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Translation des reliques de St Théophile au séminaire Saint-Léger

12 pages
Impr. de Lallart (Soissons). 1868. Soissons (France). 11 p. ; 22 cm.
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TRANSLATION
DRS
REUQUES DE ST THEOPHILE
AIT SEMINAIRE SAINT-LÉGER.
SOISSONS
IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE El). LÀLLART,
8, Bl'E DES RATS, 8.
1868.
Tjr.y TRANSLATION
DES
RELIQUES DE 8T THÉOPHILE
COMMENT*
LES HABITANTS DE SOISSONS
HONORAIENT LES SAINTS & LES MARTYRS
DANS LES SIÈCLES PASSÉS<^"7^7" ^v-
Dimanche 5 juillet, doit avoir lieu la translation des
Reliques de S1 Théophile, jeune martyr, des catacombes
de Rome.
A cette occasion, que nos lecteurs nous permettent
de fouiller dans Y Histoire de Soissons et de leur raconter
comment leurs ancêtres honoraient les Saints et les
Martyrs dans les siècles passés.
Il y a quelques années à peine, Amiens célébrait avec solennité
la translation des Reliques de Ste Théodosie , Arras la béatification
du B. Labre, Saintes la découverte de St Eutrope, Marseille la
translation des Reliques des différentes paroissesà N.D.de U Garde.
Pourquoi Soissons ne pourrait-il avoir une cérémonie de ce genre?
— 2 —
« L'an 540, écrit Charles Dormay, eût lieu laTransla-
« tion du corps de S* Médard a Soissons. Clotaire, ce
« roi victorieux qui (à l'aide de ses braves soldats de son
* royaume de Soissons}, avait triomphe de laThuringe,
« de la Saxe, de la Bourgogno et de l'Espagne, et qui,
« par la mort de ses trois frères était devenu maître de
« toute la France et d'une partie de l'Allemagne, baissa
« ses épaules sous le cercueil et soutint quelque temps
« ce précieux fardeau. Et après l'avoir laissé aux
« Evoques et aux Prêtres, il prit le bout du drap qui le
« couvrait. Toute la cour suivait avec la noblesse de la
« province, le clergé et une multitude incroyable de
« personnes de toutes sortes de conditions qui accom-
« pagnèrent le corps. Les miracles nombreux qui se
« faisaient pendant la translation du corps, continue
« le narrateur, augmentaient l'allégresse du peuple. Le
« lieu où furent déposés les restes du saint devint un
« pèlerinage, où l'on venait de toutes les provinces
« voisines ; il ne fut pac moins célèbre, ni moins connu
« que lorsqu'il était le séjour de nos rois. »
L'an 647, S' Anseric, évêque de Soissons, fit la trans-
lation des Reliques de S' Crépin et de S' Grépinien, les
deux premiers Apôtres du Soissonnais. A cette cérémo-
nie , on remarqua la présence de S1 Eloy, évêque de
Noyon, de S1 Pharon, évêque de Meaux , de S' Quen,
évêque de Rouen , quatre saints évoques réunis à Sois-
sons pour honorer les Reliques de ses premiers Apôtres!
Le concours des étrangers, les préparatifs magnifiques,
le nombre des Prélats et des Clercs qui s'y trouvèrent,
rendirent celte cérémonie célèbre et augmentèrent la
joie et la piété du peuple.
L'an 803, Charlemagne, après avoir fait 53 cam-
_ 3 -
pagnes, mène ses intrépides soldats à Osnabruck pour
assister à la translation d'une partie dos Reliques de
S1 Crépin et de S1 Crépinien. Ce grand homme no vou-
lait pas asseoir son royaume seulement sur la valeur de
son ôpée, mais il voulait lui donner une base impéris-
sable : la religion.
L'an 826, raconte un autre chroniqueur de Soissons,
M. l'abbé Pécheur, etU lieu la translation des Reliques
de S1 Sébastien. L'évoque Rothado s'avança au-devant
d'elles et les reçut à la tête de tout l'Ordre des Clercs et
&$ toute la population' qui s'était précipitée en foule hors
des murs, tandis que des chants faisaient entendre de
do douces modulations. Le corps du saint fut déposé
dans l'église de S'Médard. Cette déposition fut accompa-
gnée de nombreux miracles. Rodoïn en fit lui-même une
relation. On n'y comptait pas moins de 4170 miracles,
nombre incroyable s'il n'était confirmé par des auteurs
dignes de foi. Les sommes versées dans le trésor de
l'abbaye destiné à l'église, aux pauvres et aux religieux,
à l'occasion de ces prodiges, furent prodigieux ÎS . On
remplit 80 boisseaux de pièces de monnaies, sans parler
des bijoux, des colliers d'homme et de femme, des plats
d'argent et autres vases , et de 900 livres qui furent le
produit des offrandes des pèlerins. Louis-le-Débonnaire
voulut visiter les Reliques de S* Sébastien. Sa soeur
Berthe, qui avait assisté à la cérémonie, lui avait rap-
porté les faits miraculeux dont elle avait été témoin.
L'Empereur se rendit à S* Médard avec l'impératrice
Judith. A la troisième borne militaire, avant d'arriver
au monastère, Louis se dépouilla dé ses ornements im-
périaux, ôta sa chaussure et continua sa route nu-pieds,
avec l'impératrice et tout son cortège, pour témoigner
son respect pour S' Sébastien qu'il venait honorer.

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