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De forts contrastes de revenus entre les quartiers de Marseille

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En 2001, la moitié des Marseillais déclarait un revenu inférieur à 12 800 euros par unité de consommation. Marseille est parmi les principales villes françaises, celle où l'éventail des revenus déclarés est le plus large, puisque les "hauts" revenus y sont près de quinze fois plus élevés que les "bas" revenus, particulièrement faibles. Le Vieux-Port et la Canebière constituent globalement une ligne de démarcation entre bas et hauts revenus, même si de nombreux arrondissements comptent à la fois des zones aisées et modestes. La part des retraites et pensions et des bénéfices dans le revenu déclaré est plus élevée que dans les autres grandes villes françaises, et celle des salaires plus faible.
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SUD INSEE N° 76  décembre 2004 l'essentiel De forts contrastes de revenus entre les quartiers de Marseille
En 2001, la moitiédes Marseillais déclarait un revenu inférieurà12 800 euros par unitéde consommation. Marseille est, parmi les principales villes françaises, celle oùl’éventail des revenus déclarés est le plus large, puisque leshautsrevenus y sont près de quinze fois plusélevés que lesbasrevenus, particulièrement faibles. Le VieuxPort et la Canebière constituent globalement une ligne de démarcation entre bas et hauts reve nus, même si de nombreux arron dissements comptentàla fois des zones aisées et modestes. La part des retraites et pensions et des bénéfices dans le revenu déclaréest plusélevée que dans les autres grandes villes françaises, et celle des salaires plus faible.
En 2001, la moitiéde la population mar seillaise vit dans un ménage déclarant un revenu médian par unitéde consom mation (UC) inférieuràeuros.12 837 (1) Le revenu médian sépare la popula tion marseillaise en deux groupes égaux : ceux qui déclarent un revenu su périeuràce revenu médian et ceux qui déclarent un revenu inférieur. Il est inférieur de 1 289 euros au revenu médian régional et de 1 813 euros au revenu na tional. Le revenu médian marseillais est
©INSEE 2004
nettement inférieuràcelui de Lyon (16 953 euros)ou de Nice (14071 eu ros), et légèrement supérieuràcelui de Montpellier (12 584 euros).
Cependant, il convient de prendre garde, dans les comparaisons, aux configura tions urbaines différentes de ces villes. La commune de Marseille, ville la plus vaste de France, inclut des quartiers de banlieue, qui, dans les autres agglomérations françaises, sont situés dans des communes limitrophes. Ceci rend diffi cile la comparaison avec dautres agglo mérations. Marseille offre une gamme très large de types dhabitat, y compris individuel et parfois peu dense ; elle répond ainsiàla grande diversitésociale qui la caractérise, même si les grands groupes dhabitat du parc locatif social se situent principalement dans les arron dissements nord de Marseille (cf. carte). Il nen reste pas moins que la faiblesse du revenu médian est pour une part liée aux difficultéséconomiques dune partie de la population.
La pauvretése situe autant au centre quau nord de la ville
Les arrondissements du centre historique, e e 3 et2 , juste au nord du VieuxPort, sont les plus pauvres. Le revenu médian par UC y est partout inférieuràcelui de la er ville. Il en est de même du 1arrondis
(1) Il sagit dun revenu déclaré, avant abattement et avant redistribution. Il ne peut donc pasêtre assimilé àun re venu disponible qui supposerait que lon ajoute les pres tations et revenus sociaux qui ne font pas lobjet de déclaration, et que lon soustraie les impôts directs. Ce revenu déclarésousestime le niveau de vie des ména ges les moins favorisés et surestime légèrement celui des plus aisés.
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