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Patrimoine des ménages en 2000 : une épargne plus risquée

De
4 pages
L'épargne salariale ainsi que la possession de produits d'assurance-vie et d'épargne-retraite se développent. Mais surtout, les ménages les plus aisés incités par les bonnes performances de la Bourse, investissent dans les valeurs mobilières, en particulier les actions En 2000, un ménage sur cinq détient des actions en direct. Les placements traditionnels, livrets d'épargne et épargne-logement, sont stables. C'est également le cas pour la détention de biens immobiliers depuis le début des années quatre-vingt-dix, pourtant favorisée par des mesures gouvernementales. Par ailleurs, la part des crédits de trésorerie et d'équipement augmente dans l'endettement des ménages.
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N°756 - JANVIER 2001
PRIX : 15 F (2,29€)
Patrimoine des ménages en 2000 :
une épargne plus risquée
F. Dumontier, Division Conditions de vie des ménages et C. Martinez, C. Roineau,
C. Rougerie, A. Tanay, Division Revenus et patrimoine des ménages, Insee
’épargne salariale ainsi que la ménages d’indépendants ou de cadres, plus
aisés que la moyenne, dont la personne depossession de produits d’assu-
référence a entre 40 et 70 ans. Au-delà deLrance-vie et d’épargne-retraite se
70 ans, la proportion de ménages disposant d’un
développent. Mais surtout, les ménages
portefeuille complet diminue : ces générations
les plus aisés incités par les bonnes ont accumulé moins d’épargne, car une partie
performances de la Bourse, investissent de leur vie active s’est déroulée avant la
dans les valeurs mobilières, en particulier période de croissance de l’après-guerre. Ainsi,
20 % des ménages de plus de 70 ans ne possè-les actions. En 2000, un ménage sur cinq
dent que leur logement et un ou plusieursdétient des actions en direct.
livrets (contre 12 % de l’ensemble des ménages).
Les placements traditionnels, livrets
Ceux qui ne détiennent ni logement ni actif
d’épargne et épargne-logement, sont financier hors comptes-chèques ne sont plus
relativement stables. C’est également le que 6 % contre 10 % en 1986. Il s’agit de ménages
cas pour la détention de biens immobiliers à faible revenu, ou dont le chef est ouvrier non
qualifié. Avant 30 ans, un tiers des ménages nedepuis le début des années quatre-vingt-
possèdent que des livrets d’épargne, contredix, pourtant favorisée par des mesures
14 % de l’ensemble des ménages.
gouvernementales. Par ailleurs, la part des
crédits de trésorerie et d’équipement aug-
Une épargne plus risquéemente dans l’endettement des ménages.
De plus en plus de ménages possèdent des
Depuis une vingtaine d’années, la détention actions « en direct » : 11 % détiennent des
d’actifs progresse au sein des ménages, sous cotées sur un compte-titres ordinaire,
des formes de plus en plus diversifiées. En et 9 % via un plan d’épargne en actions (PEA).
2000, 10 % des ménages, contre 4 % en 1986, L’épargne salariale vient renforcer cette ten-
ont un portefeuille complet, c’est-à-dire qu’ils dance : 5 % des ménages détiennent des
possèdent un logement et ont placé de l’épargne actions sous forme d’épargne salariale ; ils
dans chacun des quatre principaux types d’actifs étaient 2 % en 1996 (tableau 1).
financiers : livret d’épargne, assurance-vie, Les actions se diffusent aussi à travers les
épargne-logement, valeurs mobilières (Pour sociétés d’investissement à capital variable
comprendre ces résultats). Ce sont surtout des (SICAV) ou les fonds communs de placement
(FCP). Enfin, la montée en charge des contrats
d’assurance-vie multi-supports accentue d’autant
Taux de détention par grands types la diffusion des valeurs mobilières dans les
d’actifs patrimoniaux depuis 1986 ménages. Au total, l’épargne risquée attire de
En % des ménages plus en plus de personnes, encouragées par la
100 hausse des cours boursiers depuis 1996.
Livret d'épargne
80
Immobilier
Des actions60
PEP, Assurance-vie, Épargne-retraite plutôt que des obligations
40
Épargne-logement
En 2000, 25 % des ménages possèdent des
20 ObligationsActions
valeurs mobilières (hors épargne salariale
0 placée en entreprise), contre 22 % deux ans
1986 19981992 1996 2000
auparavant et 20 % en 1986 (graphique 1). La
Sources : enquêtes sur les actifs financiers 1986 et 1992, enquête
progression des valeurs mobilières s’accom-Détention d’actifs (EPCV, janvier 1996), enquête Patrimoine 1998,
pagne d’une réorientation vers les actions, auenquête Détention de patrimoine (EPCV, mai 2000), Insee
INSEE
PREMIEREdétriment des obligations. La création en demeurent les premiers souscripteurs. des ménages, 47 % si on y inclut les plans
1992 des plans d’épargne en actions C’est parmi les 40-49 ans que le taux de d’épargne populaire (PEP). Protéger
(PEA), qui offrent d’importants avantages détention a le plus augmenté. Mais les ses proches et posséder un complément
fiscaux, a rencontré un succès grandis plus jeunes aussi se tournent de plus en de retraite arrivent loin devant les autres-
sant. En 2000, 9 % des ménages ont des plus vers ce placement (tableau 2). motifs de détention, comme profiter d’un
actions dans ce cadre, contre seulement avantage fiscal ou réaliser un bon place-
4,5 % en 1998. Les parts de SICAV et de ment. Ceci favorise l’assurance-décès
L’assurance-vie continueFCP détenues via un PEA ont augmenté et l’épargne-retraite.
également. Les obligations, au contraire, Bénéficiant de la stabilité du cadre fiscalsa progression
sont en recul, dans la mesure où le ren depuis deux ans, les contrats individuels-
dement des nouveaux emprunts émis a La détention d’un produit d’assurance- d’assurance-vie volontaire - en cas de vie
diminué au long des années quatre- vie ou d’épargne-retraite augmente ou en cas de décès - poursuivent leur
vingt-dix, rejoignant celui des livrets également, et concerne désormais 42 % progression (38 %) en 2000, notamment chez
spéciaux ou des plans d’épargne-
logement. Cette baisse a eu lieu même
1La détention d’actions “ en direct ”chez les ménages les plus âgés, qui tra-
ditionnellement en détenaient plus que Taux de détention des ménages en %
les autres. 1986 1992 1996 1998 2000
2La diffusion des valeurs mobilières aug Actions, cotées ou non, détenues sans lien avec l’activité professionnelle 7,3 8,5 11,5 12,8 16,9-
dont : Actions cotées en bourse 5,0 7,7 11,0 11,9 16,0mente fortement avec le revenu : elle
dont : hors PEA nd 9,3 10,8
concerne 7,5 % des ménages dont le dans un PEA nd 4,5 9,0
dont : Actions non cotées en bourse 1,8 1,3 0,9 1,4 1,7revenuannuel est inférieur à 60 000 francs,
Actions détenues dans le cadre de l’épargne salariale nd nd 2,3 3,1 4,9mais 67 % des ménages qui disposent de
dont : hors PEE nd nd 1,7 0,9 2,2
plus de 300 000 francs. Cette progression dans un PEE nd nd 0,7 2,1 2,7
Ensemble des actions détenues en direct (n. c. patrimoine professionnel) -- 12,9 15,0 20,0concerne toutes les catégories socio-
professionnelles, mais surtout les 1. Les données de ce tableau n’incluent pas les actions détenues “ indirectement ” via une SICAV ou un FCP, car les enquêtes
ne permettent pas de les isoler.cadres, et dans une moindre mesure
2. Non compris épargne salariale des salariés et patrimoine professionnel des non-salariés.
lesartisans et les professions intermé- nd : données non disponibles dans l’enquête.
diaires. Désormais plus d’un ménage de Les résultats dans les cellules grisées n’ont pas lieu d’être complétés car le PEA a été créé à l’automne 1992.
cadre sur deux détient des valeurs mobi- Sources : enquêtes sur les actifs financiers 1986 et 1992, enquête Détention d’actifs (EPCV, janvier 1996), enquête Patri-
moine 1998, enquête Détention de patrimoine (EPCV, mai 2000), Inseelières. Les ménages d’âge intermédiaire
Taux de détention d’actifs patrimoniaux en 2000
Ensemble
Répartition Ensemble Plan Compte Obligations, SICAV
Livrets Livrets A Livrets de
des CODEVI LEP des livrets d’épargne d’épargne emprunts PEA ou FCP
jeunes ou Bleu défiscalisés l’épargne
ménages d’épargne logement logement d’État (y c. PEA)
logement
Ensemble 1996 100,0 - 65,8 32,8 6,9 77,6 80,0 30,9 16,1 37,9 6,4 5,0 13,5
Ensemble 1998 100,0 17,3 64,4 37,6 14,4 82,5 83,5 34,5 16,3 40,9 5,0 7,3 10,4
Ensemble 2000 100,0 18,1 61,6 39,2 18,4 83,4 84,5 33,8 16,1 39,7 3,1 14,1 12,7
Âge de la personne de référence
Moins de 30 ans 11,6 30,2 54,0 30,7 20,4 85,4 86,5 34,3 11,1 38,5 0,6 7,3 6,1
De 30 à 39 ans 18,0 9,5 63,1 39,8 17,8 83,2 85,2 38,2 20,7 45,4 0,8 14,1 10,6
De 40 à 49 ans 20,1 42,0 60,8 39,6 17,7 85,0 86,1 39,1 22,9 46,7 2,8 17,0 15,1
De 50 à 59 ans 16,8 22,4 58,8 41,8 13,4 81,7 83,0 36,2 20,2 43,4 3,9 17,7 14,1
De 60 à 69 ans 13,9 3,6 60,1 42,0 17,2 81,3 82,4 31,3 12,7 36,5 5,3 15,8 16,3
70 ans ou plus 19,6 0,5 69,1 39,0 23,8 83,5 83,9 24,1 7,0 27,0 5,0 11,0 12,0
Catégorie sociale de la personne de référence
Agriculteur 1,5 34,7 58,1 52,5 31,0 86,4 87,3 57,4 36,3 65,1 6,0 15,6 14,6
Artisan, commerçant, industriel 4,7 29,6 59,4 45,6 11,3 83,8 84,7 39,3 22,4 47,9 3,8 18,1 17,5
Profession libérale 0,8 27,2 48,6 51,2 2,6 89,4 89,4 60,5 45,1 68,0 8,4 42,2 31,0
Cadre 9,2 25,4 65,5 55,0 9,1 90,3 91,9 55,7 35,3 65,3 4,3 33,7 28,0
Profession intermédiaire 12,9 24,9 61,2 44,1 19,2 87,6 89,5 44,9 24,5 53,6 3,0 20,3 15,7
Employé 11,3 23,7 56,2 35,9 18,5 83,3 84,6 30,5 12,9 36,6 0,7 7,9 6,6
Ouvrier qualifié 14,7 28,0 63,1 34,3 20,6 82,4 84,0 33,0 16,2 39,6 1,0 7,6 6,7
Ouvrier non qualifié 5,3 21,9 55,2 25,2 18,1 73,2 73,5 19,9 7,3 23,6 0,8 3,9 3,9
Agriculteur retraité 2,9 1,5 56,4 53,7 32,7 86,2 88,7 32,2 12,3 34,8 7,0 11,7 11,0
Indépendant retraité 3,0 1,1 58,0 41,5 17,3 78,5 79,1 28,0 12,4 31,4 7,8 18,8 21,3
Salarié retraité 24,8 2,2 68,2 40,1 19,6 83,1 83,6 28,2 9,2 32,3 4,5 13,1 13,1
Autre inactif 9,0 20,1 53,8 21,7 19,1 78,1 79,2 18,3 6,0 20,6 2,1 6,5 7,0
Revenu annuel du ménage
Moins de 60 000 F 14,4 13,1 53,9 18,6 19,3 72,3 73,2 12,7 5,1 15,2 0,6 3,1 3,3
De 60 à 100 000 F 22,0 10,6 56,4 30,5 23,9 78,4 79,5 20,9 5,8 24,8 3,2 5,6 6,5
De 100 à 150 000 F 24,5 17,1 60,0 38,9 20,6 82,5 84,1 33,9 13,6 38,9 1,4 9,2 8,4
De 150 à 240 000 F 24,7 22,0 69,1 48,5 17,2 90,4 91,6 45,9 23,1 53,9 3,2 18,9 16,4
De 240 à 300 000 F 6,9 29,6 68,3 57,5 8,8 93,2 94,0 46,9 33,6 60,0 7,6 28,8 26,0
300 000 F ou plus 7,5 28,9 65,9 57,5 6,4 89,9 90,3 60,5 36,9 67,4 8,9 46,5 38,0
Source : enquête sur la détention de patrimoine (EPCV, mai 2000), Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREles ménages de 60 à 69 ans. Leur déten plan d’épargne en entreprise (PEE). Le- Montée du LEP et du CODEVI,
tion est forte surtout chez les indépen taux de détention d’épargne salariale a- au détriment des livrets
dants, et dans une moindre mesure chez augmenté de plus de deux points en
traditionnels
les cadres. Les moins de 30 ans se tour deux ans, car la reprise économique a-
nent moins vers ce type de placement. encouragé les entreprises à investir une
Les livrets d’épargne, en majorité défis-L’épargne-retraite volontaire (12 % des partie de leurs résultats dans ces produits.
calisés, demeurent les actifs financiersménages) gagne également du terrain, en Le PEE, créé en 1986 et assorti d’exoné-
les plus largement diffusés. Ces place-particulier chez les 40 à 49 ans. Elle est très rations fiscales et sociales, a progressé
ments ont l’avantage d’être immédiate-largement souscrite par des ménages régulièrement dans les entreprises
ment disponibles.où le chef de famille exerce une profes (Fagnot, 1999).-
Depuis la baisse du rendement dession d’indépendant, en liaison avec les 46 % des ménages détenteurs d’épargne
SICAV monétaires au milieu des annéesfonds de pension développés pour eux salariale ont la possibilité de placer leurs
quatre-vingt-dix, les livrets d’épargnedans le cadre de la loi Madelin de 1994. versements sur un PEE. Le PEE est mis
sont devenus plus attractifs. ParmiEn revanche, le plan d’épargne popu en place à l’initiative de l’entreprise, qui-
l’ensemble des livrets ordinaires, le livretlaire (PEP) est en net recul. La nouvelle peut d’ailleurs le faire même si elle
d’épargne populaire (LEP), puis le livretgénération de PEP offre en effet des taux n’offre ni participation ni intéressement à
jeune à sa création en 1996, sont appa-de rendement plus bas et la prime d’État ses salariés. Lorsque l’entreprise a
rus plus avantageux. Leur détention aannuelle destinée aux ménages à faibles ouvert un PEE, l’épargne salariale est
nettement progressé au détriment desrevenus ou non imposables a été suppri- investie sous forme d’actions de l’entre-
livrets A des Caisses d’Épargne et desmée en 1995. De ce fait, de nombreux prise, mais aussi et principalement dans
livrets Bleu du Crédit Mutuel. Le LEP,contrats, souscrits au moment de la mise des fonds communs de placement, ins-
destiné aux ménages à revenus modestes,en place du dispositif en 1990, et qui arrivent trument privilégié du PEE.
bénéficie d’une diffusion grandissante,à échéance, ne sont pas renouvelés. Les ménages à haut revenu et ceux dont
en particulier auprès des ménages dela personne de référence est cadre pos-
moins de 30 ans ou de plus de 70 ans.sèdent plus fréquemment de l’épargne
La diffusion des livrets jeunes se pourL’épargne en entreprise -salariale. Par ailleurs, l’épargne salariale
suit : 57 % des ménages qui comptenta surtout progressé parmi les 30-39 ans.progresse
au moins un jeune de 12 à 25 ans enCe sont aussi ceux qui en détiennent le
possèdent, contre 50,5 % en 1998.15 % des ménages possèdent de l’épar- plus. Les moins de 30 ans en ont plus
Quant aux CODEVI (comptes pour legne placée en entreprise, au titre de la rarement car ils ont des situations pro-
développement industriel), rémunérésparticipation, de l’intéressement ou d’un fessionnelles souvent moins stables.
Taux de détention d’actifs patrimoniaux en 2000 (suite)
Ensemble Ensemble Épargne-retraite Ensemble Autre
Assurance-vie Épargne
des actions des PEP (y c. Retraite assurance-vie, Patrimoine Résidence logement Patrimoine
ou en
(y c. PEA, hors valeurs (ancien PER) complémentaire PEP, épargne- financier principale (y c. résidence immobilier
décès entreprise
SICAV et FCP) mobilières volontaire) retraite secondaire)
11,5 21,9 32,7 15,6 10,6 44,8 12,1 88,8 54,1 19,1 59,6
12,8 21,9 34,6 14,9 9,2 45,5 12,7 89,8 53,3 18,1 58,5
16,9 25,1 37,9 10,6 11,9 46,6 15,2 90,4 54,5 19,2 60,0
10,8 15,5 20,6 4,3 5,8 25,3 17,5 90,1 13,1 5,7 17,4
16,2 23,1 39,9 9,3 15,6 49,1 27,1 91,4 42,1 9,9 46,8
20,2 28,9 42,5 10,0 21,6 53,9 22,3 91,3 60,7 17,8 66,3
19,8 28,6 41,5 11,2 16,4 52,0 18,0 89,7 67,1 29,6 74,5
18,6 29,2 46,1 15,0 6,7 53,6 4,3 90,5 70,4 30,1 76,3
14,3 22,8 32,7 12,7 2,1 39,9 1,1 89,3 62,0 20,3 66,8
17,7 28,8 51,6 16,2 37,6 65,8 3,6 89,9 80,3 23,8 83,7
23,0 34,9 50,2 12,2 32,6 64,3 6,5 95,1 68,8 37,4 79,8
47,6 58,0 79,5 9,7 43,3 81,7 10,9 100,0 71,4 49,7 78,8
39,6 52,0 49,1 10,1 26,7 62,7 35,5 96,8 62,8 33,8 72,1
22,7 32,6 40,1 10,3 17,2 50,5 30,3 95,0 54,0 15,3 60,3
10,7 15,7 33,6 6,4 12,3 42,7 14,9 89,6 32,6 9,8 37,7
9,2 14,7 35,0 10,8 12,1 44,3 27,2 90,8 51,0 8,4 53,9
4,9 8,8 26,4 4,6 4,4 29,1 13,6 77,3 31,0 8,7 35,1
12,3 22,3 29,2 23,4 7,1 44,7 0,5 91,2 69,8 22,5 76,1
25,1 37,2 39,2 13,8 2,6 47,1 0,0 87,7 76,7 42,1 85,9
15,4 25,0 40,9 12,5 3,8 47,1 4,1 90,0 65,9 23,2 70,7
10,2 13,5 21,7 8,6 2,1 27,4 1,8 83,7 37,2 12,2 40,6
4,8 7,5 14,8 5,3 2,6 19,3 0,6 78,1 29,8 7,1 33,1
6,9 13,8 26,4 9,8 4,3 33,9 4,6 84,8 42,9 11,3 47,3
12,6 18,8 39,1 11,0 10,1 48,1 14,5 92,5 55,7 16,6 60,8
21,3 31,7 47,8 12,4 15,9 58,1 24,9 95,8 64,8 21,2 71,0
34,6 50,1 57,0 15,4 25,9 70,1 29,5 98,9 77,6 38,4 85,8
53,0 67,3 61,9 11,7 31,9 72,1 31,7 98,0 77,3 49,2 86,2
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREau même taux que les livrets A, mais ménages à investir davantage dans se sont endettés pour ce motif, incités par
distribués par l’ensemble du réseau l’immobilier à la fin de la décennie : la fis la baisse de la TVA à 5,5 %.-
bancaire,ils concernent deux fois plus de calité sur les valeurs mobilières a été
ménages qu’en 1986. Ils ont progressé tout alourdie, les lois Périssol puis Besson Pour comprendre
particulièrement chez les 40 à 59 ans. ont été mises en place pour favoriser ces résultats
l’acquisition d’immobilier de rapport, les
prix du logement et les taux d’intérêt
Une enquête permanente sur les conditionsL’épargne-logement n’est plus sont relativement bas, le patrimoine des
de vie est réalisée trois fois par an parménages est plus élevé. L’achat immoun placement privilégié -
l’Insee auprès de 7 000 ménages. En mai
bilier n’est donc pas principalement
2000, une partie supplémentaire du ques-
Après avoir augmenté rapidement déterminé par des arbitrages en fonction tionnaire a porté sur la détention des divers
jusqu’au milieu des années quatre-vingt- de la rentabilité des placements. actifs ; la précédente enquête de ce type
avait eu lieu en 1996. Les montants détenusdix, le taux de détention d’épargne- La détention de biens immobiliers pro-
ne sont pas demandés. On sait donc quilogement s’est stabilisé depuis deux ans gresse chez les ménages de plus de
possède par exemple un livret A mais pas la
(40 %). Les nouvelles générations de 60 ans, ce qui ne fait que traduire
somme déposée sur ce livret. Seule une es-
plans ou de comptes ont moins d’attraits l’arrivée dans ces tranches d’âge de timation du montant global du patrimoine du
que les anciennes, en raison de taux ménages qui ont accédé à la propriété ménage (montant de ce qu’il pourrait retirer de
la vente éventuelle de la totalité de sesd’intérêt plus faibles. dans les années de croissance de
biens) est demandée. Des enquêtes plusL’épargne-logement reste néanmoins la l’après-guerre.
approfondies, réalisées en collaboration
forme d’épargne privilégiée pour acqué- avec de nombreux organismes publics, finan-
rir ou améliorer un logement. Mais l’âge ciers ou d’étude, ont eu lieu en 1986, 1991-
La reprise économiqueauquel les ménages deviennent proprié 1992 et 1997-1998. Elles portent sur les actifs-
financiers, les actifs professionnels, les lo-taires recule depuis quelques années. a accentué
gements détenus par les ménages ainsi queC’est donc plutôt chez les ménages un le recours à l’endettement
sur leur endettement.
peu plus âgés (40 à 49 ans) que la
détention augmente. La moitié des ménages sont endettés en
La détention avait auparavant progressé 2000, soit une proportion semblable à
surtout chez les plus de 50 ans, témoignant celle observée jusqu’à présent. Mais la Pour en savoir plus
là qu’elle n’était pas seulement une épar- composition de cet endettement s’est
gne en vue de l’achat immobilier, mais modifiée. Jusqu’au début des années
« Le patrimoine des ménages se diver-également un placement. En particulier, quatre-vingt, l’endettement immobilier
sifie » par F. Dumontier, F. Guillaumat-
45 % des ménages de 70 ans ou plus, s’était fortement développé, sous l’effet Tailliet, J.-J. Malpot, Insee-Première
dont la détention avait jusqu’à présent d’importantes politiques incitatives. n°554, mai 1996.
progressé le plus fortement, continuent Depuis le milieu des années quatre- « Le patrimoine des ménages début
à considérer l’épargne-logement comme vingt-dix, l’endettement de trésorerie a 1998. Qui détient quoi ? » par F. Dumon-
tier, F. Guillaumat-Tailliet, C. Martinez,un bon placement, mais moins nette pris une place prépondérante.-
Insee-Première n°584, mai 1998.ment que par le passé (58 % en 1998). Les crédits de trésorerie et d’équipe-
Revenus et patrimoine des ménages –ment concernent aujourd’hui près d’un
édition 1999, Synthèses n°28 – sep-ménage sur trois, contre un ménage sur
tembre Système statistique pu-Six ménages sur dix quatre en 1996, et un sur cinq au début
blic, Insee.
des années quatre-vingt-dix. En particudétiennent un bien immobilier -
« Les taux de possession de patrimoine
lier, 19 % des ménages ont contracté un
par les ménages en 1998 » par C. Marti-
54,5 % des ménages sont propriétaires emprunt pour l’achat d’une voiture ou nez, C. Roineau, Insee-Résultats,
de leur résidence principale, 9,5 % pos d’une moto. L’augmentation des emprunts- n°635-636, série Emploi-Revenus
n°144-145, janvier 1999.sèdent une résidence secondaire et est forte chez les moins de 50 ans.
12 % ont un logement de rapport. Ces Les crédits immobiliers sont relativement « De bons résultats pour la participation
et l’intéressement versés en 1998 » parproportions sont stables depuis le début stables depuis une dizaine d’années,
O. Fagnot, Premières synthèses, MES-des années quatre-vingt-dix, alors que avec néanmoins une augmentation des
DARES, 99.08-n°34.2, août 1999.
plusieurs facteurs auraient pu inciter les emprunts pour travaux:8%des ménages
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