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Rencontres HAS 2009 - Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire - Rencontres 09 - Diaporama TR12

De
53 pages
Documents Rencontres 09 - Synthèse TR12 (82,64 Ko) Rencontres 09 - Diaporama TR12 (798,74 Ko) Mis en ligne le 10 mars 2010 Table ronde 12 du 10 décembre 2009 de 14h30 à 16h L'un des objectifs de la HAS est de promouvoir la qualité des prises en charge par le moyen des outils informatiques. Elle a défini une procédure de certification des logiciels d’aide à la prescription (LAP), mais peu de logiciels vont vers la certification. Quelles sont les difficultés pour évaluer les outils informatiques « métier » dans leurs différentes dimensions et établir les cahiers des charges ? Quels sont les freins à l'appropriation des outils informatiques par les praticiens ? Comment financer la mise en place de ces outils ? Comment évaluer l'apport réel des outils : pour le patient ? Pour le praticien ? Quels rôles et compétences pour l’Agence des systèmes d’informations de santé partagés (ASIP), l'Assurance Maladie, les organisations professionnelles et la HAS ? Animée par un membre du Collège de la HAS, la table ronde tentera de répondre à ces questions. Les participants pourront faire valoir leurs points de vue avec les intervenants. Consulter la synthèse et le diaporama de cette session en bas de page Modérateur : Étienne CANIARD – Membre du Collège, Haute Autorité de Santé Intervenants : Vincent BOUVIER – VIDAL A partir de l’exemple d'intégration des Recommandations Vidal dans les logiciels métier, analyse des points les plus importants permettant la bonne appropriation de cette connaissance par les médecins, et notamment : - la contextualisation des messages (et l'importance du réseau sémantique sous-jacent), - l'approche suggestive, - l'assistance aux éditeurs (non familiers de cette approche). Claude BRONNER – Association pour l’Informatisation Médicale Pour promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire, il est nécessaire d’avoir des outils qui répondent aux besoins des professionnels, auxquels on ajoute des objectifs qualité. Ces objectifs doivent être partagés par les professionnels de santé et faire l’objet d’une rémunération spécifique. Pour répondre à cet objectif, peuvent être mis en place : - des panels d’experts, discussion large de leurs propositions, - une procédure de validation avec un cahier des charges souple et progressif, - un financement public ou direct par les professionnels solvabilisés. En sachant que ces évolutions ne doivent pas être freinées par un contexte administratif contraignant ! André LOTH – Ministère de la Santé et des Sports L'utilisation d’outils informatisés apporte de nombreux bénéfices pour les professionnels de santé en ambulatoire en termes de qualité des soins, notamment en ce qui concerne : - la prescription et la délivrance des médicaments et plus largement l’aide à la décision, - le partage et l’échange d'informations, d’où une meilleure coordination entre professionnels de santé, - le suivi à domicile et les alertes en temps utile, avec ainsi une meilleure gestion du parcours de soin et un accès aux soins amélioré (prises de rendez-vous, téléconsultations...), - et enfin, l’accès à la connaissance. Cependant, certaines conditions, notamment techniques, sont nécessaires pour que les outils informatisés remplissent pleinement leur rôle : - sécurité des données personnelles, - interopérabilité des différents systèmes et logiciels, - réversibilité qui permet de changer de logiciel sans perte des données, - ergonomie adaptée aux pratiques médicales, - acilité des mises à jour à faible coût, - fiabilité des outils et liberté de choix. Les pouvoirs publics et les institutions ont un rôle important à jouer pour promouvoir ces outils informatisés. La réussite de la démarche repose cependant sur deux facteurs clés essentiels : une gouvernance forte et une coordination entre les nombreux acteurs (ASIP, ANAP, HAS, CNAMTS, MISS...). Luc NICOLAS – Ministère de la Santé de Belgique La certification de logiciels de dossiers patients en pratique ambulatoire (4 métiers) est implémentée en Belgique depuis 2002. Elaborée d'abord dans une approche consensuelle et accompagnée d'une politique de prime aux utilisateurs, elle a certainement fortement contribué à une informatisation accrue du secteur. Mais elle a aussi montré quelques limites, notamment en termes d'utilisation réelle des fonctionnalités offertes. Quel premier bilan peut-on effectuer en termes d'impact sur les utilisateurs et l'industrie ? Quelle est la contribution réelle de ce processus à l'enjeu qualité ? Quels sont les pistes envisagées aujourd'hui en Belgique pour accélérer le processus ? Quelles résistances observe-t-on ? Comment rester compatible avec la législation Européenne en termes de compétition ? Dominique POLTON – CNAMTS Quelques leviers pour faciliter l'informatisation de la médecine de ville, et sur lesquels l'assurance maladie peut avoir un rôle : 1) Le renforcement progressif des exigences de reporting et de résultats sur la qualité et l'efficience de la pratique médicale Plus on visibilise des indicateurs sur la population servie par les professionnels, plus on fait pression sur ces derniers pour qu'ils aient, à leur niveau, les outils pour gérer ces changements (reminders, listes de personnes avec des care gaps etc.). Même si aujourd'hui cette information peut être rendue disponible par l'assurance maladie, elle ne peut pas se substituer durablement à des outils de gestion au niveau du professionnel lui-même. Le paiement à la performance avec le CAPI entre dans ce registre, même si les incitatifs financiers ne sont qu’un registre d’incitation parmi d’autres : il devrait pousser à l’utilisation croissante d’outils logiciels permettant de faciliter le suivi clinique et biologique des patients chroniques ou la prescription médicamenteuse. 2) Les incitations financières De ce point de vue, dans le cadre de la prochaine convention avec les médecins, l'UNCAM a voté des orientations qui prévoient notamment une rénovation du mode de rémunération des médecins : évolution vers une rémunération plus mixte incluant notamment des rémunérations forfaitaires en contrepartie d'engagements de service et de résultats obtenus en termes de santé publique et d’efficience du système de soins. L'utilisation d'un dossier médical informatisé, avec des outils d'aide à la prescription qui iraient dans le sens de la qualité et de l'efficience, pourrait constituer un volet de ces engagements conventionnels et de ces incitations financières. La facilitation de l’exercice en groupe pourrait être aussi un levier indirect, dès lors que l’informatisation est pratiquement une condition d’un exercice plus collectif (remplacement d’un confrère pour un suivi de patients voire exercice pluriprofessionel nécessitant un partage d’information). Il faut néanmoins rappeler qu’en matière de dépenses publiques, les marges de manœuvre qu’autorise le contexte financier de l’assurance maladie sont limitées 3) Une condition : être pragmatique dans le développement du système, bâtir sur ce qui existe Quels que soient les leviers, avoir une approche pragmatique, s’appuyant sur l’existant, avec un développement par étapes, est certainement une condition du succès, comme le montrent un certain nombre d’exemples étrangers (contre-exemples comme le Royaume-Uni, ou réussites comme certaines organisations aux Etats-Unis - Kaiser, qui après une première tentative a renoncé à tout développer ex nihilo, ou l’administration des Vétérans qui a amélioré son système par étape, en commençant par les résultats de biologie puis en ajoutant petit à petit des fonctionnalités). De ce point de vue, la France présente une situation particulière : les médecins de ville sont peu informatisés (et en tous cas très peu sur des factions complexes de gestion des soins à leurs patients – la situation française semble même extrême de ce point de vue si on en croit une enquête comparative récente), leurs logiciels sont hétérogènes, mais en revanche depuis une dizaine d’années l’assurance maladie a fait un travail très important de consolidation et d’enrichissement de ses bases de données, d’harmonisation inter-régimes, sur un socle Sesam-Vitale généralisé, et avec un développement de téléservices de plus en plus riches en direction des professionnels. Il est important de s’appuyer sur ces avancées. Mis en ligne le 10 mars 2010
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TR 12
Ensemble, améliorons la qualité en santé
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
Modérateur : Etienne CANIARD Membre du Collège Haute Autorité de Santé
Ensemble, améliorons la qualité en santé
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Les intervenants
Vincent BOUVIER– Président directeur général, Vidal Claude BRONNER– APIMA (Association Pour l’Informatisation MédicAle), UNION GENERALISTE (Syndicat) André LOTH– Chef de la Mission pour l'Informatisation du Système de Santé, Ministère de la santé et des sports Luc NICOLAS– Expert, Health Telematics, SPF Santé Publique Belgique Dominique POLTON- Directrice de la stratégie, des études et des statistiques, Assurance maladie, caisse nationale
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
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Point sur la certification des LAP hospitaliers
L’enjeu : approche progressive des enjeux de qualité et métier dans l’informatique hospitalière
–
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un objectif sensible: la prescription des médicaments (sécurité des soins, rationalisation des process de soin, économie) une problématique technique globale: intervention directe de l'informatique dans le process de soins, interopérabilité des données patient et administratives, plusieurs métiers concernés des sujets impliquant des partenariats: interopérabilité avec l’ASIP , implémentation des outils avec l’ANAP, référentiel médicament adapté à la prescription et “logicio vigilance” avec l’AFSSAPS
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
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Point sur la certification des LAP hospitaliers
Le tr –pre de
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avail débuté il y a un an : mier semestre : définition d’un cadre de travail (certification produit+ recommandation de bon usage des LAP)
deuxième semestre : écriture du référentiel avec des groupes de travail a) groupe “référentiel” b) puis groupe “démarche de certification” c) puis groupe “recommandation sur l’utilisation des LAP ” (en lien avec l’ANAP)
Objectif: un référentiel de certification pour mi 2010
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
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Enquête
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
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Enquête
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
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Enquête
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
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Des 13 fonctions testées, 3 sont privilégiées par les MG : pouvoir consulter et modifier le DMP, pouvoir recevoir les résultats d’examens biologiques et pouvoir accéder aux données médicales sur les médicaments
Base : 424 répondants
INTERPRÉTATION DE L’INDICE
Superflue
Pouvoir consulter et le cas échéant modifier leDossier Médical Personneldu patient
Pouvoir recevoir des résultatsd’examens biologiques
Moyenne
1 2 3 4 5Indispensable
Niveau d’utilité
Pouvoir accéder auxdonnées médicales sur les médicaments: composition, indications et contre-indications, effets indésirables, etc.
Bénéficier d’uneaide à la sécurité des prescriptionsde médicaments : détection automatique des dépassements de posologie, des interactions médicamenteuses, etc.
Pouvoir recevoir des résultatsd’examens d’imagerie
Bénéficier d’une aide au choix des médicaments ou des examens complémentaires dans dessituations inhabituelles: addictions, maladies tropicales, déficit immunitaire, etc.
Pouvoir accéder auxdonnées de prise en chargedes médicaments, des dispositifs et des soins : prix, conditions de remboursement, conditions d’éligibilité à une prescription en ALD, etc.
Pouvoir accéder auxdocuments traitant des bonnes pratiques: recommandations, conférence de consensus, etc.
Bénéficier d’une aide au choix des médicaments dans le cas despathologies chroniques fréquentes: HTA, diabète de type II, etc.
Pouvoir consulter desdonnées de la sécurité sociale relatives aux patients, comme l’historique des remboursements
Pouvoircommuniquer avec les collègues médecins
Pouvoir consulter desdonnées de la sécurité sociale relatives à votre pratique, comme le positionnement de votre pratique de prescription par rapport à d’autres médecins
Pouvoircommuniquer avec les paramédicaux
Indice Moyen
3,7
3,7
3,7
3,5
3,2
3,2
3,1
3,1
2,9
2,8
2,7
2,4
2,3
Jugent la fonction indispensab le
45 %
45 %
43 %
36 %
30 %
21 %
23 %
21 %
18 %
20 %
17 %
13 %
9 %
Problèmes et attentes
1.
2.
Quels sont les freins à l'appropriation des outils informatiques par les professionnels ?
Quelles sont les qualités attendues de l'informatique des professionnels ?
Comment promouvoir les outils informatisés pour la qualité des soins en médecine ambulatoire ?
10
André
LOTH
Chef de la Mission pour l'Informatisation du Système de Santé, Ministère de la santé et des sports
Ensemble, améliorons la qualité en santé
11
Un pour Un
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