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UN MOT
SUR LA CLÉMENCE
DU ROI.
A PARIS,
CHEZ
CHANSON, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,
RUE ET MAISON DES MATHURINS , N° 10 ;
DELAUNAY. LIBRAIRE, AU PALAIS-ROYAL;
ET LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS.
I8I5.
iv
ment les effets. Voyons aujourd'hui si la
masse entière sera heureuse par la sévérité
jointe à la justice, que nous ne connais-
sions plus que de nom, et dont les traces
sont presqu'entièrement effacées. Les gens
de bien, sous un tel règne, n'auront plus
à redouter la bonté du Roi, et les méchans
ne devront point appréhender sa justice.
UN MOT
SUR LA CLÉMENCE
DU ROI.
L'AIR retentit de toutes parts de cris d'indi-
gnation contre ceux qui ont ramené en France
la tyrannie et les dissensions. La bonté peut-
elle pardonner sans restriction toutes les fautes
que la justice veut qu'on punisse ? Un auteur
italien du quinzième siècle, qui a écrit avant
(I).... Deve pertanto un principe non si curare dell'
infamia di crudele per tenere i sudditi suoi uniti ed in
fede ; perché con pochissimi esempi sarai più pietoso che
quelli , li quali per troppo pietà lasciano seguire i disor-
dini onde naschino occisioni o rapine; perche queste
sogliono offendere una università intera , e quelle esecu-
zioni che vengono dal principe, offendono un partie
colare.
Della crudeltà e clemenzia, o se egli è meglio essere
amato che temuto. Capitolo. 17°.
(6)
la découverte du Nouveau-Monde et dans dès
circonstances bien différentes de celles où
Frédéric II, à-la-fois son partisan et son réfu-
tateur, l'a jugé, a dit : Un prince qui rentre
dans ses Etats après en avoir chassé l'usurpa-
teur, y trouve nécessairement des coupables
qu'il doit se hâter de punir pour satisfaire à
la vindicte publique, intimider les faibles et
rassurer les bons. Une compassion mal en-
tendue indispose la majorité des citoyens et
donne naissance aux plus grands désordres.
Il y aurait de la mal-adresse, on pourrait pres-
que dire de la déloyauté, à ne point se pro-
noncer de suite pour rechercher plus tard
des individus qui ne feraient qu'un mauvais
usage de la clémence; au reste, une punition
exercée pendant long-temps ressemble trop,
quoique juste, à une persécution, pour qu'un
prince généreux veuille l'employer.
N'ést-ee pas exactement l'hypothèse dans
laquelle nous nous trouvons aujourdhui? Ne
dirait-on pas que l'auteur cité plus haut a
vécu parmi nous, depuis le 30 mars I8I4
jusqu'au 9 juillet 1815.

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