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Mémoire : Dans quelles mesures une expertise indépendante peut-elle légitimer une restructuration d’entreprise ?

De
228 pages
Ce document apporte des éléments de réponse à la problématique suivante : Dans quelles mesures une expertise indépendante peut-elle légitimer une restructuration d’entreprise ?
Derrière cette problématique, l'idée du présent document est de se demander dans quelles mesures, l'intervention d'un cabinet de conseil extérieur peut légitimer ou non une restructuration d'entreprise auprès des différentes parties prenantes ; à savoir, les actionnaires, les salariés, l'Etat. Notre raisonnement est construit sur 3 parties distinctes : une étude de la littérature académique et professionnelle qu’il existe aujourd’hui sur les restructurations et les cabinets de conseil, un dispositif empirique nous permettant dégager un certain nombre de critères, qui légitiment ou non l’intervention d’un cabinet de conseil lors d’une restructuration d’entreprise, et enfin, une analyse des convergences et divergences entre ces deux premières parties.
Mots clés : restructuration, légitimité, expertise indépendante, cabinet de conseil.
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Olivier BAS
 Promotion 2014
MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDES VOLUME 1 Dans quelles mesures une expertise indépendante peut-elle légitimer une restructuration d’entreprise ?
Edité le 14/05/2014
REMERCIEMENTS
Avant de commencer à expliquer ce qui m’a poussé à choisir ce sujet de mémoire de fin d’études et de m’exprimer sur sa finalité, je tiens à remerciertoutes les personnes qui m’ont aidé dans la réalisation de ce mémoire.La réalisation de ce mémoire a été possible grâce à toutes les personnes que j’ai interrogées, et qui ont su m’aiguiller dans mes recherches. Je tiens à les remercier. - Madame AAA, Chargé de réorganisation chez “AAA”. - Monsieur BBB, Consultant chez “BBB”. - Monsieur CCC, Président du “CCC”. - Monsieur DDD, Directeur général France et Benelux de “DDD”. - Monsieur EEE, Directeur associé chez “EEE”. - Monsieur JJJ : Directeur France et Sud-Europe chez “FFF”. - Monsieur GGG, Directeur associé chez “GGG”. - Monsieur HHH, Directeur associé chez “HHH”. - Monsieur FFF, Directeur administratif et financier chez “FFF”. - Monsieur III, Directeur général associé chez “III”.
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RÉSUMÉ Ce document apporte des éléments de réponse à la problématique suivante : Dans quelles mesures une expertise indépendante peut-elle légitimer une restructuration d’entreprise ? Derrière cette problématique, l'idée du présent document est de se demander dans quelles mesures, l'intervention d'un cabinet de conseil extérieur peut légitimer ou non une restructuration d'entreprise auprès des différentes parties prenantes ; à savoir, les actionnaires, les salariés, l'Etat. Notre raisonnement est construit sur 3 parties distinctes : une étude de la littérature académique et professionnelle qu’il existe aujourd’hui sur les restructurations et les cabinets de conseil, un dispositif empirique nous permettant dégager un certain nombre de critères, qui légitiment ou non l’intervention d’un cabinet de conseil lors d’une restructuration d’entreprise, et enfin, une analyse des convergences et divergences entre ces deux premières parties. Mots clés :restructuration, légitimité, expertise indépendante, cabinet de conseil. ABSTRACT This document provides answers to the following question: How an independent expertise can legitimize corporate restructuring? Behind this question, the idea of this paper is to ask how the intervention of outside consulting firms legitimizes or not a corporate restructuring to the stakeholders; namely, the shareholders, the employees, the State. Our thinking is built on three distinct parts: a study of academic and professional literature which exists today on restructuring and consulting firms, an empiric system allowing us to identify some criteria that legitimize or not the intervention of a consulting firm in a corporate restructuring, and finally, an analysis of the similarities and differences between these two first parts.
Keywords :restructuring, legitimacy, independent expertise, consultancy.
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SOMMAIRE INTRODUCTION...........................................................................................PARTIE 1 : REVUE DE LITTÉRATURE....................................................... I. DÉFINITIONS............................................................................................. II. LES RESTRUCTURATIONS.................................................................... A. TYPOLOGIES................................................................................... A.1/ Thèses retenues.................................................................................. A.2/ Histoire des restructurations.............................................................. A.3/ Discours, justifications et logiques des restructurations............... A.4/ Statistiques.......................................................................................... B. LES RESTRUCTURATIONS ET LEURS EFFETS........................... B.1/ Jeux d’acteurs...................................................................................... B.2/ Effets financiers................................................................................... B.3/ Effets humains..................................................................................... C. RÉGULATION DES RESTRUCTURATION..................................... C.1/ Les licenciements pour motif économique....................................... C.2/ Le cas spécifique des PSE................................................................. C.3/ Les derniers apports de la loi de sécurisation de l’emploi.............. III. LES EXPERTISES INDÉPENDANTES.................................................. A. TYPOLOGIES................................................................................... A.1/ Définitions............................................................................................ A.2/ Structures et caractéristiques............................................................ A.3/ Typologies............................................................................................ B. RELATION & INTERVENTION......................................................... B.1/ Les relations Client – Consultants..................................................... B.2/ L’intervention....................................................................................... C. LIMITES ET PERSPECTIVES.......................................................... C.1/ Limites.................................................................................................. C.2/ Régulation............................................................................................ C.3/ Perspectives......................................................................................... SYNTHÈSE PARTIE 1 : REVUE DE LITTÉRATURE..................................
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PARTIE 2 : DISPOSITIF EMPIRIQUE.......................................................... Page 68 I. MÉTHODOLOGIE...................................................................................... Page 68 A. DISPOSITIF EMPIRIQUE................................................................. Page 68 B. ENTREPRISES ET CABINETS CIBLÉES........................................ Page 70 II. RÉSULTATS DU DISPOSITIF EMPIRIQUE............................................ Page 74 A. QUELLE LÉGITIMITÉ ?.................................................................... Page 74 A.1/ Éléments de contexte..........................................................................Page 74 A.2/ Légitimité..............................................................................................Page 77 A.3/ Illégitimité.............................................................................................Page 83 B. QUELLE RÈGLEMENTATION ?...................................................... Page 94 B.1/ Un contexte de mondialisation...........................................................Page 94B.2/ Quel pouvoir de l’État ?......................................................................Page 95 B.3/ Quels impacts pour les restructurations et les experts ?...............Page 97 C. QUELLES PERSPECTIVES ?.......................................................... Page 98 C.1/ La flexibilité..........................................................................................Page 98C.2/ L’indépendance...................................................................................100 Page C.3/ Des solutions alternatives..................................................................Page 101 SYNTHÈSE PARTIE 2 : DISPOSITIF EMPIRIQUE..................................... Page 105 PARTIE 3 : ANALYSE.................................................................................. Page 106 I. CONVERGENCES ET DIVERGENCES.................................................... Page 106 A. SUR LA LÉGITIMITÉ ACCORDÉE PAR LES ACTEURS............... Page 106 B. SUR L’ILLÉGITIMITÉ ACCORDÉE PAR LES ACTEURS............... Page 110 II. RÉFLEXION PERSONNELLE.................................................................. Page 114 CONCLUSION.............................................................................................. Page 117 BIBLIOGRAPHIE.......................................................................................... Page 119
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INTRODUCTION
Les restructurations d’entreprises occupent une place centrale dans la vie économique d’un pays, ne serait-ce parce que bien souvent, dès lors qu’il y a restructuration, il y a suppression d’emplois ; et qui dit suppression d’emplois, dit chômage potentiel, et donc une fragilisation de l’économie. Alors que dans les années 1970, les restructurations relevaient davantage d’un choix justifié par des conditions de survie face au rôle croissant des marchés financiers et actionnaires, à la hausse de la concurrence, et à la mondialisation, on a vu apparaître dans les années qui ont suivi, un nouveau genre de restructurations dites de compétitivité́”, liées à des choix stratégiques construits par anticipation,souvent conduites par des groupes en bonne santéfinancière. Quelques soient leurs formes, ces restructurations s’entremêlent aujourd’hui et placent les différents acteurs de l’entreprise et de la régulation sociale faceà des changements permanents. Il est d’ailleurs d’usage en France, qu’une entreprise souhaitant réaliser une restructuration fasse appel à un expert indépendant avant toute prise de décision. Mais cette expertise indépendante est-elle obligatoire ? Dans quelles mesures, une expertise indépendante peut-elle légitimer une restructuration d’entreprise ? J’ai choisi de traiter ce sujet suite à plusieurs observations réalisées au cours de mes précédentes missions en entreprise. Ma première observation a été de me rendre compte que toutes les entreprises dans lesquelles j’ai réalisé un stage avaient déjà vécu, ou vivaient une restructuration. Et pour chacune d’entre elles, ces entreprises avaient systématiquement recours à un cabinet de conseil en management pour les aider et/ou les suivre dans la réalisation de leur plan de restructuration ; parfois même, alors qu’elles disposaient en interne d’un département stratégique. De cette prise de conscience, je me suis donc demandé si finalement, faire appel à expert indépendant n’étaient pas le seul et meilleur moyen que les entreprises avaient trouvé pour se dédouaner de toutes responsabilités envers qui que ce soit.
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Ma deuxième réflexion sur le sujet eu lieu au cours de ma mission de fin d’études. Travaillant comme contrôleur interne chez “FFF”, entreprise cotée au NYSE soumise à la loi Sarbanes-Oxley (SOx), j’ai compris et réalisé que des cabinets d’audit externe étaient appelés à vérifier la validité des comptes d’une entreprise, et de facto engageaient formellement leur responsabilité dès lors qu’il y avait certification de leur part.
De cette prise de conscience, j’ai établi la corrélation directe qu’il pourrait y avoir entre la légitimité supposée que l’on attribue à un expert indépendant qui intervient dans une restructuration, et l’aspect règlementaire s’y référant. Je me suis ainsi demandé si finalement, comme pour les cabinets d’audit qui certifient les comptes d’une entreprise, il ne fallait pas demander un engagement de l’expert indépendant pour que son intervention prenne toute sa légitimité ; et que de ce fait, on éradique le dédouanement de la responsabilité d’une entreprise auprès d’un tiers. Enfin, le troisième point, et non des moindres m’ayant permis d’estimer que le sujet est pertinent, est qu’aujourd’hui, et sauf erreur de ma part, aucun auteur n’a souligné la question de la légitimité de l’intervenant extérieur en conditionnant cette légitimité à l’indépendance de l’intervenant, et ce, dans le cadre d’une restructuration d’entreprise. Derrière cette problématique, l'idée du présent document, et de ma réflexion, est donc de se demander dans quelles mesures, l'intervention d'un cabinet de conseil extérieur peut légitimer ou non une restructuration d'entreprise auprès des différentes parties prenantes ; à savoir, les actionnaires, les salariés, l'Etat, etc... Et savoir si finalement, il ne faudrait pas réglementer l’intervention d’un expert indépendant pour que son intervention prenne tout son poids, sa valeur, et donc sa légitimité. Pour répondre au mieux à ce problème, nous commencerons par définir les termes clés qu’il englobe ; à savoir : restructuration, expertise indépendante, et légitimité. Ces termes étant définis, nous chercherons à savoir et comprendre ce que dit la littérature académique et professionnelle sur le sujet. La littérature ne traitant pas précisément du lien qu’il existe entre légitimité, et intervention d’un cabinet de conseil dans un projet de restructuration, nous focaliserons notre analyse pour répondre aux questions suivantes : Quels sont les différentes catégories de restructurations ? Qu’impliquent-elles ? Que provoquent-elles ? Comment sont-elles régulées ? Nécessitent-elles une expertise indépendante ? Si oui, comment se traduit-elle ?
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À partir de cette base théorique sur le sujet, et suite à nos rencontres préalables avec les différents acteurs dans le domaine (entreprises concernées, cabinets de conseil externes, cabinets de conseil consultés par le CHSCT, expert en management de la relation sociale, etc), nous présenterons le dispositif empirique et les résultats bruts obtenus, ainsi que notre analyse de ces derniers. Cette étape sera l’occasion d’aborder plus concrètement la question de notre problématique, et permettra de dégager un certain nombre de critères, qui, aux yeux des acteurs interrogés, légitiment ou non l’intervention d’un cabinet de conseil lors d’une restructuration d’entreprise. Enfin, dans une troisième partie, nous analyserons, commenterons et discuterons des convergences et divergences entre ce que raconte la littérature, et ce que nous avons produit. Cette partie sera notamment l’occasion de présenter notre avis personnel étoffé avec les résultats obtenus sur la question, et d’ainsi tenter d’y répondre.
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