Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Vues générales sur les finances et sur des caisses d'escompte nationales ([Reprod.]) / par M. de La Ville Le Roulx,...

De
14 pages
[Baudouin, impr. de l'Assemblée nationale] (Versailles). 1789. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

VUES
SUR
LES FINANCES,
ET SUR
AT ION ALES.
comme
chez Peuples de
les Moeurs,
fe
étoit pour elle, une
aux
l'époque.
Et
t
avec pies Concitoyens fur le bonheur poffible des
François, fur la liberté publique,, fur la réforme de
̃' toutes lesJaranches duJPouvoir et de pAdminifba-
don, je m'attendois bien peu à fiége.r parmi les.
aux
fatales divifions qui ont fait de la furface entière de,
la France une mer courroucée, dont les vagues euf-
fent englouti l'Etat fi le patriotisme îe plus unanime
n'eût armé tous les
ne fût reitée impaflible au milieu des orages qu
grondoient autour d'elle.
Cependant; malgré la. perfpe&ive éloignée du
calme général,
n'a rien perdu de fa Puiflance de fes Richefles
ç'eft toujours le même fol j l'induftrie éft la même
hâtons-nous donc de rendre les François heureux^
C'eft une chofe- étonnante que les progrès que lest
autres Nations ont
de leur grandeur
d'une
3'
des dons que le Ciel nous a faits, par le partage
circonfcrit qu'il a aiîigné aux autres états.
Je ne veux donc développer que les moyens infinis
que nous qffrentune terre fertile, vingt-cinq mil-
-lions d'habitans notre indùitrie & tiotre commerce,
pour afligner des contributions proportionnées au
befoin des Finances, & àja liquidation de la dette
publique. C'cft dans Timmenfité de nos reflôurces
à cet égard, que je place la'vraie puiflance des Fran-
çois & j'ai remarqué que tous les Projets qui ont
été aits fur cette matière, font praticables, à beau*
coup d'égards; feulement ils tiennent à des fyftèmes
dont l'intention eft une, & fe reproduit toujours,
ou ils font liés aux anciennes
je trouve qu'il ne faut plus de ces efforts d'imagina-
tion, ni de
M. Necker,
11iers'
nous éclaire aujourd'hui. Ii nous
I'Assemblée Nationale
des Finances, de manière que Htorrime le moins
habile pourroit les gouverner. En effet, la férié des
V
nue le produit du Tabac;
Taille ne peut
de Fermiers, d'Inténdans, et de RecevetirsTGéné-
faux, de tous les Employés & Commis* fubaltèniçs,
• & du fyftêmç ancien de la Finance. Il eft impoffible"
aujourd'hui que les -Peuples ne foient pas foulages,
& il eft/acile cependant de lever, fans frais, des con-
tributions' proportionnées aux befoins de l'Etat
s* car nous fommes tous d'accord fans doute de don-
ner aux Etats provinciaux la répartition et la percep-
tion de1 l'Impôt & de^ibdivifer cette Adminiftra-
tion entre les Municipalités & les Paroilïès,
Nous hommes tous que la fomme
totale à laquelle, étoit impofé»
fervira de règle de proportion à à fa contribution fu-
ture, 8c que chaque Province fuivrac, pour ainfî
dire, cette règle
l'Etat
la Province qui millions, celle qui en
les Provinces
500 millions, il faut 1 10 millions de plus pour les
A y
& la même nature de contributions, il fera; avant
tout, Stipule que jamais la Gabelle ne fera rétablie.
Enfin, le Comité des Finances, de concert avec
Necker, fixera la fomme
aux dépendes publiques.
Je penfe que l'on parviendra à réalifer de grandes
̃ économies: mais, fi d'un côté on annuHe, pour ainfï
dire, tous les frais de recouvrement fi l'on retranche
les Penfions non méritées ou exceffives, les dépendes
du Tréfor-Jloyal fi l'on peut compter fur le béné-
fice annuel réfultant de l'extinction .des rentes via-
gères fi l'on diminue la dépenfe du Département
de la Guerre u l'on
gagner fur les 48 articles que préfente l'ouvrage de
M. Necker fur î'Àdmihiftration d'un autre côté, il
ne faut rien ôter à la fplendeur du trône, la Nation
brille de fon éclat: il faut augmenter de trois fous
par jourla paye du foldat il faut, jusqu'à ce que l'on
ait rembourfé les Charges de Magiftrature & de
ciers de Juftice; il faut enfin çayer aux Commis
fupprimés leurs appointemèns en entier la première
année,
quart la troifième, afin qu'ils aient le temps de fe
-pourvoir; les Chefs doivent obtenir des

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin