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Un Mot sur la bienfaisance des Bourbons de la branche aînée adressé à un pamphlétaire du Palais-Royal, par M. le Cte de Calvimont

De
9 pages
rue Louis-le-Grand, n°25 (Paris). 1832. In-8° , 7 p..
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UN MOT
SUR LA BIENFAISANCE
DES
Bourbons de la Branche ainée
ADRESSÉ
A UN PAMPHLÉTAIRE DU PALAIS - ROYAL ,
PAR M. LE COMTE DE CALVIMONT.
Fais ce que dois, advienne que pourra.
RUE LOUIS-LE-GRAND, N° 25;
CHEZ DENTU, PALAIS-ROYAL;
ET CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS,
MARS 1832.
UN MOT
Sur la Bienfaisance
DES
BOURBONS DE LA BRANCHE AINEE,
ADRESSÉ
A UN PAMPHLÉTAIRE DU PALAIS-ROYAL,
PAR M. LE COMTE DE CALVIMONT.
Les deux mois qui viennent de s'écouler ont, par deux an-
niversaires de sanglante mémoire, ramené plus particulière-
ment notre pensée sur cette famille de nos Rois, également,
consacrée par les vertus et par le malheur. Vertus et malheur!
voilà donc la seule inscription qui doive être placée sur leur
tombe, et marquer le chemin qui les a conduits à l'exil. Et
cependant n'est-il pas révoltant de voir avec quelle, affreuse
impunité il est permis de publier contre eux les libelles les
plus outrageans et les plus calomnieux? Ne devrait-on pas
surtout s'en étonner sous le gouvernement de celui qui, tant
de fois, au jour de leur prospérité, se félicita de leurs bien-
faits, et ne trouva jamais en eux ni rigueur, ni même indiffé-
rence ?
Le duc d'Orléans, un journal nous l'a récemment rappelé,
trouvant dans l'Ode sur le Sacre d'un illustre poète un vers
qui blessait alors sa susceptibilité de courtisan, alla supplier
( 2 )
le roi Charles X de demander le changement de ce vers.
Charles X se rendit à ses voeux. Le duc d'Orléans demanda la
participation de Charles X pour décider l'infortuné duc de
Bourbon à faire un de ses fils héritiers. Charles X remplit ses
vues avec la bonté non d'un cousin , mais d'un père. Une fête
est offerte au roi de Naples par le duc d'Orléans ; mais ce doit
être une fête de famille. Cependant l'étiquette la plus rigoureuse
veut que le Roi pour de semblables fêtes ne quitte point son
palais. Mais si Charles X lève pour cette fois l'étiquette, quel
éclat nouveau n'en rejaillira pas sur le bal du duc d'Orléans?
Combien sa cour ne sera-t-elle pas brillante, s'il y compte deux
têtes couronnées ? Charles X se rend donc au Palais-Royal.
Eh bien! aujourd'hui qui le croirait ? Dans ce même palais,
au pied de ces mêmes colonnes qui soutiennent l'appartement
où le Roi de France fut tant et tant remercié de sa généreuse
présence, on vend un livre dont l'affiche, écrite en énormes
caractères, présente ces mots odieux : Vie scandaleuse de
Charles X, de M. le duc d'Angoulême, de Madame la duchesse
d'Angoulême, de M. le duc et Madame la Duchesse de Berry. Si
cette, vie fut en effet scandaleuse, le maître du Palais-Royal
oublierait-il néanmoins que, jusqu'en juillet 1830, il n'eut
pour elle qu'encens et adulations. Or, je le demande, quel serait
le plus coupable, ou de celui qui commet le scandale, ou de
celui qui, en ayant une pieuse horreur, l'encourage pourtant
en lui prodigunat des hommages?
Mais Charles X, dites-vous, et les siens, n'ont offert à la
France que du scandale.
Charles X, dont le titre de Bien-Aimé retentissait encore
à la Saint - Charles 1830 jusque dans nos colonies les plus
reculées, ainsi que le constate un compte rendu de la célé-
bration de cette fête par le Journal des Débats.
Charles X, dont ce même journal disait, le 24 janvier de
cette année si rigoureuse pour les pauvres, à l'occasion de
sa présence à l'Opéra : " La présence du Roi est un événe-
» ment toujours désiré.Dans les circonstances actuelles, ou