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Images économiques des entreprises et des groupes au 1er janvier 2002

34 pages
En 2001, 2,54 millions d'entreprises exerçant leur activité dans l'industrie, la construction, le commerce, les transports et les services ont employé 14,4 millions de salariés et dégagé un chiffre d'affaires de 2 800 milliards d'euros, soit une valeur ajoutée de 720 milliards d'euros. Aujourd'hui, la dimension « entreprises » n'est plus suffisante pour analyser le système productif. C'est au niveau du groupe que certains indicateurs économiques sont pertinents, tels la concentration de l'activité. Ainsi, 56 % des salariés des entreprises concernées travaillent dans une filiale de groupe. Les groupes réalisent 58 % des investissements, hors apports dus aux restructurations. Images économiques des entreprises et des groupes illustre par des chiffres cette nouvelle dimension d'analyse. Cet Insee Résultats contient : - un ouvrage papier comportant la présentation des sources et quelques données de cadrage sur les entreprises et les groupes, les définitions des variables, les nomenclatures ; - un cédérom contenant l'ensemble des données.
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Insee Résultats Images économiques

des entreprises et des groupes
Économie
er
N° 13 au 1 janvier 2002
Décembre 2003

Les données essentielles
Synthèse des résultats 2001 ...................................... 3
Principaux indicateurs et évolution de 1996 à 2001.... 9
Compte de résultat et bilan agrégés des entreprises 10
Quelques indicateurs par secteur ............................. 13
Ratios ....................................................................... 16
Importance des groupes .......................................... 18
Concentration des groupes....................................... 19
Répartition sectorielle des noyaux durs des groupes 20
Comparaison européenne 21

Sources et méthodes
L’information sur les entreprises............................... 23ation sur les groupes.................................... 24Directeur
de la publication Champ de la publication ........................................... 25
Jean-Michel Charpin
Définition des principaux ratios et variables.............. 27
Institut national Nomenclature économique de synthèse (NES) ........ 29
de la statistique et des études
économiques

Direction générale Le cédérom 18 boulevard
Adolphe Pinard Présentation du cédérom.......................................... 33
75675 Paris cedex 14
Téléphone : 01 41 17 50 50 Liste des tableaux du cédérom................................. 34
Fax : 01 41 17 66 66
www.insee.fr


Impression
Jouve

© Insee 2003

er
2 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002
Les données essentielles





Synthèse des résultats

En 2001, les 2,54 millions d’entreprises non- La part des frais de personnel dans la valeur
financières recensées ont employé 14,4 millions ajoutée se situe à un peu plus de 70 %. Elle
de salariés et dégagé un chiffre d’affaires de dépasse 75 % dans des secteurs comme
2 800 milliards d’euros. l’industrie des biens d’équipement, la
La croissance du chiffre d’affaires (4,2 %) est en construction, les transports, les services aux
sensible régression par rapport aux exercices entreprises. Ces secteurs emploient un peu plus
antérieurs. Ce sont les secteurs industriels qui de 40 % des effectifs. À l’opposé, elle n’est plus
progressent le moins. que de 54 % pour l’énergie, 47 % dans le secteur
éducation, santé, action sociale (pour sa partie
Faible progression de la valeur ajoutée marchande), 34 % pour les activités
immobilières. Mais ces secteurs n’assurent que
Avec une progression de 3,7 % par rapport à 7 % de l’emploi.
2000, la valeur ajoutée brute au coût des facteurs Le niveau des frais de personnel par salarié est
des entreprises non financières atteint 716 lui aussi très hétérogène selon les secteurs. Les
milliards d’euros. Si le taux de valeur ajoutée est industries automobile et de biens d’équipement
resté globalement stable (25,3 %), celui des d’une part et l’énergie d’autre part se
secteurs industriels (perte de 0,5 à 1 point) et de caractérisent par des charges de personnel
l’énergie (2,7 % de perte) sont nettement orientés élevées (respectivement 41 000, 43 000 et
à la baisse. 60 000 euros par salarié). A contrario, les
Les facteurs explicatifs sont multiples. Citons services aux particuliers, l’industrie agro-
notamment : la crise dans les secteurs de la alimentaire mais aussi le commerce ou la
sidérurgie, la fonderie, l’aluminium ainsi que la construction ont des frais de personnel moyens
fabrication d’équipements d’émission et de parmi les plus faibles (moins de 32 000 euros) ;
transmission hertzienne, déstockage massif dans ces éléments sont à apprécier en regard des
le secteur du raffinage de pétrole. niveaux de qualification de la main-d’œuvre de
Ainsi, l’industrie manufacturière ne réalise plus ces secteurs.
que 25 % de la valeur ajoutée globale à comparer
aux 21 % du seul secteur des services aux Contrairement aux exercices antérieurs,
entreprises. l’excédent brut d’exploitation régresse légèrement
(un peu moins de 30 % de la valeur ajoutée,
contre un peu plus de 31 % en 2000).
Effectifs et charges de personnel en
progression - Baisse de l’excédent brut Un taux d’exportation de 17 %
d’exploitation En 2001, le taux d’exportation est resté stable. Le
Les effectifs ont progressé de près de 2,8 % sur chiffre d’affaires à l’exportation a atteint 476
un an. La très forte évolution enregistrée l’année milliards d’euros. C’est le plus faible
précédente ne s’est pas reproduite. accroissement annuel (+ 3,3 %) des 5 dernières
Néanmoins les frais de personnel ont augmenté années.
fortement (+ 5,6 %).

er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002 3 Proportion des secteurs d’activité en 2001 en %
Nombre d'entreprises Effectif salarié
Valeur ajoutée Investissement non financier
35
30
25
20
15
10
5
0
Industrie y c. Construction Commerce Transports Activités Serv. aux Serv. aux
immobilières entreprises particuliers



L’investissement reste élevé Plus d’endettement
mais ne progresse pas
Le taux d’endettement a progressé de 4 % et
L’investissement corporel hors apports atteint en dépasse 30 %.
2001, tous secteurs confondus, 137,6 milliards Le secteur des transports se caractérise à la fois
d’euros à comparer à celui de l’exercice par un niveau et une évolution de ce taux très
précédent (135,6 milliards). élevés (respectivement 55 % et + 10 %). Ce taux
Le secteur de l’énergie, les activités immobilières, est relativement stable dans les secteurs
l’industrie automobile et les transports sont les industriels et les services. Il demeure bas (moins
secteurs où l’intensité capitalistique est la plus de 20 %) pour les industries de biens de
forte. Elle dépasse 150 000 euros. Ces 4 consommation et d’équipement et la construction.
secteurs réalisent le tiers de l’investissement
corporel hors apports. Charges d’intérêts en hausse
Ce sont également ces secteurs qui produisent
l’effort d’investissement le plus important avec un Le taux de prélèvement financier est
taux d’investissement supérieur à 25 % (le taux extrêmement dispersé selon les secteurs (73 %
tous secteurs confondus est de 19 %), alors qu’il pour les transports, 8 % pour la construction). En
est bien inférieur dans les secteurs de la 2001, il s’accroît sensiblement et atteint, tous
construction et des biens d'équipement (moins de secteurs confondus, les 40 % (33,4 % en 2000).
10 %). C’est le résultat de l’accroissement de
Sur l’ensemble des secteurs, le taux stagne par l’endettement, les taux d’intérêt apparents
rapport à l’exercice précédent. Seul le secteur demeurant stables.
automobile accentue son effort d’investissement
au contraire des autres secteurs
traditionnellement les plus « investisseurs ».
er
4 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002 Comparaisons européennes raisons d'efficacité productive, financière et
fiscale.
Les comparaisons avec d’autres pays membres Désormais, c'est au niveau du groupe que
de l’Union européenne de taille comparable ne certains indicateurs économiques deviennent
sont pas immédiates, du fait de différences dans pertinents, comme la concentration de l'activité.
la structure de l’appareil productif et l’organisation
du travail. Huit millions de salariés travaillent dans les
groupes
Ainsi le nombre d’entreprises ne suffit pas à
rendre compte de l’importance économique d’un Les groupes d’entreprises emploient 55 % des
secteur. Dans le commerce de détail, le salariés de l'ensemble des entreprises et
Royaume-Uni se classe dernier en nombre représentent 58 % des investissements hors
d’entreprises : 405 000, derrière l’Allemagne apports. Ils mobilisent 85 % des capitaux. À
(450 000) et la France (622 000). En revanche, il l’inverse, leur part est très faible en nombre
tient la première place en termes de chiffre d'entreprises : une sur trente dépend d'un
d’affaires : 1 200 milliards d’euros, devant groupe.
l’Allemagne (1 075 milliards) et la France Les groupes peuvent employer jusqu’à plusieurs
(950 milliards). La concentration est ainsi plus dizaines de milliers de salariés ou se comparer,
grande au Royaume-Uni et en Allemagne qu’en en taille, à des PME. Les grands groupes, de plus
France. Le classement des chiffres d’affaires de 10 000 salariés, sont moins d'une centaine.
n’est pas toujours conforté par celui de la valeur Leur nombre n’a pas beaucoup varié depuis le
ajoutée. Celle-ci est un meilleur indicateur des début de leur observation statistique dans les
performances propres des entreprises. Dans la années quatre-vingt. Dans les micro-groupes, la
construction par exemple, l’Allemagne devance le somme des effectifs est, par définition, inférieure
Royaume-Uni en valeur ajoutée mais pas en à 500 personnes. Leur nombre est de l’ordre de
chiffre d’affaires. plusieurs milliers. Sa mesure est étroitement liée
1
Le nombre de salariés n’est pas non plus à lui à la source statistique .
er
seul un indicateur d’importance économique. Un Au 1 janvier 2002, les grands groupes emploient
2
salarié est compté pour un, quel que soit le 3,4 millions de salariés , plus du double de
nombre d’heures travaillées. Ainsi, le commerce l'ensemble des micro-groupes recensés par nos
de détail emploie 4,5 millions de salariés au sources. Ils produisent cinq fois plus de valeur
Royaume-Uni, 4,1 en Allemagne et 2,8 en ajoutée et réalisent quatre fois plus
France. Les dépenses correspondantes en frais d’investissements. Leur poids financier est
de personnel rapprochent les pays : 88 milliards encore plus considérable : ils pèsent 70 % des
d’euros au Royaume-Uni, 98 milliards en capitaux propres de l'ensemble des groupes.
Allemagne et 81 milliards en France. Ces Avec l'énergie, l'industrie automobile est le
différences s’expliquent par des législations secteur dans lequel les groupes sont les plus
différentes en matière de durée du travail et un présents : plus de neuf salariés sur dix sont
recours au travail temporaire plus important au employés par un groupe. Les autres activités
Royaume-Uni et en Allemagne. industrielles "lourdes" sont elles aussi largement
dominées par les groupes : biens d'équipement
L'organisation sous forme de groupes :
une nouvelle approche statistique du système
1 L’enquête Liaisons financières (Lifi) étant une enquête à productif
seuils, elle ne permet pas de recenser les groupes les plus
petits. Depuis 1999, elle est complétée par les liens
financiers issus de la base de données Diane (voir La dimension "entreprises" n'est plus suffisante
erInformation sur les sources). Au 1 janvier 2002, Diane
pour analyser le système productif. De plus en
permet d’ajouter 18 000 groupes, pour l’essentiel des micro-
plus d'entreprises s'organisent sous forme de groupes, aux 10 000 identifiés par Lifi. L’apport en nombre de
salariés n’est pas négligeable : + 15 % soit un ajout d’un groupes : une société, appelée tête de groupe,
million de salariés par rapport à la source Lifi seule. Il est un
détient majoritairement le capital d'une ou de peu plus modeste en termes de valeur ajoutée (+ 11 %).
2 Les statistiques sur les groupes excluent, comme celles sur plusieurs entreprises, appelées filiales. Ces
l’ensemble des entreprises, les entreprises financières. Ceci
acteurs économiques s'organisent ainsi pour des explique les écarts avec les chiffres de la précédente édition
qui les prenaient en compte.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002 5 et biens intermédiaires. À l'inverse, dans la 2,3 millions de salariés
construction et les services aux particuliers, ce dans les groupes étrangers
sont les entreprises indépendantes qui sont
majoritaires : elles emploient sept salariés sur Sur les quelque 8 millions de salariés employés
dix. Dans le commerce, la répartition entre en France par les groupes, presque trois sur dix
3
groupes et indépendantes est équilibrée. Mais la travaillent dans une entreprise dépendant d’un
notion de groupe ici retenue, basée sur les liens groupe étranger, soit 2,3 millions. Les entreprises
financiers entre entreprises, exclut notamment des groupes étrangers implantés en France
les réseaux de type franchise. On peut donc pèsent autant en termes de valeur ajoutée. En
considérer que la part des indépendantes sur le revanche, en 2001, elles représentent moins en
plan économique (liens financiers et contrats termes d’investissement : 26 %.
d’exploitation de type franchise) est largement Les entreprises des groupes étrangers
inférieure à la moitié. représentent aux alentours d’un sixième du poids
L’énergie et l’industrie automobile sont les économique de l’ensemble des entreprises :
secteurs les plus concentrés, lorsque l’on mesure 16 % des effectifs, 17 % de la valeur ajoutée,
le poids des quatre premiers groupes dans 14 % des immobilisations corporelles.
l’ensemble des effectifs. Les grands groupes Les trois quarts des salariés des groupes
dominent dans ces deux activités. À un moindre étrangers travaillent dans quatre grands
titre, leur poids est important dans les transports secteurs : les services aux entreprises, les biens
et les services aux entreprises. Au sein de la intermédiaires, le commerce et les biens
construction, les grands groupes des travaux d’équipement. Le palmarès est proche pour les
publics jouent un rôle significatif. À l’intérieur du groupes privés français : le commerce, les
commerce, l’écart est grand entre les grandes services aux entreprises, les biens intermédiaires
surfaces alimentaires et le commerce de gros : et la construction. Ce dernier secteur est peu
les quatre premiers groupes engendrent la moitié investi par les capitaux étrangers.
de la valeur ajoutée des grandes surfaces
alimentaires, contre 5 % du commerce de gros.
Le poids des groupes étrangers s’affirme,
Un secteur public focalisé surtout dans les services aux entreprises
sur les activités de réseau
Pendant la décennie quatre-vingt-dix, le poids
Les groupes publics français ne sont désormais des groupes dans l’économie n’a cessé de
présents que dans les activités de « réseau » : s’affirmer, passant de 44 % de l’effectif salarié en
énergie, transports, poste et télécommunications. 1989 à 55 % début 2002. Cette croissance est
Fin 2002, l’État contrôle un peu moins de 1 600 due aux groupes étrangers : leur poids relatif a
entreprises qui emploient ensemble 1,1 million de doublé, pour dépasser 16 % des effectifs début
salariés. Le secteur public d’entreprises 2002. Dans le même temps, les groupes français
représente 7,4 % de l’emploi salarié total des se sont maintenus autour de 38 % du nombre de
entreprises françaises. Fin 1986, à son plus haut, salariés.
le secteur public comptait 3 500 entreprises sur le En termes sectoriels, l’influence grandissante des
territoire national et 2,4 millions de salariés. Les groupes étrangers s’est surtout manifestée dans
deux grandes phases de privatisations, 1986 et les services aux entreprises : leur part dans la
1993, l’ont fortement remodelé : il est désormais valeur ajoutée du secteur a plus que triplé (17 %
quasi-absent des banques et assurances et ne début 2002), celle dans les effectifs quadruplé
représente plus que 2 % des effectifs industriels, (24 %).
contre 20 % en 1985. L’influence des groupes, français ou étrangers,
s’est accrue dans tous les grands secteurs, à
l’exception de la construction. Le commerce et
les industries agroalimentaires sont ceux où elle
a été la plus dynamique.


3 On appelle ici « indépendantes » les entreprises situées en
dehors des groupes.
er
6 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002

Le champ d’Images économiques
dans l’économie productive en 2001



Pour une vision d’ensemble, incorporant Comment est déterminé l’ensemble de la valeur
également des estimations de la fraude et des ajoutée produite ?
arbitrages entre différentes sources statistiques,

et permettant de mesurer notamment le produit
Le champ d’«Images économiques des intérieur brut, on se reportera aux comptes
6entreprises et des groupes », qui couvre le nationaux .
secteur des sociétés non financières et
entreprises individuelles, représente 716 milliards
Part des agents économiques professionnels d’euros. À ce champ, il convient d’ajouter :
dans la création de la valeur ajoutée • les entreprises agricoles : 37 milliards
d’euros ;
• les activités financières (banque,
assurance) : 62 milliards d’euros ;
• le secteur des administrations publiques :
237 milliards d’euros (à rapprocher des
Administration 103 milliards correspondant aux services
publiqued’éducation, santé, action sociale du
23%
domaine marchand et aux 114 milliards
des services d’administration publique à
caractère fortement non marchand -
Entreprises
comme la défense, la justice, la police,
financières
les services de sécurité sociale et 6%
l’administration générale, économique et
4
sociale) .
Industrie
Agriculture
Commerce Ajoutons enfin que pour obtenir l’ensemble de la 4%
Services
valeur ajoutée produite, il faut incorporer la valeur
67%5
ajoutée produite par les ménages en dehors de
l’activité des entrepreneurs individuels (cette
dernière étant classée ici dans les entreprises) -
essentiellement en raison de la location de
logements, et qui est de l’ordre de 130 milliards
d’euros.

4 Les services non marchands fournis par les administrations
sont évalués à partir des résultats « branche » de la
comptabilité nationale. Cette valeur est différente de celle
correspondant au « secteur » administratif.
5 Les comptables nationaux agrègent l’ensemble des
individus personnes physiques sous le vocable de
« ménages », et l’ensemble des activités économiques qu’ils
réalisent. La catégorie des particuliers qui possèdent une
entreprise qui n’a pas le statut juridique de société (SARL,
SA, etc.) est un peu particulière au sein de cet ensemble,
puisqu’elle perçoit une rémunération qui correspond à la fois
à son travail dans l’entreprise et à la rémunération que
représente la propriété de cette entreprise. Il en est de même
pour leur patrimoine qui comprend à la fois leur patrimoine
personnel et leur patrimoine professionnel.
En statistique d’entreprises, il est d’usage de regrouper ces entreprises non constituées en sociétés avec celles qui le
6
sont, puisqu’elles relèvent de la même logique d’analyse Voir par exemple « Extraits et tableaux des comptes de la
économique. nation 2001 », collection Références, INSEE, août 2002.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002 7 En termes de biens produits et de prestations de - les services d’éducation, de santé ou
services, les agents économiques autres que les d’action sociale : les entreprises non financières
entreprises non financières non agricoles sont à ne représentent qu’une partie très modeste de la
prendre en compte uniquement pour les services production de services en la matière. On estime à
suivants : environ 103 milliards d’euros la valeur ajoutée
produite par les administrations publiques en
- les services de location immobilière : les relation avec ces services, alors que les
ménages sont détenteurs directement d’une part entreprises (non financières) de ce secteur (code
importante de patrimoine immobilier, qu’ils louent EQ de la NES 16) ne produisent qu’une valeur
à autrui ou occupent eux-mêmes, créant ainsi ajoutée de 49 milliards d’euros.
une valeur ajoutée importante : elle est estimée à - les services d’administration : ils ne sont
environ 130 milliards d’euros, à rapprocher des 9 rendus par définition que par les administrations
milliards d’euros de valeur ajoutée du secteur des publiques et sont évalués à 114 milliards d’euros.
entreprises de location immobilière (codé M02 - enfin, les produits agricoles et sylvicoles
7
dans la NES 114). sont le fruit des entreprises agricoles pour une
valeur ajoutée de 36 milliards d’euros.

7
Les sociétés de HLM, qui appartiennent aux collectivités
locales, sont incluses dans le champ des sociétés non
financières. Il en est de même plus généralement de toutes
les sociétés contrôlées majoritairement par l’État ou les
collectivités locales. La notion d’administration publique est
donc ici à prendre dans le sens restrictif de ce qui relève des
administrations publiques centrales ou locales, sans avoir le
statut légal de société.
er
8 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002
Principaux indicateurs

Champ : entreprises non financières, non agricoles Montants en milliards d’€
exercice exercice exercice exercice exercice
101997 1998 1999 2000 2001
Nombre d'entreprises (en milliers) 2 204,5 2 231,7 2 250,2 2 249,9 2 543,2
Effectif salarié (en milliers) 12 700,8 12 992,7 13 323,3 14 042,5 14 431,3
Production 1 530,2 1 619,2 1 769,2 1 903,5 1 986,3
Chiffre d'affaires à l'export 352,8 369,4 397,8 461,2 476,6
Consommations intermédiaires 902,3 955,2 1 069,9 1 157,9 1 215,0
Valeur ajoutée 583,1 614,9 647,8 689,5 716,3
dont frais de personnel 408,9 427,3 447,3 474,7 501,9
dont excédent brut d'exploitation 174,2 187,6 200,5 214,8 214,4
Profit brut courant avant impôts 176,6 201,1 219,3 243,4 249,1
8
Profit net courpôts 80,5102,1128,8137,3 92,1
Résultat exceptionnel 10,9 15,6 13,4 22,2 20,7
Résultat comptable de l'exercice 80,5 106,6 129,6 148,0 103,1
Capacité d'autofinancement 144,5 165,0 179,0 199,1 205,0
Fonds de roulement 326,5 337,9 376,3 454,6 472,2
Besoin en fonds de roulement 209,6 205,3 224,4 253,2 278,4
9
Investissement non financier 157,7140,1145,7202,5 182,9
Investissement corporel hors apports 108,2 110,1 118,1 135,6 137,6

Évolution 1996-2001

Champ : entreprises non financières, non agricoles Taux d'accroissement (en € courants) en %
exercice exercice exercice exercice exercice
11
1997/1996 1998/1997 1999/1998 2000/1999 2001/2000
Nombre d'entreprises 1,2 1,2 0,8 0,0 -1,4
Effectif salarié 0,7 2,3 2,5 5,4 2,8
Production 5,35,89,37,6 4,2
Chiffre d'affaires à l'export 12,0 4,7 7,7 15,9 3,3
Consommations intermédiaires 7,2 5,9 12,0 8,2 4,8
Valeur ajoutée 2,4 5,5 5,4 6,4 3,7
dont frais de personnel 2,0 4,5 4,7 6,1 5,6
dont excédent brut d'exploitation 3,3 7,7 6,9 7,1 -0,7
Profit brut courant avant impôts 6,3 13,9 9,1 11,0 1,8
Profit net courpôts 14,2 26,8 26,2 6,6 -33,7
Résultat exceptionnel n.s. 43,1 -14,1 65,7 -7,7
Résultat comptable de l'exercice 31,5 32,4 21,6 14,2 -31,1
Capacité d'autofinancement 2,2 14,2 8,5 11,2 2,3
Fonds de roulement 5,4 3,5 11,4 20,8 3,8
Besoin en fonds de roulement 4,7 -2,1 9,3 12,8 10,2
Investissement non financier 25,8 -11,2 4,0 39,0 -10
Investissement corporel hors apports 4,7 1,8 7,3 14,8 1
n.s. : non significatif
8 profit brut courant avant impôts + reprises sur provisions et amortissements - dotations aux amortissements et provisions.
9 y compris les apports et cessions non déduites, l’appareil statistique ne permettant pas de calculer l’investissement
incorporel horss.
10 en 2001, ont été intégrés les comptes des micro-entreprises.
11 hors effet des micro-entreprises.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002 9
Compte de résultat des entreprises

Champ : entreprises non financières, non agricoles Montants en milliards d’€




CHARGES (HORS TAXES) PRODUITS (HORS TAXES)
CHARGES D'EXPLOITATION PRODUITS D'EXPLOITATION
Achats de marchandises ......................... 857,0 Ventes de marchandises ........................ 1 079,1
Variation de stocks (marchandises) ....... -5,2 Production vendue (biens et services) …. 1 747,4
2 826,5Achats de matières premières 471,0 Chiffre d’affaires ......................................
et autres approvisionnements …........... dont chiffre d’affaires à l’export.…......... 476,6
Variation de stocks (matières premières -0,9 Production stockée ................................. 0,6
et autres approvisionnements) ............. Production immobilisée ........................... 11,6
Autres achats et charges externes ......... 744,9 Subventions d'exploitation ...................... 10,2
Impôts, taxes et versements assimilés ... 65,7 Autres produits
Salaires et traitements ............................ 348,6 (dont reprises sur amortissements
Charges sociales .................................... 153,3 et transferts de charges) ...................... 95,5
Dotations aux amortissements ............... 91,8 aux provisions ......................... 51,3
Autres charges d’exploitation................... 30,8
Total ....................................................... 2 808,3 Total ....................................................... 2 944,4

Quote-part de résultat sur opérations Quote-part de résultat sur opérations
2,7 3,6
faites en commun .................................. faites en commun ..................................

CHARGES FINANCIÈRES PRODUITS FINANCIERS
Dont intérêts et charges assimilées......... 86,0 Dont intérêts et produits assimilés .......... 42,3
Dont produits de participations ............... 79,7
Total ....................................................... 191,5 Total ....................................................... 177,4

CHARGES EXCEPTIONNELLES PRODUITS EXCEPTIONNELS
Total 214,6 Total 235,3

Impôts sur les bénéfices....................... 32,8
Participation des salariés aux
5,6
résultats
TOTAL DES CHARGES.......................... 3 255,5 TOTAL DES PRODUITS......................... 3 360,7
Solde créditeur : bénéfice ........................ 105,1
TOTAL GÉNÉRAL .................................. 3 360,7 TOTAL GÉNÉRAL .................................. 3 360,7

er
10 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2002

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