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Les Pélopides

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48 pages

BnF collection ebooks - "HIPPODAMIE : Voilà donc tout le fruit de tes soins vigilants ! Tu vois si le sang parle au cœur de mes enfants. En vain, cher Polémon, ta tendresse éclairée Guida les premiers ans de Thyeste et d'Atrée : Ils sont nés pour ma perte, ils abrègent mes jours. Leur haine invétérée et leurs cruels amours Ont produit tous les maux où mon esprit succombe. Ma carrière est finie ; ils ont creusé ma tombe : Je me meurs !..."


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À propos de BnF collection ebooks

 

BnF collection ebooks est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection fine réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF par un comité éditorial composé de ses plus grands experts et d’éditeurs, BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés.

Morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse, tous les genres y sont représentés.

Éditée dans la meilleure qualité possible eu égard au caractère patrimonial de ces fonds, conservés depuis de nombreuses années par la BnF, les ebooks de BnF collection sont proposés dans le format ePub, un format ouvert standardisé, pour rendre les livres accessibles au plus grand nombre sur tous les supports de lecture.

Avertissement pour la présente édition

Le 19 décembre 1770, Voltaire écrit à d’Argental qu’il fait à la fois sottise et guerre. « Mes anges recevront, par M. le duc de Praslin, un paquet. Ce paquet est la tragédie des Pélopides, c’est-à-dire Atrée et Thyeste. Il est vrai qu’elle a été faite sous mes yeux, en onze jours, par un jeune homme. La jeunesse va vite, mais il faut l’encourager. Ma sottise, vous la voyez. Ma guerre est contre les Allobroges qui ont soutenu qu’un Visigoth, nommé Crébillon, avait fait des tragédies en vers français ; ce qui n’est pas vrai. Mes divins anges, il y va ici de la gloire de la nation. »

Le 26 décembre, il envoie un nouveau cinquième acte : « Je lui ai fait comprendre (au jeune Durand, qui est supposé l’auteur de la tragédie) que son cinquième acte ne valait rien du tout. Je lui ai dit : “Vous croyez, parce que vous êtes jeune, qu’on peut faire une bonne tragédie en onze jours ; vous verrez, quand vous serez plus mûr, qu’il en faut quinze pour le moins. Il m’a cru, car il est fort docile. Il a fait sur-le-champ un nouveau cinquième acte qu’il met sous les ailes de mes anges. ” »

Peu après, il s’informe si l’on ne pourrait pas faire jouer cette pièce pour le mariage du duc de Provence. « Notre adolescent pourrait alors prendre cette occasion pour venir faire un petit tour en tapinois dans la capitale des Welches. »

Vains projets ! Les Pélopides ne furent pas représentés. Le sujet de cette tragédie est dans la quatre-vingt-huitième fable d’Hygin. La deuxième des tragédies de L. Ann. Sénèque est son Thyestes, où l’horrible festin qu’Atrée fait servir à son frère n’est pas, comme dans les pièces françaises, évité ou dissimulé.

Avertissement des éditeurs de l’édition de Kehl

Nous imprimons ici la tragédie des Pélopides1 telle que nous l’avons trouvée dans les papiers de M. de Voltaire2. Il s’occupait, dans ses derniers jours, de corriger cette pièce3, et de mettre la dernière main à celle d’Agathocle. Il travaillait dans ce même temps à un nouveau projet pour le Dictionnaire de l’Académie française, et il préparait une nouvelle défense de Louis XIV et des hommes illustres de son siècle contre les imputations et les anecdotes suspectes que renferment les Mémoires de Saint-Simon. Il voulait prévenir l’effet que ces Mémoires pourraient produire, s’ils devenaient publics4 dans un temps où il ne restera plus personne assez voisin des évènements pour démentir avec avantage des faits avancés par un contemporain. Tels étaient, à plus de quatre-vingt-quatre ans, son activité, son amour pour la vérité, son zèle pour l’honneur de sa patrie.

1 Voltaire, dans sa lettre à d’Argental, du 19 décembre 1770, dit avoir composé ses Pélopides en onze jours ; mais il les corrigea depuis, et les fit imprimer à la fin de 1771. La Correspondance de Grimm en parle dès janvier 1772. Les Pélopides avaient été imprimés dans le tome XII des Nouveaux Mélanges, qui porte le millésime 1772. L’édition séparée que Valade, libraire à Paris, donna de cette pièce, n’a de remarquable qu’un très court Avis de l’éditeur, où il annonce qu’étant souscripteur à l’édition des Œuvres de Voltaire publiée à Lausanne, il espère que l’auteur des Pélopides ne lui saura pas mauvais gré d’avoir mis ce drame à portée d’être admiré par un plus grand nombre de lecteurs. Cet Avis est répété dans une édition de Toulon, publiée la même année.C’était la quatrième fois que Voltaire luttait contre Crébillon. Les trois premières, ç’avait été du vivant de cet auteur (voyez Sémiramis, tome III du Théâtre, page 479 ; Oreste, IV, 71 ; Rome sauvée, IV, 197). Voltaire voulait donner ses Pelopides comme l’ouvrage d’un M. Durand ; mais la pièce n’ayant pas été représentée, il n’eut pas besoin de prendre un nom supposé. (B.)
2 Une autre version a été donnée par Naigeon dans l’édition stéréotype in-18. Les différences qu’elle présente sont ici dans les variantes. (B.)
3 Dans sa lettre à d’Argental, de mars 1778, Voltaire dit en avoir refait quatre actes. (B.)
4 Il a paru en 1788 et depuis, tantôt sous le titre d’Œuvres, tantôt sous celui de Mémoires, des extraits plus ou moins infidèles des Mémoires de Saint-Simon. La seule édition qui fasse autorité est celle de 1829-30, en vingt-un volumes in-8°; elle est intitulée Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon, etc. (B.)– Depuis cette note, il y a eu plusieurs éditions des Mémoires de Saint-Simon, qui ont fait oublier l’édition recommandée par Beuchot.
Fragment d’une lettre1

Je n’ai jamais cru que la tragédie dût être à l’eau-rose. L’églogue en dialogues, intitulée Bérénice, à laquelle Mme Henriette d’Angleterre fit travailler Corneille et Racine, était indigne du théâtre tragique : aussi Corneille n’en fit qu’un ouvrage ridicule ; et ce grand maître Racine eut beaucoup de peine, avec tous les charmes de sa diction éloquente, à sauver la stérile petitesse du sujet. J’ai toujours regardé la famille d’Atrée, depuis Pélops jusqu’à Iphigénie, comme l’atelier où l’on...