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La Solution Finale au problème des drogues ? Je dois vous faire un ...

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La Solution Finale au problème des drogues ? Je dois vous faire un ...

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Rencontres de Luxembourg – 22 octobre 2005
La Solution Finale au problème des drogues ? Je dois vous faire un aveu: lorsque Raymond Van Cant m’a demandé un titre pour mon intervention, j’ai laissé ce titre m’être dicté par mes sentiments et non par ma raison… En effet, même si j’ai constaté qu’il n’était pas repris dans le programme de la journée, le titre de mon intervention est «La Solution Finale au problème drogues? »(« Solution »et «Finale étant ornés de majuscules). S’agissant de drogues, le sentiment que l’on ressent lorsque l’on s’imprègne de l’air ambiantest à peu près le suivant: il y a unproblèmeinsidieux, sournois, peu visible qui traverse notre société et la pervertit, il nous faut trouver unesolutionce problème, faute de quoi nous courons à la à décadence, à commencer par celle de la partie la plus verte de notre société. Cet ordre de considérations n’est bien évidemment pas sans rappeler celles qui eurent cours à une sombre période de l’histoire du XXème siècle mais audelà de la provocation, il ne me semblait pas inutile de rappeler où mène l’absence de réflexion, ou plutôt la réflexion guidée par l’émotion et la peur. Nous connaissons tous le constat: un pourcentage conséquent des 1526 ans consomme régulièrement des “drogues”. Selon la plus récente des études que j’aie rencontré (à savoir une étude de la fondation Rodin et du Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs –Crioc de l’ULB qui porte essentiellement sur l’usage du cannabis chez les jeunes de 10 à 1 17 ans ), plus de 15% du total des 1017 ans déclarent avoir déjà goûté au cannabis, à 17 ans 10% des jeunes prennent au moins un joint durant la semaine et le weekend. A 17 ans toujours, 40% des jeunes ont déjà consommé du cannabis et ce chiffre est en augmentation de 4% par rapport à 2003. Notons qu’il s’agit ici du cannabis et l'on sait que aux PaysBas et en Belgique, cette substance a fait l'objet de ce que l'on pourrait appeler une “libéralisation”. Si cet état des lieux sommaire ne prête pas outre mesure à controverse, ici commence en revanche la perplexité, la zizanie et la schizophrénie. Il y a peu, dans le sillage de la proposition émise par le Centre d’Action Laïque, notre cercle organisa une conférence sur la thématique des drogues. Certes, nous ne nous attendions pas à une affluence monstre, mais le moins que l’on puisse dire est que nous avons été déçus de n’accueillir que 20 personnes (tout au plus) alors que nous en attendions quatre fois plus. En effet, quelques années après la «libéralisation »du cannabis, les jeunes ont l’impression que le débat sur les drogues est un débat soldé, de l’histoire ancienne… Tout d'abord, pour ce qui est de la libéralisation en Belgique, il s'agit bien entendu d'un compromis politique entre d’une part, ceux qui désiraient à toute force la dépénalisation (qui n'est pas à confondre comme on le sait avec la légalisation) et ceux qui la refusaient avec toute l'énergie du désespoir. Désespoir car même lorsque l’on est un des plus fervents défenseurs du rôle
1 er Le Soiret dimanche 2 octobre 2005, p. 7, samedi 1
« Les jeunes face à la drogue »  Intervention de Clément Dartevelle, Président du Cercle du Libre Examen de l’ULB