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Vive la France : plus de partis / par X. Robert,...

De
14 pages
tous les libraires (Paris). 1871. 1 vol. (15 p.) ; in-8.
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SPLUS DE PARTIS
T1VE LA FRANCE
PAK
X. ROBEUT
Membre de la vraie Société du Travail
Prix: «O cent.
PARIS
Oliez to\is les Libraires
1871
PLUS DE PARTIS
VIVE LA FRANGE
Chercher la vérité avec un
coeur simple.
BERNARDIN DE ST-PIEBEE.
I
Lorsque vous rencontrez uu Anglais et
que vous lui demandez de quel parti il est,
il ne vous répond pas : je suis whig ou tory,
il vous répond : Je suis Anglais et du parti
de l'Angleterre.
Les Allemands ne se divisent pas non plus
en monarchistes, en républicains ou en so-
cialistes. Devant l'ennemi, ils oublient jus-
qu'à leur lieu de nationalité. Ils ne disent
pas nous sommes de Munich ou de Berlin,
mais nous sommes Allemands.
Les Russes ne se partagent pas non plus
en factions hostiles les unes aux autres.
Qu'ils soient vieux ou jeunes Russes, vive la
sainte Russie ! voilà leur mot.
Les Italiens, autrefois $L divisés, ne sont
devenus quelque chose que •puis' qu'ils
crient — non plus : Vive Nadto, Florence
ou Rome, — mais vive l'Italie!
L'Espagne tourmentée entre les partis car-
listes, isabellistes, montpensiéristes, républi-
cains et piômontistes depuis l'intronisation
chez elle d'un fils de Savoie, périclite de jour
en jour davantage.
L'Autriche où les Hongrois combattent les
Allemands; où les Croates, les Transylvains,
les Slaves, les Bohèmes forment des natio-
nalités hostiles, cherche vainement à se re-
lever. Elle est obligée de regarder avec des
yeux mornes l'agrandissement progressif de
la Prusse. ' ,.
Est-ce que ces exemples qui sont sous nos
yeux ne doivent pas nous éclairer?
N'est-il pas écrit que toute maison divisée
se renverse sur elle-même?
II
Les Français l'oublient complètement, cette
vérité que toutes les histoires confirment.
Prêtez l'oreille aux conversations des riches
- 5 —
et à celles des pauvres, à celles des bour-
geois et à celles des ouvriers; ils appar-
tiennent tous à un parti ou à une nuance
quelconque,
L'un, le plus avancé selon lui, adopte les
idées de la Commune ;
'.Le second,est républicain démocrate socia-
liste;
Le troisième, républicain démocrate seu-
lement ;
Le quatrième, républicain modéré; .
Le cinquième est monarchiste, constitu-
tionnel ou orléaniste ;
Le sixième est monarchiste pur ou légi-
timiste ;
Le septième est pour un chef absolu, pui-
sant sa force clans le suffrage universel ou
impérialiste.
Et ne croyez pas que deux communeux
s'entendent; que deux républicains rouges
ou deux républicains modérés soient du
même avis ; que deux orléanistes soient com-
plètement d'accord ; qu'il;y ait entente sé-
rieuse entre deux impérialistes !
Non ! Dans la Commune, celui-ci est pour
Félix Pyat, cet autre pour Delescluze.
Dans la République secialiste, l'un est
pour Louis Blanc, l'autre pour l'Internatio-
nale ; un troisième poirfCabet.
— 0 —
La République démocratique à toutes
sortes de nuances, depuis celle de Gambetta
jusqu'à celle de l'Avenir ou de tel autre
journal.
La République modérée a également ses
nuances et ses divisions : l'une est libérale,
l'autre autoritaire.
Les orléanistes se rallient les uns autour
du comte de Paris , ce sont les purs ; les
autres, les politiques, se rangent autour des
ducs d'Auiiiale et de Joinville.
Parmi les légitimistes , il y a les légiti-
mistes libéraux et les légitimistes purs sang ;
les légitimistes catholiques ultramontains et
les légitimistes gallicans. Il y a surtout ceux
qui ne veulent rien faire sans fusion, et ceux
qui la repoussent avec horreur.
Les bonapartistes eux-mêmes, naguère si
étroitement unis, se divisent. Les uns veulent
le retour de Napqléon III ; les autres se con-
tentent d'une régence. Une minorité met en
avant le prince rjapoléon.
Tôt ccqrita, tôt sensus; autant d'hommes,
autant de partis. " •
1 31
■i
III
'i
Ëh bien! de bonne foi, pouvons-nous res--
ter ainsi divisés, ainsi désunis V

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