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Séjour à Naple : visite de la ville

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Vous trouverez dans ce document, le récit d'un séjour à Naples

Publié par :
Ajouté le : 19 mai 2014
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Italia, Quicisono
Nous nous sommes accordés trois jours pour visiter cette ville fondée par des colons grecs. La ville de Naples est facile à visiter et si vous avez la chance d'être logé près des transports en commun, votre vie en sera d'autant plus facilité.
N'oubliez pas de goûter à cette fameuse pizza napolitaine complètement différente en texture de la nôtre.
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20. Amalfi-Sorrento-Napoli
Avant de quitter Amalfi, je m'en voudrais de ne pas vous refiler les coordonnées de notre hôtel. Nous avons été accueillis très chaleureusement par les membres du personnel et par le propriétaire de l'endroit, M. Di Lieto, avec qui j'avais correspondu avant ma réservation.
La patience, le sourire et la disponibilité de Marisa à me dépanner alors que mon portable s'entêtait à mal fonctionner, le professionnalisme d'Anna Maria à répondre à nos demandes et enfin, Domenico, un sage homme, avec qui j'ai échangé sur divers sujets pour mieux saisir les valeurs italiennes et aussi pour avoir une meilleure compréhension à propos de Hôtel La Bussola, vu de la marina l'ancien homme fort italien, Benito Mussolini. Du vrai bonbon. À noter que toutes ces personnes parlent un français impeccable. Hotel la Bussola **** Lungomare, 16Amalfi Italy info@labussolahotel.it
Départ à 10h00 de la gare routière (3.50 euros) et arrivée à Salerno à 11h15. Les paysages sont magnifiques. Ce ne sont que des successions de rochers aux formes impressionnantes qui s'enfoncent dans la mer, des gorges formées suite au découpage profond par la nature dans les hautes montagnes et que l'on traverse via des ponts qui procurent frissons et vertige à leurs usagers. Durant le trajet alors que la route étroite et sinueuse ne permet aucune manœuvre dangereuse, je vois devant nous un cycliste qui pédale à fond de
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train et qui semble poursuivi par le bus qui le suit à moins de 2 m de distance. Un manque d’attention de la part des deux maîtres du volant et je n’ose penser aux conséquences.
À notre descente à Salerno, nous devons changer de bus (4 euros) et trouver l’arrêt ou s’arrêtera le prochain bus qui nous mènera a Naples 40 minutes plus tard.Nous avons la chance de faire la rencontre d’un couple américain originaire de Chicago qui nous indique l’endroit puisque la veille, lui et son épouse se sont permis ce long trajet pour visiter la ville et trouver l’arrêt d’autobus. A noter qu’aucun panneau de la compagnie SITA n’affiche l’arrêt du bus.
De la gare routière de Naples, qui est tout près de la gare centrale ferroviaire de Garibaldi, le taxi qui nous mènera à notre hôtel situé à quelques rues de là.Nous logerons au Best Western et nous aurons l'avantage d'être à moins de 100 m de la ligne de tramway et des bus.
Devant la façade de l'hôtel, un parc d'où à notre grande surprise s'est tenu un marché aux puces dont les vendeurs étaient de la communauté sénégalaise. Rien à redire. Aucune contrainte ou inconvénient.
21. Naples
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Nous visiterons le Naples souterrain. Pour ce faire, la distance qui nous en sépare de l'hôtel est d'environ une trentaine de minutes de marche.
Rien de mieux pour nous permettre de mieux apprécier cette ville.
Entrée du Naples souterrain.
La visite guidée en français (9.30 euros) débutera à 14h00 et durera environ 1h30. Les claustrophobes éviteront de s'y engouffrer car à certains endroits nous devrons suivre un parcours emmuré et nous y serons très à l'étroit. Ailleurs, nous devrons avancer courbés pendant une certaine distance avec comme toute lumière une chandelle insérée dans un petit chandelier. Le but ici n'est pas de faire peur mais d'aviser les gens de ce qui les attend. À certains endroits décrits plus haut, il sera possible d'attendre le groupe et de poursuivre la visite. C'est très spécial et instructif à la foisque de comprendre comment ces gens ont pu construire de telles œuvres avec les moyens du temps. Ce réseau de galeries et les citernes se trouvent à quarante mètres de profondeur. Pour atteindre les lieux, nous devons descendre près de 150 marches.
Les grecs ont creusé de nombreuses cavités pour en faire des niches funéraires. Le sol était composé de tuf,qui est une roche "tendre" constitué de débris volcaniques. Ceux qui ont extrait cette roche des entrailles du sol ont du développer des façons originales pour la remonter à la surface.Il suffisait de creuser un trou, puis lorsque l'on atteignait la profondeur désirée, on utilisait un système de cordes et de poulies pour les sortir.
Les romains ont poursuivis la construction d'un énorme aqueduc, toujours d'actualité, etde galeries souterraines. Durant la seconde guerre mondiale, ce sous-sol a servi d'abri aux napolitains lors des bombardements des alliés. De nos jours, beaucoup de galeries souterraines ont été obstruées car elles ont été abusivement utilisées comme décharges publiques. J'imagine qu'il en coûtera une fortune si jamais on désirait remettre à jour ce patrimoine historique et culturel. Fait incroyable, on réussi à faire pousser certaines plantes avec des lumières et de l'eau.
En cliquant sur le lien suivant, vous aurai un aperçu de cette excursion souterraine.http://www.napolisotterranea.org/L'entrée du site se trouve Piazza San Gaetano.
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En complément de cette visite, notre guide, d'origine française mais vivant maintenant à Naples, nous invite à la suivre à l'extérieur du site afin de découvrir un théâtre gréco-romain datant du 4e siècle avant J.C. et que les romains ont utilisé jusqu'au 2e siècle après J.C.
Fait assez bizarre, l'entrée du théâtre est caché dans le sous-sol d'un basso. Le basso, c'est l'habitation traditionnelle napolitaine, située au rez-de-chaussée et qui n'a qu'une seule pièce et une seule ouverture soit la porte d'entrée. En soulevant une trappe cachée sous le lit, nous descendons au sous-sol d'où nous pourrons admirer d'autres merveilles. Avec les explications données et aussi avec un peu d'imagination, on pourra comprendre la grandeur de ce théâtre , l'un des plus importants de l'époque.
Il semblerait que même Néron y a joué. On raconte qu'il soudoya des spectateurs complaisants parmi la population pour se faire applaudir.
Avant de quitter notre guide, je lui fais remarquer que la ville semble être favorisée par l'immigration. Elle acquiesce en me disant que de nombreux sénégalais, de sri-lankais, d'asiatiques et de Roms se sont établis dans la ville ces dernières années. Ils n'ont pas tous un statut légal de résidence mais pour l'instant l'état ne semble pas leur faire la chasse malgré que cela puisse agacer les napolitains. Marché aux puces tenu par des immigrants.
Le soir, au souper, nous rencontrons un couple américain du Maryland qui eux aussi ont pignon au Best Western. La dame nous fait part que dans les moments précédents leur entrée au restaurant, elle avait été quelque peu bousculée par un jeune homme alors qu’elle et son mari regardaient les voitures avantde traverser la rue.Le jeune s’est présenté du côté opposé
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du regard du couple et en poussant quelque peu la dame, il a tenté de lui arracher son collier qu’elle portait au cou.
22. Naples
 Chanteur d'opéra ambulant
Cette journée est réservée à la marche afin de découvrir les coins et les recoins de cette ville. En achetant nos billets de tramway à la tabagie, la dame me demande si je suis un touriste.
Elle me met en garde contre les pickpockets et les voleurs à la sauvette qui aiment bien arracher les sacs à dos des voyageurs imprudents ou négligents.
Je lui retourne en souriant un molte grazie et quoique déjà sur mes gardes, j'ai apprécié ce rappel à la vigilance d'une napolitaine. Le tram est bondé et je me suis installé dos au mur afin d'avoir une bonne vision périphérique de Carole et des voyageurs qui nous entourent. Je questionne un napolitain pour connaître le nom de la station où nous devrions débarquer. Cet homme de la mi-soixantaine me dit de le suivre lorsqu'il sortira du tram.
Il me fait part que l'endroit que nous désirions visiter, le Castel Nuovo, est sur son chemin. Je ne sais que par quel heureux hasard nous avons croisé cet homme mais nous allons profiter de ses connaissances de la ville. Chemin faisant, il nous demande un instant de repos car il dit que ses jambes le font souffrir.
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 Dômevitré du mail
Il me pointe une entrée d'un grand immeuble et il nous invite à y pénétrer.Après avoir monté une dizaine de marches, nous entrons dans ce qui nous semble être un grand mail.
C'est le Galleria Umberto, construit au début du siècle, où de nombreux magasins et boutiques nous présentent dans leur vitrine des marchandises griffées. On est très loin du marché aux puces. L'architecture intérieure est de toute beauté surtout avec son plafond de plus de 100 pieds de hauteur où se retrouve un dôme en verre.
 Vue intérieure du Galleria Umberto
L'intérieur est composé de quatre aile de forme cruciforme dont le point central est un vaste espace. Un musicien y jouait de l'accordéon, entourés de badauds. Au troisième niveau, on y remarque même des logements privés.
De l'autre côté, un autre édifice imposant. C'est le Teatro San Carlo, lieu dédié à l'opéra.
Notre ami Domenico, qui nous servait de guide, doit nous quitter. Nous le remercions de son extrême gentillesse mais surtout de la générosité de son temps.
Nous poursuivons notre chemin avec les explications et la carte de la ville. On ne se blase pas de voir tant de monuments, de fontaines, de palaces, de piazza (places), de musiciens ambulants. Rien de mieux que de déambuler à
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son rythme dans une ville aussi animée plutôt que de faire un survol en bus touristique.
Le Castel Nuovo est situé tout près du port. Il a quatre tours érigées sur une quadrilatère irrégulier avec comme obstacle principal un profond fossé qui ceinture la forteresse. Ce château était le cœur défensif de la ville, mais aussi la résidence royale pour près d'un siècle.
À la sortie de ce site médiéval, nous nous arrêtons pour prendre une bouchée sur une terrasse extérieure.
 Ruellecalme d'un quartier napolitain.
On se retrouve en après-midi dans le quartier Sapgnoli, où la vie ne semble pas facile pour tous. Ici, la pauvreté est visible surtout à cause de chômage. Les rues sont attirantes car elles ne correspondent pas au plan d'urbanisme nord-américain. Et malgré tout, ces rues ou ruelles sont animées, bruyantes surtout avec les cris des enfants et des discussions entre voisins.
Pour connaître d'un peu plus près Naples, il faut se plonger dans le dédale des ruelles, ce que l'on appelle ici les "vico". Des ruelles étroites et sombres qui s'enfoncent entre les vieux immeubles vétustes de la cité qui autrefois, ont dû être somptueux.
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C'est plutôt bruyant un vico : les voisins qui discutent à forte voix d'une fenêtre à l'autre, les klaxons des scooters qui sont omniprésents, les enfants qui jouent au ballon sans se soucier des cris qu'ils lancent, de préférence dans un endroit qui gène tout le monde avec des objets fragiles à côté. Ces enfants en mène large. Et on a droit aux scènes de familles à travers la porte ouverte du basso. C'est sans compter le voisin qui fait jouer sa musique ou pire, qui joue d'un instrument.
J'ai dit à Carole: "tiens une goutte de pluie". Erreur, c'est le linge qui pend des balcons et qui s'égoutte tranquillement sur le pavé. Vous ne serez pas dépourvus si une averse survient. Des vendeurs, sortis de nulle part, vous offriront des parapluies aux couleurs variés.
 Ruepiétonne commerciale
Autre facette de la vie napolitaine. Des résidants vivant au 3e étage descendent un panier attaché au bout d'une corde. Le commis de l'épicerie du quartier remplie le panier de victuailles et celui-ci remonte tout doucement vers son destinataire. Nous nous sommes permis une petite douceur à la Gelataria Gay Odin, célèbre chocolatier de Naples.
Malgré nos belles découvertes, Naples a aussi ses côtés moins positifs. Elle est une ville à la fois chaotique, embouteillée, non respectueuse des règlements où les lois et les règlements sont établis que pour être enfreints. Naples c'est aussi la pollution atmosphérique et sonore. Les stationnements étant rares, tout espace disponible est occupé même si cela demande de se garer face à face ou encore en bloquant l'intersection d'une rue.
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En contrepartie, elle est dotée d'une richesse historique, artistique et culturelle sans pareil. Elle est disposée à révéler ses merveilles une fois passée la première impression d'étourdissement, mais il revient au visiteur de faire le petit effort pour les trouver.
Le piéton se doit d'avoir une bonne vision périphérique puisqu'ici ses droits ne semblent pas être reconnus par la faune motorisée (voitures et scooters). Il n'y a qu'une façon de progresser c'est de forcer le jeu en s'imposant dans cette circulation tout comme nous l'avions vécu déjà au Vietnam et en Égypte.
On ne peut affirmer que la ville soit propre car de nombreux détritus jonchent le sol. Dans certains parcs, en fin d'après-midi, certains habitants se rencontrent et boivent de la bière. Le hic, c'est que les bouteilles ne sont pas rapportées et qu'il est fréquent de voir des éclats de verre sur le gazon et le pavé.
 Variétéde pâtes et d'épices pour tous les goûts.
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Même si nous n'avons pas eu à vivre d'incidents malheureux, on doit reprendre ici les conseils que l'on retrouve dans les livres de références et répétés par les napolitains eux-mêmes de faire attention aux vols à l'arraché (scippatori).
N'apporter que le minimum avec vous et porter votre sac à dos devant vous.
Pour notre dernier souper, nous nous sommes arrêtés dans une pizzéria et nous avons goûté à ce met qui dit-on, est le meilleur de toute l'Italie. Sa pâte est tellement fine que le couteau a de la difficulté à la couper. Ne pas savourer cette pâte aurait été inexplicable aux yeux d'un napolitain.
Assis à la terrasse, nous prenons le temps de voir déambuler les piétons et le va-et-vient incessant des voitures et des scooters.
Je vous laisse les coordonnées de notre hôtel, superbement bien situé car à distance raisonnable de la gare routière, de la gare ferroviaire et des arrêts de bus et de tram. La chambre était propre et fonctionnelle avec Wifi. Le petit déjeuner de style américain était tout à fait correct. Le prix de chaque nuitée, 70 euros.De plus, Olimpia, Gian Carlo et Massimo se sont avérés de commerce très cordial et d'une disponibilité à nous renseigner sans pareil.
Best Western Piaza Principe Umberto 23 www.bestwestern.it/plaza_na plaza.na@bestwestern.it
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