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éco nomie
Le cir cuit des revenus
Le re ve nu des ménages
Le revenu des ménages est constitué des rémunérations versées
par les entreprises réunionnaises et par les administrations, et de
revenus non salariaux. Son rythme de croissance reste
dynamique, soutenu notamment par la poursuite des rattrapages
sociaux et salariaux. Ce dynamisme permet une augmentation
régulière des achats réalisés auprès des entreprises
réunionnaises.
e Reve nu Dis po nible Brut (RDB) eux-même, ne sont pas repris dans le cir -
des ména ges cons titue le reve nu cuit des reve nus : ils cons ti tuent un fluxLexique -dont ils dis po sent pour consom L interne. Pour les entre pri ses, les ven tes
mer et épar gner. Son rythme de crois -
g RdM = Reste du Monde : ce groupe de biens et de ser vi ces ne concer nent pas
sance s’éta blit à + 6,2 % en 1996, aprèsras semble tou tes les uni tés uni que ment les ména ges : les admi nis -
+ 9,7 % en 1995 et + 5,0 % en 1994.concer nées par des flux de re ve nu tra tions génè rent pour 647 mil lionsCette dyna mique est sou tenue notam -en pro ve nance ou à des ti na tion de d’euros d’achats. Par ail leurs tous les
La Réu nion, et qui se trou vent en ment par la pour suite des rat tra pa ges biens pro duits par les entre pri ses ne sontde hors du ter ri toire. Il contient en sociaux et sala riaux. Sur ces der niè res pas des ti nés à être consom més ; une cer -par ti cu lier la mé tro pole. années, le RDB croît donc à un rythme taine partie d’entre eux sont cons ti tués de net te ment plus sou te nu qu’en métro pole, g FBCF = For ma tion Brute de Ca pi tal biens d’inves tis se ments, qui génè rentFixe : me sure la dif fé rence entre les et très supé rieur au rythme de crois sance
1,1 mil liards d’euros de res source, etac qui si tions et les ces sions d’ac tifs, du Pro duit Inté rieur Brut (PIB régio nal).
sont des ti nés à la for ma tion brute decor po rels (ma chi nes, …) ou Il repré sente par habi tant réu nion nais
in cor po rels (lo gi ciels, …), réa li sées capi tal fixe des ache teurs. Dans notre dia -envi ron 60 % du RDB par habi tant au
par les agents éco no mi ques gramme, nous n’avons pas ven ti lé ce flux : niveau natio nal, alors que le PIB parré si dents, et uti li sés de ma nière l’épargne, au sens de la comp ta bi li téhabi tant réu nion nais atteint juste 50 %ré pétée ou continue pen dant au natio nale est en effet estimée avantdu PIB par habi tant au niveau natio nal. moins un an. Cet agré gat com prend finan ce ment des inves tis se ments, tanten par ti cu lier l’in ves tis se ment en
Le reve nu dis po nible au niveau des pour les ména ges que pour les entre pri -lo ge ment des mé na ges.
ména ges sert prin ci pa le ment aux achats ses. De la même manière, les ser vi ces
g SIFIM = Ser vi ces d’Inter mé dia tion auprès des entre pri ses réu nion nai ses. En d’inter mé dia tion finan cière pro duits ne
Fi nan cière Indi rec te ment Me su rés : 1996 ceux-ci repré sen tent 3,2 mil liards sont pas ven ti lés selon les consom ma -ac ti vi té par la quelle une uni té d’euros hors TVA, en aug men ta tion de teurs effec tifs. Enfin, nous n’avons pasins ti tu tion nelle ac quiert des ac tifs
5 % par rap port à 1995, soit un rythme dis tin gué l’ori gine des biens ven dus. Les fi nan ciers et, si mul ta né ment,
con tracte des pas sifs par le biais de crois sance en léger retrait par rap port impor ta tions cons ti tuent en consé quence
d’opé ra tions fi nan ciè res sur le aux années pré cé den tes. Les ména ges une dépense pour les entre pri ses rési den -
mar ché. Le “ser vice” ain si pro duit consom ment aus si, pour un mon tant de tes, et les expor ta tions une res source.
est me su ré par le dif fé ren tiel entre 904 mil lions d’euros, des ser vi ces de Seul le solde a été por té sur notre cir cuit.
les in té rêts re çus et le in té rêts ver sés loge ment et des ser vi ces domes ti ques. Les expor ta tions repré sen tent un fluxdans le cadre de cette ac ti vi té.
Ces ser vi ces, pro duits par les ména ges ren trant de 0,4 mil liard d’euros, en très
Revenu Mixte : solde du compteg -forte aug men ta tion depuis quel
d’exploitation pour les entreprises -ques années (+ 14 % de crois individuelles. Il contient deux
sance annuelle, en 1995 et enéléments indissociables : la
1996). Les impor ta tions aug -rémunération du travail effectué par
le propriétaire et éventuellement sa men tent à un rythme net te ment
famille, et son profit en tant plus modé ré (+ 2,5 % en 1995
qu’entrepreneur. comme en 1996), soit un flux de
2,3 mil liards d’euros. Au total,
le solde du com merce exté rieur
est défi ci taire de 1,9 mil liardsL’auteur d’euros. La valeur ajoutée
dégagée par les entre pri ses leurMatthieu MORANDO est responsable
per met en retour de rému né rerdes comptes économiques à la
direction régionale de l’INSEE. les ména ges. Les salai res ver sés
-repré sen tent un flux de 1,8 mil
liards d’euros. D’autres reve nus
2économie
continue à croître en 1996
non sala riaux sont ver sés par les entre -
pri ses au pro fit des ména ges : il s’agit de
l’essen tiel du reve nu mixte des entre pre -
neurs indi vi duels, et des reve nus dis tri -
bués des socié tés. Les sala riés fonc tion -
nai res per çoi vent quant à eux des
salai res en pro v e nance des admi nis tra -
tions. L’ensemble des salai res per çus,
-soit 3,7 mil liards d’euros, est en aug
men ta tion de 4,6 % par rap port à 1995,
après + 7,7 % l’année pré cé dente. Il
s’agit de salai res bruts, c’est-à-dire y
-com pris l’ensemble des coti sa tions socia
les rever sées aux admi nis tra tions de
sécu ri té sociale. Ce flux repré sente 1,2
mil liards d’euros. Les admi nis tra tions
ont d’autres res sour ces loca les, ver sées
-sous forme d’impôts nets des sub ven
tions pour un mon tant total de 1,1 mil -
liards d’euros. Ces impôts sont ver sés
pour moi tié par les ména ges (0,2 mil -
liard de TVA, et 0,3 mil liard d’impôts
sur le reve nu), et pour moi tié par les
entre pri ses rési den tes. Outre les salai res
des fonc tion nai res, ces res sour ces des
admi nis tra tions ser vent aux opé ra tions
de redis tri bu tion. Au total, les admi nis -
tra tions ver sent aux ména ges 1,6 mil -
liards d’euros sous forme de pres ta tionsMé tho do logie
socia les en espè ces. Les trans ferts
sociaux en nature, qui repré sen tent lesLe cir cuit des re ve nus pré sen té ici pour l’année 1996 a pour ob jec tif de four nir une vue d’en -
semble de la cir cu la tion des flux de re ve nus les plus im por tants. ser vi ces indi vi dua li sa bles pro duits par
les admi nis tra tions (ensei gne ment,Les agents éco no mi ques ré si dents ont été ras sem blés en trois grou pes ho mo gè nes d’un point
san té, …) ne don nent pas lieu à des fluxde vue ma croé co no mique :
finan ciers. Ils ne sont donc pas reprisLes mé na ges : nous isolons dans le cir cuit des re ve nus les mé na ges en tant que consom -n
dans le cir cuit des reve nus. ma teurs. Il s’agit donc ici des mé na ges non com pris les en tre pre neurs in di vi duels.
n Les en tre pri ses : so cié tés fi nan ciè res, so cié tés non fi nan ciè res, éta blis se ments dé pen dant Loc a le ment, les res sour ces des admi nis -
d’une so cié té mère non ré si dente, et en tre pri ses in di vi duel les.
tra tions ne suf fi sent pas à cou vrir
n Les ad mi nis tra tions : ad mi nis tra tions lo ca les (Ré gion, Dé par te ment, Com mu nes, …) ou na - l’ensemble de leurs emplois. Leur acti vi -
tio na les (opé ra tions de l’Etat et des or ga nis mes de sé cu ri té so ciale dans la ré gion, …). Ce -té peut être sépa rée en deux : les acti vi
groupe com prend éga le ment les Insti tu tions sans but lu cra tif au ser vice des mé na ges (as so - tés de pro duc tion de ser vi ces admi nis tra -cia tions, clubs spor tifs, con gré ga tions re li gieu ses…).
tifs, et les opé ra tions de redis tri bu tion et
Un qua trième en semble per met de re tra cer les opé ra tions entre La Réu nion et des agents non
de cou ver ture sociale. Le pre mierré si dents. Sous l’in ti tu lé “Reste du monde”, il ras semble la mé tro pole et tous les au tres pays.
compte est équi li bré par un trans fert en
Pour les trois grou pes ré si dents, les flux de re ve nus per çus (les res sour ces) sont équi li brés par pro ve nance de la métro pole, que l’on
des flux d’uti li sa tion (les em plois). peut nom mer “sub ven tion de fonc tion -
Les flux éco no mi ques qui re lient les dif fé rents grou pes sont re pré sen tés par des flê ches dont ne ment”. Le défi cit des opé ra tions de
l’épais seur est pro por tion nelle au mon tant. Dans un sou ci de sim pli fi ca tion, l’ori gine ou la des ti - redis tri bu tion est quant à lui com blé par
na tion de cer tains flux n’a pas été pré cisée sur ce dia gramme. Nous avons sim pli fié aus si la un trans fert dit de “soli da ri té natio nale”.
des crip tion des échan ges avec l’ex té rieur, en fai sant fi gu rer uni que ment le solde de la b a lance -Au total, ces trans ferts entre la métro
com mer ciale, sans don ner le dé tail des im por ta tions et des ex por ta tions. Enfin, hor mis les re -
pole et les admi nis tra tions repré sen tent
ve nus dis tri bués par les so cié tés, les re ve nus de la pro prié té et les au tres trans ferts cou rants
1,9 mil liards d’euros. nne sont pas re pré sen tés. Les sol des d’épargne consi dé rés ont donc été cor ri gés de ces der -
niers mon tants. Mat thieu MORANDO
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