Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB - MOBI

sans DRM

Ragotin ou le Roman comique

De
123 pages

BnF collection ebooks - "LA BAGUENAUDIERE. Déjà Phébus, voisin de ces moites retraites, Ne semble plus mener ses chevaux qu'à courbettes ; Ce dieu porte-lumière, aux yeux vifs, au blond crin, Ainsi que du tabac respire un air marin, Et sentant que Téthys apprête sa litière..."

BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

etc/frontcover.jpg
Notice

Cette comédie fut représentée au Théâtre-Français, sous le nom de Champmeslé, le 21 avril1 1684 ; elle eut dix représentations jusqu’au 16 juillet suivant.

Elle n’a jamais été reprise depuis. C’est à cet ouvrage que Furetière fait allusion lorsqu’il dit, dans son second Factum, publié à Amsterdam, chez Henry Desbordes, en 1686 (p. 20) : « Jean de la Fontaine n’a pas été plus heureux que Boyer et que le Clerc : quand il a voulu mettre quelque pièce sur le théâtre, les comédiens n’en ont pas osé faire une seconde représentation, de peur d’être lapidés. » Dans son troisième Factum, qui parut en 1688 (p. 41), il ajoute en manière d’amende honorable, mais sans se résigner à être exact : « Tout ce qu’il peut souhaiter que je réforme en l’article qui le concerne, c’est d’avoir dit que sa pièce de théâtre n’a été jouée qu’une seule fois ; car j’ai appris depuis qu’il y en avait eu deux représentations. »

Elle ne fut imprimée qu’en 1702, dans les Pièces de théâtre de Monsieur de la Fontaine, la Haye, Adrian Moetjens, in-12, de 5 feuillets liminaires non chiffrés et 296 pages numérotées. Ce recueil comprend : Pénélope ou le retour d’Ulysse de la guerre de Troie, tragédie ; le Florentin ; Ragotin ou le Roman comique ; Je vous prends sans verd ; le duc de Monmouth, tragédie par M. de Waernewyck. Bien que tout le volume ait une pagination continue, il existe pour chaque pièce un titre particulier, qui semble intercalé après coup, avec la date de 1701, mais sans nom de lieu ni d’imprimeur. La première pièce, quoique formellement attribuée à la Fontaine, est de l’abbé Genest, qui la fit réimprimer en 1703.

La comédie de Ragotin a été empruntée par la Fontaine et Champmselé au Roman comique de Scarron publié de 1651 à 16572. « Ils y ont rassemblé, autant qu’il leur a été possible, tous les évènements du Roman comique de Scarron, particulièrement les aventures de Ragotin. Cependant ce n’est point ce personnage qui fonde l’intrigue de la pièce, c’est l’amour de Destin, le comédien, et d’Isabelle, fille de la Baguenaudière, promise en mariage par son père à Blaise Bouvillon, fils de Mme Bouvillon. Nous passons l’intrigue de cette comédie pour rendre compte du dénouement que nous croyons être de M. de la Fontaine. Le Destin enlève Isabelle ; la Rancune, qui s’est aperçu de l’intelligence de ces amants, court après eux, et, secondé de quelques paysans, il ramène les fugitifs. Dans le moment que ces derniers essuyant de vifs reproches de la Baguenaudière et de Mme Bouvillon, survient le décorateur de la troupe des comédiens3… »

Voyez sur cette comédie, outre les renseignements que fournit le Registre de la Grange, qui est aux archives de la Comédie-Française, la Notice biographique, en tête de notre tome I, p. CXLII-CXLIV4.

Presque tous les critiques et éditeurs s’accordent à juger sévèrement Ragotin, quelle que soit la part, très petite sans doute, de notre poète dans cette farce.

Boissonade, entre autres, dit, dans un article du Journal de l’Empire du 8 mai 18125 : « La Fontaine a mis en mauvais vers la prose originale de Scarron, et l’a complètement gâtée… Il a voulu accumuler sur son principal personnage toutes les disgrâces et tous les ridicules : il a cru rendre le rôle plus plaisant ; mais il est trop chargé, et, au lieu d’amuser et d’exciter le rire, il fatigue et ennuie. À mon sens, Ragotin est une comédie détestable. M. Geoffroy, ajoute-t-il, écrivait : “L’on peut juger qu’un homme tel que la Fontaine aura su tirer parti du roman de Scarron, qu’on nomme comique à si juste titre6. ” Je puis me tromper, mais je pense que, quand M. Geoffroy aura lu le Ragotin de la Fontaine, il s’étonnera de voir ce grand poète si fort au-dessous, non seulement de lui-même, mais de Scarron. Peut-être aussi trouvera-t-il que les scènes si plaisantes du Roman comique ne peuvent guère être transportées sur le théâtre. Au moins la Fontaine pouvait-il, même dans un sujet mal choisi, avoir un meilleur style. »

Rappelons que Théophile Gautier s’est aussi inspiré de l’épopée picaresque de Scarron, particulièrement des amours de Destin et de l’Étoile, dans son roman si poétique, si coloré, si pittoresque, le Capitaine Fracasse, d’où son gendre, Émile Bergerat, a tiré une comédie héroïque, en cinq actes, en vers (1890).

1Et non le 12, comme il est dit au tome XII, p 434 : des frères Parfaict, qui, au tome VIII, p. 65, ont donné la vraie date ; non le Ier, comme il a été imprimé à la page CXLIV de notre tome I.
2De 1662 à 1671, ont été essayées trois suites de l’ouvrage : par un anonyme qu’édita le libraire Offray ; par Preschac ; et enfin par M. D.L.– En 1849, M. Louis Barré a encore donné une conclusion fort courte. – En 1730, le Tellier d’Orvilliers mit en vers dans le Mercure de décembre et des mois suivants, en suivant le texte de très près, le Roman comique de Scarron, tour de force bien inutile.
3Les frères Parfaict, tome XII, p 434-435.
4Où, selon une erreur trop répandue, on donne aux factums cités de Furetière les dates, non de leur publication, mais des sentences rendues contre l’auteur.
5Reproduit dans le Magasin encyclopédique de 1811 (tome IV, p 457).
6Journal de l’Empire du 24 avril 1811. – Oui, mais Roman comique ne veut dire que « Roman des comédiens ».
Personnages

RAGOTIN.

M. DE LA BAGUENAUDIÈRE1.

MADAME BOUVILLON.

BLAISE BOUVILLON : son fils.

ISABELLE : fille de M. de la Baguenaudière.

LE DESTIN : comédien.

LA RANCUNE : comédien.

L’OLIVE : comédien.

LE DÉCORATEUR : comédien.

LA CAVERNE : comédienne

L’ÉTOILE : comédienne.

UN CHARTIER2.

TROIS PORTEURS.

M. DE PRÉRAZÉ : gentilhomme provincial.

M. DE BOISCOUPÉ : gentilhomme provincial.

M. DES LENTILLES : gentilhomme provincial.

M. DE MOUSSEVERTE : gentilhomme provincial.

UN LAQUAIS.

1Piron paraît s’être souvenu de « M. de la Baguenaudière » dans son personnage de « M. Francaleu » de la Métromanie (1738).
2Chartier est bien l’orthographe de l’édition originale : voyez notre tome II, p. 58-59 et note 6.
Acte premier
Scène première

M. de la Baguenaudière1, madame Bouvillon, Isabelle, Blaise Bouvillon.

LA BAGUENAUDIÈRE
Déjà Phébus, voisin de ces moites retraites2,
Ne semble plus mener ses chevaux qu’à courbettes3 ;
Ce dieu porte-lumière4, aux yeux vifs, au blond crin5,
Ainsi que du tabac respire un air marin,
Et sentant que Téthys apprête sa litière6
MADAME BOUVILLON
En vérité, Monsieur de la Baguenaudière,
Depuis que la fureur de rimer au hasard
A pris le peu d’esprit dont le Ciel vous fit part,
On ne vous entend plus. Pourquoi cette litière,
Ce Phébus ?
LA BAGUENAUDIÈRE
C’est-à-dire en langage vulgaire,
Madame Bouvillon, que l’horloge six fois
S’est déjà fait entendre aux échos de nos bois,
Et des comédiens dont j’attends la venue
La troupe à mes regards n’est point encor parue.
Que veut dire ceci ? Vous, Blaise Bouvillon,
Pour les voir arriver montez au pavillon ;
Allez au cabinet7 qui face8 l’avenue,
Ma fille, et quand l’un d’eux vous frappera la vue,
Vous viendrez me le dire : allez.
MADAME BOUVILLON
Que d’embarras !
Vous moquez-vous d’avoir ici tout ce fracas ?
Pourquoi cette dépense ? et que voulez-vous faire,
Vous, des comédiens ?
LA BAGUENAUDIÈRE
Quoi ! toujours en colère !
De ces emportements purgez-vous, purgez-vous :
Madame Bouvillon, prenez un ton plus doux ;
Et puisqu’enfin l’hymen unit notre famille,
Qu’il nous joint vous et moi, votre fils et ma fille,
Le plaisir qu’avec vous je prends de m’allier
Fait que je veux un peu rire sur mon palier9 :
Je brûle pour cela que notre troupe vienne.
MADAME BOUVILLON
Dites que c’est pour voir votre comédienne.
LA BAGUENAUDIÈRE
Qui ? l’Étoile ? Ah ! jalouse.
MADAME BOUVILLON
Avouez-le entre nous,
Cette brillante Étoile est un astre pour vous :
Vous l’aimez, et votre âme adore sa puissance.
LA BAGUENAUDIÈRE
Je ne veux pas vous rendre offense pour offense ;
Mais l’effet de cet astre est sur moi moins certain
Que sur vous l’ascendant10 de Monsieur le Destin :
C’est un comédien bien fait, courtois, habile.
MADAME BOUVILLON
Eh ! quoi donc ! sans aimer ne puis-je être civile ?
Est-il assez hardi pour présumer de soi… ?
LA BAGUENAUDIÈRE
Non.
MADAME BOUVILLON
Ce n’est qu’avec vous qu’il est venu chez moi.
LA BAGUENAUDIÈRE
D’accord, je l’y menai, mais à votre prière ;
Et ce soir-là chez vous la chère fut entière11 ;
Rien ne fut épargné. Si par l’extérieur
On peut probablement12 juger du fond du cœur,
Le vôtre aux clairvoyants fut trop reconnaissable.
Quand de ce qu’on mettait de meilleur sur la table
Ma main faisait un choix pour le comédien,
Les vôtres, à l’envi, sans examiner rien,
À l’accabler de tout se montrèrent avides,
Tant qu’en un tournemain13 tous les plats étant vides,
L’assiette du Destin fut si pleine en effet,
Que chacun s’étonna que le hasard eût fait,
De morceaux entassés avec autant d’emphase,
Un si haut monument sur aussi peu de base
Qu’est le cul d’une assiette14.
MADAME BOUVILLON
Eh bien ! en ce moment,
Si j’eus à le servir un peu d’attachement,
Qu’en pouvez-vous conclure ? En un mot comme en mille15,
Ce n’était qu’un effet de mon humeur civile.
LA BAGUENAUDIÈRE
Eh bien ! en un moment ce qui fait en ces lieux
Cette troupe venir et paraître à vos yeux,
C’est une tragédie ajustée au théâtre
Par moi. Je l’intitule Antoine et Cléopâtre16 ;
Je brûle de la voir représenter, ainsi…
1La Baguenaudière n’est chez Scarron qu’un personnage épisodique : « Gentilhomme provincial, homme à large échine, et couvert d’une grosse casaque qui grossissait beaucoup sa figure…, le plus grand homme et le plus grand brutal du monde. » Notre la Baguenaudière, différent de celui du roman, est, pour quelques traits du moins, le la Rapinière de Scarron sous un autre nom.
2Où il descend chaque soir. – Rapprochez l’opéra de Daphné, vers 269 et note 2 : « moite séjour ».
3À courbettes, à bonds. Comparez ci-dessous, vers 230 ; Remy Belleau, tome I, p 185 :… Picquer ung cheval, le manier en rond,À dextre et à senestre, à courbette et à bond ;Jodelle, tome II, p. 47, 121 ; Brantôme, tomes VIII, p 142, IX, p 366 ; Scarron, Don Japhet d’Arménie, acte V, scène I ; etc.
4Dans le Virgile travesti de Scarron, livre VI : « Ô Phébus porte-lumière ! » Voyez aussi nos tomes III, p 257, V, p 316.
5Livre V, fable VI, vers 6 : « Phébus aux crins dorés »
6« Le Soleil avait achevé plus de la moitié de sa course, et son char, ayant attrapé le penchant du monde, roulait plus vite qu’il ne voulait. Si ses chevaux eussent voulu profiter de la pente du chemin, ils eussent achevé ce qui restait du jour en moins d’un demi-quart d’heure, mais, au lieu de tirer de toute leur force, ils ne s’amusaient qu’à faire des courbettes, respirant un air marin qui les faisait hennir et les avertissait que la mer était proche, où l’on dit que leur maître se couche toutes les nuits. Pour parler plus humainement et plus intelligiblement, il était entre cinq et six, quand une charrette entra dans les halles du Mans. » (Le Roman comique, début du chapitre I de la 1re partie). – Il y a au livre I de Psyché (tome III M. -L., p. 20-22) une description poétique de cette descente d’Apollon chez Téthys.
7Mazet, vers 117 et note 8.
8Nous n’avons trouvé ce verbe, dont le sens est si clair d’ailleurs, dans aucun de nos dictionnaires, sinon comme terme du jeu de bassette, où sa signification est différente.
9Palier, pallier, ou pailler : tome V, p 174 et note 2.
10Comparez tome VI, p 118 et note 6.
11Rapprochez la Ligue des Rats, vers 19 : « entière bombance » : et les Troqueurs, vers 128 : « On y fit chère. »
12Avec grande probabilité.
13Voyez le vers 32 de la Chose impossible et la note.
14« Mme Bouvillon, qui avait aussi son dessein, continuait toujours ses bons offices au comédien, et, ne trouvant plus de poulets à couper, fut réduite à lui servir des tranches de gigot de mouton. Il ne savait où les mettre, et en tenait une en chaque main, pour leur trouver place quelque part, quand le gentilhomme, qui ne voulut pas s’en taire au préjudice de son appétit, demanda à Destin, en souriant, s’il mangerait bien tout ce qui était sur son assiette. Destin y jeta les yeux, et fut bien étonné d’y voir, presque au niveau de son menton, la pile de poulets dépecés dont la Garouffière et la Bouvillon avaient érigé un trophée à son mérite. » (Le Roman comique, IIe partie, chapitre VIII.)
15Tome V, p 567 et note 5.
16Voyez ci-après, l’acte IV.
Scène II

M. de la Baguenaudière, madame Bouvillon, Blaise Bouvillon.

B. BOUVILLON
Ne vous ennuyez plus ; ils viennent, les voici,
Beau-père.
LA BAGUENAUDIÈRE
Avez-vous vu toute la troupe entière ?
B. BOUVILLON
Non, mais j’ai vu de loin une épaisse poussière ;
Ce sont eux, ce sont eux, car mon œil a su voir
À travers ce brouillard un cheval gris et noir,
Qui tantôt se pavane17, et puis qui tantôt trotte ;
À chacun de ses flancs est pendue une botte,
Au-dessus de la selle il paraît un chapeau ;
Le chapeau ne vient pas tout à fait au niveau,
Et laisse entre la selle et lui quelque distance.
Je ne sais ce qui peut causer cette éminence18 ;
C’est pourtant quelque chose, il n’est rien plus certain ;
Mais je n’ai jamais pu le voir.
LA BAGUENAUDIÈRE
C’est Ragotin.
MADAME BOUVILLON
Qu’est-ce que Ragotin ?
LA BAGUENAUDIÈRE
Ragotin, c’est, Madame,
Un petit homme veuf d’une petite femme,
Avocat de naissance et de profession,
Qui, dans une petite et proche élection,
Petitement possède une petite charge,
D’esprit assez étroit, de conscience large,
Menteur comme un valet, têtu, présomptueux,
Et vain comme un pédant, sot et fat comme deux,
Poète19 à mériter de souffrir un supplice,
Si sur les méchants vers on mettait la police ;
Et c’est, pour au portrait mettre les derniers traits,
Le plus grand petit fou qui se soit vu jamais,
Et qui depuis Roland ait couru la campagne20.
Sans doute avec la troupe il vient, il l’accompagne :
Je cours au-devant d’eux.
B. BOUVILLON
Et moi, j’y vais aussi.
17Ci-dessous, vers 201-202.
18Ce tableau rappelle la nouvelle XXXVII de Bonaventure des Périers : « De Teiran, qui, estant sus sa mule, ne paroissoit point par-dessus l’arson de la selle. » – Ceulx qui alloyent aprez virent ung païsan en ung champ assez prez du chemin, auquel ilz demanderent : « Mon amy, as-tu rien veu ung homme à cheual icy deuant qui s’en va droict à Narbonne ? » Le païsan leur respond : « Nenny, dit-il, ie n’ay point veu d’homme ; mais i’ay bien veu une mule grise qui auoit ung grand chapeau de feultre sus la selle, et courait à bride abbattue. »
19Poète ici de trois syllabes : voyez tome II, p 386 et note 4.
20« Un petit homme, veuf, avocat de profession, qui avait une petite charge dans une petite juridiction voisine. Depuis la mort de sa petite femme, il avait menacé les femmes de la ville de se remarier, et le clergé de la province de se faire prêtre, et même de se faire prélat à beaux sermons comptant. C’était le plus grand petit fou qui ait couru les champs depuis Roland. Il avait étudié toute sa vie ; et, quoique l’étude aille à la connaissance de la vérité, il était menteur comme un valet, présomptueux et opiniâtre comme un pédant, et assez mauvais poète pour être étouffé, s’il y avait de la police dans le royaume. » (Le Roman comique, IIe partie, chapitre VIII.)
Scène III

Madame Bouvillon, Isabelle.

ISABELLE, entrant sans voir Mme Bouvillon
Allons tôt… que vois-je ? Ah !
MADAME BOUVILLON
Que cherchez-vous ici ?
ISABELLE
J’y venais pour apprendre à mon père qu’un homme
Arrive dans la cour.
MADAME BOUVILLON
Comme est-ce qu’on le nomme ?
ISABELLE
Je ne sais. Je l’ai pris pour ce comédien,
Si jeune, si bien fait, qui déclame si bien,
Qu’on...
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin