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Ajouté le : 21 juillet 2011
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parAMARINGWAGDAAPES
À l’origine était la crêpe
Ce mois de frimas nous offre toutes les occasions de se réjouir ; ce mois si court et si discret où l’on mange des crêpes quarante jours après Noël, le 2 février, à la chandeleur, où l’on a frit des beignets, presque sept semaines avant Pâques, à la veille du long jeûne de Carême. Alors pourquoi ne parlerions-nous pas aujourd’hui, et peut-être demain, des crêpes et beignets, de la chandeleur, et de Mardi gras, et de tous les jours de l’année ?
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Les beaux jours seront bientôt là, ou peu s’en faut. Les fêtes reli-gieuses se précipitent. Pâques viendra dès la fin du mois de mars, clôturant une semaine commencée par le jour du printemps, éga-lement jour de l’An iranien (Nowrouz),qui vient d’ailleurs au len-demain du dimanche des Rameaux. Cette semaine entre prin-temps et Pâques, les juifs entrent en Pourim,la veille du 25 mars, jour de l’annonciation faite à Marie. Le mois de février, de même, a été fertile. Le Mardi gras s’est fêté la veille du Nouvel An chinois et l’avant-veille du Nouvel An musulman (Muharram). Chacun sait, ou du moins chacun savait, lorsque la France était un pays chrétien, que la chandeleur était la fête à la fois de la présen-tation de Jésus au Temple et de la purification de la Vierge. Il s’agis-sait pour le nouveau-né juif, circoncis huit jours après sa naissance, de satisfaire à l’obligation mosaïque de se présenter au Temple de Jérusalem quarante jours après sa venue au monde. Il s’agissait pour Marie d’accomplir les obligations de purification rituelle d’une mère juive dans le même délai après l’accouchement. Ce sont donc deux rituels juifs que l’Église commémore en ce jour, dont elle a fait la célébration du “Christ de lumière”, pour compen-ser, entre autres, la pratique romaine des lupercales, le 15 février, en l’honneur de Lupercus (autre nom du dieu Pan). Pendant ces fêtes, les adeptes de Pan sacrifiaient chèvres et chiens au pied du mont Palatin, se vêtaient de leurs peaux, brandissaient des flambeaux et parcouraient Rome, frappant de leurs fouets les femmes rencon-trées, pour leur assurer la fécondité l’année à venir. On était en plein paganisme et aux frontières de la licence, et c’est er pourquoi le pape maghrébin Gélase 1(492-496) supprima ces lupercales et encouragea la fête de la présentation de Jésus au Temple, déjà en vigueur, semble-t-il, chez les chrétiens de l’Orient. er En quatre ans de pontificat, Gélase 1 , né au pays de saint Augustin, voué comme lui à la lutte contre le manichéisme et les hérétiques chrétiens, avait été un homme à poigne, consacrant la primauté de l’Église romaine et de son évêque, et celle du spirituel sur le temporel, à une époque où l’empereur de Rome avait suc-
N° 1254 - Mars-avril 2005
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