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Taux de survie des entreprises en Champagne-Ardenne

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Parmi les entreprises créées en 1998 en Champagne-Ardenne, cinq ans après, une sur deux est toujours en activité. Le taux de survie dans la région (53%) se maintient à un niveau plus élevé que la moyenne de la métropole. Les chances de réussite d'une nouvelle unité dépendent de facteurs liés aux caractéristiques de l'entreprise mais aussi au profil de l'entrepreneur. Insee flash infos n°3
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INSEE
FLASH
CHAMPAGNE-ARDENNE infos
Nº 3 - octobre 2005 www.insee.fr/champagne-ardenne
Taux de survie des entreprises
en Champagne-Ardenne
Créer son entreprise est une chose, la faire vivre en est une autre.
En 2003, 53% des entreprises créées en Champagne-Ardenne cinq ans
plus tôt sont toujours actives. Les chances de réussite d'une nouvelle unité
dépendent de facteurs liés aux caractéristiques de l'entreprise mais aussi
au profil de l'entrepreneur.
Joëlle Béthune
Cinq ans après plus d’une
La survie des entreprises création sur deux existe toujours
Cinq ans après la mise en place du pro-
jet, 53 % des entreprises créées existent
encore. Ce taux de survie est meilleur de
2 points que le taux national. Malgré ce
bon résultat, la région Cham-
è
pagne-Ardenne occupe la 19 place des
régions classées selon cet indicateur,
juste devant le Sud-est (Langue-
Taux de
doc-Roussillon et Provence-Alpes-Côtesurvie
à 5 ans (%)INSEE, Direction Régionale d’Azur) et l'Île-de-France. Quelque soit
de Champagne-Ardenne le nombre d'années écoulées depuis la55,910, rue Edouard Mignot
51079 Reims Cédex 51,2 création, le taux de survie dans la région
Tél : 03.26.48.60.00
se maintient à un niveau plus élevé queDirecteur de la publication :
Michel Gaudey la moyenne de la métropole. Les créa-
Rédacteur en chef :
tions par reprise sont plus pérennes queJeanny Naulot
Secrétaire de fabrication : France métropolitaine : 50,8% les créations pures, avec respective-
Pascale Breton Champagne-Ardenne : 52,7%
Communication externe : ment 60% et 50 % des entreprises tou-
Jeanny Naulot jours en activité cinq ans après.
© INSEE-2005 Source : INSEE - SINE 1998 et 2003Taux de survie des entreprises Taux de survie selon l’origine de la création
%
%100
100
90
80
80
60
70
40
60
20
50
0
40 Créations pures Reprises Créations totales
taux de survie à 2 ans à 3 ans à 4 ans à 5 ans
à1an taux de survieà1an taux de survieà3ans taux de survieà5ans
Créations Champagne-Ardenne Créations France
Source : INSEE - SINE 1998 et 2003 Source : INSEE - SINE 1998 et 2003
Meilleure chance de survie pour les entreprises de 1 à 2 salariés
Sur l'ensemble des entreprises créées, 68% ne comptent pas de salarié. La moitié d'entre el-
les sont pérennes au bout de cinq ans. Les entreprises de 1 à 2 salariés résistent mieux, leur
taux de survie s'élève à 61%. Créer une entreprise avec dix salariés et plus ne garantit pas la
réussite. Si les deux premières années ne sont pas discriminantes pour ces unités, leur taux
de survie se dégrade à partir de la troisième année et n'atteint plus que 40% cinq ans après.
Les créations par reprises d'unités de 3 à 5 salariés sont les plus pérennes : 78% d'entre elles
sont encore en activité à la fin de la période. Néanmoins, pour cette même taille d'entre-
prise, seul un tiers des créations pures résiste.
Les entreprises de l'éducation, santé, action sociale et de la construction
résistent mieux
Les taux de survie diffèrent sensiblement selon le secteur d'activité de l'entreprise créée. En
Champagne-Ardenne, les entreprises de l'éducation-santé-action sociale, et celles de la
construction et des services aux entreprises affichent un taux de survie plus élevé que celui
de la France. En revanche, les secteurs des transports et de l'activité immobilière ont plus de
difficultés à se maintenir qu’au niveau national.
Meilleure réussite pour les 35-45 ans
Si le taux de survie à cinq ans des entreprises tenues par
Taux de survie selon l’âge du créateur des femmes (49%) est sensiblement plus faible que celui
obtenu par des hommes (51%), il reste néanmoins
50 et + au-dessus de la moyenne nationale de 2,4 points.
Les femmes créatrices d'entreprises, sous-représentées
45à49
dans la région (30 %) et sur le territoire national, sont da-
40à44 vantage tentées par la reprise d'entreprises dans le sec-
35à39 teur des services aux particuliers et dans le secteur de
l'éducation et de la santé.30à34
Les jeunes, beaucoup plus audacieux, ont plus de diffi-
25à29
cultés à maintenir leur entreprise. En revanche, les pro-
- de 25ans jets sont plus pérennes pour la classe d'âge de 35 à 45
ans. Pour les porteurs de projets âgés de 50 ans et plus,Ensemble
les chances de mener leur entreprise au-delà de cinq ans0 20 40 60%
sont plus incertaines : seulement 42% des entreprises ré-
Champagne-Ardenne France
sistent. Les reprises semblent, en revanche, leur être plus
favorables puisque 79% des entreprises existent encore
Source : INSEE - SINE 1998 et 2003 cinq ans après.Parcours professionnel et formation initiale jouent un rôle important
Il ne suffit pas d'avoir la volonté de s'engager dans un
Taux de survie selon la qualification projet de création, la qualification antérieure joue un
rôle important. Les anciens ouvriers, artisans et com-
merçants obtiennent de bons résultats : 65% des entre-
Ouvrier prises qu'ils créent sont encore en activité cinq ans plus
Artisan, commerçant
tard. Un créateur sur dix est un ancien cadre. Ses chan-
Agent de maîtrise
ces de réussite ne sont pas meilleures : une entreprise
Chef d'entreprise
sur deux perdure à la fin de la période.Cadre
Employé Le diplôme joue un rôle important dans la pérennité du
projet. Posséder un baccalauréat technique protège leProf. Intermédiaire
Etudiant créateur. Il augmente ses chances de conserver son en-
Sans activité treprise de 24 points par rapport à un diplômé de niveau
0 102030 40506070% du DEUG. S'agissant des reprises, la réussite revient au
possesseur du BEPC, le taux de survie de leur projet
(77%) restant stable à partir de la troisième année.
Source : INSEE - SINE 1998 et 2003 Concernant leur situation antérieure, les créateurs qui
au moment de la création étaient en activité et ceux qui
étaient chômeurs depuis moins d'un an font jeu égal cinq ans plus tard, avec un taux de
survie de 56 %. En revanche, les chômeurs de longue durée éprouvent plus de difficultés à
partir de la troisième année, et affichent un taux de survie de 39 % en fin de période. Les
créateurs sans activité au moment de la création de leur entreprise se situent dans la
moyenne (53 %).
Le manque de débouchés, cause principale d'échec
En région Champagne-Ardenne 44% des créateurs déclarent ne rencontrer aucun pro-
blème particulier. Pour ceux qui rencontrent des difficultés, le manque de débouchés arrive
en tête des problèmes déclarés (28%), puis viennent les problèmes financiers (18 %).
Quand il s'agit de problèmes de trésorerie, la cause en revient principalement au délai de
paiement des clients. Avec 10% des entreprises déclarant un endettement fort, la région se
classe dernière dépassant de 3,4 points la moyenne nationale. Si 13% des créateurs cham-
pardennais n'ont pas d'opinion sur l'avenir de leur entreprise, la moitié se préoccupe de
maintenir l'équilibre actuel de sa société, et un tiers aspire à développer son activité.
Les moyens financiers mis en œuvre vecteurs de réussite
De façon générale, l'importance des moyens financiers engagés au départ influence la
pérennité de l'entreprise. En Champagne-Ardenne comme au niveau national, les créa-
teurs démarrent leur projet avec des moyens modestes. Quatre sur dix ont dépensé moins
de 7 600 euros. Cinq ans plus tard, 47 % d'entre eux exercent encore. Les mises de
fonds plus importantes préservent mieux de l'échec. Les créateurs qui ont engagé plus
de 76 000 euros dans leur projet ont un taux de survie de 70%, égal au taux national.
Pour comprendre ces résultats
Le dispositif Sine (Système d'information sur les nouvelles entreprises) permet de suivre les entreprises créées
ou reprises au premier semestre d'une même année par le biais de trois enquêtes :
- la première intervient dans les mois qui suivent la création ;
- la deuxième est réalisée au cours de la troisième année d'existence ;
- la dernière est conduite après cinq années d'existence.
Les entreprises enquêtées appartiennent au secteur marchand du champ ICS (industrie, commerce, construc-
tion et services).
Le taux de survie à cinq ans correspond à la proportion d'entreprises créées ou reprises à une date donnée qui
ont atteint leur cinquième anniversaire. Dans le dispositif Sine, les nouvelles entreprises retenues dans
l'échantillon qui ont fait l'objet d'une reprise avant la troisième vague d'interrogation sont considérées
comme cessées.

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