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Traitement curatif des Maladies qui affectent les Humeurs, ou Unique et vrai moyen de guérir des affections dartreuses, scrophuleuses, cancéreuses... etc., sans aucun secours étranger. Par A*** F***

22 pages
Imp. d'Auguste Veysset, Libr. (Clermont-Ferrand). 1830. Vol. in-12. [...].
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TRAITEMENT
CURATIF
DES MALADIES
QUI AFFECTENT
LES HUMEURS,
ou
UNIQUE ET VKAI MOYEN DE GUÉRIR DES AFFEC-
TIONS DARTREUSES, SCROPHULEUSES, CANCÉ-
REUSES, GALEUSES, YENERIENNES, ETC.;
SJ.SS AUCUN SECOURS ÉTRANGER, -
v- " A ~" PAR A*** F***
tJm/ti'miene dcyfci/aujée c/eyJàe/,
LIBRAIRE , RUE DE LA TREILLE.
1850.
TRAITEMENT
CURATIF
DES MALADIES
QUI AFFECTENT
LES HUMEURS.
XJES maladies qni affectent les humeurs
rendent illusoires les efforts de la science
médicale, parce qu'on s'occupe trop de
les traiter extérieurement, et qu'on s'obs-
tine à voir la cause du mal dans le siège
des symptômes.
Diverses Maladies gui affectent les
humeurs.
Les Dartres, les Scrophules, la Gale,
le Cancer, la Siphilis, etc., etc., ont pour
cause efficiente la dépravation des hu-
meurs parvenue à un haut degré; leur
source réside dans le canal alimentaire,
laboratoire, d'où partent toutes les hu-
meurs intègres ou altérées.
L'unique moyen d'en guérir requiert,
non pas de purifier, mais de renouveler
les humeurs. Quoi que les hommes fas-
sent, lorsqu'une matière quelconque est
dépravée, ils ne lui rendront jamais son
état d'intégrité; cela surpasse évidemment
la puissance humaine.
Vainement, avec des sirops, des bains,
des onguens, on tente de guérir les ma-
ladies qui affectent la masse des humeurs.
Un dartreux dont le corps est couvert
de pustules qui se succèdent perpétuelle-
ment, sans que la source puisse jamais
tarir, annonce l'altération de la totalité
des humeurs.
Un scropbuleux qui éprouve tous les
jours un écoulement abondant de séro-
sité, annonce la même altération des hu-
meurs.
Un galeux qui paraît guéri par les trai-
temens ordinaires, est sujet dans la suite
à des incommodités plus fâcheuses que la
gale elle-même. Il n'est pas rare d'en-
tendre dire qu'un dépôt de gale ait causé
la mort.
Le Cancer mammaire, excessivement
dangereux, quelque suppuration qu'on
en obtienne, ne cesse point d'affecter la
personne qui en est frappée.
L'es Ulcères couvrant le corps des vé-
nériens , prouvent manifestement la pu-
tréfaction des humeurs.
De doctes médecins ont écrit de gros
volumes sur cette dernière maladie. Ils
font assaut d'érudition pour tromper le
public; ils veulent faire croire ce qui esl
dénué de toute vraisemblance: ils repré-
sentent le virus vénérien comme voguant
sur le torrent des humeurs, et le regar-
dent comme la cause matérielle des bu-
bons qui affectent les malades.
N'est-il pas inconcevable que le virus
vénériei':, qui, à l'époque de son intro-
— 6 —
mission dans l'économie animale , n'est
qu'un atome , qu'une molécule , puisse
causer tant de ravage, et fournir tant de-
matière, si on le considère comme un être
isolé ?
Voilà ce que je regarde comme très-
probable :
Le virus vénérien (par un secret de la
providence qui a voulu punir l'immora-
lité) a la faculté incompréhensible d'assi-
miler les humeurs à lui-même. Une preuve
incontestable qu'il ne cause aucune dou-
leur ni maladie par lui-même et comme
corps étranger, c'estqu'ils'introduitd'une
manière insensible dans l'économie ani-
male, et qu'il s'écoule plusieurs semaines
avaftt l'apparition du premier symptôme
siphilitique; il faut que le virus corrompe
les humeurs avant que la maladie se dé-
clare. Ce germe pernicieux agit secrète-
ment chez celui qui le renferme.
Pour combattre efficacementtoutesces
maladies , on doit se persuader qu'elles
ont leur principe dans la dépravation des
humeurs, que leur source réside dan,s le
canal alimentaire, qui est le vrai foyer
des humeurs, que c'est vers ce viscère
qu'il faut diriger le traitement curatif.
Il est impossible que l'humeur déna-
turée puisse, avecles meilleurs correctifs,
être réintégrée dans son intégrité. Il est
donc absolument nécessaire de l'expulser
du corps; elle ne peut l'être que par des
purgatifs.
La guérison radicale des maladies ci-
tées, ne peut qu'être longue et difficile;
pour l'obtenir, il faudrait évacuer entière-
ment, l'humeur dépravée, et la renou-
veler.
Erreurs sur la Purgation.
Il y a des personnes qui, convaincues
du besoin où elles sont d'avoir recours
aux purgatifs, croient qu'il suffit d'avaler
une médecine un seul jour, pour se déli-
vrer de la putridité fort volumineuse qui
les incommode; c'est une grande erreur:
l'on ne peut pas plus guérir d'une mala-
ladie par une seule dose purgative , que
l'on peut étancher une soif ardente, par
la prise d'une cuillerée d'eau.
L'illustre Gallien, aussi estimé chez les
Romains qu'Hippocrate le fut chez les
Grecs, donnait des purgatifs à ses ma-
lades, jusqu'à l'entière disparition du
moindre symptôme morbifique.
Le chirurgien Leroy, grand partisan
du système purgatif, prétend que , pour
obtenir certaines guérisons, il est néces-
saire de prendre son p'urgatif pendant
cent jours consécutifs. Ce purgatif émi-
nemment actif, faisant évacuer par jour
jusqu'à deux pintes d'humeurs , l'on con-
çoit qu'elles peuvent, pendant ce temps-
là, se renouveler.
Il convient de faire remarquer que ce-
lui qui prendrait long-temps un purgatif,
et pendant ce temps-là userait d'alimens
grossiers, après s'être usé le corps, ne se-
rait guères plus avancé qu'auparavant.
Une nourriture peu salubre ne peut for-
mer que des humeurs médiocrement in-
tègres.
11 faut d'ailleurs se persuader que
beaucoup de tempéramens ne pourraient
parvenir à une évacuation si prodigieuse
que celle que propose M. Leroy; l'esto-
mac s'accoutume si bien aux purgatifs,
que les plus actifs , même à forte dose,
n'opèrent qu'une évacuation insignifiante.
Certaines personnes s'étant détermi-
nées à prendre des remèdes purgatifs, en
ont usé deux ou trois jours, et ensuite se
sont reposées, puis l'ont repris et l'ont
suspendu encore, elles ont fini par n'en
être plus émus, et n'ont point retiré des
purgatifs tout le bien dont elles avaient
besoin.
Coïncidence requise des deux Traitemens
purgatif et dépuratif, pour la guérison
des Maladies citées.
Il faut attaquer les maladies qui affec-
tent les humeurs , par un traitement pur-

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