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Compare and Contrast : Monstre à deux têtes - article ; n°1 ; vol.54, pg 85-95

De
13 pages
Revue internationale de droit comparé - Année 2002 - Volume 54 - Numéro 1 - Pages 85-95
Cet article critique l'affirmation selon laquelle les juristes venant d'un pays de tradition de common law et les juristes de tradition civiliste ne pourraient pas vraiment se comprendre. Cette dernière idée vient d'une réflexion plus générale sur le droit comparé, identifiant le droit comme une culture. L'investigation sur l'utilisation du droit comparé comme un outil pour rechercher le rapport entre droit et culture s'organise selon trois lignes directrices : premièrement, il s'agira de tenter de définir le sens du mot « culture ». On proposera comme point de départ l'idée que chaque pays a une culture multi-facettes et que droit et culture ne se reflètent pas forcément. Deuxièmement, on examinera les différences de mentalité, alléguées, entre juristes et cultures juridiques des deux systèmes. On suggérera qu'une approche « contextualiste » et culturelle, destinée à faire ressortir les différences, est peut-être nécessaire mais qu'elle est réductrice. Troisièmement, en réponse aux éventuelles allégations selon lesquelles les compara-tistes ne passent pas suffisamment de temps à théoriser sur le droit, on suggérera que le droit comparé comporte inévitablement des objectifs méthodologiques et théoriques. En conséquence, plutôt que de se concentrer sur une recherche exclusive, dans une perspective biaisée consistant à décrire des similitudes ou des différences, on proposera que l'art de la comparaison est (selon la phrase anglaise) de compare and contrast : voilà notre monstre à deux têtes !
idea belongs to a more general reflection about comparative law, identifying law as culture. The present enquiry into the use of comparative law as a tool for investigating the relationship between law and culture addresses three main issues. First, what does « culture » mean and how should it be defined ? It is suggested that each country has a multifaceted culture and that law and culture do not necessarily mirror one another. Secondly, the alleged markedly different mentalities of lawyers and their legal cultures are examined. It is suggested that a contextualist and cultural approach to comparative law, aimed at finding differences, is perhaps necessary but also reductive. Thirdly, in reply to the allegation that comparative lawyers do not spend sufftcient time theorising about law, it is submitted that comparative law inevitably has methodological and theoretical aims. As a resuit, rather than concentrating on an exclusive bias towards the search for commonalities or differences, it is proposed that the art of comparative law is to compare and contrast : a two-headed monster indeed.

11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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