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Emploi
De nouveaux records
dans l’emploi salarié privé
es hausses d’emploi sont l’entreprise reste important, no-Ltrès proches dans les trois tamment dans les domaines de
grands secteurs d’activité que l’informatique, la comptabilité,
sont le tertiaire, l’industrie et la la sécurité et le nettoyage.
construction : elles se situent
entre 4,5 et 4,8 %. Le secteur des transports enre-
gistre une hausse de ses effectifs
de + 4,3 % (+ 1 400) du fait no-
tamment de l’intensification desAu cours de l’année 2000, 16 000 emplois
échanges liée à la vigueur de
l’emploi salarié privé supplémentaires dans l’activité industrielle.
le tertiairenon agricole - intérim
Dans les services aux particu-compris - a de nouveau
liers, la hausse se poursuit
vivement progressé. (+4,5 % soit +2 000). Les effec-Le secteur tertiaire a bénéficié
Il continue de de la reprise industrielle, de la tifs augmentent de 3,8 %
(+1 100 emplois) dans les hô-consommation des ménagesbénéficier du contexte
encore vigoureuse et de l’inten- tels - restaurants et de +7 %
général de croissance (+ 600 emplois) dans les activi-sification des politiques d’aide à
amorcée depuis ces l’emploi. Au total, le tertiaire tés récréatives culturelles et
sportives.s’est accru de 16 000 emploisdernières années.
en un an (soit une progression
Les politiques d’aide
de 4,8 %).
à l’emploi et L’industrie en forte hausse
Au sein de ce secteur, les effec-particulièrement celles
tifs du commerce augmentent
sur la réduction du
de près de 5 % (+ 5 800). Le Le secteur industriel (hors arse-
temps de travail ont principal bénéficiaire est le naux) comptabilise globale-
commerce de détail qui pro- ment 8 000 emplois supplé-contribué aussi
gresse de 5,8 % (+ 3 800). Le mentaires (soit une progression
à l’amélioration du et la réparation auto- de 4,6 %). Cette hausse résulte
marché du travail. mobile restent plus en retrait du dynamisme de l’activité et
avec une hausse de 3,3 % soit de la montée en charge du dis-Selon des données
600 emplois supplémentaires. positif sur la réduction du temps
encore provisoires,
de travail.
la hausse atteindrait Les services aux entreprises, en
forte expansion, comptabilisent Les industries agro-alimentaires4,6 % en Bretagne
4 500 emplois de plus que ont accru leurs effectifs (+ 4,7 %
contre 3,5 % au niveau
l’année précédente. Le recours soit 2 800 emplois), malgré la
national. à des prestataires extérieurs à crise de la viande bovine et les
24 Octant n° 85 - Avril 2001 Bilan économique 2000Emploi
Emploi intérimaire : un ralentissement de la croissance du nombre de missions
La croissance du recours au travail intérimaire s’est ralentie en
2000 en Bretagne, selon les chiffres publiés par la Direction de
l’Animation de la Recherche et des Statistiques du Ministère de
l’Emploi et de la Solidarité (DARES).
De janvier à novembre 2000, le nombre de missions comptabili-
sées en fin de mois a progressé mais moins fortement qu’en 1999:
9,9 % contre 28,2 % en 1999. Le volume de travail en équivalent
temps plein s’est accru plus fortement ; il s’établit à 29 800 sur les
onze premiers mois de l’année 2000 contre 25 900 sur la même
période de l ’année précédente.
restructurations liées à la faillite du cuir et de la chaussure Variation de l’emploi salarié privé non agricole
du groupe Bourgoin. connaissent des difficultés pour en Bretagne, intérim compris
maintenir leurs effectifs (respec- au cours des deux dernières années
L’industrie automobile a bénéfi- tivement-4%soit-150 em- (1) (2)
1999/1998 2000/1999
cié d’une conjoncture favorable ploiset-3%soit-50emplois).
Industrie +1,5 +4,6et d’une forte demande de la
dont IAA +0,8 +4,7part des ménages notamment
Construction +4,7 +4,5en début d’année. Le lancement La construction
Tertiaire +4,6 +4,8du nouveau modèle « C5 » a reste dynamique dont commerce +3,4 +5,0permis à l’usine CitroëndeRen-
Ensemble +3,6 +4,6
nes de recruter massivement.
Source : INSEE - URSSAF - DARESDepuis un an, l’industrie auto- Dans la construction, la crois- (1) données définitives
mobile comptabilise plus d’un (2) données provisoiressance de l’emploi reste trèssou-
millier d’emplois supplémentai- tenue : les effectifs se sont ac-
res en Bretagne. crus de 4,7 % représentant
2 700 postes supplémentaires. Variation de l’emploi salarié privé non agricole,
Les industries de biens intermé- La baisse du taux de TVA pour intérim compris
diaires présentent également un les travaux d’entretien a conti- par département au cours de l’année 2000
bilan très positif, et le solde des nuéà produire ses effets et
Côtes- Ille-et-créations d’emplois s’élève à Finistère Morbihanl’amélioration du niveau de vie d'Armor Vilaine
environ 3 000 dont un millier des ménages a favorisé l’acces-
dans le secteur “chimie-caout- Industrie +5,3 +2,5 +5,1 +6,0sion directe à la propriété et la
chouc-plastiques” et prèsde dont IAA +4,8 +2,9 +4,4 +6,5construction de logements
1 500 dans les industries des Construction +4,4 +6,0 +2,8 +4,8neufs.
composants électriques et élec- Tertiaire +3,7 +5,1 +5,1 +4,8
troniques. A noter toutefois une dont commerce +4,5 +3,8 +5,8 +5,0
stagnation des effectifs dans Ensemble +4,2 +4,3 +4,9 +5,2Le plus fort taux
l’industrie textile et une diminu-
Source : INSEE - URSSAF - DARES - Données provisoiresde croissance industrielletion dans le bois - papier
dans le Morbihan(- 3,6 % soit - 150 emplois).
Bien qu’également en hausse,
La hausse de l’emploi varieles industries de biens de
consommation enregistrent une entre 4,2 et 5,2 % selon les dé-
Pour comprendre ces résultatspartements : elle est plus forteprogression plus modérée
(+ 2,7 % soit 600 emplois). Le dans le Morbihan et en
Les évolutions présentées sont provisoires pour l’année 2000.
Ille-et-Vilaine que dans le Finis-bilan est largement positif pour Elles ont été obtenues à partir de l’exploitation des bordereaux
l’industrie pharmaceutique, la tère et les Côtes-d’Armor. récapitulatifs de cotisations (BRC) que tous les employeurs rele-
vant du régime général de la sécurité sociale fournissent auxparfumerie et les produits d’en-
URSSAF. Elles seront revues une première fois au cours du moistretien (+ 9,9 % soit 350 em- Dans les Côtes-d’Armor,
de mai, puis à l’automne prochain lors de l’élaboration des esti-l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan,plois) ainsi que l’édition, l’im-
mations d’emploi salarié total qui intègreront les établissements
primerie et la reproduction tous les secteurs industriels pro-
cotisants à la MSA et ceux relevant du secteur public. Les effec-
gressent. Les plus fortes hausses(+ 2,7 % soit + 200). En re- tifs pris en compte pour mesurer les évolutions sont ceux pré-
vanche, l’industrie de l’habille- se situent dans les IAA et les sents à la fin de chaque trimestre, qu’il s‘agisse d’emplois à
temps plein, à temps partiel ou à durée déterminéebiens intermédiaires, et pourment et de la fourrure et celle
Bilan économique 2000 Octant n° 85 - Avril 2001 25Emploi
l’Ille-et-Vilaine dans l’industrie Le secteur tertiaire est en forte Enfin, on notera la forte progres-
automobile. Dans le Finistère, progression dans les quatre dé- sion des effectifs de la construc-
les IAA et les biens intermédiai- partements. Dans les Cô- tion dans le Finistère (6 %),
res progressent également, mais tes-d’Armor, la faible progres- comme en 1999.
le développement de l’emploi sion des services aux
industriel est freiné par les per- particuliers (+ 1 %) réduit la Monique LE CAM
tes qu’enregistrent les biens croissance de l’ensemble du
d’équipement (- 1,1 %) et les tertiaire à 3,7 %.
biens de consommation (- 1 %).
LA RÉDUCTION NÉGOCIÉE DU TEMPS DE TRAVAIL
Bilan au 22 février 2001 (extrait du BRET « SYNTHESES » - Mars 2001)
En Bretagne, au 22 février 2001, 6 378 déclarations d’établissements ont été adressées à l’URSSAF ou à la MSA, dans le cadre de la
réduction négociée du temps de travail. Ces établissements emploient environ 240 000 salariés. Ils dépendent de quelque 3 200 en-
treprises. Pour 3 000 d’entre elles, la totalité de leurs établissements se situe en Bretagne.
Le nombre de créations d’emploi - ou engagements - sur la Bretagne, résultant de négociations offensives, est estiméà prèsde
*11 000 . Les engagements relevés au sein des entreprises situées en totalité sur le territoire breton s’élèvent à 9 700. Les engage-
ments en emplois sont définis au niveau de l’entreprise, l’engagement pris pour l’établissement n’étant que très rarement renseigné
dans les déclarations. La contribution de la région dans le total national - 287 400 prévisions d’embauche - serait proche de 4 %.
Le secteur tertiaire domine avec près de 80 % des établissements, 15 % relèvent de l’industrie et près de 5 % de la construction.
Nombre de déclarations d’établissements par département
Catégorie
er er
Avant le 1 janvier 2000 Au delà du 1 janvier 2000
EnsembleDéclarations Déclaration avec Sans aide
Entreprises créées
résultant Accords aide incitative incitative
après le
des lois Robien non aidés (à partir (à partir
31 janvier 2000
ou Aubry de 2000) de 2000)
Côtes-d’Armor 567 305 4 86 246 1 208
Finistère 670 348 5 51 215 1 289
Ille-et-Vilaine 1 140 465 8 95 649 2 357
Morbihan 715 491 5 62 251 1 524
Bretagne 3 092 1 609 22 294 1 361 6 378
L’exploitation des fiches de déclaration de passage aux 35 heures
Les données présentées ci-dessus sont issues de l’exploitation entreprise créée après le 31 janvier 2000 : avec une durée
par la DARES, de l’ensemble des déclarations URSSAF ou MSA collective de 35 heures hebdomadaires ou moins
pour l’obtention d’allègement de cotisations de charges dans le
cadre de la réduction négociée du temps de travail. avec aide incitative à partir de 2000 : entreprises de 20 sa-
lariés ou moins visant au bénéfice de l’aide incitative de la
Cinq catégories de déclarations sont distinguées première loi Aubry (non comprises les entreprises créés
après le 31 janvier 2000, respectant la garantie mensuelle
Robien ou Aubry : les entreprises ou établissements ayant bé- de rémunération et bénéficiant ainsi de l’aide incitative,
néficié d’une convention dans le cadre de la loi Robien ou de incluses dans la catégorie précédente)
la première loi Aubry (accord signé avant le 01 janvier 2000)
sans aide incitative à partir de 2000 : entreprises créées
er accord non aidé (allègement structurel seul) : les entreprises avant le 1 février 2000 passant aux 35 heures hebdoma-
ayant signé un accord avant le 01 janvier 2000 sans viser au daires ou moins à partir du 1er janvier 2000 sans viser au
bénéfice d’une aide incitative bénéfice de l’aide incitative.
DRTEFP
* Note INSEE : il s’agit des créations d’emploi depuis la mise en place de ces dispositifs. Les engagements à emploi
sont définis au niveau de l’entreprise et peuvent dans certains cas concerner des établissements situés en dehors de la région.
26 Octant n° 85 - Avril 2001 Bilan économique 2000
nn

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