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portrait penelope fillon 2007

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une LLE EST ARRIVÉE SEULE, à pied. Allure sportive et silsouEs le bras, veste à carreaux de houette juvénile, « Times » coupe cavalière, pantalon strict, cheveux blancs retenus par un serre-tête, accent mille fois plus léger que celui de Jane Birkin, Penelope Fillon est plus british que nature. Et très... classe. Un peu comme Camilla Parker-Bowles, la beauté en plus, quelques années en moins. Les paillettes, le shopping, les croisières, ce n’est pas trop son style. Pas question pour celle qui est née, il y a cinquante et un ans, Penelope Kathryn Clarke à Llanover, un petit village du pays de Galles près d’Abergavenny (10 000 habitants), de renier ses racines. « De nature, je suis plutôt campagne, plaide-telle. » Pas de maquillage, un teint très clair, des yeux d’un bleu délicat, des mains robustes, elle semble sortie de ces romans où de délicieuses Anglaises bêchent leur jardin, montent à cheval, élèvent des familles nombreuses, gèrent des domaines, épaulent efficacement leurs maris, lisent au coin du feu et servent le thé avec élégance. « Elle ne se met jamais en avant » C’est du reste ce qu’elle boit dans ce e bistrot du VIIarrondissement où elle a ses habitudes. L’appartement où les Fillon s’étaient installés il y a cinq ans est, comme l’hôtel Matignon, comme l’école de leur fils, à deux pas. Il sera donc « inutile de changer d’établissement ». Trois des cinq enfants et un chien ont accompagné la locataire dans sa nouvelle résidence.
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LLE EST ARRIVÉE SEULE, à pied. Allure sportive et sil souEs le bras, veste à carreaux de houette juvénile, « Times » coupe cavalière, pantalon strict, cheveux blancs retenus par un serretête, accent mille fois plus lé ger que celui de Jane Birkin, Pene lope Fillon est plus british que na ture. Et très... classe. Un peu comme Camilla ParkerBowles, la beauté en plus, quelques années en moins. Les paillettes, le shopping, les croi sières, ce n’est pas trop son style. Pas question pour celle qui est née, il y a cinquante et un ans, Penelope Kathryn Clarke à Llanover, un petit village du pays de Galles près d’Abergavenny (10 000 habitants), de renier ses racines. « De nature, je suis plutôt campagne, plaidet elle. » Pas de maquillage, un teint très clair, des yeux d’un bleu délicat, des mains robustes, elle semble sor tie de ces romans où de délicieuses Anglaises bêchent leur jardin, mon tent à cheval, élèvent des familles nombreuses, gèrent des domaines, épaulent efficacement leurs maris, lisent au coin du feu et servent le thé avec élégance.
« Elle ne se met jamais en avant » C’est du reste ce qu’elle boit dans ce e bistrot du VII arrondissement où elle a ses habitudes. L’appartement où les Fillon s’étaient installés il y a cinq ans est, comme l’hôtel Mati gnon, comme l’école de leur fils, à deux pas. Il sera donc « inutile de changer d’établissement ». Trois des cinq enfants et un chien ont accom pagné la locataire dans sa nouvelle résidence. Elle n’y a apporté « que le minimum, des vêtements et des livres. Je préfère être prête s’il faut partir très vite ». Allusion, mine de rien, à l’éjection plutôt brutale, en 2005, de Fillon du ministère de l’Education nationale. Il n’avait eu alors que quelques heures pour faire ses cartons... « Ce sera sans doute amusant d’observer le monde de cet endroit privilégié. » Penny compte en profi ter pour voir son mari plus souvent. « Ne seraitce que pour cinq mi nutes. Pendant vingt ans, j’ai habité la Sarthe, François était très souvent à Paris. A Matignon, son bureau est sur place ! » Elle veut aussi « conti nuer à vivre comme tout le monde. » Pas si facile quand on est la femme
BIO EXPRESS 31 juillet 1955 : naissance de Penelope Kathryn Clarke à Llanover (pays de Galles). 28 juin 1980 :mariage avec François Fillon. Ils ont 5 enfants : Marie, Charles, Antoine, Edouard et Arnaud. 2002 :la famille Fillon s’installe à Paris. 18 mai 2007 :Penelope emménage à Matignon dès la nomination de son mari.
D E L A S E M A I N E PenelopeFillon, GalloiseàMatignon du Premier ministre, et seule Britan nique dans cette situation depuis le e début de la V République ! « C’est pour ça que les médias s’intéressent à moi ! » s’amusetelle. La rencontre, entre l’étudiante galloise et le jeune attaché parle mentaire, a eu lieu chez une amie anglaise, dans « un petit village » de la Sarthe, « un peu par hasard ». « Pas de coup de foudre » entre les deux jeunes gens, mais tout pour se plaire et construire une vie. Le mariage est célébré en 1980, dans la petite église de Llanover. Depuis les Fillon ont eu 5 enfants, dont un petit dernier qui n’a pas encore atteint l’âge de raison. L’union a fait des émules. Pierre, le frère de François, n’atil pas épousé Jane, la petite sœur de Penny ? Cette tranquillité dont elle si friande, Penelope Fillon la goûte pleinement dans son manoir de Beaucé, à Solesmes, village à la sor tie de SablésurSarthe. « On la sent à l’aise, bien chez elle, elle ne se met jamais en avant », confirme Leila Guendil, sa plus proche voisine. « Très estimée », renchérit le père Marcel Guillet, quand il évoque la paroissienne qui s’est convertie au catholicisme. « Discrète mais d’un abord très facile, Madame Fillon se montre agréable, même si elle ne se montre pas beaucoup. » « Chez elle, il n’est pas rare de la voir avec ses bottes », approuve l’ecclésiastique qui loue « le flegme britannique de cette paroissienne comme les autres. Elle ne doit pas souvent se mettre en colère. Mais quand elle fait des remarques, elles portent. »
« Il y a une première dame. C’est elle qui compte. Pas moi »
Ne jouant guère les châtelaines, Pe nelope a « un peu aménagé », à dis tance, la bâtisse vieille de plusieurs siècles, achetée quasiment en ruine. Sans s’y consacrer à pleintemps, étant « plutôt femme d’extérieur » conjuguant, avec enthousiasme et succès, passion du jardinage et des chevaux. Elle vient aussi, grâce à In ternet, de reprendre ses études. Après le droit, appris et maîtrisé dans sa jeunesse, place à une étude poussée de la littérature anglaise. Pas « féministe » et assez hostile à la parité, quoique totalement persua dée que « les femmes ont exacte ment les mêmes droits que les hommes et peuvent réussir aussi
PARIS, JEUDI.Penelope Fillon affirme vouloir « continuer à vivre comme tout le monde » à Matignon. (LP/CAROL AMAR.) bien », citant en exemple Margaret mais ils travaillent parfaitement en effacée ni timide, elle parle des en Thatcher. « Personne ne l’a jugée en semble. » Ce sera tout. Nettement fants, « si fiers de leur père », des cra tant que femme... Elle a dû sa car moins parisienne que Cécilia Sar vates, pas toujours à son goût, que rière à ses seules compétences. » kozy, très peu mondaine, elle s’ap son mari choisit luimême... Pene L’épouse du Premier ministre prête à remplir son nouveau rôle lope ne seraitelle pas trop parfaite ? s’étonne quand on la qualifie de avec naturel et conscience. Elle ira Pas si sûr : les soirs des matchs de « seconde dame de France » et « aux réceptions et dîners officiels ». rugby France  Galles, l’atmosphère tranche : « Il y a une première dame. Et prendra même l’avion, ce qui la familiale peut devenir, de l’aveu de C’est elle qui compte. Pas moi. terrifie, s’il lui faut suivre son mari Madame Fillon, « très agitée. » Nous ne nous ressemblons pas dans ses voyages. Grâce au yoga,Ca t h e r i n e T a r d re w beaucoup. Nos maris non plus, elle a moins peur. Discrète, mais nia v ec C a m i l l e o l e s m e sE st è v e à S
P O U R « C’est un diamant brut » ROSELYNE BACHELOT,ministre de la Santé ENELOPE, c’est un dia les hommes politiques. Mais, atten P mant brut. Tout est au tion : elle n’est pas pour autant thentique chez elle. Il est extrême confite en dévotion devant son ment rare de voir quelqu’un qui ait mari. Elle peut lui dire ce qu’elle une telle dignité, un tel naturel, sans pense de ce qu’il fait avec beaucoup aucune affectation. C’est la mère de de vérité et d’indépendance. » famille parfaite, l’épouse idéale, lepa rr e c u e i l l i s P r o p os havre de paix auxquels rêvent tousH o u c h ar dB é a t r i c e
C O N T R E « Arrêtons lapeopolisation» NOL MAMèRE,député-maire vert de Bègles RRÊTONS DE PARLER peutêtre une femme charmante. Je A de ces épouses de mi luis souhaite la bienvenue. Mais nistres qui ne sont pas des élues ! tout ce qui la concerne appartient à On s’est d’abord intéressé à la la sphère privée, ce qui n’a rien à femme du président, maintenant voir avec la République. Où vat c’est au tour de celle du Premier mi on ? Tout ce qui compte, c’est la po nistre. Qu’on ne continue pas avec litique. Pas le reste. » me cettepeopolisation. M Fillon estr e c u e i l l i s P r o po s C. T .p a r
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