe fur une
itradirion bien autrement vcfpîclable fur
celle du cœur humain & des pallions de
l'homme focial L'Auteur facré de YEcclé-
Jîtifle l'avoit apperçue, lorsqu'il dit Si qvif-
quam pr&valucrït contra tinum duo rejif-
tant ci triplex diff£ci/è
Cette force de deux contre \\n à la pre-
̃ niière ufiirparion ds l'une des trois divi-
lîons politiques, fo-ime le fyftcme, la ga-
rantie. &c le réfultat ci: la Légiflanon An-
gloire. Tout Gouvernement (impie a tïans
fa narure même le principe de fa corrtip-
tion la pémocnitie en: conduite à l'anar-
chie Y à à la tyrannie oligarchi-
que; la Monarchie à l'autorité arbitraire <?£
illimitée. Cette converfion plus ou moins
prompte réfulte des paillons
chacune de ces formes de Gouvernement»
loifqu'aucune Inflitution politique ..n'en
contre balance l'uniforme Des
Rîoycns 'moraux te's que la vertu pu'hli-
que, la Religion, l'opinion, le Gara '90
m* HÊRCUBE
mrioBat, l'éducation, h Cigcife du
rairt retardent pour un temps la dégrada-
tion du princirp fondamental; imis l'An-
gleterre a fubilitué i cas divers reiïorts ce-
lui du contre-poids mutuel des paillons
qui doivent leur naiflàncc à l'autorité uni-
que, foit du Peuple foit des Grands foie
de la Couronne.
Avant d'analyfec cette organifation Se
d'en démontrer le jeu comme les effets
M. Deioime en réfume l'Hiftoire, Il faut
oppofer ce rableau aux aderrions légères
d'un grand nombre de dogrnatifeurs, qui
fans relâche 'attribuent la ConfVituuon An*
gloife à des contes fortuites, ou qui pré-1-.
tendant trouver chez d'autres Nations, de
l'Europe anciennement; le même ̃ fyfiiêtne
de coutumes qui amena la liberté poilti-^
sus en Angleterre ou qui enfin contre
l'Hiftoice &̃ l'expérience étemelle, font
toujours marcher de front ce'qviils appel-
lent ks lumières & l'indépendance. Sans
doute l'Angleterre comme le [cite de
l'Europe, au moyen âge, fut {oumife au
Gouvernement venu du Nord, celui d'un
d'un Corps de'NoWeffe; tans douce
après -la conquête de Gnilbmmc } jrlje par-
tagea avec l'Europe l'opprefton de h fébr
dalité; mais des le commencement du i?e.
fèc'ie, elle éclaircit les ténèbres où le refté
.du mande refra plongé.
Lorsqu'on voit, en izij, les Baroàs &
les Communes fe rallier, disputer de ùtcé-

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