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Soins palliatifs - Journée d'étude du mardi 23 novembre 2004

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Journée d’étude soins palliatifs – Inami – 23 novembre 2004SYNTHÈSE DE LA DISCUSSION EN ATELIERAtelier 2 – l’hôpitalDiscussion sur le thème suivant :ÉQUIPE MOBILE DE SUPPORT (PST) DANS LES HOPITAUX GENÉRAUXLa fonction de soins palliatifs dans l’hôpital général (voir AR 15 juillet 1997 – MB 31 juillet 1997) Équipe multidisciplinaire ou équipe mobile de support (PST) y compris:1. médecins, infirmières et paramédicaux de l’hôpital et2. psychologue et assistant social (éventuellement pharmacien hospitalier) L’équipe mobile est placée sous l’autorité conjointe du médecin en chef et du chef dudépartement infirmierMission de l’équipe pluridisciplinaire Instaurer une culture de soins palliatifs via la sensibilisation du personnel hospitalier Formuler des avis en matière de soins palliatifs aux médecins, infirmières et paramédicaux (sansintervenir directement dans les traitements Formuler des avis à l’attention de la direction hospitalière au sujet de la politique à mener enmatière de soins palliatifs Assurer la formation continue du personnel Veiller à la continuité des soins lors du transfert du patient vers le domicile ou une MRSCritères d’agrément de l’équipe pluridisciplinaire (= fonction hospitalière) Lien fonctionnel avec un service Sp pour soins palliatifs Collaborer avec l’association régionale de soins palliatifs Lien fonctionnel avec organisations (éventuelles) existantes de soins à domicile Enregistrement et évaluation des activités ...
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Journée d’étude soins palliatifs – Inami – 23 novembre 2004
SYNTHÈSE DE LA DISCUSSION EN ATELIER
Atelier 2 – l’hôpital
Discussion sur le thème suivant :
ÉQUIPE MOBILE DE SUPPORT (PST) DANS LES HOPITAUX GENÉRAUX
La fonction de soins palliatifs
dans l’hôpital général (voir AR 15 juillet 1997 – MB 31 juillet 1997)
Équipe multidisciplinaire ou équipe mobile de support (PST) y compris:
1.
médecins, infirmières et paramédicaux de l’hôpital et
2.
psychologue et assistant social (éventuellement pharmacien hospitalier)
L’équipe mobile est placée sous l’autorité conjointe du médecin en chef et du chef du
département infirmier
Mission de l’équipe pluridisciplinaire
Instaurer une culture de soins palliatifs via la sensibilisation du personnel hospitalier
Formuler des avis en matière de soins palliatifs aux médecins, infirmières et paramédicaux (sans
intervenir directement dans les traitements
Formuler des avis à l’attention de la direction hospitalière au sujet de la politique à mener en
matière de soins palliatifs
Assurer la formation continue du personnel
Veiller à la continuité des soins lors du transfert du patient vers le domicile ou une MRS
Critères d’agrément de l’équipe pluridisciplinaire
(= fonction hospitalière)
Lien fonctionnel avec un service Sp pour soins palliatifs
Collaborer avec l’association régionale de soins palliatifs
Lien fonctionnel avec organisations (éventuelles) existantes de soins à domicile
Enregistrement et évaluation des activités de soins selon les modalités fixées par le ministère de
la Santé Publique
Financement de la fonction palliative dans l’hôpital général – via partie B4
(budget 2004)
Pour les hôpitaux de moins de 500 lits, un montant de 72.740,04 EUR correspondant à
l'occupation:
1/2 ETP médecin avec la formation requise et/ou l'expérience en soins palliatifs,
1/2 ETP infirmier(e) gradué(e) et
1/2 ETP psychologue
Pour les hôpitaux de 500 lits et plus, un montant de 72.740,04 EUR multiplié par le nombre de lits
de l'hôpital et divisé par 500.
Pour la fixation du nombre de lits, il n’est tenu compte que des lits aigus.
DISCUSSION – QUESTIONS
1. Sur quels critères définir le patient palliatif à l’hôpital ?
Sur quels critères définir le patient palliatif non-oncologique?
Doit-il exister une différence entre la thérapie palliative – soins palliatifs?
Qui fait cette distinction, et sur base de quels critères ?
(Quel est le rôle respectif des médecins spécialistes, des équipes infirmières, des
médecins traitants, de la fonction palliative...)
Tout le monde semble d’accord pour ne pas établir de critères permettant de
définir un patient palliatif en milieu hospitalier. Parallèlement, la proposition de
relier cette identification à une prolongation de la durée du séjour hospitalier (qui
pourrait agir en tant qu’incitant) n’a pas reçu d’écho.
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Le concept actuel est d’envisager un continuum des soins curatifs vers les soins
palliatifs en passant par les
soins supportifs. Ce concept a fortement évolué
depuis l’instauration des premières dispositions en faveur des patients palliatifs.
La philosophie de lier le statut de patient palliatif à la phase terminale, à laquelle
on s’était initialement limité pour des raisons notamment économiques, n’est plus
d’actualité. Plutôt que de chercher à concentrer les moyens financiers sur la fin
de vie, il conviendrait d’assurer le financement de la pratique des soins continus.
La solution proposée consiste à intégrer les équipes mobiles plus précocément
dans une concertation avec les différents spécialistes, à l’image de la
concertation pluridisciplinaire oncologique ou des réunions pluridisciplinaires de
gériatrie. Les équipes mobiles amènent progressivement une sensibilisation, qui
doit permettre à la culture palliative d’être intégrée plus tôt dans le processus
évolutif d’un patient atteint d’une maladie grave. Le passage du stade curatif au
stade terminal se fait par étapes, avec une gradation dans les soins de confort.
Pour aider à l’élaboration du projet thérapeutique, plusieurs services utilisent des
outils (grilles, statuts, échelles..).
Il faut souligner que l’intervention des équipes mobiles ne se situe pas
exclusivement dans les services d’hémato- oncologique, mais également dans
d’autres services (neurologie, gériatrie...).
2. Missions de l’équipe mobile intra-hospitalière de
soins palliatifs :
Lesquelles sont prioritaires ?
Existe-t-il d’autres tâches de l’équipe de support palliatif ?
La mission prioritaire reste d’assurer le confort du patient.
La mission la plus difficile consiste à mettre en place une culture palliative au sein
des hôpitaux. Un des obstacles est lié au fait que les médecins en formation ne
restent qu’un temps limité dans l’hôpital et qu’il faut donc constamment
renouveler cette sensibilisation.
L’équipe mobile joue un rôle déterminant dans le retour à domicile d’un patient
palliatif, tant en ce qui concerne la décision de ce retour à domicile que la
préparation et le suivi de celui-ci. Elle est le garant d’une continuité dans la prise
en charge palliative entre l’hôpital et le domicile et maintient des contacts avec
les équipes du domicile.
D’autres missions viennent s’ajouter aux missions de base, il s’agit de la mission
de recherche et celle liée à l’éthique qui prend de plus en plus d’importance suite
à la législation relative à l’euthanasie.
Il faut noter que l’appel aux équipes mobiles ne semble pas un préalable réalisé
dans tous les services, ni même dans tous les hôpitaux.
3. De quel encadrement et de quels moyens l’équipe mobile intra-hospitalière
de soins palliatifs doit-elle disposer ?
Il apparaît assez nettement que les normes d’encadrement pour les hôpitaux
fusionnés sont insuffisantes. Il est indispensable d’assurer une norme
d’encadrement minimale, quelque soit le nombre de lits. Il faut noter qu’il existe
différents modes de fonctionnement, selon les modalités de la fusion ; soit il
existe une seule équipe mobile qui se partage entre les différents sites (ce qui
entraîne des problèmes liés au temps de déplacements), soit il existe une équipe
par site, proportionnellement au nombre de lits (ce qui entraîne des problèmes lié
à l’impossibilité d’assurer une présence continue dans l’hôpital).
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Il apparaît qu’il existe souvent une insuffisance d’encadrement infirmier au sein
des équipes mobiles, car il faut tenir compte de la continuité des soins et des
remplacements.
Les
tâches
administratives
semblent
également
peser
lourdement sur les équipes et une aide administrative devrait être envisagée.
Pour les hôpitaux de moins de 500 lits, un encadrement minimal de 2 ETP
infirmiers, 0.5 ETP médecin et 0.5 ETP psychologue est proposé. Pour les
hôpitaux plus grands, les normes d’encadrement de 3 ETP infirmiers par 500 lits
(ensuite 1ETP par 500 lits), 1 médecin par 500 lits (ensuite ½ ETP par 500 lits) et
1/2ETP psychologue (ensuite ½ ETP par 500 lits) avec ½ ETP administratif sont
proposées.
4. Quelles normes de curriculum préalable et de formation continue doivent-
elles être développées pour la fonction palliative ?
Il est fait référence à un certain nombre de curriculums qui existent au niveau des
communautés. Comme pour les médecins pour lesquels il existe une formation
de base complétée ultérieurement par des modules thématiques, une formation
complémentaire à la formation de base est également proposée pour les
infirmiers de l’ordre de 180 heures (+ stages) [dans la proportion 1/3 stages, 2/3
théorie] réparties sur trois ans avec ensuite une formation
continuée de 40
heures par an.
Outre l’aspect soins palliatifs, ces formations intégreraient notamment des
éléments pédagogiques, psychologiques, administratifs et légaux.
Il est important que les infirmiers des équipes mobiles soient formés et
expérimentés.
Un agrément, semblable à celui qui existe au niveau des soins intensifs, devrait
être envisagé. Ce serait à la fois un label de qualité et un gage pour faire évoluer
la culture palliative au sein des hôpitaux.
5. Quel enregistrement proposer, qui rendrait compte d’un contrôle de qualité
des soins palliatifs, et de l’effectivité de la fonction palliative?
Qui doit se charger de cet enregistrement (rôles respectifs des instances
ministérielles et des Fédérations de soins palliatifs) ?
Il existe déjà sur le terrain plusieurs systèmes de récoltes d’informations (RCM,
RIM, …). De plus, il existe des logiciels d’enregistrement de données
conceptualisés et utilisés par des équipes mobiles. Il convient de tenir compte de
ce qui existe déjà.
Tout le monde s’accorde sur la nécessité de disposer d’un enregistrement
standardisé et généralisé. En effet, une information objective de ce qui se fait sur
le terrain permettra d’améliorer la politique en matière de soins palliatifs et
l’adéquation des moyens financiers. A côté d’un enregistrement minimal
standardisé
et
généralisé,
on
pourrait
envisager
un
enregistrement
complémentaire facultatif et personnalisé pour les différentes équipes.
L’enregistrement fait par les équipes mobiles, ne devrait pas être uniquement
quantitatif (enregistrement du volume de travail) mais également qualitatif
(effectivité de l’équipe). Il ne devrait
pas devenir une charge administrative
supplémentaire excessive, complexe et non exploitée. Un financement de celui-ci
devrait être envisagé.
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Afin d’uniformiser cet enregistrement, il est suggéré de réunir un groupe de travail
au sein d’une structure ministérielle officielle. Ce comité se baserait sur le travail
réalisé par les fédérations de soins palliatifs, les plateformes et autres acteurs de
terrain. Son rôle serait d’élaborer les paramètres à récolter, la manière de les
encoder et de les exploiter. Des moyens financiers (financement unique) sont
également demandés à l’autorité publique en vue de financer (via un
informaticien) la mise au point conviviale d’un tel logiciel d’enregistrement.
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