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Notices bibliographiques - note biblio ; n°1 ; vol.49, pg 285-295

De
12 pages
Revue internationale de droit comparé - Année 1997 - Volume 49 - Numéro 1 - Pages 285-295
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Notices bibliographiques
In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 49 N°1, Janvier-mars 1997. pp. 285-295.
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Notices bibliographiques. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 49 N°1, Janvier-mars 1997. pp. 285-295.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ridc_0035-3337_1997_num_49_1_5429R.I.D.C. 1-1997
NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES *
C. F. AMERASINGHE, Principles of the Institutional Law of International
Organizations 287
M. BORGETTO et R. LAFORE, Droit de l'aide et de l'action sociales... 287
C. D. CLASSEN, Die Europäisierung der Verwaltungsgerichtsbarkeit 287
COMITÉ FRANÇAIS DE DROIT INTERNATIONAL PRIVÉ, Travaux.
Années 1993-1994, 1994-1995 288
Y. DONZALLAZ, La Convention de Lugano du 16 septembre 1988 concer
nant la compétence judiciaire et l'exécution en matières civile et com
merciale 288
3e éd 289 L. FAVOREU, Les cours constitutionnelles,
THE INTERNATIONAL INSTITUTE FOR DEMOCRACY, The Rebirth
of Democracy, 12 Constitutions of Central and Eastern Europe, 2e éd. 289
C. JEANPRÊTRE, La responsabilité contractuelle du directeur des travaux
de construction 290
Y. LAMBERT-FAIVRE, Droit du dommage corporel. Systèmes d'indemnis
ation, 3e éd 290
M. LONG, P. WEIL, G. BRAIBANT, P. DELVOVÉ, B. GENEVOIS, Les
grands arrêts de la jurisprudence administrative, lleéd 291
M. E. QUADRATO, // minore tra interessi e diritti. Una lectura comparata 291
A. SCHNYDER, H.HESS et B. RUDIS CH (sous dir.), Internationales
Verbraucher schutzrecht 292
G. STEFANI, G. LEVASSEUR, B. BOULOC, Droit pénal général, 16e éd. 292
P. TERCIER, Le droit des obligations 293
F. TERRÉ, Introduction générale au droit, 3e éd 293
F.P. SIMLER et Y. LEQUETTE, Droit civil. Les obligations, 6e éd. 294
G. VANDERSANDEN, L. DUBOUIS, P. LATHAM, M. V ANDEN
ABEELE, Y. CAPOUET, M. VAN ACKERE-PIETRI, A. GÉRARD,
M. AYRAL, Commentaire Mégret. Le droit de la CEE, vol. 8, 2e éd. 294
* Ces notices ont été rédigées par Cécile BEYOU, Alena MARIK, Fabrizio MAR-
RELLA, André TUNC, Aliette VOINNESSON. BIBLIOGRAPHIE 287
C. F. AMERASINGHE. — Principles of the Institutional Law of International
Organizations, coll. « Cambridge Studies on International and Comparative
Law», Cambridge, University Press, 1996, 519 pages.
Cet ouvrage est un des premiers à voir le jour dans la nouvelle parution de
la collection des « Cambridge Studies in International and Comparative Law »,
qui avait commencé en 1946. La nécessité de relancer cette série s'est fait sentir
du fait du développement important pris par le droit international et le droit
comparé dans les années récentes.
Et c'est très justement que l'ouvrage du Dr C. F. Amerasinghe, actuel directeur
du secrétariat du Tribunal administratif de la Banque mondiale, après avoir occupé
des fonctions universitaires et publié de nombreux ouvrages sur le droit internation
al, paraît dans cette collection.
L'auteur présente les aspects institutionnels du droit des organisations interna
tionales, après avoir décrit rapidement l'histoire des organisations internationales,
il en étudie différentes particularités : comme l'adhésion et la représentation, la
doctrine d'ultra vires, la personnalité de ces organisations, les responsabilités de
leurs membres envers les tiers, les règlements intérieurs et les relations de travail,
les privilèges et les immunités, les finances, la résolution des conflits et finalement
la dissolution et la succession.
Non seulement M. Amerasinghe étaye sa démonstration en présentant le droit
mais il expose également la pratique des différentes organisations à l'aide d'une
importante documentation ainsi que de la jurisprudence.
Cet ouvrage rendra les plus grands services à tous ceux qui sont intéressés
par la vie des organisations internationales.
A. V.
Michel BORGETTO et Robert LAFORE. — Droit de l'aide et de l'action sociales,
coll. « Domat Droit public », Paris, LGDJ, 1996, 394 pages.
Devant les difficultés rencontrées par la Sécurité sociale a remplir l'objectif
de couverture sociale universelle prévue lors de sa mise en place en 1945, la
politique traditionnelle d'aide et d'action sociales a repris de sa légitimité et
retrouvé de son utilité.
MM. M. Borgetto, professeur à l'Université de Poitiers, et R. Lafore, profes
seur à l'Université de Tours, se proposent, dans cet ouvrage, de présenter un
exposé détaillé du droit positif. Partant des cadres généraux du droit de l'aide et
de l'action sociales : fondements, analyse du mode d'organisation et de fonctionne
ment, les auteurs décrivent ensuite les grandes politiques que ce droit met en
œuvre (famille-enfance, personnes âgées-handicapées, chômeurs), ainsi que les
principales interventions globales (revenu minimum, soins, logement, justice).
Sous la forme de la collection « Domat », ce volume offre une étude complète
et précise des problèmes abordés accompagné d'un outil bibliographique important.
Il sera très utile aux étudiants, chercheurs et professionnels dans la mesure où il
aborde de nombreux aspects du droit de l'aide et de l'action sociales.
A. V.
Claus Dieter CLASSEN. — Die Europäisierung der Verwaltungsgerichtsbarkeit
(L'européanisation de la juridiction administrative), Tübingen, J.C.B. Mohr,
1996, 211 pages.
Le Pr Claus Dieter Classen, de l'Université de Trêves, nous présente une
étude sur l'européanisation de la juridiction administrative sous la forme d'une 288 REVUE INTERNATIONALE DE DROIT COMPARÉ 1-1997
« étude comparative du droit de la procédure administrative allemande, française
et européenne », ainsi que l'indique le sous-titre de l'ouvrage.
L'influence du droit communautaire sur les structures fondamentales du droit
interne s'accroît rapidement, et plus particulièrement dans le domaine de la procé
dure administrative. Partant de cette constatation l'auteur étudie plus particulièr
ement trois domaines dans lesquels se sont posés des problèmes : la protection
des droits individuels comme base ou limite à la protection juridique, les conditions
et les règles d'une protection légale temporaire et le contrôle judiciaire strict.
M. Classen parvient à la conclusion que, contrairement à l'avis de certains
de ses détracteurs, la Cour de justice européenne a développé une conception
propre de la notion de protection juridique. La procédure administrative est à la
fois un enrichissement mutuel important en Allemagne et en France malgré les
conflits individuels qui surgissent dans certains domaines.
A. V.
COMITÉ FRANÇAIS DE DROIT INTERNATIONAL PRIVÉ. — Travaux du
Comité français de droit international privé. Années 1993-1994, 1994-1995,
Paris, Pédone, 1996, 240 pages.
Publiés périodiquement dans un volume qui regroupe les communications et
débats des deux années écoulées (v. cette Revue 1995, p. 295, pour les années
1991-1992 et 1992-1993), les Travaux du Comité français de droit international
privé portent, pour les années 1993-1994 et 1994-1995 sur des sujets aussi variés
que d'actualité. Il s'agit, pour les années 1993-1994, de « L'incorporation de la
loi dans le contrat » par J.-M. Jacquet, « la Convention de La Haye du 29 mai
1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internatio
nale » par H. Muir-Watt, « La Cour de justice des communautés européennes et
le droit international privé » par C. Köhler, « Les droits de la demande dans les
relations privées internationales» par G. A. L. Droz. En 1994-1995, les travaux
portaient sur « Les lettres d'intention en droit international privé » par M.-
N. Jobard-Bachellier, « Les faillites concurrentes », par G. Khairallah, « Réflexions
sur l'efficacité internationale des sentences arbitrales » par B. Leurent et enfin
« Vers l'adoption de la méthode des intérêts ? Réflexions à la lumière des codifica
tions récentes » par A. Bûcher.
La qualité de ces travaux, sur des thèmes aussi précis que variés, en font
encore une fois un outil précieux de réflexion.
C.B.
Yves DONZALLAZ. — La Convention de Lugano du 16 septembre 1988 concer
nant la compétence judiciaire et l'exécution des décisions en matières civile
et commerciale, vol. I, §§ 1-1736, Berne, Staempfli et Cie, 1996, 688 pages.
Cet ouvrage constitue la première partie d'un ensemble de trois volumes,
dont les deux suivants ne sont pas encore publiés, consacrés à la Convention de
Lugano du 16 septembre 1988 relative à la compétence judiciaire et à l'exécution
en matière civile et commerciale.
Il aborde, en cinq parties, la genèse et l'extension future de la Convention,
son interprétation, son champ d'application, la question particulière de son respect
par les autorités suisses ainsi que les mesures de coordination entre les tribunaux
des différents États. BIBLIOGRAPHIE 289
La Convention a été adoptée lors de la « Conférence de Lugano sur la
compétence en matière civile » et s'inscrit dans le cadre du développement et de
l'harmonisation des règles de procédure internationales. Elle réunissait les douze
États membres de la CEE et les six de l'AELE. La Convention est le premier
instrument multilatéral important qui remplace partiellement différents traités bila
téraux. Elle met en place un système de reconnaissance et d'exequatur en principe
performant et autonome et est devenue la plus importante dans le domaine de la
procédure internationale.
Quant à la situation qu'elle créé en droit suisse, l'auteur envisage la question
de l'obligation du respect de la Convention par les autorités suisses ainsi que les
conséquences de sa violation.
Cet ouvrage pour le moins complet, constitue un instrument de recherche
efficace et précis.
C.B.
Louis FAVOREU. — Les cours constitutionnelles, 3e éd., coll. « Que sais-je »,
Paris, P.U.F., 1996, 114 pages.
Pour son dixième anniversaire (v. cette Revue, 1986, p. 1233), cet ouvrage
connaît une troisième édition. Malgré la multiplication des cours constitutionnelles
dans ces dernières années, la conception de l'ouvrage reste inchangée — et
l'on s'en félicite. L'auteur souligne d'entrée qu'il n'étudie pas le contrôle de la
constitutionnalité des lois en général, mais seulement « le modèle européen »
(d'ailleurs exporté dans d'autres continents), fondé sur l'existence d'une cour
constitutionnelle. Il définit celle-ci comme « une juridiction créée pour connaître
spécialement et exclusivement du contentieux constitutionnel, située hors de l'appar
eil juridictionnel ordinaire et indépendante de celui-ci comme des pouvoirs
publics ». Après un premier chapitre destiné à expliquer le rejet en Europe du
« modèle américain » et les caractéristiques du « modèle européen », l'auteur
présente les unes après les autres les institutions établies en Autriche, en Allemagne,
en Italie, en France, en Espagne, au Portugal, en Belgique, puis, plus sommaire
ment, les autres cours constitutionnelles fonctionnant en Europe ou hors-Europe.
On sait que l'auteur est un des meilleurs experts de la matière. L'ouvrage
comporte une riche bibliographie.
A. T.
THE INTERNATIONAL INSTITUTE FOR DEMOCRACY. — The Rebirth of
Democracy, 12 Constitutions of Central and Eastern Europe, 2e éd., Stras
bourg, Conseil de l'Europe, 1996, 445 pages.
La deuxième édition de ce recueil nous montre l'intérêt constant des lecteurs
initiés sur l'évolution du droit constitutionnel et de la législation récente des pays
de l'Europe centrale et orientale. Les textes de ces lois étant différents, les principes
démocratiques y sont ancrés. Le recueil contient 12 Constitutions : celles de Bulgar
ie, Croatie, République Tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lithuanie, Pologne,
Roumanie, Slovaque, Slovénie et l'actuelle République Yougoslave
de Macédoine. En plus des textes, nous y trouvons pour chaque pays concerné
un commentaire chronologique. Cette deuxième édition nous présente tous les
amendements récents pour pouvoir les comparer avec les textes originaux. 290 REVUE INTERNATIONALE DE DROIT COMPARE 1-1997
Une introduction faite par F. Benoît-Rôhmer, nous décrit l'élaboration de ces
lois fondamentales, le pluralisme démocratique et le système parlementaire de
l'ensemble de ces pays.
Une bibliographie vient compléter ce recueil en fournissant au lecteur une
base nécessaire pour les recherches complémentaires.
A.M.
Corinne JEANPRÊTRE. — La responsabilité contractuelle du directeur des tr
avaux de construction, coll. « Abhandlungen zum schweizerischen Recht »,
vol. 579, Berne, Staempfli et Cie, 1996, 276 pages.
Les questions relatives à la responsabilité des différents intervenants dans
les opérations de construction font l'objet de nombreux colloques, travaux et
ouvrages. Dans cette thèse de doctorat de l'Université de Neuchâtel sont effectiv
ement abordées des questions auxquelles sont quotidiennement confrontés architect
es, ingénieurs, entrepreneurs, avocats, juges et maîtres d'ouvrage.
Ces questions sont classées en différents thèmes concernant le directeur des
travaux de construction : obligations et responsabilité, conditions et modalités de
cette responsabilité, responsabilité solidaire avec l'entrepreneur à l'égard du maître
d'ouvrage et assurance de responsabilité civile professionnelle.
Si les professions d'architecte ou de directeur de travaux exigent, en Suisse,
une formation et une expérience irréprochables, l'auteur remarque qu'il n'existe
pratiquement pas de réglementation de la profession, quelques cantons seulement
ayant légiféré dans ce domaine.
C.B.
Yvonne LAMBERT-FAIVRE. — Droit du dommage corporel. Systèmes d'indemn
isation, 3e éd., coll. «Précis Dalloz », Paris, Dalloz, 1996, xi +917 pages.
Rien ne peut mieux marquer le caractère de « classique » acquis par cet
ouvrage que son entrée dans le prestigieuse collection des précis Dalloz (cpr.,
pour la seconde édition, cette Revue 1994, p. 329).
L'ouvrage était pourtant novateur, et il le reste. Ne partant pas d'un système,
comme la responsabilité civile, la sécurité sociale ou la médecine, mais se plaçant,
selon le vœu du regretté Boris Starck, du côté de la victime d'un dommage corporel,
il examine d'abord le problème général de la détermination et de l'évaluation des
préjudices nés d'un dommages corporel avant de présenter les divers systèmes
d'indemnisation qui peuvent être ouverts à cette victime : responsabilité civile de
droit commun, accidents de la circulation, accidents médicaux, risques technologi
ques, violences.
L'ouvrage était aussi ambitieux. Ce caractère également, il le conserve et le
développe. Comment ne pas saluer sa nouvelle introduction générale, « ancrée,
dit la préface, sur les lois biologiques de 1994 qui imposent de confronter le
droit positif aux exigences de ses finalités, sans éluder la dimension ontologique
des problèmes posés par l'atteinte à l'intégrité physique de la personne humaine,
de son commencement à sa fin » ? Mais, s'il constitue ainsi, plus que jamais,
une étude doctrinale du dommage corporel, il reste aussi avant tout un exposé
théorique et pratique du droit positif et, dans la mesure utile, de la réalité sociale,
par les tableaux et statistiques qu'il contient. Pourtant, étude doctrinale, l'ouvrage
constitue, tout naturellement, une étude critique et, tout aussi naturellement, une BIBLIOGRAPHIE 291
étude de critique positive : il contient de nombreuses propositions d'amélioration
du droit.
C'est tout ce que l'on peut dire ici. L'utilisateur de cet ouvrage y trouvera
à la fois l'information et la réflexion qui peuvent lui être utiles. On souhaiterait
très vivement que l'ouvrage soit attentivement lu, pour les suggestions de réforme
qu'il contient, par «le législateur». Mais n'incombe-t-il pas à chacun d'entre
nous de contribuer à l'avance du droit ?
A. T.
Marceau LONG, Prosper WEIL, Guy BRAIBANT, Pierre DELVOLVÉ, Bruno
GENEVOIS. — Les grands arrêts de la jurisprudence administrative, 1 Ie éd.,
Paris, Dalloz, 1996, xii + 847 pages.
Les juristes et les éditeurs juridiques français ont depuis longtemps reconnu
l'importance et la valeur des recueils d'arrêts, ces ouvrages qui aux États-Unis
forment depuis plus d'un siècle le fond de l'enseignement juridique. Mais, s'il
est un domaine où ce type d'ouvrage s'impose, c'est bien celui du droit administrati
f. Ce dernier s'est construit, un peu comme la common law, à partir de décisions
judiciaires, émanant en l'espèce du Conseil d'État et du Tribunal des conflits.
S'y sont ajoutées des décisions de la Cour de cassation et du Conseil constitutionnel
et, bien entendu, toute la réglementation (si l'on ose dire...) d'origine législative.
Il faut donc être gré aux auteurs de ce recueil de présenter en un volume
les grands arrêts de la jurisprudence administrative (119 sont retenus) avec de
substantielles annotations qui retracent leur carrière et les mettent à jour du droit
contemporain. A l'intention du lecteur étranger qui serait vraiment ignorant des
réalités françaises, on signalera que les auteurs de ce recueil (trois membres du
Conseil d'État et deux universitaires) sont tous des auteurs de premier plan, des
personnalités qui, non seulement par leurs fonctions, mais par leurs qualités propres,
inspirent respect et admiration. On ne saurait rêver de guides plus sûrs pour
découvrir un droit parfois subtil, mais toujours attachant.
A. T.
Maria Elena QUADRATO. — // minore tra inter essi e diritti. Una lettura compa-
rata (L'enfant entre intérêts et droits. Une lecture comparative), Bari, Cacucci,
1995, 151 pages.
L'ouvrage de Mme Maria Elena Quadrate est consacré à l'analyse d'un des
sujets les plus controversés du droit civil, celui de la protection des enfants.
La perspective du droit comparé suggère qu'il s'agit d'une matière qui subit
encore l'influence des différentes traditions juridiques nationales. Par contre aujour
d'hui, le terme d'enfant peut être beaucoup plus largement entendu, puisqu'il est
défini par la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant comme « tout être
humain âgé de moins de dix-huit ans sauf si la majorité est atteinte plut tôt »
(art. 1er). Dans la Convention de l'ONU, on ne parle pas de situation juridique
de l'enfant, mais de droits de l'enfant puisqu'il ne s'agit plus de décrire quelles
règles juridiques sont applicables aux enfants, «embryons de personnes juridi
ques », mais quels droits doivent leur être reconnus par la société. Un autre
élément de réflexion concerne le lien qui peut être établi entre la Convention de
l'ONU et les droits de l'homme. 292 REVUE INTERNATIONALE DE DROIT COMPARE 1-1997
Dans l'ouvrage de Mme Quadrato, une première étude traite du délicat pro
blème des relations entre la protection et la prévention analysées dans une perspect
ive comparatiste.
Dans une seconde partie, l'auteur dévoile la portée théorique du sujet traité
en l'inscrivant dans le débat portant sur la définition des notions d'intérêt juridique
ment protégé et de droit.
Enfin, la troisième partie est consacrée à l'analyse de l'expérience italienne
et notamment des projets de loi en cours de discussion et l'auteur souhaite une
sensibilisation plus profonde sur ce thème jusqu'à la formation d'une véritable
cultura minorile.
La seule remarque qui peut être avancée concernant ce discours bien médité
est l'absence d'une bibliographie analytique et d'une table des matières détaillée,
ce qui laisse cependant à son auteur d'autres mérites concernant la validité théorique
et l'intérêt des réflexions proposées dans ce travail.
F. M.
Anton K. SCHNYDER, Helmut HEISS et Bernhard RUDISCH (sous dir.). —
Internationales Verbraucherschutzrecht (Le droit international de la protection
du consommateur), Tübingen, J.C.B. Mohr, 1995, 259 pages.
A
Pr Anton K. Schnyder, de Cet ouvrage collectif, publié sous la direction du
l'Université de Bâle, avec l'aide de Helmut Heiss et Bernhard Rudisch, de l'Univers
ité d'Innsbruck, présente une série de contributions à un colloque organisé en
octobre 1994 en l'honneur des 65 ans du Pr Fritz Reichet-Facilides, de l'Université
d'Innsbruck. Cette réunion portait sur la protection du consommateur dans un
contexte international et plus particulièrement en Allemagne, en Autriche, au
Liechtenstein et en Suisse.
Les études rédigées par des auteurs allemands (Jürgen Basedow, Wulf-Henn
ing Roth, Christian von Bar, Gottfried Schiemann), autrichiens (Fritz Reichert-
Facilides, Joseph Legerer, Helmut Heiss, Karl Kohlegger, Bernhard Rudisch,
Bernhard Lorenz), suisses (Anton K. Schnyder, Kurt Siehr) et du Liechtenstein
(Franz Redere) recouvrent divers aspects de droit international privé aux niveaux
européen et national et présentent les tendances actuelles de la coordination du droit
de la protection du consommateur dans le cadre de la Communauté européenne. Du
fait des diversités nationales des rapporteurs cet ouvrage aborde également de
nombreux développements sur les droits nationaux concernés.
A. V.
Gaston STEFANI, Georges LEVASSEUR, Bernard BOULOC. — Droit pénal
général, 16e éd., coll. « Précis Dalloz. Droit privé », Paris, Dalloz, 1997,
638 pages.
Il serait ridicule de présenter comme un inconnu ce livre qui a contribué à
la formation de générations d'étudiants. Rappelons seulement, à l'usage des lecteurs
étrangers, qu'il couvre l'ensemble du droit pénal général, rénové depuis l'entrée
en vigueur, le 1er mars 1994, du nouveau Code pénal. La première partie de
l'ouvrage présente donc les grands principes du droit pénal, les éléments constitutifs
de l'infraction, les personnes responsables et les causes d'irresponsabilité ou
d'atténuation de la responsabilité. La seconde partie traite de la sanction : peines
et mesures de sûreté. BIBLIOGRAPHIE 293
Malgré sa taille relativement modeste, cet ouvrage est vraiment une œuvre
savante, comportant toutes les références jurisprudentielles, doctrinales ou biblio
graphiques, que peut souhaiter le lecteur français ou étranger. Il reproduit l'averti
ssement de l'édition précédente, où Georges Levasseur, évoquant la longue carrière
de l'ouvrage, expose la nécessité de le repenser et poursuit : « Quelle meilleure
occasion pouvait-il y avoir de procéder à cette refonte que la mise en vigueur
du nouveau Code pénal ? Bernard Bouloc a bien voulu se charger de ce travail.
Nul n'était plus qualifié que ce collègue aux mérites considérables, aux multiples
travaux et à l'infatigable dévouement... Le présent précis devient donc aujourd'hui
le sien... ».
Les auteurs se succèdent... La qualité de l'œuvre, et sa noble inspiration
humaniste demeurent.
A. T.
Pierre TERCIER. — Le droit des obligations, Zurich, Schulthess Polygraphischer
Verlag AG, 1996, 256 pages.
Cet ouvrage n'est pas le traité que l'on aimerait lire sous la plume du Pr Pierre
Tercier. C'est un simple précis, « avant tout destiné aux étudiants et à ceux qui
souhaitent disposer d'une introduction toute générale au droit suisse des obliga
tions ». Un précis, pourtant, ce n'est non seulement un énoncé de règles, ce qui
n'est pas négligeable, mais un cadre de pensée, ce qui est plus important encore.
Et, en l'espèce, le précis est d'autant plus précieux qu'il présente le droit suisse,
trop négligé en France et à l'étranger.
L'ouvrage est orienté sur la théorie générale des obligations et sur les obliga
tions contractuelles. La responsabilité civile ne fait l'objet que d'un « aperçu ».
En revanche sont traités, avec les précisions nécessaires, les fondements du droit
des obligations, les parties et leurs représentants, la formation du contrat, l'exécu
tion des obligations et leur inexécution, l'extinction des obligations, la pluralité
de parties et le transfert des obligations.
L'ouvrage contient une bibliographie générale de droit suisse. Chaque chapitre
s'encadre entre sa bibliographie particulière et une liste de questions destinée à
développer la sagacité et la réflexion chez les étudiants, sans que l'exercice soit
interdit aux moins jeunes. Il constitue un excellent instrument de travail universit
aire, non dépourvu de valeur pour le juriste confirmé, notamment étranger. Sur
la couverture, on lit avec satisfaction que l'ouvrage inaugure une nouvelle collec
tion de précis en français et en allemand, publiés par le même éditeur, sous la
responsabilité du Pr Tercier pour les précis en français.
A. T.
François TERRE. — Introduction générale au droit, 3e éd., coll. « Précis Dalloz »,
Paris, Dalloz, 1996, 565 pages.
Relisant ce que nous écrivions dans cette Revue (1992, p. 325) pour présenter
la première édition de cet ouvrage, nous constatons que nous exprimions avec
enthousiasme notre admiration. Nous n'avons aujourd'hui rien à retirer à celle-
ci. Pour l'étudiant débutant, on ne peut rêver d'un ouvrage plus complet et plus
riche, qui le renseigne et l'ouvre à une réflexion personnelle à partir de celles
des autres. Mais le juriste chevronné, à moins qu'il ne possède une culture aussi
riche, aussi diversifiée et aussi profonde que celle de l'auteur, trouvera toujours
dans ces pages matière à enrichir sa réflexion. Et le lecteur étranger se réjouira