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N° 11
Août 2001
Localisation des créations d’entreprises en Languedoc-Roussillon :
Emploi touristique et démographie sont déterminants
En Languedoc-Roussillon, les disparités territoriales sont très marquées en matière de création et de survie
des établissements. La plupart des grandes aires urbaines et le littoral sont plus créateurs d’établissements
et d’emplois. Sur le littoral, dynamisme et fragilité des établissements vont de pair avec le caractère saison-
nier des activités, souvent liées au tourisme. Par contre, les établissements nouveaux sont plus pérennes
dans l’aire urbaine de Montpellier et dans les zones plus rurales.
Croissance de la population et créations de nouveaux établissements sont souvent associées, surtout pour
les activités commerciales et les services de proximité.
En Languedoc-Roussillon, il se crée proportionnelle-
ment plus d’établissements qu’en France: respective-
St Chély-d'Apcher
ment 10 % des établissements ont été créés dans
l’année contre 9 %. Paradoxe apparent, le taux de sur-
Marvejols
Mendevie y est aussi un des plus faibles des régions
françaises: seulement 46 % des établissements exis-
tent encore 4 ans après leur création, soit 8 points de
ChusclanBeaucoup de nouveaux La Grand Combemoins qu’en France.
Bagnols/Cèzeétablissements sur le littoral Alès
Derrière ces moyennes se cachent des disparités terri- LaudunLe Vigan Uzèset dans les aires urbaines
toriales très marquées en matière de création et de sur-
du Languedoc-Roussillon
Nîmesvie des établissements. La part de l’emploi lié au touris-
me et l’évolution démographique expliquent les trois VergèzeLodève
Lunelquarts de ces disparités. Clermont-l'Hérault Montpellier Le Grau du Roi
Bédarieux
La Grande Motte
Le taux de création (voir encadré méthodologie page 2)
Pézénas Sète
varie considérablement selon la zone géographique, de
Béziers
Castelnaudary5 à 18 %. Toutes les zones du littoral -sauf Sète- se pla-
Agde
Carcassonnecent en tête. De même, le taux de survie à 4 ans évo-
Lézignan- Narbonne Taux moyen de créations pures de 1997 à 1999
Corbièreslue entre 25 et 70 % suivant les zones de la région. 12 - 18 %
Limoux
10 - 12 %
9 - 10 %
0 - 9 %
Sur le littoral, taux de création Moyenne régionale : 10 %
plus élevé, mais plus courte durée Perpignan Libellés en blanc = pôles ruraux
Prades Libellés en noir = pôles urbains
Argelèsde vie des jeunes établissements
Les zones en blanc font partie des aires urbaines
d'Arles, Avignon et Beaucaire,Cet espace, marqué par les activités liées au tourisme, situées aussi en Provence-Alpes-Côte d'Azur
cumule généralement les taux les plus forts de création
Source : Insee - SIRENE
pure avec de faibles taux de survie. Le tissu productif
Mireille LEFEBVRE
s’y renouvelle vite avec un mouvement
Localisation des créations pures et du stock d'établissementsintense de cessations et de créations,
en Languedoc-Roussilloncar une part importante des entreprises
ne fonctionne que pendant la saison,
1 établissement nouveau sur 5 s'installe sur le littoral, mais cet espace
concentrée surtout sur juillet et août dans
n'accueille que 16% des unités de production avec 13% des salariés de la région.
la région. Unités : nombre et %
Ce constat s’applique tout particulière-
Créations pures Etablissements Part des
ment au Grau-du-Roi, à La-Grande- salariés
Motte, à Agde et sur la plus grande par- Nombre* % Nombre* % %
tie du littoral des Pyrénées-Orientales
Littoral 2 438 20,4 19 080 16,2 12,7
(sauf la côte Vermeille), à la couronne lit-
Hors littoral 9 492 79,6 98 730 83,8 87,3
torale de Narbonne et Béziers.
Dans tout cet espace, le taux de mobilité Aire urbaine Montpellier** 2 647 22,2 23 864 20,3 24,0
de l’emploi salarié et la part de l’emploi Aire urbaine Perpignan 1 195 10,0 10 813 9,2 10,4
Aire urbaine Nîmes 1 099 9,2 10 843 9,2 10,7touristique sont très importants.
Autres aires urbaines 3 030 25,4 31 533 26,7 28,1La côte Vermeille et Le Barcarès ont un
Espace rural 3 959 33,2 40 757 34,6 26,8taux de création moins élevé, mais une
survie presqu’au niveau de la moyenne
Total*** 11 930 100,0 117 810 100,0 100,0
régionale.
Seule l’aire urbaine de Sète fait vraiment * Moyenne calculée sur 1997 à 1999 - ** Y compris les communes multipolarisées. - *** Les parties des
aires urbaines d’Arles, Avignon et Beaucaire sont incluses.exception: le taux de création n’y atteint
Source : INSEE - SIRENE
pas cette moyenne, le taux de survie en
étant par contre très voisin. Cette zone,
qui représente 3 % des créations, se
Durée de vie des établissements plus courte
situe nettement en dessous des autres
sur le littoral du Languedoc-Roussillonzones littorales et assez proche de la
périphérie littorale de Montpellier pour le
taux de mobilité et la part de l’emploi tou-
ristique. Mais elle se révèle beaucoup St Chély-d'Apcher
moins dynamique, notamment pour l’em-
ploi qui stagne entre 1990 et 1999.
Marvejols
Mende
Dans la région, un établissement créé
sur cinq s’implante dans les communes
Chusclan
La Grand Combelittorales, alors que cet espace ne repré-
Bagnols/Cèze
Alèssente que 16 % des unités existantes et
Laudun
Le Vigan Uzès13 % des effectifs salariés.
Nîmes
VergèzeLodève
Méthodologie LunelClermont-l'Hérault Montpellier Le Grau du Roi
Bédarieux
La Grande MotteCréations pures ou nouvelles : création
d'un établissement économiquement actif Pézénas Sète
jusqu'alors inexistant, donc avec exploita-
Béziers
Castelnaudarytion de nouveaux moyens de production. Survie des établissements à 4 ansAgde
Seul ce type de création est retenu ici. Carcassonne Taux moyen des générations 1990 et 1993Lézignan- Narbonne
CorbièresEn Languedoc-Roussillon, 66% des créa-
51 - 70 %
Limouxtions en 1999 étaient nouvelles (71% 46 - 51 %
France en 1999, un peu moins hors Ile-de- 43 - 46 %
10 - 43 %France).
Moyenne régionale : 46 %Un établissement productif peut aussi être
Libellés en blanc = pôles rurauxcréé par reprise ou par réactivation. Une Perpignan
Prades Libellés en noir = pôles urbainsreprise est enregistrée lorsqu'un établisse-
Argelès Les zones en blanc font partie des aires urbainesment reprend, totalement ou partiellement,
d'Arles, Avignon et Beaucaire,
l'activité d'un autre établissement : 20% situées aussi en Provence-Alpes-Côte d'Azur
(22% en France). Une réactivation corres-
Source : Insee - SIRENEpond à une remise en production d'une
unité existante mais mise en sommeil, qui
reprend son activité après l'avoir cessée
(souvent des personnes physiques) : 14%
(7% France).
Le taux de création est le rapport du nombre de créations pures au nombre d'établissements existant au 31 décembre de l’année (stock).
Le niveau établissement est retenu car on étudie la création du point de vue de sa localisation dans l'espace régional. Il permet d'appréhender le déve-
loppement du tissu productif local (plus que le niveau de l'entreprise, qui jouit d'une autonomie de décision et peut avoir plusieurs établissements dissé-
minés).
Dans cette présentation, pour les créations pures et les stocks, la moyenne est calculée sur trois ans, 1997,1998 et 1999.
èmeLe taux de survie à 4 ans est le rapport entre le nombre d'établissements de la génération n ayant atteint leur 4 anniversaire au nombre d'établisse-
ments de la génération n. Ici, c'est une moyenne sur deux générations, 1990 et 1993.
Le champ de référence pour la démographie d'entreprise est celui des établissements dits ICS (pour industrie, commerce, services). Il comprend l'en-
semble des secteurs marchands de l'industrie, de la construction, du commerce et des services. L'agriculture est exclue et le secteur des services amputé
des activités financières.
Le taux de mobilité est le rapport du nombre de salariés rémunérés dans l'année 1998 à l'effectif présent au 31 décembre de la même année (Déclarations
annuelles de données sociales).
© INSEE 2001 - 2 - Localisation des créations d’entreprises en Languedoc-Roussillon
Créations, établissements existants et effectifs salariés par type d’activité en Languedoc-Roussillon
Unité : %En Languedoc-Roussillon, la moitié des créations s’ef-
fectue dans le commerce et les services aux particu- Part des créations Part des établis- Part
liers (qui incluent les hôtels cafés restaurants), activités pures sements des salariés
où, notamment en bordure littorale, la taille moyenne
des unités de production est assez faible et le renou- Industries agricoles et alimentaires 2,4 3,7 4,9
Industries des biens de consommation 2,4 2,4 3,4vellement rapide. A l’inverse, peu de nouveaux établis-
sements naissent dans l’industrie et l’énergie qui Industrie automobile 0,1 0,1 0,1
nécessitent des capitaux et des moyens humains plus Industries des biens d'équipement 1,0 1,6 3,6
importants et concentrent donc les plus grandes unités. Industries des biens intermédiaires 1,6 2,2 7,0
Ce constat est cohérent avec le mouvement national de Sous-total industrie 7,5 10,0 19,1
recul du poids de l’industrie dans le volume des créa- Energie 0,2 0,3 2,8
tions et de la hausse de celui des services. Par contre,
Construction 14,4 13,8 11,4
le poids du commerce est plus élevé. La part des ser- Commerce 34,6 30,2 28,7
vices aux entreprises est plus faible (comme celle de
Transports 2,6 2,9 7,2
l’industrie). Mais elle est plus importante dans les créa-
Activités immobilières 3,1 2,9 1,2
tions que dans le stock et a tendance à se rapprocher Services aux entreprises 13,8 11,3 15,1
du niveau national.
Services aux particuliers 15,2 15,2 9,2
Education, santé, action sociale 8,6 13,4 5,4
Les territoires comme le Languedoc-Roussillon et une
bonne partie de la façade méditerranéenne bénéficient Total* 100,0 100,0 100,0
depuis plusieurs dizaines d’années d’un accroissement Valeur 11 930 117 810 ///
très important de population, stimulé par un solde
migratoire largement positif. La création y est intense * Les parties des aires urbaines d’Arles, Avignon et Beaucaire sont incluses.
dans tous les secteurs, mais surtout dans les services Source : INSEE - SIRENE
à la population.
L’évolution soutenue de l’emploi s’accompagne d’un taux de chômage élevé: certains chômeurs sont probablement incités à créer pour échap-
per à leur condition. L’impact du taux de chômage sur la création est toutefois assez faible dans la région et cette variable n’a pas été retenue ici
comme facteur explicatif.
de la concentration de la population et du un même lieu augmenterait l’efficacité deLe dynamisme particulier
développement autour de la capitale l’ensemble des unités de production etde l’aire urbaine
régionale. Le taux de mobilité de l’emploi attirerait davantage de créations. Les
de Montpellier et la part de l’emploi touristique dans parcs d’entreprises les plus importants
l’ensemble de l’emploi salarié sont sont situés dans les zones les plus peu-
Cet espace avec sa partie littorale occu- d’ailleurs assez proches des moyennes plées. La diversité des productions
pe une situation particulière dans l’en- régionales. locales exercerait un effet positif (cf.
semble régional: un habitant sur cinq y A partir d’un certain seuil, les entreprises «L’économie française» édition 2000-
réside maintenant. Entre 1990 et 1999, déjà installées exercent un effet d’entraî- 2001 pages 136 et suivantes) et une sur-
dans l’aire urbaine de Montpellier, la nement. La concentration d’activités en spécialisation jouerait en sens inverse.
croissance démographique atteint 18 %
en 10 ans. C’est la croissance la plus Créations pures, stock et effectif salarié par type de zone
forte enregistrée dans les aires urbaines
en Languedoc-Roussillon
françaises. Dans la couronne autour de
Unités : nombre et %Montpellier, celle-ci s’élève même à
32 %, durant la même période. Créations pures Etablissements Part des
22 % des établissements nouveaux s’im- salariés
plantent dans l’aire urbaine, soit plus que Nombre* % Nombre* % %
la part du stock (20 %) et moins que celle Littoral Pôles urbains** 661 5,6 6 217 5,3 4,1
des effectifs salariés de la région (24 %). Couronnes périurbaines** 621 5,2 4 765 4,0 4,1
La couronne du pôle urbain et sa bande Rural sous faible influence
littorale sont les deux zones où la popu- urbaine 445 3,7 3 055 2,6 1,5
lation active employée a le plus aug- Pôles ruraux 420 3,5 2 667 2,3 1,5
Rural isolé 291 2,4 2 376 2,0 1,5menté entre 1990 et 1999: respective-
Ensemble littoral 2 438 20,4 19 080 16,2 12,7ment près de 4 % par an et un peu plus
de 3 % (0,8 % pour l’ensemble de la Hors Pôles urbains** 5 401 45,3 54 170 46,0 56,6
région, 0,3 % pour la France). littoral Couronnes périurbaines** 1 290 10,8 11 901 10,1 8,4
Caractéristique de cette aire urbaine, la Rural sous faible influence
urbaine 1 114 9,3 12 001 10,2 6,9création et la durée de vie des établisse-
Pôles ruraux et périphérie 627 5,3 7 460 6,3 7,7ments se situent un peu au dessus de la
Rural isolé 1 061 8,9 13 198 11,2 7,7
moyenne régionale dans le pôle et sa
Ensemble hors littoral 9 492 79,6 98 730 83,8 87,3
périphérie.
Dans les communes du bord de mer de Total*** 11 930 100,0 117 810 100,0 100,0
l’aire urbaine de Montpellier, un taux de
* Moyenne calculée sur 1997 à 1999 - ** Y compris les communes multipolarisées. - *** Les parties descréation assez important côtoie une sur-
aires urbaines d’Arles, Avignon et Beaucaire sont incluses.
vie plus longue qu’ailleurs sur le littoral.
Source : INSEE - SIRENELes activités sont plus diversifiées et l’é-
volution du tissu productif dépend plus
© INSEE 2001 - 3 - Localisation des créations d’entreprises en Languedoc-RoussillonContrastes dans les autres
aires urbaines Création de nouveaux établissements et emploi
Comme l’aire urbaine de Montpellier, la 12 000 établissements en moyenne sont créés ex nihilo chaque année. Les élé-
couronne de Carcassonne et, à un ments suivants donnent une idée de l’impact de la création sur l’évolution de l’em-
moindre degré, celle de Nîmes se situent ploi :
un peu au dessus de la moyenne pour Parmi les établissements qui naissent tout au long de l’année n, environ la moitié
la création et pour la survie. Pourtant, ersont encore actifs au 1 janvier (n + 2). Ils occupent alors 10100 personnes, dont
dans l’ensemble de l’aire urbaine de 6 400 salariés. 60 % n’ont pas de salarié, proportion plus élevée que dans le stock
Carcassonne, la population et le nombre (50 %).
d’emplois ont moins augmenté dans la Ces effectifs représentent à peine 2 % de ceux de l’ensemble du stock d’établis-
décennie quatre-vingt-dix qu’en moyen- sements (champ industrie commerce services).
ne régionale. Le même mouvement est erUn an plus tard, au 1 janvier (n + 3), les 40 % encore en activité occupent enco-
perceptible dans celle de Nîmes, mais la re le même nombre d’actifs, salariés et non salariés.
couronne enregistre des taux d’évolution Ces éléments restent partiels car ils ne rendent pas compte notamment de la perte
supérieurs. d’emplois due aux effets de la concurrence dans les unités plus anciennes.
L’effet sur l’emploi des créations nouvelles est difficile à cerner précisément.
A l’inverse, le pôle de Béziers réunit des L’évolution du parc d’établissements dépend du taux de survie des unités nouvel-
taux inférieurs pour la création et la lement créées, des changements de localisation et du mouvement de cessation
durée de vie. La population et l’emploi parmi les établissements plus anciens. Pendant que certaines unités naissent,
ont sensiblement diminué entre 1990 d’autres disparaissent ou modifient le processus de production, se restructurent en
et 1999. La survie est plus longue dans réduisant ou en augmentant leurs effectifs. Cette «destruction créatrice» caracté-
la couronne. L’ensemble de l’aire urbaine rise le renouvellement structurel du tissu productif.
voit sa population croître légèrement et
l’emploi baisser.
Certaines aires urbaines sont plus dyna- inclut en effet Font-Romeu et la Pour les autres activités, d’autres créa-
miques pour la création mais ont des Cerdagne ainsi que Céret. Le taux de tions interviennent pour remplacer les
taux de survie inférieurs. Dans celle de survie se révèle assez faible par rapport établissements qui disparaissent naturel-
Lunel, l’augmentation de la population et aux zones de même type dans les autres lement (par exemple par le départ en
de l’emploi est particulièrement élevée. départements. En effet les activités tou- retraite du chef d’entreprise dans les
Dans les aires urbaines de Perpignan et ristiques sont un peu plus présentes. unités sans salarié).
Narbonne, la croissance démographique Les zones rurales les plus importantes Si pour les communes littorales, l’inten-
est un peu moins marquée que dans la en nombre de créations pures subissent sité de l’emploi touristique constitue le
région, mais le nombre d’actifs occupés l’influence des aires urbaines dans le facteur principal, pour Lunel et la couron-
a beaucoup augmenté dans celle de Gard et l’Hérault, ou bien se trouvent ne de Montpellier, l’accroissement démo-
Narbonne, nettement moins dans celle classées en rural isolé de tous les dépar- graphique joue un rôle prépondérant
de Perpignan. tements (sauf la Lozère, particulièrement
peu dense).
Les autres aires urbaines se distinguent Toutes les zones où la population et
par un taux de création assez bas. Par l’emploi baissent entre 1990 et 1999 se
contre les taux de survie y sont assez trouvent dans l’espace rural (à l’excep-
forts, probablement grâce au poids des tion d‘Alès et Béziers).
activités industrielles, sauf à Mende. Alès
se démarque des autres aires urbaines
de cette catégorie par une baisse sen- L’implantation
sible de l’emploi et une stagnation de sa
des établissements dépendpopulation.
de l’emploi touristique
et de la démographie
Espace rural: faible taux de
L’accroissement de population crée des
création mais durée de vie besoins nouveaux à l’origine de créa-
assez longue tions d’emploi dans les établissements
productifs qui existent déjà, mais aussi
dans des unités nouvelles. Les activitésL’espace rural (hors littoral) est presque
liées au tourisme ont un caractère sai-toujours marqué par des taux de créa-
sonnier très marqué, en Languedoc-tion en dessous de la moyenne, et
Roussillon, où la saison est concentréesimultanément, une durée de vie des
sur l’été. Une partie des établissementsétablissements relativement longue.
s’y renouvelle rapidement avec de nom-Le rural isolé (hors littoral) des Pyrénées-
breuses cessations et créations. Plus laOrientales occupe cependant une posi-
part de l’emploi touristique dans l’en-tion assez particulière liée à la part d’em-
semble de l’emploi salarié s’élève, plusploi touristique (15 %), nettement au des-
la création s’intensifie.sus de celle des zones hors littoral: il
© INSEE 2001 - 4 - Localisation des créations d’entreprises en Languedoc-RoussillonZonage utilisé pour la localisation des créations d’entreprises
Appartenir ou pas à la bande littorale a été le premier critère de construction: les activités touristiques plus présentes
dans cet espace influençaient nettement le taux de création. Chaque commune, " littoral " ou " hors littoral ", a ensuite été
classée selon le zonage en aires urbaines de 1990 utilisé par l’Insee.
L’espace à dominante urbaine est composé de pôles urbains, de couronnes périurbaines et de communes multipola-
risées: un pôle urbain est une unité urbaine offrant 5000 emplois ou plus et n’appartenant pas à la couronne périurbaine
d’un autre pôle urbain.
Une aire urbaine est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain et par
des communes rurales ou unités urbaines dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans
le pôle urbain ou dans des communes attirées par celui-ci. La couronne périurbaine (monopolarisée) d’un pôle urbain
est donc formée de l’ensemble des communes de l’aire urbaine à l’exclusion de son pôle urbain.
Les communes multipolarisées sont des communes rurales ou unités urbaines situées hors des aires urbaines, dont
au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines, sans atteindre ce seuil
avec une seule d’entre elles, et qui forment avec elles un ensemble d’un seul tenant.
Complément à l’espace à dominante urbaine, l’espace à dominante rurale est formé de l’ensemble des communes rurales
et des unités urbaines n’appartenant pas à l’espace à dominante urbaine.
Les pôles ruraux sont des unités urbaines ou des communes rurales offrant de 2 000 à moins de 5 000 emplois, nombre
égal ou supérieur à celui des actifs résidents.
Le rural sous faible influence urbaine est l’ensemble des communes rurales ou unités urbaines qui ne sont pas pôle
rural et dont 20 % ou plus des actifs résidents travaillent dans les aires urbaines.
La périphérie des pôles ruraux est constituée des communes rurales ou unités urbaines n’étant ni pôle rural, ni sous
faible influence urbaine, et dont 20 % ou plus des actifs résidents travaillent dans les pôles ruraux.
Le rural isolé est formé de l’ensemble des communes rurales et des unités urbaines n’étant ni pôle rural, ni sous faible
influence urbaine, ni périphérie des pôles ruraux.
Ainsi, 48 zones sont définies. Chaque pôle urbain constitue une zone ainsi que chaque couronne périurbaine. Si la zone
ainsi constituée n’atteint pas environ 50 créations pures, elle est regroupée avec une autre zone, la plus proche du point
de vue géographique ou sous l’angle de l’attraction. Pour Alès, Bagnols-sur-Cèze, Castelnaudary, Mende, la couronne a
été rattachée au pôle.
Les communes multipolarisées sont rattachées à la couronne périurbaine (ou au pôle urbain si la couronne n’existe pas,
à Beaucaire, Lunel et Sète).
Sur le littoral, le rural sous faible influence urbaine dans l’Hérault et les Pyrénées-Orientales est rattaché à la ou aux
grandes villes proches (Peyriac-de-Mer a dû rejoindre le rural isolé de l’Aude).
Ailleurs, le rural sous faible influence urbaine constitue une zone par département (sauf en Lozère, où il est regroupé avec
l’aire urbaine de Mende). De même pour les pôles ruraux, leur périphérie (sauf quand elle est jointe au pôle dans l’Aude,
la Lozère et les Pyrénées-Orientales) et le rural isolé.
© INSEE 2001 - 5 - Localisation des créations d’entreprises en Languedoc-RoussillonUne synthèse sur l'ensemble des services dans la région et pour chaque
secteur des services une brève analyse et des informations détaillées :
Les entreprises et les établissements, leur taille.
Le poids du secteur dans l'économie régionale et locale.
L'emploi salarié et son évolution sur les dix dernières années.
La qualification et le niveau des salaires
Les plus gros employeurs du secteur
70 pages Un encadré " un autre regard " qui apporte un éclairage sur les évolutions
19,82 e (130F)
récentes du contexte régional ou réglementaire concernant le secteur.
Des comparaisons systématiques à la référence nationale.
Renseignements et vente:
INSEE Languedoc-Roussillon - 274, Allée Henri II de Montmorency - Montpellier Cédex 2
Tél. : 0467157111 - Fax : 0467157171
en vente aussi par Internet : www.insee.fr
et à la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie.
Pour en savoir plus
INSEE Languedoc-Roussillon
Repères pour l’économie du Languedoc-Roussillon - Synthèse - AES, n° 8 juin 2001
Repères pour l’économie du Languedoc-Roussillon - Conjoncture «trimestriel» - Créations d’entreprises - 4 pages
Repères pour l’économie du Languedoc-Roussillon - Synthèse n° 1, janvier 2000
«l'implantation des entreprises régionales en 1999 : 4 profils type de bassin d'emploi»
n° 27, décembre 1999
«Création d'entreprise en Languedoc-Roussillon : plus de la moitié encore en vie après 3 ans»
INSEE Direction Générale
Insee Première, octobre 2000,
«Les créateurs d'entreprise en 1998 : moins de chômeurs, plus de diplômés»
Insee Première, octobre 2000,
«Créations et cessations d'entreprise : sous la stabilité, le renouvellement»
Insee Première, mars 2000,
«Création d'entreprise, les facteurs de survie : les qualités du projet priment sur celles du créateur»
Insee Première - n° 630 janvier 1999 «Le tissu productif régional : diversité et concentration» - Frédéric Lainé et
Carole Rieu
Insee Première - n° 650 juin 1999 «La diversité industrielle des territoires» - Frédéric Lainé et Carole Rieu
Insee - L’économie française - Edition 2000-2001 «Dossier la création d’entreprises» (page 135).
www.insee.fr Prix : 4 F (26,24 F)
Directeur de la publication : Pierre JOLY ISSN n° 1286-4218
Sage : SYN011136INSEE Languedoc-Roussillon - 274, allée Henri II de Montmorency - 34064 Montpellier CEDEX 2
© INSEE 2001Téléphone : 0467157000 - Télécopie : 0467157171 info-languedoc-roussillon@insee.fr
Michel Lamur

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