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COMMERCE
Équipement commercial en 2004
En Picardie, le nombre d’autorisations de création ou d’extension de surfaces commerciales et le nombre de m² autorisés est encore en augmentation en 2004. La région est dense en grandes surfaces alimentaires : 2 elle offre, début 2005, 1 102 m pour 1 000 habitants contre 2 1 029 mau niveau national. Les maxidiscomptes sont bien ancrés sur le sol picard et se développent désormais en zone rurale.
ébut 2005, en Picardie, on dénom D bre 1 580 établissements commer ciaux de plus de 300 m² de surface de vente, pour une surface de vente totale de près de 2 054 706 m². Ces chiffres incluent les stations de distribution de carburants annexées à un hypermarché ou supermar ché, quelle que soit leur surface (150 sta tions pour près de 24 700 m²). Si leur nombre a augmenté d’un peu er plus de 3 % par rapport au 1janvier 2004, la surface de vente totale a progressé, quant à elle, de 6,1 %. L’Oise est le pre mier des 3 départements picards en nom bre et en surface de vente pour l’ensemble des établissements commerciaux mais également pour les seuls magasins à vo cation alimentaire.
Une densité de grandes surfaces alimentaires supérieure à la moyenne nationale
En Picardie les grandes surfaces ali mentaires (hypermarchés et supermar chés) représentent 375 établissements er pour 595 924 m². Depuis le 1janvier 2004, leur nombre a progressé de 9 unités et leur surface de vente totale de 3,5 %. La ré gion dispose ainsi d’une densité plus
2 élevée que la moyenne nationale : 321 m pour 1 000 habitants contre 293 au niveau national. Le groupe Intermarché est pré dominant avec 61 établissements et plus d’un cinquième de la superficie de vente totale des grandes surfaces alimentaires. Dans l’Oise, les hypermarchés, sou vent de très grande taille représentent 20 % des grandes surfaces alimentaires du département. Ceci est le reflet de la plus grande concentration de population, de grandes villes et agglomérations. De plus, la mitoyenneté de l’ÎledeFrance, dont le commerce est un des secteurs importants, peut également expliquer la forte présence de très grandes surfaces. L’Oise possède ainsi une très forte densité en hypermar chés (174 m²/1 000 habitants début 2005 contre 134 m² en moyenne nationale). La forte implantation des supermar chés dans la Somme explique en grande partie la forte densité du département en grandes surfaces alimentaires.
Une grande surface à prédominance alimentaire sur sept est un hypermarché
Début 2005, on recense 54 hypermar chés en Picardie, soit deux de plus que
2 hypers et 7 supermarchés de plus en 2005 er Établissements commerciaux de plus de 300 m² en Picardie et surface de vente au 1janvier de l'année Évolution de 2002 2003 2004 2005la surface (en%) Nombre m² Nombre m² Nombre m² Nombre m²2005/2004 Ensemble des établissements commerciaux 1527 1646 4611 5131 758 1731 5341 936 1611 5802 054 7066,1 Hypermarchés 48249 77049 253875 52266 51354 280281 5,2 Supermarchés 311287 914307 295496 314309 213321 315643 2,1 dont maxidiscomptes 12484 247131 89478 13693 105141 98436 5,7 Source : DGCCRF  inventaire commercial
INSEE PICARDIE  Bilan économique et social 2004
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Définitions Les grandes surfaces à prédominance ali mentaire :des entreprises réalisant ensemble au moins 1/3 de leurs ventes dans l’alimentaire 2 et ayant une surface de vente minimum (400 m ). Hypermarché :commerce de détail non spé cialisé réalisant plus du tiers de son chiffre d’affaires dans la vente de produits alimentaires et dont la surface de vente est d’au moins 2 500 m². Supermarché :commerce de détail non spé cialisé réalisant plus des deux tiers de son chif fre d’affaires dans la vente de produits alimen taires et dont la surface de vente est comprise entre 400 et 2 500 m². Magasin populaire :de même taille que le supermarché, il réalise un chiffre d’affaires dans l’alimentaire inférieur aux deux tiers de ses ven tes. Dans cette étude, les magasins populaires au nombre de cinq dans la région, n’ont pas été pris en compte. Maxidiscompte : supermarchéde petite taille, dont l’assortiment est limité aux produits de consommation de base (1 000 références), à prix bas et faibles marges, et constitué d’une majorité de marques de distributeurs ou de pro duits sans marque. Les hypermarchés et les supermarchés sont répartis en deux groupes selon la forme d’entre prise à laquelle ils appartiennent : on distingue ainsi, les réseaux d’indépendants et les grandes entreprises d’hypermarchés ou de supermarchés. Les grandes entreprises groupent sous une même raison sociale une chaîne de magasins qu’elles gèrent en propre pour la plupart : ensei gnes Auchan, Carrefour, Casino, Cora. Les indépendants ne gèrent en général qu’un ou deux magasins. La plupart adhère à un groupement de détaillants indépendants (Intermarché, Leclerc, Systeme U), d’autres sont des franchisés (Champion).
l’année précédente. La majorité est de petite taille. 61% d’entre eux, qui appar tiennent souvent à des réseaux d’indépen dants n’atteignent pas 5 000 m².
Des maxidiscomptes toujours en progression
Début 2005 avec 141 magasins (5 de plus qu’en 2004), les maxidiscomptes re présentent 44% du parc des supermar chés. Cette forte présence s’inscrit dans la continuité de la croissance du hard dis count depuis la fin des années 80. Les maxidiscomptes se caractérisent par leur taille :698 m² de surface de vente moyenne (644 m² en moyenne nationale) contre 983 m² pour les supermarchés tra ditionnels. L’apparition de maxidiscomptes d’une surface de vente inférieure à 300 m², fait constaté en 2000 et 2001, se confirme. Ce sont généralement des magasins de proximité en zone rurale. Ces établisse ments ont été construits pour être, à terme, exploités sur une surface de vente supé rieure. Il leur suffira généralement d’abat tre une cloison intérieure après l’obtention de l’autorisation de la Commission dépar tementale d’équipement commercial (CDEC). Ce sont des enseignes étrangères, notamment les enseignes allemandes Aldi ou Lidl qui ont impulsé le développement du maxidiscompte en France. Depuis, des enseignes françaises sont apparues. En Picardie, on trouve Ed (groupe Carrefour), Leader Price, Le Mutant, (groupe Casino), et Netto (groupe Intermarché) Penny Mar
ket. En Picardie, la majorité des magasins portent une enseigne française alors qu'au niveau national les enseignes étrangères dominent. Ce sont les départements de l’Oise et de la Somme qui ont le plus grand nombre d’établissements avec chacun 47 maxidiscompteurs. Les maxidiscomptes s’attribuent 11 % de la distribution alimen taire française en 2002 et séduisent même une clientèle de plus en plus large. Les gens recherchent une solution d’efficacité dans une logique d’achat pratique : le but étant d’optimiser un acte purement fonc tionnel. Les enseignes de la grande distri bution classique réagissent à l’importance croissante des maxidiscomptes. Par exemple, Auchan ou Carrefour lancent dans certains magasins des rayons regrou pant les produits les moins chers.
Des schémas de développement commercial
En 2004, le nombre de demandes d’autorisation de création ou d’extension déposées dans les différentes Commis sions départementales d’équipement com mercial (CDEC) de la région a encore augmenté, dépassant le record précédent. Ces demandes sont plus nombreuses dans la Somme que dans l’Oise ou l’Aisne. Les autorisations d’exploitation commer ciale délivrées sont 11% plus élevées qu’en 2003. La surface de vente autorisée est aussi en progression comme en 2003. Cette augmentation est essentiellement due au développement des magasins de bricolage et des jardineries, ainsi qu’à la
er Densité commerciale au 1février 2005 La Somme est le département le plus dense en supermarchés Densité en m²/1 000 habitants Aisne Oise SommePicardie France Supermarchés 177138 207170 159 Hypermarchés 150174 119151 134 Grandes surfaces alimentaires (Hypermarchés + Supermarchés) 327 312326 321 293 Ensemble des commerces1 1471 1001 0731 1021 029 Source : DGCCRF  inventaire commercial NB : commerces de plus de 300 m²
INSEE PICARDIE  Bilan économique et social 2004
La Commission Départementale d’Équipement Commercial (CDEC) La CDEC a été créée en 1993. Elle a suc cédé à la Commission départementale d’urba nisme commercial, ellemême instituée dans le cadre de la loi n° 731193 du 27 décembre 1973. Cette commission statue sur les deman des d’autorisation qui lui sont présentées, en vue de la création ou de l’extension de maga sins de commerce de détail, ainsi que de cer tains établissements prestataires de services et d’établissements hôteliers. Elle est présidée par le Préfet et elle est composée de trois élus et de trois personnalités. La CDEC ne peut délibérer que si au moins cinq de ses membres sont présents, et elle autorise les projets par un vote favorable de quatre de ses membres. Un recours contre ses décisions est tou jours possible auprès de la Commission Na tionale d’Urbanisme Commercial (CNEC).
création ou l’extension des supermarchés. Aussi, le projet autorisé d’un vaste ensem ble commercial à Abbeville, situé au croi sement des autoroutes A16 et A28 (Carrefour) aura des répercussions sur le tissu commercial. Afin d’avoir une vision prospective du développement commercial et de recher cher un équilibre entre les différentes for mes de commerce, il a été créé par décret, en novembre 2002, les Schémas de Déve loppement Commercial (SDC) dont l’éla boration a été confiée aux Observatoires Départementaux d’Équipements Commer ciaux (ODEC). L’Observatoire d’Équipement Com mercial de l’Aisne a validé en mai 2004 les six schémas de développement com merciaux correspondant aux six bassins d’emploi du département. Chacun d’eux établit un diagnostic et fait des propositions en matière d’offre commerciale. Le dépar tement de l’Oise quant à lui, possède un schéma de développement commercial pour l’ensemble du département incluant
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un schéma particulier pour l’agglomération de Beauvais. Dans la Somme, trois schémas de développement commercial correspondant aux territoires de compétence de chaque chambre de commerce et d’industrie du département, ont été mis en place. Une stratégie commune déclinée en quatre objectifs a été validée : faire d’Amiens le pôle principal de développement commer cial, respecter la diversité de l’offre commerciale et la complémentarité entre Amiens et les autres bassins de vie, maintenir l’équilibre entre les différentes formes de distributions (centre/périphérie, urbain/rural, éviter les monopoles d’ensei gnes, etc.), porter une attention particulière aux surfaces commerciales approchant les 300 m² demandant une extension dans les mois suivant leur installation et leur ouver ture.
Nicolas PRUD'HOMME Insee
Encore plus de dossiers déposés et d'autorisations accordées dans les CDEC en 2004 Évolution des demandes d'autorisation ayant fait l'objet d'un dépôt de dossier Unité : nombre CDEC CNEC
1999
2000
2001
2002
2003
2004
Pour en savoir plus
www.insee.fr/picardie
Nombre deNombre de dossiers dossiers déposés autorisés
117 100 98 117 122 133
INSEE PICARDIE  Bilan économique et social 2004
Surface de vente autorisée (m²) Surface Nombre deNombre de de vente Dont dossiersdossiers autorisée hypermarchés déposésautorisés Total (m²) et supermarchés
94 125108 79 109997 75 93098 86 62902 99 127560 110 141197
28 2605 31 277 23 1937 51 500 21 95517 810 516 20 18113 1018 683 23 7898 36 769 23 7893 119 490 Source : DRCCRF, inventaire commercial
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