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Un délire impérial, cas singulier d'aliénation mentale, précédé de l'oraison funèbre... de M. Émile (de Girardin) par un mendiant en habit noir...

De
15 pages
tous les libraires (Paris). 1866. In-8° , 16 p..
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UN DÉLIRE IMPÉRIAL
CAS SINGULIER D'ALIENATION MENTALE
PARIS.— TYP. BONNET. — LESUEUR, BAILLEHACHE ET COMP.
42, RUE VAVIN
UN
DÉLIRE IMPÉRIAL
CAS SINGULIER
D'ALIÉNATION MENTALE
PRÉCÉDÉ DE
L'ORAISON FUNÈBRE
D'UN DRAMATURGE DU DERNIER ORDRE ET DE LA DERNIÈRE HEURE
De M. ÉMILE (de Girardin)
PAR
LE MENDIANT EN HABIT NOIR
DE LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS BELGES
AVEC DES AUTOGRAPHES RÉELS ET LA SIGNATURE PERSONNELLE DE L'AUTEUR
PARIS
CHEZ TOUS LES LIBRAIRES TENANT LES NOUVEAUTÉS RARES ET CURIEUSES
1866
OBSERVATIONS
PRÉSENTÉES SÉRIEUSEMENT EN GUISE
DE
PRÉFACE
1. Quelque temps avant sa mort, je demandai à mon excellent et ver-
tueux père, Emmanuel-Jean-Paul-Henri ROUSTAN, décédé garde-magasin
contrôleur du timbre à Draguignan (Var), au mois de mars 1854, si, à ma
naissance, il s'était passé quelque chose d'extraordinaire.—Oui, répondit-
il, car jamais on ne vit un enfant venir au monde d'une manière aussi
brusque et d'un air aussi résolu. S'il faut dès lors en croire mon pauvre
père Jean-Paul (Thérèse MERCURIN, sa mère, le nommait ainsi); s'il en faut
croire mon père Emmanuel-Jean-Paul-Henri ROUSTAN, je fus audacieux dès
le sein de ma mère, et ma naissance fut celle d'un casseur de vitres. Je
m'en doutais d'autant moins que mon enfance et ma jeunesse furent des
plus obscures et des plus timides, et que j'ai toujours eu, avec un grand
fonds de naïveté, le carractère simple et sans malice de mon bon et infor-
tuné père Jean-Paul.
2. Je m'oppose formellement à ce que le portrait du mendiant en habit
noir soit mis en tête de la brochure. Les auteurs, tels que mon confrère
EMILE (voir son volume compilatif sur l'impôt), qui annoncent avec fracas
la vente simultanée de leur portrait et de leurs indigestes élucubrations,
manquent à toutes les lois de la décence et de l'humilité, et s'attirent le
juste dédain des hommes de tact et de bon goût.
3. J'autorise mes ennemis à dire publiquement que je suis un ancien
pensionnaire forcé, et seulement pour quelques jours, de Charenton et de Bicêtre,
établissements où l'on ne m'avait enfermé, ainsi qu'on va le voir, que
par suite d'une fausse appréciation de mes actes et de mon carractère. Mais
si mes ennemis me traitaient sérieusement de fou, ou d'ancien pensionnaire
réel de Charenton et de Bicêtre, ma position de père de cinq enfants vivants,
sur neuf que j'ai eus, et la nécessité de ne point laisser pour tout héritage à
ces mêmes enfants un nom obscur et avili, m'obligerait, contre mon gré, à
livrer impitoyablement les calomniateurs à toute la sévérité des tribunaux.
4. Ma femme m'a déclaré très-expressément qu'elle aimerait mieux rece-
voir sur le dos, et même sous la plante des pieds, cinquante coups de nerf
de boeuf, que de me voir reprendre la plume. A son point de vue, ma
femme a raison et parfaitement raison ; car ma carrière littéraire ne lui
rappelle que de cruelles souffrances précédées ou accompagnées de saisies
arbitraires et préventives, d'amendes et de frais de toute nature, d'arres-
tations et d'emprisonnements plus ou moins mérités, de séjours onéreux
en Belgique et ailleurs, et d'autres émotions et péripéties tout aussi tristes
et douloureuses. Mais si l'écrivain ainsi traqué et poursuivi peut prouver
qu'il a toujours été irréprochable, et que, depuis bientôt quinze ans, la ca-
lomnie pèse sur lui, il est de son devoir, en rétablissant la vérité des faits,
de sauvegarder son honneur et celui de ses cinq enfants. La tranquillité
d'une mère de famille innocente et malheureuse, et qui n'a jamais approu-
vé les hardiesses de son mari, ne doit venir qu'apres.

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