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Vie de Charles Picot, et catalogue du musée qu'il a laissé à la ville de Châlons-sur-Marne. [Par C. Gillet.]

De
14 pages
impr. de H. Laurent (Châlons). 1863. Picot. In-12, 48 p..
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AMÉDÉE BESNUS
UNE VISITE AU MUSÉE
DE CHALONS
CHALONS-SUR-MARNE
ImprImerie-Librairie LE ROY, rue d'Orfeuil, 27
1885
VILLE DE CHALONS-SUR-MARNE
ARRETE
Nous, Maire de la ville de Chàlons ;
Vu les propositions qui nous ont été faites par M. le
Conservateur du Musée ;
Vu l'article 94 de la loi du 5 avril 1884 ;
ARRÊTONS, ainsi qu'il suit le règlement du
Musée :
ARTICLE 1er. Le Musée est ouvert au public, le
Dimanche et le Jeudi de chaque semaine, de midi à
cinq heures, depuis le 1er avril jusqu'au 30 septembre,
et de midi à quatre heures depuis le 1er octobre
jusqu'au 31 mars.
ART. 2. Les enfants âgés de moins de quatorze
ans ne seront admis que s'ils sont accompagnés de leurs
parents ou d'autres personnes responsables chargées
de les surveiller.
ART. 3. Il est défendu d'introduire dans les salles
du Musée des chiens ou d'autres animaux.
- 4 -
ART. 4. Il est défendu de fumer et do manger dam
les salles du Musée, d'y parler à haute voix, et d'y
troubler l'ordre d'une façon quelconque
ART. 5. Les cannes, parapluies, ombrelles, paniers
ou paquets seront déposés au vestiaire.
Il sera perçu un droit de cinq centimes par objet
déposé.
ART. G. Il est expressément défendu de toucher
aux tableaux, statues et autres objots composant les
collections.
ALIT. 7. Los artistes, amateurs ou élèves pour-
ront être admis à travailler dans les galeries pour la
copie ou l'étude des œuvres d'art ; ils devront se pour-
voir d'une autorisation près du conservateur.
ART. 8. Aucun ouvrage d'art ne pourra sous quel-
que prétexte que ce soit, sortir du Musée, pour être
copié ou étudié.
ART. 9. Il est expressément défendu de calquer,
de tracer des lignes, d'apposer des couleurs, d'appliquer
des règles ou des compas sur les statues, tableaux, etc.
ART. 10. Les artistes admis à travailler devront
se pourvoir de chevalets, tapis de pied, etc.
Ils seront tonus d'enlever ces objets la veille du
Dimanche et du Jeudi.
ART. 11. La faculté d'entrer et de travailler sera
retirée à toutes les personnes qui contreviendraient aux
dispositions du présent règlement.
ART. 13. Les étrangers qui désireraient visiter le
Musée, mais qui ne pourraient le faire aux jours et aux
heures réglementaires, devront s'adresser au conser-
vateur.
Tout visiteur sera accompagné d'un gardien.
5
A UT. 13. - Le Musée, est fermé le jour de la Féte
nationale du 14 Juillet, Je 1er novembre, le 1" janvier
et le jour de Pâques de chaque année.
Fait à Cliàlons, le 16 juillet 1885.
Le Maire,
BOURDON.
Vu et autorisé :
Chàlons, le 17 juillet 1885.
Pour le Préfet :
Le Secrétaire général,
IIUMBERT.
UI 1131TI Au,(" MS Dlfj HAIrÆOH3
La première visite d'un artiste en voyage est toujours,
cela va sans dire, pour le musée de la ville où il séjourne.
Rien n'est, en effet, plus intéressant qu'un musée de pro-
vince, non pas tant à cause des merveilles qu'il peut posséder,
fier alors comme un petit Louvre, que pour la variété des
éléments hétérogènes qui composent sa collection depuis les
morceaux sérieux et d'une authencité absolue et sans con-
teste, jusqu'aux œuvres naïvement apocryphes. Telle toile
de maître superbe et capitale se trouve accolée à un pastiche
ou une copie des plus médiocres, étalant bravement sur son
cadre un nom fameux dans l'histoire de l'art, ou célèbre
dans un rayon de quelques lieues et aussi obscur que possi-
ble au-delà. Il y a aussi les dons d'amateurs locaux et in-
fluents que l'on est tenu de mettre en bonne place, sous le
meilleur jour, au détriment souvent de tableaux intéressants
qui se morfondent dans l'ombre, appendus négligemment
dans les combles où l'œil exercé d'un connaisseur a quelque
peine à les distinguer. Il est rare que l'on ne découvre pas,
en cherchant bien, au-dessus d'un Raphaël de contrebande
ou d'un Paul Véronèse problématique, aux quartiers de no-
blesse tant soit peu avariés, quelque maître modestement
dissimulé et mis en pénitence, pour ainsi dire. En revanche,
l'on est toujours certain de rencontrer dans les musées de
province de vieilles connaissances, j'entends des toiles jadis