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L'activité des entreprises en Haute-Normandie en 2007 - Accélération de l'activité des entreprises

De
2 pages
En 2007, le chiffre d'affaires dans les services marchands aux entreprises a vivement progressé en Haute-Normandie. La demande reste soutenue dans la construction. L'activité des entreprises industrielles a progressé plus vivement qu'en 2006, grâce à aux bons résultats de la pharmacie et de la parfumerie et au redressement de l'industrie automobile. Les courants d'investissements sont en retrait par rapport à 2006, après deux années de progression. La rentabilité des entreprises se redresse, notamment dans l'industrie.
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L'ACTIVITÉ DES ENTREPRISES EN HAUTE-NORMANDIE EN 2007
Accé lé ra tio n de l’ac ti vi t é des en tre p ri ses
Isa belle BIGO T , Ca the ri ne SUEUR
sance proche de 4 %. Grâce aux bonsEn 2007, le chiffre d’af fai res MÉTHODOLOGIE
ré sul tats de la phar macie, de la par fu -dans les ser vi ces mar chands Les ré sul tats pré sen tés dans cet ar ticle sont
issus d’une en quête menée en début d’année merie et de l’in dustrie cos mé tique, l’ac -aux en tre p ri ses a vi ve men t
2008 par la Banque de France auprès d’un
ti vi té des en tre pr i ses pro dui sant des échan til lon d’en tre pri ses et d’é ta blis se ments pro gre s sé en Haute-Nor mandie.
im por tants de la Haute- Nor ma ndie . L ’ob j ec ti fbiens de consom ma tion pro gresse deLa de mande reste sou tenue est d’é v a luer les pre miers ré sul tats de
l’année écoulée en ma tière d’ac ti vi té, d’ex -11,3 %. Les biens in termé diai res et les dans la cons truc ti on. L ’ac ti vi té
por t a tions, d’in ves tis se ment, d’em ploi et de
biens d’é qui pe ment af fi chent une pro - ren ta bi li té et de dé ga ger une ten dance pré vi -des en tre p ri ses in du s triel l es a
sion nelle pour l’année en cours.g res sion sou ten ue , a v ec res pec ti v e -pro gre s sé plus vi ve ment qu’en 1 137 éta blis se ments ou en tre pri ses ont été
ment + 8,7 % et + 8,2 %. En rev anche, in terro gés, dont 548 dans l’in dustrie re pré -2006, grâce aux bons ré sul tats
sen tant 60 % des ef fec tifs ré gio naux, 339l’é v o lu tion du chiffre d’af f ai res des en -de la pharmacie e t de la dans la cons truc tion re pré sen tant 42 % des
ef fec tifs et 250 dans les servi ces mar chandstre pr i ses f a br i quant des pro duits ag r i -par f u merie et au re dres s e ment aux en tre pri ses re pré sen tant 37 % des ef fec -
co les et ali men tai res est plus mo deste tif s ré gi o naux.de l’in dustr ie au to mo bile . L es
L’é chantil lon qui sert de base à cette ana lyse(+ 2,4 %) et pro longe une dé cé lé r a tioncou rants d’in ves tis se m ents sont n’est pas cons tant dans le temps. Il est mo di -
si gnalée en 2006. L’in dustrie au to mo - fié chaque année en fonc tion des nou velles en retrait par rap port à 2006,
ad hé sions et des éven tuel les dis pa ri tionsbile en repli depuis 2003, parvient à re -
d’en tre pri ses.après deux années de
dres ser lé gè re ment son chiffrepro gre s sion. L a ren ta bi li té des
d’af faires (+ 1,6 %).
en tre p ri ses se re dress e,
Les in v es tis se ments in dus tr iels pour sui vent dans les biens in termé -no tam ment dans l’in dustr ie.
mar quent une pause : ils sont in fé - diai res (+ 24 %) et les biens de
rieurs de 5 % à ceux réa li sés en 2006, consom ma tion (+ 21 %). Grâce aux
en raison de la très forte fluc tua tion à la gains de pro duc ti vi té et aux re v a lo r i sa -
ans les servi ces mar chands
baisse des opé ra tions dans le sec teur tions ta r i f ai res , la ren ta bi li té des en tre -Daux en tre pri ses, le chiffre d’af -
de l’au to mo bile (- 37 %). En rev anche, pr i ses in dus tr iel les s’a mé liore : 75 %fai res a pro gres sé de + 10,3 %. Cette
les pro g r am mes d’in v es tis se ment se d’entre-elles ont pu main te nir ou amé -
év o lu tion est net te ment plus sou ten ue
qu’en 2006 (+ 3,8 %). La per formance
ÉVOLUTION DE L'ACTIVITÉ ET DE LA RENTABILITÉ ENTRE 2006 ET 2007la plus fav o rable est en re gistrée dans
Rentabilité *
les ser vi ces in f or ma ti ques et dans les
en en
Secteurs d'activité Chiffre d'affaires diminution stable augmentationtr ans por ts rou tiers qui bé né fi cient de la
Indust rie 7,0 24,6 40,9 34,5
crois sance des tr a fics por tuai res de
Construc tion 9,3 14,6 41,6 43,8
Rouen et du Havre. L’ac ti vi té pro gresse Services marchands aux entreprises 10,3 21,0 42,9 36,1
Source : Banque de France, ERFA Unité : %de façon plus mo dérée dans l’in gé -
* Note de lecture : 40,9 % des entreprises industrielles jugent que leur rentabilité est restée stable entre 2006 et 2007.
nierie tech nique (+ 4 %) et les ac ti vi tés
de net toyage (+ 2 %). Les chefs d’en -
ÉVOLUTION DU CHIFFRE D'AFFAIRES DANS L'INDUSTRIE ENTRE 2006 ET 2007
tre pr i ses in ter ro gés f ont état, dans 4
12
cas sur 10, d’une sta bi li sa tion de leur
10marges. En 2006, 3 chefs d’en tre pri ses
sur 10 émet taient ce ju ge ment.
8
6
PROGRESSION MARQUÉE 4
DE L’ACTIVITÉ DANS L’INDUSTRIE
2
Le chiffre d’af f ai res des en tre pr i ses 0
Industrie Biens Biens Automobile Biens
in dus tr iel les a pro g res sé de 7 % en agro-alimentaire intermédiaires d'équipement de consommation
2007, après deux années de crois - Source : Banque de France, ERFA Unité : %
CAHIER D’AVAL n° 79 - Juin 2008 21
ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES
lio rer leur taux de marge en 2007, tant dans le gros œuvre, que dans le carnets ont été étof fés par les grands
contre 66 % en 2006. second œuvre. Les chan tiers de cons - pro jets en cours dans la région (projet
truc tions neuves ont été sou te nus par Seine Ouest, Eolien Offshore). Comme
la de mande col lec tive. Les mises aux en 2006, la très grande ma jo ri té des
ACTIVITÉ TOUJOURS SOUTENUE nor mes d’in fr as tr uc tu res hos pi ta liè res , en tre pr i ses in ter ro gées ont main te n u
DANS LA CONSTRUCTION cul tu rel les , spor ti v es et d’en sei gne - ou amé lio ré leur taux de marge et
ment et les plans plu rian nuels de ré no - seules 15 % d’entre-elles cons ta tent
Dans la cons truc tion, la hausse de v a tion des lo ge ments so ciaux ont une dé g r a da tion de leur ren ta bi li té o
la valeur de la pro duc tion est de - con tr i b ué au cou r ant po si tif en re gis tré
meurée sou tenue en 2007, avec une dans les tra vaux d’en tre tien. Dans les
POUR EN SAVOIR PLUS
évo lu tion de 9,3 %. Ce rythme de tra vaux pu blics, malgré les condi tions
Les ana ly ses ci-dessus sont ex trai tes d’un
crois sance est moins im por tant qu’en mé téo ro lo gi ques dif fi ci les de l’été, l’ac - do cu ment publié par la Banque de France :
2006 (+ 11,3 %), mais est su pé rieur ti vi té a pro gres sé au même rythme « Les en tre pri ses en Haute-Nor mandie : bilan
2007 et pers pec ti ves 2008 », Ten dan cesaux pré vi sions an non cées en déb ut qu’en 2006 (+ 12 %), ali mentée par la
Ré gio na les , Hors sér ie , Fé vrier 2008.
d’e x er cice . Dans le bâ ti ment, l’ac ti vi té de mande des col lec ti vi tés lo ca les pour
a été f a v o r a b le ment or ientée (+ 8 %) la cons tr uc tion d’in fr as tr uc tu res . Les
RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE DES ÉCHANGES COMMERCIAUX
En 2007, le com merce ex té rieur en Haute-Nor mandie pro gresse ÉVO LU TION DES ÉCHAN GES EN HAUTE-NOR MANDIE
moins que les années pré cé den tes. La parti ci pa tion de la
35 000Haute-Nor mandie aux échan ges com mer ciaux de la France reste
élevée : avec 6,8 % des achats de la France, la région se situe au 4e
30 000rang pour les impor ta tions ; elle se classe au 5e rang à l’ex porta tion
Importations CAF
avec 6,4 % de la valeur ex portée na tio na le ment.
25 000
For te pr o gres sion des im por ta tions hor s éner gie
20 000
En 2007, les im por ta tions haut-nor man des s’é lè vent à 30,5 mil liards
Exportations FAB
d’eu ros. Leur crois sance est de 1,1 % contre + 4,5 % en France, en 15 000
raison prin ci pa le ment de la baisse des achats de pro duits éner gé ti -
ques. Hors énergie, les im por ta tions ar ri vant en Haute-Nor mandie
10 000
pro gres sent plus vi ve ment qu’en 2006 (+ 16,7 %) et ap pa rais sent 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
net te ment plus dy na mi ques que la moyenne fran çaise (+ 5,9 %).
Source : Direction générale des Douanes et Droits indirects Unité : million d'eur os
Les im por ta tions de biens in ter mé diai r es aug men tent de 26 %. Les Données brutes de collecte, CAF-FAB hors matériel militaire
plus fortes pro gres sions concer nent les pro duits chi mi ques en
caout chouc ou en plas ti ques (+ 37 %) et les métaux et pro duits mé - Mé tho do logie
tal li ques (+ 26 %). La crois sance ra len tit dans les biens de consom -
Les sta tis ti q ues ré gio na les du com m er ce e x té rieur son t éta b lies, tou tma tion (1,7 %).
comm e les sta tis ti q ues na tio na les, par l’e x plo i ta tion des in f or ma t ion s
Dans l’in dustrie au to mo bile, les im por ta tions s’é lè vent à 1,1 mil liard conte nues dans les do cu ments doua niers.
d’eu ros. Elles conti nuent de se re plier (- 8,7 %) en raison de la
A l’ex por ta tion, c’est le lieu ini tial à partir duquel les march an di ses
baisse des achats de vé hi cu les, ceux-ci di mi nuant de moitié. En re -
sont ex portée s qui est in di qué, et non pas le dé parte ment du siège
v anche, les im por ta tions d’é qui pe ments au to mo bi les re pren nent
social de l’en tre prise qui ex porte.
(+ 9 %). Les ap pr o vi sion ne ments en com b us ti bles et car b u rants
A l’im p or ta tion , c’est le dé p ar te ment de des ti n a tion réelle des mar -cons ti tuent le 1er groupe de pro duits im portés à des ti na tion de la
chan di ses impor tées qui est in di qué, et non le dé par te ment du siègeHaute-Nor mandie. Ils s’é lè vent à 15 mil liards d’eu ros et re pré sen -
social de l’im p or ta teur .tent la moitié des im por ta tions ré gio na les. Ces achats re cu lent de
11 % en 2007, après de fortes aug men ta tions les années T ou te fois,
pré cé den tes. •pour les échanges de pr o duits pé tro liers, c’est le dé parte ment de
départ ou d’ar rivée des march an di ses qui est in di qué.
Év o lu tion mo dér ée des e x por ta tions
•les échan ges de gaz na tu rel et d’é lec tri ci té (par ga zo duc ou ligne
Les e x por ta tions des en tre pri ses haut-nor man des aug men tent de
haute-ten sion) sont at tri bués par conven tion à la région
4,7 % et s’é lè vent à 25,2 mil liards d’eu ros en 2007. Après une année Île-de-France et au dé parte ment de Paris.
2006 en très forte hausse, elles aug men tent moins en 2007. Néan -
•les échan ges avec les États mem bres de l’Union eu ro péenne,moins, les e x por ta tions haut-nor man des pr o gres sent da v an tage
pour les quels le dé parte ment de départ ou d’ar rivée n’est pas
que la moyenne na tio nale (+ 2,3 %).
e xigé du fait de sim p li fi ca tio n dé c la ra tive, son t comp ta bi li sés
Les e x por ta tions de biens in ter mé diai r es pr o gres sent de 7 % en dans un dé pa r te m ent in dé t er m i né.
2006. D’un mon tant de 8 mil liards d’eu ros, elles re pré sen tent le tiers
Pour ces rai sons, les échan ges com mer ciaux at tri bués à une région
des e x por ta tions ré gio na les. Les e x por ta tions de biens de consom -
peu vent pré sen ter des dif fé ren ces a vec l’ac ti vi té éco n o mi qu e réelle de
ma tion, en aug men ta tion de 8,5 %, s’é lè vent à 4 mil liards d’eu ros en
la région.
2007.
Les biens ex portés son t éva lués FAB (franco à bord). Ils com prennen t
Les e x por ta tions de pr o duits pé tr o liers raf fi nés di minuent de 6 % les frais ac ces soi res (trans ports et as su rance) se rappo rtant à la
en 2007. Le sec teur de l’é nergie conserve ce pen dant son deuxième partie du trajet qui se situe sur le ter ri toire sta tis tique na tio nal.
rang parmi les ex por ta tions ré gio na les avec un mon tant de 4 mil -
A l’im porta tion, la valeur est CAF (coût, as su rance, fret) compre nant
liards d’eu ros, soit le quart des ex por ta tions na tio na les du sec teur.
les frais ac ces soi res se rap portant à la p artie du trajet jus qu ’au ter ri -
Dans le sec teur au to mo bile, les e x por ta tions re cu lent de 3,2 % et
toir e na ti o nal.
re pré sen tent 3,3 mil liards d’eu r os.
22 CAHIER D’AVAL n° 79 - Juin 2008