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Dogue de Bordeaux : la force tranquille
Petits ou grands, fins ou massifs, poils longs ou nus, jeunes ou expérimentés. Des
chiens, il y en avait vraiment pour tous les goûts dimanche dernier au Parc des expositions de
Bordeaux-Lac à l’occasion de la 81
e
exposition canine internationale organisée par la Société
canine de Gironde. Près de 2500 chiens, tous inscrits au livre des origines français, le célèbre
LOF, ont été présentés devant les juges. Parmi eux, une soixantaine de dogues de Bordeaux.
Des chiens trapus, athlétiques et imposants. « Leur corpulence en fait de bons chiens de
dissuasion mais, ce sont des animaux très affectueux », précise Thierry Jossot, venu de Nantes
pour présenter ses chiens issus de l’élevage des Gladiateurs du Guesny. Le Dogue de
Bordeaux est en fait l’un des chiens français les plus anciens. Menacée d’extinction après la
Seconde guerre mondiale, la race a repris son essor dans les années 1960, pour le plus grand
plaisir des cynophiles présents dimanche pour en admirer quelques beaux spécimen. « La
première fois que j’ai vu un dogue de Bordeaux, c’était ici. J’ai littéralement eu le coup de
foudre, se souvient Thierry Jossot. Aujourd’hui, j’en ai douze. » Et autant de grandes gueules
à nourrir. Traditionnellement, le dogue de Bordeaux était d’ailleurs le chien favori de la
corporation des bouchers. Car, ces derniers étaient les seuls à pouvoir nourrir de telles bêtes
qui adultes ne pèsent pas moins de 50 kilos !
Si le dogue de Bordeaux a fait figure de star d’un jour, les visiteurs ont également pu
apprécier, tout au long de la journée, les présentations de nombreuses autres races. « Notre
objectif est de rendre la cynophilie accessible au plus grand nombre et de mettre à l’honneur
les chiens de race pure », explique Yves Dancla, président de la Société canine de Gironde.
Ceci grâce à la participation des exposants, toujours présents pour répondre aux questions des
curieux. Mais aussi grâce à l’engagement d’une bonne centaine de bénévoles pour veiller à ce
que tout se déroule au mieux. « Dans une exposition canine, il y a notamment une chose à
respecter absolument. Les mâles doivent être présentés avant les femelles sinon, ça devient
très vite intenable », précise avec un brin d’espièglerie, un membre du bureau de la Société
canine de Gironde.
En bout de hall, un espace de 700 mètres carrés était spécialement réservé à la vente de
chiots avec pedigree. Une soixantaine de races étaient représentées. Au milieu de tous ces
adorables petits chiots, quatre jeunes braques de Weimar appelés à devenir de majestueux
chiens d’arrêt, faisaient fondre tous les coeurs. Gageons qu’ils n’auront pas tardé à trouver des
familles pour les adopter ! Et pour tous ceux qui n’auraient pas trouvé leur bonheur au Parc
des expositions de Bordeaux-Lac, une séance de rattrapage est prévue le 13 mai prochain à
Libourne.
Nathalie Mayer