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Des signes d'essoufflement au deuxième trimestre 2001 (Flash d'Octant n° 65)

De
6 pages
Dans un contexte économique national fragilisé par le ralentissement mondial, l'activité des entreprises de la région s'est dans l'ensemble maintenue à un bon niveau bien que certains secteurs apparaissent déprimés. Dans l'agriculture, les marchés du porc et de la volaille sont bien orientés alors que la situation reste difficile sur le marché bovin. Dans l'ensemble, les productions légumières sont en baisse en regard du printemps précédent. Dans l'industrie comme dans le bâtiment, l'activité en hausse d'un trimestre à l'autre, est restée inférieure à celle du printemps 2000. Les perspectives générales d'activité pour les trois mois à venir se tassent dans le bâtiment et se dégradent dans l'industrie. Le commerce de détail a bénéficié d'une activité satisfaisante et le marché des véhicules neufs a conservé son dynamisme de début d'année. La baisse des échanges commerciaux initiée en début d'année s'est poursuivie. La croissance de l'emploi salarié a légèrement décéléré. Le taux de chômage a baissé de 0,8 point entre la fin juin 2000 et la fin juin 2001 mais il enregistre une légère hausse au deuxième trimestre.
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Octant
Numéro 65 - Septembre 2001Synthèse
conjoncturelle
Des signes d’essoufflement
au deuxième trimestre 2001
Dans un contexte économique national fragilisé par le ralentissement mondial,
l’activité des entreprises de la région s’est dans l’ensemble maintenue à un bon
niveau bien que certains secteurs apparaissent déprimés.
Dans l’agriculture, les marchés du porc et de la volaille sont bien orientés alors
que la situation reste difficile sur le marché bovin. Dans l’ensemble, les produc-
tions légumières sont en baisse en regard du printemps précédent. Dans l’industrie
comme dans le bâtiment, l’activité en hausse d’un trimestre à l’autre, est restée
inférieure à celle du printemps 2000. Les perspectives générales d’activité pour les
trois mois à venir se tassent dans le bâtiment et se dégradent dans l’industrie.
Le commerce de détail a bénéficié d’une activité satisfaisante et le marché des
véhicules neufs a conservé son dynamisme de début d’année.
La baisse des échanges commerciaux initiée en début d’année s’est poursuivie.
La croissance de l’emploi salarié a légèrement décéléré.
Le taux de chômage a baissé de 0,8 point entre la fin juin 2000 et la fin juin 2001
mais il enregistre une légère hausse au deuxième trimestre.
Contexte national : la croissance faiblit à nouveau au deuxième trimestre
France entière, un nouveau ralentissement de la deuxième trimestre 2001 par rapport au trimestre
croissance est observé au deuxième trimestre. Le PIB précédent. La production a reculé dans les biens de
augmente de 0,3 % après 0,4 % au premier trimestre. consommation et les biens intermédiaires et a
La demande intérieure hors stocks contribue à hauteur progressé dans les autres secteurs, notamment dans
de 0,3 point à la croissance. Les variations de stocks y l’énergie. Dans l’industrie automobile, le rythme de
participent à hauteur de 0,2 point. En revanche, le progression a ralenti par rapport au début d’année.
commerce extérieur apporte une contribution négative L’emploi salarié privé s’est accru de 0,4 % au
à la croissance ce trimestre. deuxième trimestre, ce qui représente une progression
Après une année très dynamique, l'investissement des deux fois moindre qu’au premier trimestre (+0,8 %). Il
entreprises a progressé lentement au deuxième a augmenté moins vite dans le tertiaire et la construc-
trimestre (+0,4 % après +0,3 % au premier trimestre). tion et s’est stabilisé dans l’industrie.
L'investissement des ménages s'est quant à lui replié A la fin du mois de juin 2001, 1 943 000 personnes
de 1,1 %. Les exportations ont diminué de 1,9 % et les étaient à la recherche d’un emploi (en données brutes).
importations de 1,3 %. Le taux de chômage (CVS) s’établit à 8,8 %. Par rapport
La production industrielle, mesurée par l’indice de la à la fin juin 2000, il a reculé de 0,7 point malgré une a progressé de 0,2 % au progression de 0,1 point au deuxième trimestre 2001.
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH6564 - PRIX : 12 FFGlobalement, les entreprises de la région ont bénéficié d’un bon courant d’affaires au printemps 2001 comme en témoignent les chiffres
d’affaires déclarés aux services des impôts. Les chiffres d’affaires ont augmenté de plus de 1 % par rapport au trimestre précédent et de
plus de 7 % en douze mois. Le montant des déclarations de chiffres d’affaires s’élevait à 142,4 milliards de Francs au deuxième
trimestre 2000 et 152,6 milliards de Francs au deuxième trimestre 2001. Indicateur avancé de l’investissement, les montants des
déclarations de TVA ont progressé de 4,8 % en moyenne annuelle, après les 6 % sur l’ensemble de l’année 2000.
Agriculture :
les marchés de la volaille et du porc sont bien orientés
Les abattages de veaux de boucherie ontAu deuxième trimestre 2001, la
augmenté de plus de 17 % par rapport àproduction de lait s’est stabilisée par
la même période un an plus tôt. Larapport à son niveau du printemps 2000.
cotation du veau de boucherie, élevéeLe prix du lait payé au producteur
en début de trimestre en raison desCours du porc charcutier breton -classe E (Unité : francs / kilo) s’élève en moyenne à 1,95 F ; soit 4,8 %
perturbations engendrées par la fièvre14 de plus qu’un an plus tôt.
aphteuse, subit en fin de période uneLa baisse des cours de l’œuf amorcée
Série brute baisse saisonnière marquée. Le cours duen début d’année s’est poursuivie. Au
12 veau de boucherie est cependantprintemps 2001, le cours de l’œuf est
supérieur de près de 8 % à celui duainsi inférieur de près de 13 % au
printemps précédent.cours plutôt élevé du printemps
10 La campagne s’est achevée pour lesprécédent. Le marché de la volaille de
choux-fleurs et les endives. Surchair est bien orienté. Les prix ont
l’ensemble du trimestre la production deprogressé de 7 % pour le poulet et
8 affiche une baisse de 17 %13 % pour la dinde par rapport au
par rapport à celle de la même périodedeuxième trimestre 2000.Série CVS
2000 ; la production d’endives est enLe prix du porc a conservé un niveau6
1996 1997 1998 1999 2000 2001 légère hausse par rapport à celle duélevé au deuxième trimestre, en baisse
Source : SCEES - CVS : INSEE printemps 2000. Concernant lescependant par rapport au niveau
artichauts, l’offre est restée inférieure àatteint en mars. Le cours du porcAbattages de gros bovins (Unité : tonne)
celle du printemps 2000 en raison dess’établit en moyenne à 11,97 F/Kg et
conditions climatiques peu propices.s’est ainsi apprécié de près de 30 % sur
24 000 Les apports de pommes de terreun an. En comparaison annuelle, lesSérie brute
primeurs sont également en baisse,volumes produits ont, quant à eux,
conséquence de plantations tardives etprogressé de 5 %.
19 000 d’une diminution de la superficieLe marché des gros bovins connaît
plantée. Sur l’ensemble du trimestre, lestoujours des difficultés. Les volumes
cours des productions légumières sontSérie CVS produits affichent une baisse de 6 % par
supérieurs à ceux de l’année passée à larapport au deuxième trimestre 2000. Les14 000
même période.cours des principales productions
Au deuxième trimestre 2001, lesbovines sont également inférieurs à ceux
quantités débarquées de poissons,de l’année passée à la même période.
9 000 crustacés et mollusques dans les criées1996 1997 1998 1999 2000 2001 Les cotations des jeunes bovins et des
bretonnes ont progressé de 5,8 % parSource : SCEES - CVS : INSEE vaches de réforme reculent de près de
rapport à la même période de 2000 et le20 % sur un an.
prix moyen est resté stable.
Industrie : un deuxième trimestre en demi-teinte
viandes (abattages et transformation,La production industrielle bretonne s’est
toutes productions confondues) qui alégèrement accrue au deuxième
trimestre par rapport au premier contribué à l’essor des industries
trimestre, sans toutefois atteindre les agroalimentaires. L’industrie du lait a
niveaux des deuxièmes trimestres des progressé mais à un rythme plus lent
qu’au début 2001. Après le recul duannées précédentes. Ce résultat
Tendance de la production industrielle (Unité : soldes d’opinions) d’ensemble recouvre des évolutions premier trimestre, l’activité a redémarré
40 sectorielles contrastées. L’activité des dans « le travail du grain et la fabrication
Production observée industries agroalimentaires s’est d’aliments pour animaux ».
30 nettement renforcée. Le secteur des L’industrie des biens de consommation a
biens de consommation a encore obtenu de bons résultats au printemps
bénéficié d’une activité soutenue. Par en raison, essentiellement, du haut
20
contre, le ralentissement d’activité niveau d’activité enregistré pour le
apparu en début d’année dans les biens deuxième trimestre consécutif dans
10 intermédiaires s’est poursuivi au « l’édition, imprimerie, reproduction ».
printemps et la production de biens La production s’est tassée dans
0 d’équipement a stagné. La production l’industrie de « l’habillement-cuir et de
dans l’industrie automobile a légère- la chaussure » ainsi que dans l’industrie
Production prévue
ment fléchi.-10 des équipements du foyer.
1996 1997 1998 1999 2000 2001 C’est principalement l’industrie des L’activité s’est repliée dans les biens
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
2 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 65 - Septembre 2001État de la demande intermédiaires, en particulier dans la équipements mécaniques ont enregistré
et niveau des stocks dans l’industrie (Unité : soldes d’opinions) une timide amélioration.métallurgie et la transformation des
40 Les chefs d’entreprise interrogés débutmétaux. Le recul observé depuis début
30 2001 dans la fabrication de composants juillet anticipaient une quasi-stabilité de
Niveau des stocks électriques et électroniques s’est l’activité pendant les mois d’été. Les20
carnets de commandes étaient jugésprolongé durant le printemps. La
10 inférieurs à la normale. Il n’y avait pas deproduction dans l’industrie du caout-
chouc et des plastiques s’est déve- stocks importants à écouler.0
loppée, à un rythme moindre cependant L’activité progresserait dans les biens de
-10
qu’au trimestre précédent. Les industries consommation et dans l’ agroalimen-
-20 du bois et du papier, en revanche, ont taire mais à un rythme plus lent qu’au
Carnets de commandes retrouvé une activité dynamique. printemps. Après deux trimestres de
-30
Les biens d’équipement ont continué de stagnation, les biens d’équipement
-40 souffrir d’une activité réduite. L’activité devraient retrouver une évolution
1996 1997 1998 1999 2000 2001
est restée déprimée dans la construction positive. Dans l’automobile, l’activité seSource : INSEE, enquêtes de conjoncture
navale et aéronautique ainsi que dans maintiendrait. Seule, la production de
Avertissement : à partir de juillet 2001, les séries les industries des équipements électri- biens intermédiaires, continuerait de
de l'enquête régionale sont publiées en nomenclature NAF
ques et électroniques. Les industries des reculer au troisième trimestre.(Nomenclature d'Activités Française). Des transferts d'activité ont
été effectués entre secteurs, les résultats sectoriels ne sont donc
pas comparables à ceux publiés précédemment.
Construction :
activité en baisse par rapport au printemps 2000Activité de l’ensemble du bâtiment (Unité : soldes d’opinions)
70 Après le repli hivernal du début d’année, pour les trois mois à venir. Les difficultés
les entrepreneurs du bâtiment estiment de recrutement s’atténuent lentement :
50
que leur activité a progressé au 73 % des chefs d’entreprise déclarent
Activité observée
deuxième trimestre 2001, en retrait connaître des difficultés de recrutement30
cependant par rapport à celle du contre 81 % un an plus tôt.
printemps 2000. Ce mouvement de Avec 4 226 logements mis en chantier10
baisse sur un an prévaut dans le gros- dans la région au cours du deuxième
œuvre comme dans le second-œuvre et trimestre, l’activité construction de-10
concerne tous les types de travaux. Sur logements enregistre un repli notable, et
Activité prévue
l’ensemble du trimestre, l’activité est se situe très en-deçà du niveau habituel--30
jugée supérieure à la normale pour tous lement enregistré en cette période de
les types de travaux à l’exception de la-50 l’année. Cette baisse d’activité traduit
1996 1997 1998 2000 20011999
construction non résidentielle dans le tant le recul de constructions de maisons
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
second-œuvre. individuelles (-5,7 % par rapport au
Les chefs d’entreprise anticipent un deuxième trimestre 2000) que la
recul de leur activité dans son ensemble faiblesse du nombre de mises en
pour les trois mois à venir. Un repli est chantier de logements collectifs. Au
pressenti dans les secteurs de la cours du printemps, seulement 877
construction non résidentielle et les collectifs ont été mis en chantier, ce qui
logements neufs. En revanche, l’activité constitue un très bas niveau.
progresserait dans le secteur de Avec 5 374 nouveaux permis de
Nombre de logements neufs autorisés en Bretagne l’entretien-amélioration. construire déposés au cours du
3 000 L’opinion des professionnels sur les deuxième trimestre, la demande de
1999 2001 perspectives générales d’activité dans le logements est stable par rapport au
2000 Moyenne 1991 - 2001
2 500 bâtiment continue de se tasser. trimestre précédent mais en-deçà des
Début juillet, les entrepreneurs du niveaux élevés des trois dernières
2 000 bâtiment faisaient état de carnets de années. La demande de maisons
commandes leur assurant 4,4 mois de individuelles décroît sensiblement (-6 %
1 500 travail par salarié. En juillet 2000 et en sur un an) mais reste conforme à la
avril 2001, les carnets de commandes moyenne des cinq dernières années.
1 000
avaient atteint un maximum avec 4,8 Quant aux projets de collectifs, ils sont
mois de travail. encore inférieurs à la normale.
500
Les contraintes sur la production restent Du côté des bâtiments professionnels, la
très importantes : près de 75 % des chefs demande est en retrait par rapport à celle0
jan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. d’entreprise interrogés déclarent ne pas du printemps 2000 mais mieux orientée
Source : DRE - Sitadel pouvoir produire davantage. Un an plus qu’en début d’année. La reprise des
tôt, ils n’étaient que 66 % dans ce cas. projets de constructions de bâtimentsEnquête réalisée avec l'aide de la
L’emploi a progressé très faiblement au agricoles et d’enseignement ne suffit pas
cours de ce trimestre ; mais les perspec- à compenser les baisses observées par
tives sont orientées plus favorablement ailleurs.
BRETAGNEFFB
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 65 - Septembre 2001 3Hôtellerie : un début de saison stable par rapport à 2000
Évolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne
Dans les hôtels de la région, l’activité du Les mois d’avril et juin ont enregistré une100
printemps 2001 s’inscrit en léger repli diminution des nuitées de 5 et 3 % par1999
2000 par rapport à celle du printemps rapport aux mêmes mois de 2000. A
80 2001
précédent. Un peu plus de 1 767 000 l’inverse, le mois de mai a bénéficié d’un
nuitées ont été enregistrées dans bon courant d’activité et affiche une
60 l’hôtellerie au cours de cette période, ce progression de fréquentation de 4 % par
qui représente une baisse de 1,5 % par rapport à mai 2000. Cette progression
40 rapport à 2000 et de 4,5 % par rapport à résulte d’un effet de calendrier expli-
1999. quant aussi la baisse de fréquentation
A l’instar du début de l’année, cette observée en juin : l’Ascension se situait
20
moindre fréquentation reflète la baisse en juin en 2000 et en mai en 2001. Au
de fréquentation de la clientèle française total, sur les deux premiers mois de la
0 (-3 % par rapport à 2000). En revanche, saison touristique, mai et juin, lajan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.
Sources : Direction du Tourisme - INSEE Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie la de la clientèle étrangère fréquentation hôtelière est stable par
dépasse de plus de 4 % celle du rapport à l’année 2000.
printemps 2000.
Commerce extérieur :
nouvelle réduction des échanges commerciaux
La baisse des transactions commerciales de dynamisme ce printemps. Les ventes
avec l’étranger initiée en début d’année ont progressé de 12,7 % par rapport au
s’est poursuivie au deuxième trimestre deuxième trimestre 2000 dans le secteur
2001. Les exportations accusent un des biens de consommation et de 9,3 %
recul proche de 20 % par rapport au dans celui des biens intermédiaires.
niveau élevé du printemps 2000. Cette Les importations sont également en
Importations exportations en Bretagne (Base 100 1er trim.1996) évolution traduit le fort repli enregistré baisse ce trimestre mais d’une manière
230 dans le secteur des biens d’équipement moins marquée. Elles se sont repliées de
en lien avec la chute des ventes210 8,2 % par rapport au printemps 2000.
d’équipements électriques et électroni- Ce recul traduit la chute des achats de
190
ques. Celles-ci ont chuté de plus de biens intermédiaires (-27,6 % par
40 % par rapport à celles, particulière-170 rapport au printemps 2000) et la baisse
Exportations ment exceptionnelles, du deuxième des achats de produits issus des
150
trimestre 2000. Les ventes de produits industries agricoles et alimentaires. En
130 issus des industries agricoles et alimen- revanche, les achats de biens
Importations taires restent perturbées par les crises de d’équipement moins élevés que les deux110
la vache folle et de la fièvre aphteuse ; trimestres passés conservent un niveau
90 elles reculent de plus de 10 % par correct et progressent de 11,5 % par
rapport au printemps 2000. Les rapport au deuxième trimestre 2000.70
20011996 1997 1998 1999 2000 exportations de produits de l’industrie Dans l’industrie automobile et les biens
Source : DOUANES automobile sont également en baisse de de consommation les achats sont
23 % sur un an. Au contraire, les également supérieurs à ceux de l’année
exportations de biens de consommation passée à la même période.
et de biens intermédiaires, font preuve
Consommation-commerce :
niveau des ventes satisfaisant dans le commerce de détail
France entière, la consommation des commandes pour les mois de juillet-aôut
ménages a progressé de 0,3 % au sont légèrement orientées à la baisse
deuxième trimestre après +1,2 % au pour tous les secteurs.
premier trimestre. En Bretagne, les enquêtes de conjonc-
(1)L’enquête de conjoncture nationale ture réalisées par la Banque de France
réalisée en juillet auprès des négociants indiquent :
révèle que l’activité du l’ensemble du « Globalement, l’activité du commerceImmatriculations de voitures neuves en Bretagne
(particulières et commerciales) commerce de gros s’est légèrement de détail breton s’est maintenue à un
11 000 améliorée en mai-juin 2001 après la niveau satisfaisant en mai-juin 2001 et
dégradation observée les deux mois les perspectives restent favorables pour
Série brute précédents liée à une reprise des ventes le prochain bimestre.
9 000 dans les biens de consommation Favorisés par la période des cérémonies
alimentaire et les biens intermédiaires. religieuses et des fêtes familiales, les
Selon les négociants, les intentions de commerces de l’habillement et de la
7 000
commandes sont globalement stables chaussure affichent d’excellents
pour les deux prochains mois. résultats en mai. Grâce aux bonnes
Dans le commerce de détail, les conditions météorologiques, la5 000
détaillants interrogés lors de l’enquête demande est restée globalement
Série CVS de juillet jugent que leurs ventes sont soutenue en juin.
restées stables en mai-juin tant dans le A l’exception de quelques opérations de3 000
1996 1997 1998 1999 2000 2001 commerce non spécialisé que dans le liquidation avant travaux, les ventes
Source : OST - CVS : INSEEce spécialisé. Les intentions de dans le secteur de l’ameublement
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 65 - Septembre 20014enregistrent une nouvelle baisse. Les niveau d’activité demeure également scolaire. »
professionnels espèrent toutefois un retour satisfaisant dans le domaine de Le marché des véhicules neufs s’est montré
de la clientèle durant les soldes et suite au l’électronique grand public malgré le fort particulièrement dynamique dans la région
renouvellement de leurs stocks, mais restent au printemps 2001. Ainsi, 23 198 nouvellesralentissement observé dans les comparti-
prudents dans leurs prévisions. ments de la téléphonie et du multimédia. voitures particulières ou commerciales ont
Des évolutions divergentes caractérisent les Dans l’horlogerie-bijouterie, les cadeaux été immatriculées au cours du deuxième
entreprises de bricolage, les plus importantes achetés à l’occasion des fêtes traditionnelles trimestre, soit 4 % de plus qu’au deuxième
enregistrant de meilleures performances et trimestre 2000. Sur cette période, le marchéconcourent à un accroissement du volume
une augmentation du panier moyen. national s’est avéré encore plus vigoureux,des transactions. Les prix sont globalement
Même s’il apparaît moins marqué au fil des stables hormis ceux des perles et du diamant. enregistrant une progression de 10,6 %.
années, l’effet « fêtes des mères » participe La librairie-papeterie connaît elle aussi une
cependant à un bon courant d’affaires dans progression de son activité. Elle devrait
l’électroménager, plus particulièrement bénéficier de l’impact touristique et du début (1) Source : Banque de France, service
pour les produits liés au lavage et au froid. Le des ventes de livres pour la prochaine rentrée des Affaires régionales de Bretagne.
La situation du marché du travail s’améliore à un rythme plus modéré
Emploi : tassement de la croissance
au cours du 1er trimestre
Sur la période allant d’avril 2000 à mars des composants électriques et électroni- Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
2001, l’emploi salarié privé non agricole ques n’ont pas encore eu de répercus- Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)
1,4breton (intérim compris) a continué de sions négatives sur l’emploi. Les
progresser mais on note un tassement de industries de biens de consommation et
1,2
la croissance au cours du premier celles des biens d’équipement connais-
trimestre. En données corrigées des sent une croissance plus modérée. 1,0
variations saisonnières, la hausse sur Dans le tertiaire, l’emploi s’est accru de
0,8
douze mois s’élève à 3,9 %. Au cours du 3,6 % sur les douze derniers mois. Les
premier trimestre 2001, elle est proche principales hausses sont une nouvelle 0,6
de 0,6 % (contre 1,2 % au premier fois à mettre à l’actif des services aux
0,4trimestre 2000). Les dispositifs d’aide à entreprises (+ 7,2 %) et du commerce
l’emploi marchand ont eu une moindre (+3,6 %). A noter, une moindre
0,2
contribution à la croissance. Au total le progression de l’emploi intérimaire.
( 2)nombre d’emplois créés sur douze Dans leur ensemble, tous les secteurs du 0
e è è è e è è è
2 t.99 3 t.99 4 t.99 1 t.00 2 t.00 3 t.00 4 t.00 1 t.01
mois avoisine 25 000. tertiaire dégagent un solde d’emplois
Source : INSEE - URSSAF
Dans l’industrie, la progression sur 12 positif, excepté les activités immobiliè- Lecture : l’emploi salarié non agricole, y compris l’intérim, a
progressé de 1,1 % au quatrième trimestre 2000 et de près de 0,6 %mois reste très élevée (+4,2 %). Les trois res pour lesquelles la baisse est de 4 %.
au premier trimestre 2001.
secteurs en pointe demeurent l’industrie Dans la construction, l’emploi a
automobile, les industries agroalimen- progressé de 4,1 % entre avril 2000 et
taires, et surtout les des biens mars 2001, mais le rythme de croissance
intermédiaires qui ont connu un a fléchi au premier trimestre 2001. Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
développement spectaculaire. Les de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1996)
difficultés annoncées dans les industries (2)Il s’agit du solde : créations-disparitions. 110
Bretagne
100
Chômage : ralentissement de la baisse
France
surtout chez les jeunes 90
A la fin du mois de juin 2001, 77 316 emploi, soit 14,4 % de moins qu’un an
demandeurs d’emploi de catégorie 1 (en plus tôt. France entière, la baisse du 80
données brutes) étaient inscrits à l’ANPE chômage des femmes est de 12,4 % en
en Bretagne. Par rapport à la même un an. La part des femmes à la recherche
70
période de l’année 2000, le nombre de d’un emploi reste plus élevée dans la
demandeurs d’emploi est en baisse de région que France entière (respective-
60
12,4 % dans la région et de 11,2 % 1996 1997 1998 1999 2000 2001ment 53,6 % et 51,6 %).
Source : DRTEFPFrance entière. Le nombre de demandeurs d’emploi de
Dans la région comme France entière, la longue durée a diminué de 25,1 % entre Taux de chômage au sens du BIT (en %)
réduction du chômage des jeunes de juillet 2000 et juin 2001. Ce recul 13
moins de 25 ans a été moins forte que dépasse de 4 points le recul observé au
celle de l’ensemble des chômeurs. De niveau national. La proportion des 12
Francejuillet 2000 à la fin juin 2001, le nombre chômeurs de longue durée dans
11de jeunes à la recherche d’un emploi a l’ensemble des chômeurs est passée de
diminué de 8,5 % en Bretagne et de 36,4 % en juin 2000 à 31,2 % en juin
109,9 % France entière. Fin juin 2001, ils 2001.
représentent 15,7 % de l’ensemble des Le taux de chômage (CVS) au sens du
9chômeurs contre 14,8 % au niveau Bureau international du travail s’établit à
Bretagnenational. 8,2 % à la fin du deuxième trimestre
8Le recul du chômage des femmes est 2001. Au total, malgré la hausse récente,
plus accentué que France entière. A la le taux de chômage a baissé de 0,8 point
7fin du deuxième trimestre 2001, 41 403 entre la fin du deuxième trimestre 2000 1996 1997 1998 1999 2000 2001
femmes étaient à la recherche d’un et la fin du deuxième trimestre 2001. Source : INSEE
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 65 - Septembre 2001 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
ème RégionIndicateurs trimestriels 2 trimestre France
2001 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
+1,2 +7,1Chiffre d’affaires total déclaré (en millions de francs) 152 567 …
Chiffre d’affaires à l’export déclaré -8,8 -3,011 233 …
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) 12 840 +10,0 +0,4 -1,1
Prix moyen du litre de lait (en francs) 1,95 -8,9 +4,8 +6,6
Abattages de porcs (en tonnes) +5,0 +2,4259 826 +1,3
Cours moyen du kg de porc charcutier (en francs) 11,97 +4,1 +29,5 +29,5
Construction Source : DRE
Logements autorisés +1,0 -9,0 -4,95 374
Logements commencés -18,7 -11,2 +0,74 226
1 146 936 +17,3 -8,2 +3,3Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés)
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) /// -1,5 +4,71 767
52,8 +27,5 +0,2 +1,6Taux d’occupation moyen (en %)
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions de francs) -11,0 -8,2 +0,411 779
Exportations (en millions de francs) -3,1 -20,1 -0,614 168
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
Voitures particulières et commerciales +1,9 +4,0 +10,623 198
Indicateur d’investissements Source : Impôts
…+2,5 +10,8TVA déductible sur immobilisations (en millions de francs) 1 317
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble +3,4 -2,7 -1,81 522
Industrie 138 +27,8 -4,8 -6,0
Construction -10,2 +1,3255 -
Commerce 390 +19,3 -1,8 -3,0
Services 739 -1,9 -3,7 -1,5
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
Ensemble +4,8 -4,9370* +18,2
EMPLOI
Emploi salarié privé Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole (données corrigées des variations saisonnières)
+0,6*** +3,9*** +3,4***Ensemble 576 600**
180 900** +0,5*** +4,2*** +1,8***Industrie +4,1*** +5,6***Construction 59 600**
Commerce 124 400** +0,6*** +3,6*** +3,4*** +4,1***Services 211 700**
MARCHÉ DU TRAVAIL
Source : INSEE 8,2 +1,2 -8,9 -7,4Taux de chômage au sens du BIT (CVS)
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
/// -12,4 -11,2de catégorie 1 77 316
de moins de 25 ans /// -8,5 -9,912 142
de longue durée 24 086 /// -25,1 -21,1
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 30 juin 2001
Variation d’avril 2000 à mars 2001 (en %) DEFM Taux deVariation
catégorie 1 chômage BITsur un an
Ensemble Industrie Construction Commerce Services (série brute) (CVS )(en %)
Côtes-d’Armor +3,2 +5,4 +4,0 +2,8 +1,2 -12,4 8,013 607
Finistère +2,7 +1,3 +4,7 +2,4 +3,2 -12,5 8,924 059
Ille-et-Vilaine +5,4 +6,4 +3,4 +4,2 +5,7 21 333 -12,3 7,1
+4,2 +3,5 +4,8 +4,3 +4,0 -12,3 9,1Morbihan 18 317
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEEème
* au 4 trimestre 2000
** effectifs au 31 décembre 2000 en données brutes
*** variation au 31 mars 2001 en données CVS
INSEE Bretagne
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© INSEE 2000 Dépôt légal : 3 trimestre 2001
Marie-Paule LE BRIS, Monique LE CAM, Denise OLLIVIER
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6 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 65 - Septembre 2001