Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Vie de Saint Léon

30 pages
Impr. de Barbou frères (Limoges). 1867. Léon, Saint. In-32. Pièce.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

VIE DU SAlT LÉON.
Approuvé par Mgi l'Évèquo de Limoges.
DE
V. 1 T LfiON.
LIMOGES.
IMPRIMERIE DE BARBOU FRÈRES.
1867
wme;
DE
« SAINT LÉON.
--+-tH-
Bru non, (lui pi-it le nom de Léon IX
lorsqu'on l'eut élevé sur la chaire de
saint Pierre, naquit en Alsace. La
maison dont il était originaire des-
cendait en droite ligne d'Athic ou
— 8 —
d'Adalric, qui avait été duc de cette
province au septième siècle.
Hugues IV, comte de Nordgau ou
de la Basse-Alsace, père deBrunon,
était cousin-germain de l'empereur
Conrad le Sallique. Helwige, sa
mère, était fille unique et héritière
de Louis, comte de Dagsbourg ou
de Dabo. Hugues et Helwige fai-
saient leur séjour ordinaire en Al-
sace dans le château d'Egisheim près
de Colma, ou dans celui de Dabo,
situé dans lès Vosges sur la pointe
d'un très haut rocher. Ils n'étaient
pasmoins distingues parleurs con-
naissances et leur piété que par
— 9 —
leur noblesse. Ils savaient l'un et
l'autre la langue romane aussi par-
faitement que leur langue mater-
nelle, qui était l'allemande. Ils se
signalèrent aussi par leurs libérali-
tés envers les monastères : les a.
bayesde Hesse dans le diocèse de
Metz, et de Woffenheim dans celui
de Bâle, les regardent comme leurs
fondateurs. -
OulreBrunon, Hugues et Helwige
eurent Gérard ou-Gerliard et Hugues,
qui furent, Fun comte de la Basse-
Alsace, et l'autre comte d'Egisheim
et de Dabo. Ils eurent aussi cinq
filles : Adélaide, qui épousa Her-
- 10 —
man, comte des Ardennes, Bitzel,
qui fut mariée à Hartvig, comte de
Calb; Udilè et Gebba, qui furent
abesses, l'une de Woffenheim, et
l'autre de Nuitz ; la cinquième, dont
on ignore le nom, épousa Ernest,
duc d'Alsace et de Souabe. -
Brunon vint au monde le 21 juin
1002 : ce fut, selon les ups,a u château
d'Egisheim, et à Woffenheim, selon
les autres. Wibert, auteur contem-
porain, le fait naître aux extrémités
de -l'Alsace; et comme ceci ne peut
convenir aux endroits dont nous
venons de parler, il est plus proba-
ble de mettre sa naisance au château
- 11 -
-de Çabo; c'est d'ailleurs la tradition
constante du pays. Il y a près du
château de Dabo une colline encore
appelée Léonsberg, du nom de notre
saint; on y voit aussi une petite
chapelle dédiée sous son invocation,
et dans laquelle on prétend qu'il fut
baptisé.
Brunon fit paraître; dès son en-
fance, d'heureuses inclinations pour
la vertu ; il en suça l'amour avec le
lait de sa mère, qui voulut elle mê-
me le nourrir contre l'usage ordi-
naire des femmesde son rang. Lors-
qu'il eut atteint l'âge de cinq ans,
ses parents confièrent son éducation
— 42 -
à Berthold, évêque de Toul, qui
l'éleva dans les principes (Je la reli-
gion et la connaissance des lettres.
Brunon répondit parfaitement aux
soins de ses premières études, que
Berthold le nomma à un canonicat
de sa cathédrale: Le jeune chanoine
menait la vie la plus édifiante: il
partageait tout son temps entre la
prière, la lecture des bons livres et
- l'étude dés sciences ecclésiastiques.
Les heures que les autres donnaient
à la récréation, il les employait à
visiter les hôpitaux et à instruire
les pauvres ! Ayant été ordonné
diacre, il fut appelé à la cour de
-13 -
l'empereur Conrad, qui l'honora de
saconnance. 11 y montra une grande
capacité pour les affaires ; mais il
sut en même temps vaquer fidèle-
ment aux exercices de la piété chré-
tienne. Il ne relâcha rien non plus
desa première ferveur pour les aus- v
térités de la pénitence.
Ce fut en 1026 que Brunon reçut
la nouv elle'du choix qu'on avait fait
de lui pour gouverner l'église, de
Toul, vacante par la mort del'évêque
Herman. 'empereur voulut inuti-
lement lui persuader de différer son
sacre à l'année suivante; le saint
se rendit à Toul le plus promptement
- 14 -
qu'il Je put, afin de veiller à la garde
du troupeau dont Dieu devait lui
demander compte. Il fut sacré, le 9
de septembre, par l'archevêque de
Trêves son métropolitain. Ce prélat
ayant exigé qu'il jurât d'observer
une ordonnance par laquelle il
obligeait ses suffragants à ne rien
faire que par son avis, il refusa
de prêter un pareil serment qui était
contraire à la liberté de l'épiscopat.
Immédiatement après son sacre,
Brunon travailla à la réforme de son
clergé et des moines de son diocèse.
Ses soins rétablirent la discipline
et la ferveur dans les abbayes de

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin