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Vues générales sur la restauration de l'art de guérir, lues à la séance publique de la Société de médecine, le 31 août 1790, et présentées au Comité de salubrité de l'Assemblée nationale, le 6 octobre ; suivies d'un Plan d'hospices ruraux pour le soulagement des campagnes ([Reprod.]) / par Jean-Gabriel Gallot,...

De
29 pages
de l'impr. de P. Fr. Didot (Paris). 1790. Guérison -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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(ANSIpnd ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVESDELA
REVOLUTION FRANÇAISE
15 BRIDGE STREET MILL BRIDGE STREET
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VUES GÉNÉRALES
SUR LA RESTAURATION
DE L'ART DE GUÉRIR,
Lues à la Séance publique de la Société
de Médecine le 3 1 août 1 90
Ht présentées au Comité de Salubrité de
l'Assemblée Nationale le 6 octobre
Suivies d'un Plan d'Hospices ruraux pour
le soulagement des Campagnes
Par Jean-Gabriel Gallot, Médecin de
Montpellier, Membre de plusieurs Aca-
Député de la ci-devant Province.
de Poitou Secrétaire du Comité de Sa:
/Si^ésde V Assemblée Nationale»
TB#4#lSÏpaïMERIË DE P* FîL DlDOt LÉ JÈUKÊi
i
Ml se trouve chez CnouLLEBots, libraire ruf
des Mathurins*
AVERTISSEMENT.
Gs Mémoire, lu la séance publique de la Société
de Médecine, n'étoit destiné qu'à cette Compagnie
et au Comité de Salubrité, qui s'est depuis formé
dans le sein de l'Assemblée Nationale mais un grand
nombre de Médecins des provinces m'ayant sollicité
de donner de la, publicité à mes vues sur la réforme
de Part de guérir, je me suis d'autant plus déter-
miné, que j'ai eu oceaàion de voir par la grande
quantité de Mémoires déjà reçus au Comité, que me»
idées se rapprochent beaucoup de celles de la plupart
des gens de l'art qui offrent des plans à l'Assemblée
Nationale j'aurois pu donner un grand développe-
ment à ces vues mais j'aî cru devoir les publier telle»
que je les ai lues à quelques notes près.
Je crois seulement devoix observer ici, que si te
Comité de Salubrité n'a point encore publié son pu*
et ses vues, c'est qu'il aété décrété par l'Assemblé*
Nationale, la demande du Comité de Constitution
qu'il ne lui seroit présenté aucun projet particulier»
relatif à l'Enseignement public, avant que I« Comité
de Constitution eût offert ses bases tfE£wa*i0H fca-
tionale. Il seroit donc bien important qu'il le fît in-
cessamment, et donnât 1* solution aux questions f ni»
vantes. €o»s«rverei-t-oB les Universités ? Si on les
conserve sousce nom, àquel nombre seront-elles ré»
duitea ? Ces Universités contiendront-elles tous les
enseignement connu* sous le nom des quatre facul-
tés, et en outre les Sciences et Arts, non compris
dans ces Facultés ? Outre ces grands enseigûemeo»
y aura-t-il des Ecole» on Collèges pour lea pritnci-
pales partiel d'éducation public ne, dww chaque cheft
décembre ̃ içpQx
l?eu de Département ? N'y ftora-t-îl ftai ég*fcniM<
des sources d'instruction publique dans les chefs-lieux
de Mstrict, de Canton et méme dans les Mu'aici-1
palités, cacj: 'Education Nationale doit être graduée ?
Les Professeurs ou Maîtres, en tout gente, seront-ils
nommés au concours, oupar élection? Les Professeur»
seront-ils à vie ou amovibltâ? Seront-ils salariés par
ta Nation ? L'instruction sera-t-elle
ceptions pour obtenir de$ titres ou grades afin d'être
fonctionnaires publics dans une science ou dans un
art quelconque, seront-elle? gratuites? La Langue
Latine continuera-t-elle à, .être employée pour l'en-'
•eigaernent publiF de certaines sciences comme la
Théologie, la Philosophie, la Physique, le Droit
la Médecine ? Ne réunira-t-on pas dans les grandea
Ecolfi&des.Professeurs de différentes langues » tjaa,t des
«içierjnes que des
Cen'est qu*aprèsqu'il ai^ra été prononcé sur cta que**
tîons, qu'il sera possiblp da>p"ê,ter définitivement les
§)Ui»SîpartiBulJeT% public en tpu.,t gen?
re aussi le Comité de Salubrité n'a pu jusqu'ici qu«
préparer ses travaux erl ïéunissant les renseignement
gtles lumières lespluséterudues de toua lèa Corps de
Médecine du Royauna» *tqde la Capitale.
J'ai ajoiMi à la suite deiee Mémoire
autre iur les causesde» maladies populaire» ,1 avec des
taoyem de gouk^ejneiM ppM k pour 1*8 pftUKiKft de*
campagnes, adressé en décembre 1787, à la Société
,de Médecine, et couronné 4CPU« par-elle on verra
dans cet extrait, qu*avaBt;la nouvelle Constitution,
jèfwoposois un plan de
pagBest très-analogue à celui qui pourra être adopté
par IV^âsémblée Nationale ,,«t que la disposition de»
facile.
-A
VUES GÉNÉRALES
SUR L A RESTAURATION
DE L'ART D E GUÉRIR,
Luçi Û lra Séance publique de let Société
de Médecine, le 3i août 1790, et
présentées au Comité de Salubrité de
V Assemblée Nationale le 6 octobft.
LA révolution qui vient de s'opérer dans
l'empire Français ne se bornera point sans
doute à donner une nouvelle constitution
à l'Etat. Les Sciences et les Arts ne man-
queront point d'éprouver une entiere régéné-
ration; car les Sciences et les Arts ne peu-
vent wre les mêmes chez un peuple libre
que chez un peuple esclave.
De toutes les Sciences, aucune n'a un plus
grand besoin de réformes, de restauration
que celle qui s'occupe de la conservation et
de la santé des hommes. La Medecine est
devenue la Science la plus négligée, tant
pour l'enseignement que pour la
Un me dispensera d'entrer dans des détails à
co
ret égard: les abus ne sont que trop connues.
Il me suffira d'indique,x les moyens d'y re-
médier.
Peut-être me dira-t-on que des réformes
à faire en Médecine entrant dans un plan d'é-
ducation publique, on ne doit point s'en
occuper isolément malgré cela, je ne crois
point indifférent de présenter d'avance»des
vuesparliculieressui-4'amélioration de chaque
partie de l'enseignement publie; de plus je
pense que l'éducation première qui s'appel-
lera Nationale, mettra à l'avenir notre jeu-
nesse a même d'embrasser l'Art ou la Science
pour laquelle chaque individu aura plus d'ap.
titude et de l;out; je pense qu'on ne fera
plus perdre dans la poussière des Collèges
1es plus belles années de la vie à enseigner
aux enfans des choses qu'ils doivent avoir
oubliées à 2o ans; je pense enfin que noa
jeunes Français libres étudieront de bonne
heure les^Sciences et les Arts utiles qui doi-
vent leur servir dans tous.les âges de la vie
et dans tous les Etats de la société.
Une étude entièrement nouvelle va faire
la principale partie de notre éducation Na-
tionale* et nul Français ne pourra s'y refu-
ser, s'il veut exercer ses droits de citoyen.
Cette étude sera celle de notre constitution
(3)
Aij
de nos loix nouvelles. Le Français, en re*-
couvrant sa liberté, est reritré dans les droits
imprescriptibles de l'homme, qu'il doit con-
noître en naissant, puisque ces droits lui
imposent des devoirs à remplir La. Cons-
lilutmn sera donc le premier livre que tout
enfant devra étudier dès qu'il saura lire, dès
qu'il saura clans quel canton, dans quel dis-
trict, dans quel département il est placé
dès qu'il connoitra>l'histoire de la Révolution
car j'aime à croire qu'elle sera écrite, cette
histoire, et qu'il se trouvera des Tacite et des
Tàte-Live, pour les Français. J'aime à me
persuader quc notre jeunesse prendra plus
d'intérêt à la lecture de cette histoire de la
liberté qu'à celle des Rois oppresseurs ou
conquérans qui le plus souvent, n'ont ^ait
que le malheur de leurs sujets ou plutôt de
leurs esclaves.
A cette première étude, que je propose,
doit se joindre celle de toutes les Sciences
et de tous les Arts qui frappent les sent,
savoir l'Histoire- Naturelle en général, la
Physique, la Chïmie les Arts naechaniques
propres à fortifier le corps, la Gymnastique
sur-tout trop Fong-tems négligée. Les l.anguçs
ne seront enseignées qu'après 12 ans, à moins
que dsi circonstances heureuses ne permet-
tent de les faire apprendre dès la première
enfance et comme par occasion.
J'oserais assurer que des jeunes gens, par-
venus à l'âge de 12 et même de i5 ans, munis
des connoissances préliminaires que je viens
d'indiquer, apprendront trèspromptement les
langues mortes, si elles leur sont jugées né-
cessaires, et les langues moclernessi elles leur
conviennent. Je ne doute pas que trois ans
nesuffisentpour l'étmle dé's langues; et avant
18 ans, un Français sera dans le cas d'em-
brasscr l'état que son goût lui inspirera.-Il
y a plus je pense qu'à cet âge il aura des
notions suffisantes de plusieurs Sciences. 'Si
on le suppose destiné à l'exercice de l'Art
de guérir, ses études d'Histoire-naturelle, de
Physique de Chimie, ne l'auront-elles pas mis
en état d'entrer sans crainte dans les cours de
Médecine qui se feront, je l'espère, autre-
ment qu'ils ne se font actuellement?
Pour être Médecin, pour mériter ce titre,
l'objet principal consiste à savoir traiter les
maladies; mais l'étude de la pratique de la
Médecine manque ahsolument en France et
il n'y a même en Europe que déufc écoles
«cliniques,- à Edimbourg et à Vienne, On ne
peut concevoir que toutes les facultés célè-
bres de Fiance -et des autres parties de l'Eu-
(5)
A iii
rope sesoient bornées, depuis tant de siècles
à ne donner que des principes de Théorie
dans un Art où la Pratique est tout; car
peut-on,regarder cocnme leçons de pratique
les visites des Médecins d'hôpitaux, qui, en
parcourant dans une heure 2 à 3oo lits des
malades sont suivis par une foule d'étudians
qui assistent à ces visites pour pouvoir dire
clu'ils ont sui vi les hôpitaux? c'est l'expres-
sion.
Je ne, parlerai point .ici de l'anarchie mé-
Jaicale, c'est-à-dire de cette confusion qui
existe entre la Médecine, la Chirurgie et
même la; Pharmacie; je me bornerai à rap-
peller ce que tout le monde sait, que les
cours de Médecine se font on ne, peut plus
mal dans toutes les facultés et si on en retire
encore quelqu'utilité ce n'est point des cours
publics, mais seulement des cours particu-
liers. C'est là ce qui a lieu a Paris et à Mont-
pellier. Ces deux facultés sont les seules qui
aient conservé de la célébrité, quoique quel-
ques autres telles que Nancy Rheims Caen,
Angers etc..soient encore restées en posses-
sion d'avoir des étudiants et d'accorder des
gradues.
Paris et Montpellier suffiraient à mon ayis

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