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[Sur les attaques et les calomnies dont il est l'objet] ([Reprod.]) / [Mallet du Pan]

De
26 pages
[s.n.] (Paris). 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE lA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
Headington Hill Hall, Oxford OX3 OBW, UK
N*. 48. Novembre 179°. G
M ERGtIR E
DE FRANCE.
Samedi 17 Novembre
PIÈCES FUGITIVES
JE,N FERS ET EN PROSE.
ÉPITAPHE D'UN NOTAIRE.
Sous ces pierres demi-clofes,
Payant, repofe aBJourd'hui
,Un homme qui garda deux chefes
Des notes & le bien d'autrui.
(Par M. A. M. D. M.)
( i83 )
DoUiji qui continuera à^ouu' de ce fecours
eommfe «-devant.
M. Rabaud a fait un rapport au nom des comités
de conftitntkm & militaire fnr l'organifarion des
gardes natiô'Mes /dont TAffernblée a ordonné
rimpr'eflïen. Ea plus-grande partie de la féance
a éc^Gccùjpée par ce rapport, divifé en quatre
fcaions.J la première, traite de la force publique
la féconde, de la force publique extérieure la
troiftème, de la 'force publique intérieure ô:
la qnatrièrrje de l'organifation des gardes na-
tionales.. Nous extrairons ce rapport lorfqu'il
fera mis en difenffion.
M. Merlin a fait un rapport fur l'inégalité
dès-partages & des fucceflions ahinteftat (lui,
fur la motion de M. de -Mirabeau a été ren-
voyé aux comités. Nous ne négligerons pas, da
rapporter que 1\1, de Foucault ayant exprimé
la néceffité de ne pas donner un effet rétroac-
tif à la loi dont s'occuperont les comités M.
de Mirabeau a allure qae ni l'AlTerablée ni
aucune puiffance de la terré, ne pouvoit rendre
légitime l'effet rétroaSif d'uie loi quelconque
me .ftmbkble déclaration parottra digne d'ttro
retenue.' '?
Depuis 1e mois de fept,esibre on
ne m'a épa'gni pas un des'excès qui ao
eptnpagrient. hi jours de licence te les
fév,olut«>ns. \A rinftant même où la :nation
tentroiedans le-droit ineft'mable de penÎ:-r-
& d'écrire, librerwent, la tyrannie des fac,
tions s'eft hâtée de le ravir aux citoyens
e# criant à chaque écrivain qui r vouloic
vieftei maître de fa confidence » tremlrU»
meurs, eu ptnje comme mot. La calomnie
a.étcncUrun nuage «npoifonné lui le bien-
fait de la liberté peut en troubler l'exer-
cice nous avons été inondés de gazetiers
pubiiciftes qui citant à leur tribunal Sc-
de leur ftylct tous ceax qui ofoknt avoir
fur les loix, d'autres idées que celles qu'on
prcchoic dans ces Feuilles infenfécs.' Avec
une persévérance étudiée leurs auteurs
m'ont recommandé !a fureur du peuple,
qu'ils étoient chargés, d'égarer d'indignes
manœuvres, de profondes combinailons
&. l'adtoire- noirceur d'une claie de pré-
tendues gens de letxtes foulevés contre le
fuccè* invariable de-ce journal enfin les
îeffentimen* implacables de ceux qui na
pipes, à l'empire de leur toute puisée,
travers duquel ils nie voyoieht pénétrer
Dans. le temps que l'Affernblée na-.
têtes dévouées coupables d'avoir ap*
perçu l'établiffement d'une liberté folide
au fein d'une* monarchie dans les bafes
vinrent mon domicile,,
& en me montrant que
que j'ofe-
lois écrire en faveus de l'opinion de M.
MounUr fut le veto. huit
jours après.
con-
nation qui s'élève à la liberté,
mois lorf-
que feuL, j'ofal en fréimiiîant., tracer le
tableau véridique des journées du 5 & du
t. une féconde vifue non moins
menaçante, la tune de déibérations
contre ma perfonne.
Depuis j .tout ce que le voile de l'ano-
nyme peut enfanter de p!us lâche & de
plus grnlîïer tout ce
vains fans morale & fans honneur peut
vomir d'affirmations ca'orrvnieufes, tout ce
que le manège de la rivalité l'intolérance
de
fureur. J'ai
principes que la Révolution ne m'a ',NI
les' méprîtes
'de l'inexpérience.' ̃̃̃̃•̃*̃" ̃ •"̃'
On peut croire que ce plan de^onduite,
auquel je dois l'eftiipé de ceux; à qui leféri-
riment de l'honneur du refpeét de foi-
même & de la liberté n'eft pas écranger,
n'a défarrné aucune dés paffiôns dont je
fuis par état,, condamné à tracer l'ouvrage
toute5 les (efna'nès. •:̃):̃
Dans la précédente,
nouvel effort. Le lundi 15, on m'informa
que j'étois dans quelques lieux publics l'un
des objets de tes motions où quelques
hommes fe chargeant des jugemeus de la
nation, difpofent de l'extitence des citoyen?»
Plufietirs Feuilles me (îghalèrènt le lende-
'tnafn à la rnultitttd'e » cqftimè uri prédi-
cateur de contre révolution comme
an arifioêratc qui excitoit les peuples
contre les impôts, coiTmW'un fuppôt
du defpotifme qui manquoit de refpect à
"quelques députés. Il ne manquait à ces
écrits, diCtés par lâ'fairri, la faibufieV" l'e
demain de la due d'être
pas attendre •, véffs* midi 'on vint' m'avértir
qu'un attroupemeut formé dans mon 'voi-
? ,nage mensçéit de traiter' ma rnaifon com-
inefeçlte de M. àet f^r/^f Héuftafemeut,
de
C^7)
la muMt&de ne parvinrent *pàs à exalter fuf-
fîfamment fon effifrvefcenre.
le leridemaitïj les motions continuèrent,
& le jeudi matin., oh m'annonça une dépu-
tation qui demàhdoit à me parier. 14 ou
inconnus, dont la moitié relièrent dans ma
cour, f Srittoient cette ambaffade. L'un d'eux
en m'adreflanHà parole me lignifia qu'ils
étoiertt députés des fociétés, patriotiques
du pour m'intirmr de chan-
ger de principes Si de ceffer d'attaquer la
conftituriori fans quoi on exerceroit qontre
moi les dernièfcs viokncès il ajouta 'q'o'îîs
avoient empêchéle Palair-Royal de.fondre
fur mon domicile, & qu'ils me donnoîerit
un averriflTemenr de bienveillance. >•– Je ne
rsçonnois répondis-je à ce, député & à fes
collègues & autre autorité que celle de la toi.
& des tribunaux. Qu'on m'y dénonce je fuis
prêt à répondre de mes aélione J&dems écrits.
Il ep étrange que dans un pays' où F oh il
proclamé la liberté de la prefft & ou /ort'«L_
afcifeindïj>rieihmi, onf ^permette d'y attenter
•pardefîihblabks démarches. cc Mais, M.
répliqua- t-on vous attaquez les décrets'»
rÂflemblée nationale » les patriotes^ les dé"
fenfeurs de la liberté La loi /iuté:,téptï-
quai:je eft votre juge & le mien. C'ifi man-
quer à la conftitution que d'attenter à la II-
• berté de- p enfer & d'écrire, ce Là ^onfrjtiifion
premier,
porteur de patole } là loi è'eft la Volent^
•f îSS ) • ̃
,du pui§ ibrt tous êtes tous 1 emmie, du
plus fort & vous devez vous y foumet-
«e. Mous vous exprimons le voeu de la
Dation & c'eft la loi
quela liberté Se
-bles. Cinq ou jfkpàrbient à la fois, &>feçon-
tre difoient merae mutuellement. L'un d'eux
m'ayant reproché de remplir le Mercure de
,fait. faux je l'invitai !ne le prouver en
chant ces faits pour exemple, il choi-
ik l'afFaire de M. de Caflries 8c ce.ne fut
pas fans peine que je parvins à lui démon-
avant cet événement il itoit impaflible
que j'en euife parlé d'aucune manière. L'un
des députés convint de cette obfervation
elle prouve à quel' point on avoit abufé de
.leur bonne foi. D'autres ,'i revenant aux
.griefs généraux » me reprochèrent de
rîfer l'ancien régime,
du pouvoir exécutif. « L'ancien régime,
d'ennemi plus décidé que moi, qui ait gémi
fous on oppreffion. -Ci*
.tez une ligne du Mercure qui
primé le voeu de fon retour. Quanta fAu-
torité royale; oui, certes, je Ta défendrai,
,& jufqu'a ce que la violence m'en empê-
cfee, comme le plus/olide Mttnpart de vo
(vîrY
tre Iteértè, Se comme le
fervation de la monarchie r– « Qjlv|;
repHquèrent-i^ en commua, nous femonsi
bien fâchés d'être fans toi ) nous aimons !«;
roi
il vous,ert défendit
dominante &
LAflemblée nationale ,»;
en Fronce prendre de votts des le-
vons de liberté je fuis né dans Çon.éïér
orages; ce n'eft pas depuis heutes que j'en
ai étudié bfyftême, Y a-t-il un écriteau d'é-
Attendez l'expérience,
Ja liberté des opinions. Je [ne donne pas les
miennes Comme infaillibles mais perfonne
à cet égard n'a plus dé droit 'que mou
\bd Ce dans l'anarchie que vous entendez
juger des effets de théories contraires
autorité de tous les
philofophes ï Un jour
tir dei méprîfes
n'avoir crois
qévois pas peu-
N°. 48. tj Novembre 1790. 0
<m>
civils outrager les décrets, irriter la
'nation. « Au lutylus, ajouta l'un d« af-
fiftans, nous avons rempli notre comiznf-
iîon & ne vous tette de parti fi vous
+ »e voulez -'vous expdfer la jult-ice du peu-
pte, qoe de changeur d'opinion ». Vous
été! maîtres, répliquai- je n'execcr contre
ntei telles violences auxquelles je n'ai rien
& me traîner
à fécliafaud mais vous ne m'arracherez
jamais une àpoflafie. Je ne puis réfifttr
à là force; fi elle m'oblige a quittet la
plume, je la quitterai fans regrets.
M J'entendis une voix qui cîtplôroit moi
fanatifme lin autre interlocuteur me
prefla amiablement de m'attacher aux
opinions dominanres, d'écrire en leur fa-
veur il me fit même l'honiicvr de me dire
qu'ils vicndroient m'en remerckr. « Ce fe-
roit au contraire, lui redis jç, en le. remtr-
dant moi-même, me rendre djgne de vo-
tre rnépxis &c vous ne me méfeftimez
pas me(i croire
pareille ripète
perfonnel dans
manife (lé mes
cris que parce que la loi Si le on*
force
à me garantir j'irai

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