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L'éducation à l'environnement vers le développement durable ...

44 pages
L’éducation à l’environnement
vers le développement durable
en Languedoc-Roussillon
Livre blanc issu des travaux
esdes 3 Assises régionales
de l’éducation à l’environnement
en Languedoc-Roussillon
Capestang, 24 novembre 2004
erMontpellier, 1 juin 2005
État des lieux,
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es SOMMAIRE
1 De l’éducation à l’environnement à l’éducation à
l’environnement pour un développement durable
(EEDD) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Etat des lieux de l’EEDD en Languedoc-Roussillon
A Un cadre partenarial, la Convention cadre régionale . . . . . . . . . . . . . . . 5
B Des partenariats internationaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1 PROGRAMMES EUROPÉENS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2 AUTRES COOPÉRATIONS INTERNATIONALES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
C Des acteurs dynamiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1 GÉNÉRALISATION DE L’EEDD À L’EDUCATION NATIONALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2 PROGRAMME NATIONAL AGRICULTURE DURABLE DÉVELOPPEMENT DURABLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3 COLLECTIVITÉS TERRITORIALES . . . . . . . ...
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L’éducation à l’environnement vers le développement durable en Languedoc-Roussillon Livre blanc issu des travaux esdes 3 Assises régionales de l’éducation à l’environnement en Languedoc-Roussillon Capestang, 24 novembre 2004 erMontpellier, 1 juin 2005 État des lieux, e xpérienc es et per spectiv es SOMMAIRE 1 De l’éducation à l’environnement à l’éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 2 Etat des lieux de l’EEDD en Languedoc-Roussillon A Un cadre partenarial, la Convention cadre régionale . . . . . . . . . . . . . . . 5 B Des partenariats internationaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1 PROGRAMMES EUROPÉENS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 2 AUTRES COOPÉRATIONS INTERNATIONALES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 C Des acteurs dynamiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 1 GÉNÉRALISATION DE L’EEDD À L’EDUCATION NATIONALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 2 PROGRAMME NATIONAL AGRICULTURE DURABLE DÉVELOPPEMENT DURABLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 3 COLLECTIVITÉS TERRITORIALES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 4 ENTREPRISES: BÂTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS,TOURISME, HÔPITAUX, VITI-VINICULTURE, BANQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 5 ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 6 MILIEU ASSOCIATIF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 D Thématiques de sensibilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 E Emploi et professionnalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 3 De l’état des besoins aux pistes de travail . . . . . . . . . . 31 A Développer les actions de sensibilisation et d’éducation . . . . . . . . . 31 B Développer les actions de formation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 C Développer les ressources et les lieux d’information . . . . . . . . . . . . . . 32 D Favoriser l’implication du public dans les instances de concertation et de participation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 E Développer les stratégies d’actions globales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 4 Propositions d’actions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 5 Annexe: Ressources utiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 a dynamique de partenariat, initiée depuis 1983, en Languedoc-Roussillon autour du GRAINE LR (Groupe Régional Animation Initiation Nature Environnement), permet de réunir les acteursL et praticiens de l’Éducation à l’Environnement (EE). Elle s’est particulièrement illustrée par l’organisation de fructueuses rencontres en région, notamment lors des Assises régionales de l’Éducation à l’Environnement (Lodève en 1999, Sète en 2000, Capestang en 2004). Les travaux de ces assises ont contribué à élaborer le plan national d’action de l’Éducation à l’Environnement en 2000, ainsi qu’à enrichir la Convention cadre régionale et ce présent document. Le Développement Durable est maintenant reconnu comme un enjeu international dont chaque compo- sante de la société s’empare. C’est dans ce contexte que le GRAINE LR a proposé l’organisation des troi- sièmes Assises régionales de l’Education à l’Environnement vers le Développement Durable (EEDD) le mercredi 24 novembre 2004 à Capestang (34). Près de 300 participants se sont réunis avec pour objectif de répondre aux questions suivantes: quel rôle peut tenir l’Éducation à l’Environnement dans la société? Comment évoluer pour une prise en compte plus transversale des trois piliers du Développement Durable (environnemental, économique et social) et de ses principes (participation, responsabilité, solidarité…) dans les démarches éducatives? Quelles actions peuvent être conduites en synergie avec les acteurs socio-économiques, les collectivités territoriales et les services de l’État? Cette réflexion a permis d’établir un bilan des actions en matière d’éducation et de formation au déve- loppement durable et d’élaborer des pistes de travail partenariales, présentées dans ce document. POURQUOI CE DOCUMENT: faire connaître la diversité des actions menées en région (cf. chapitre 2)• L’objectif de cette première partie est d’illustrer la grande diversité d’actions, d’acteurs, de thèmes et de publics. Celle-ci est liée à la richesse de notre territoire et à la nécessité de la partager entre tous. Cet état des lieux ne peut cependant pas être exhaustif: merci à tous ceux qui n’apparaissent pas dans cet ouvrage de ne pas nous en tenir rigueur. faire l’inventaire des besoins de formation et de sensibilisation (cf. chapitre 3)• Tous les acteurs (collectivités territoriales, entreprises, associations et autres acteurs de l’économie sociale et solidaire) doivent nécessairement trouver des outils adaptés à la mise en œuvre opérationnelle du Développement Durable. Les acteurs de terrain sont nombreux et ils doivent progresser dans leurs pra- tiques professionnelles, tant en qualité qu’en quantité, pour répondre à la demande sociale. De plus, la participation de tous les publics à la prise en compte collective des questions environnemen- tales doit nécessairement passer par des démarches de sensibilisation. mobiliser les acteurs et créer des liens de partenariat (cf. chapitre 4)• Les partenaires éducatifs sont liés par une Convention cadre, favorable à une synergie des actions. Ce par- tenariat doit être renforcé et s’ouvrir à d’autres acteurs, comme les entreprises. 1 LES ENJEUX PRINCIPAUX DE DÉVELOPPEMENT DURABLE EN RÉGION Ces enjeux sont nombreux dans notre région. En effet, le Languedoc- Roussillon bénéficie d’une grande biodiversité, depuis les altitudes montagneuses jusqu’à la bordure maritime. Les activités humaines (agriculture, pêche, tourisme,…) doivent prendre en compte cette richesse et la préserver. 47 % du territoire en zones d’intérêt écologique, floristique ou faunistique (ZNIEFF), 29 % en zones d’in- térêt communautaire, abritant 80 des 172 habitats naturels européens (directive Habitats), 22 % de la superficie régionale en zones d’intérêt pour la conservation des oiseaux (ZICO). Le littoral est très attractif pour la population, entraînant une démo- graphie galopante, des conflits d’usage et de nombreux impacts sur le paysage. Cette urbanisation sur une frange réduite des plaines littora- les engendre un étalement urbain, consommateur d’espace et de déplacement. 214000 km de plateau continental, 40000 ha de plans d’eau saumâtres (lagunes) et 50000 ha d’es- paces périphériques (lidos, salins, sansouïres et roselières). La qualité des eaux souterraines et superficielles est un souci pour l’approvisionnement en eau potable. De nombreux épisodes à forte pluviosité, caractéristiques du climat méditerranéen, entraînent éro- sion et inondations, obligeant ainsi à mettre en œuvre une politique de gestion des risques naturels majeurs. Le tri des déchets est accessible à près de 90 % de la population (2004 - source ADEME LR), grâce à des équipements spécialisés. L’objectif est de mettre rapidement aux normes tous les sites. Des problèmes existent aussi pour les déchets industriels spéciaux, les déchets toxiques et radioactifs. La production d’énergie en région ne suffit pas pour répondre à une demande en expansion. Mais les ressources naturelles laissent espé- rer le développement des énergies renouvelables: solaire, éolien, cogénération, bois-énergie, hydroélectricité, géothermie. La région est au premier rang français de la production d’énergie éolienne. L’économie locale est fragilisée par un fort taux de chômage (13.6 %, Source INSEE), qui pourrait être abaissé par le développement d’em- plois de proximité ou liés à l’environnement. De nouvelles popula- Source: tions arrivent dans cette région, il est nécessaire de les aider à s’inté- L’environnement en Languedoc-Roussillon édition 2003 IFEN grer socialement et à participer à la vie locale. 2 1 De l’éducation à l’environnement à l’éducation à l’en pour un développement durable Naissance Certains disent que l’éducation à l’environnement est née dans la nature, d’un regard de naturaliste qui est passé de l’étude de la « petite bête » à l’envie de faire partager des connaissances et de sensibiliser le plus grand nombre. D’autres affirment que c’est à partir du premier vol de Spoutnik, en 1958, que l’Homme s’est senti soudain plus responsable de « sa » fragile planète bleue, parce qu’il la voyait pour la première fois du « dehors ». Du « pour » au « par » En schématisant un peu, on pourrait dire qu’on est passé, depuis le début des années soixante-dix, d’une éducation pour l’environnement à une éducation ayant des finalités plus globales: pour mais aussi par l’en- vironnement: protéger l’environnement certes, mais aussi participer à l’éducation de la personne grâce à des activités dans l’environnement, sur l’environnement. L’Education à l’Environnement (EE) est une syn- thèse du par et du pour. Un élargissement des publics Jusqu’à une période récente (fin des années quatre-vingt-dix), l’EE était souvent considérée avec une bien- veillance un peu condescendante. Même s’il apparaît en assez bonne place dans l’Agenda 21 de Rio (1992), il faut attendre encore une dizaine d’années pour que le principe d’EE soit véritablement affirmé et ne s’applique pas uniquement aux actions destinées aux enfants. C’est effectivement une conséquence à long terme de Rio: la question tracassante de la mise en œuvre du développement durable, en particulier celle du principe de participation des populations a poussé l’éducation vers l’avant. En France, le résultat visible et récent est l’article 8 de la charte de l’environnement désormais « adossée » à la Constitution depuis le 1er mars 2005, qui affirme le principe d’éducation et de formation à l’environnement. L’EEDD, c’est prendre en compte « en plus » de l’environnement, les aspects économiques, sociaux et culturels dans le temps et dans l’espace. Mais il ne faut pas oublier que l’Agenda 21 de Rio prône un cer- tain nombre de principes (responsabilité, solidarité, précaution, participation), dont la mise en œuvre est difficile à imaginer sans un effort éducatif conséquent, pour toutes les couches de la population, à diffé- rents moments de la vie, dans les milieux de l’éducation formelle et informelle. Un vrai défi! Un élargissement des acteurs Pour toucher tous ces « nouveaux publics », de nouveaux acteurs sont forcément concernés par l’EEDD: les exemples développés dans ce document en présentent quelques-uns. L’environnement et le dévelop- pement durable ne doivent pas être une couche supplémentaire à des problématiques ou à des disposi- tifs existants, mais plutôt un moyen de travailler de manière plus transversale en abordant la complexité et en croisant des démarches ascendantes et descendantes. Ainsi, au-delà des éducateurs de métier que sont les enseignants ou les animateurs, de plus en plus de « métiers » ont une fonction d’éducation à l’en- vironnement, que ce soient les responsables « hygiène et sécurité » des entreprises qui ont acquis cette compétence environnementale ou les responsables ou élus dans les collectivités, pour ne prendre que ces deux exemples. 3 Vers la généralisation ou la dilution de l’EE dans le DD? Actuellement, un débat existe sur le DD, mais il n’a pas encore véri- tablement commencé sur sa dimension éducative: quelle place don- ner au DD « en plus » de l’environnement? Doit-on parler d’EDD (éducation au développement durable) comme le préconise l’UNESCO pour la décennie de l’EDD qu’elle vient de lancer? Mais ce n’est pas un concept éducatif bien défini, il varie d’un pays à l’autre et inclut souvent d’autres problématiques cruciales où les urgences se mêlent: éducation en général, santé, pauvreté, droits de l’Homme, savoirs autochtones… Tout ceci pose de vraies questions de recon- naissance et de mise en œuvre pédagogique. 4 2 État des lieux en Languedoc-Roussillon De nombreux acteurs œuvrent au quotidien pour sensibiliser et éduquer tous les publics: des plus jeunes (scolaires ou dans les loisirs), jusqu’aux adultes (en situation professionnelle ou de loisirs). Cet état des lieux se veut représentatif des actions qui se déroulent dans notre région, mais il n’est en aucun cas exhaustif. A. Un cadre partenarial, la Convention cadre régionale Le développement durable, par nature, nécessite des collaborations entre les acteurs: les 3 piliers s’intègrent, la vision s’élargit et l’ancrage dans le quoti- dien se fait plus fort. Le partenariat éducatif décrit ci-dessous a été et est encore d’une grande importance dans le développement des actions de terrain. Une ouverture à d’autres partenaires sera nécessaire, notamment vers les entre- prises ou les acteurs sociaux. Un protocole d’accord signé en 1993 entre les ministères de l’Éducation nationale et de l’Environnement donne lieu à une première convention régionale entre le Rectorat, la DIREN et l’ADEME. En 1997, pour permettre l’évolution des dispositions et élargir le partenariat, une nouvelle convention est signée, suivie de celle qui est en cours à ce jour, signée en 2002. Cette dernière a été rédigée à partir de propositions issues des Assises régionales de l’éducation à l’environnement de Lodève (1999) et de Sète (2000). La Convention cadre régionale définit des thèmes et des objectifs que les signataires s’engagent à soute- nir selon leurs politiques et moyens propres, tout en privilégiant la concertation. Ses objectifs: Favoriser les programmes d’actions éducatives à l’environnement en milieu scolaire.• Développer l’éducation à l’environnement dans les activités de loisirs des jeunes.• Soutenir les structures extérieures spécialisées.• Développer des outils pédagogiques.• Susciter des modules de formation « environnement » et « éducation à l’environnement ».• Développer la fonction de conseil.• Multiplier les actions de gestion respectueuse de l’environnement.• Diffuser l’information.• Les signataires: DIREN, Rectorat, DRJS, DRAF, Conseil régional, ADEME, IUFM, Parc national des• Cévennes, CRDP. Un partenariat issu de la Convention cadre: « Education à l’environnement et loisirs des jeunes » Suite aux premières Assises et dans la perspective d’un ensemble de chantiers à ouvrir, la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports et l’Agence Méditerranéenne de l’Environnement ont décidé de travailler conjointement dans le cadre des loisirs des jeunes. Ce travail a commencé par une tentative de mobilisation des fédérations d’éducation populaire et une invitation aux réunions du Collectif Régional qui coordonnait les travaux préparatoires aux assises de Lille 2000. Puis une enquête auprès des 800 centres de loisirs a permis de réaliser un premier état des lieux des actions d’EE déjà existantes et des besoins et volontés de développement dans les Centres de Vacances et de Loisirs. Les résultats ont été présentés lors d’un atelier spécifique aux Assises de Sète. L’idée d’un réseau prenait forme et un groupe de pilotage associant différentes structures volontaires (Graine, Ecologistes de l’Euzière, Civam, Francas) se mettait en place. A partir de janvier 2001, une à deux réunions Echanges-Rencontres-Formation ont été organisées chaque 5 année sur les thèmes dégagés lors de cet atelier: - « mettez de l’environnement dans votre projet éducatif », - «otre projet pédagogique », - les outils et bidouilles de l’animateur nature-environnement, - la gestion environnementale des structures, - l’alimentation. Elles avaient pour but de développer les actions d’EE dans les centres de vacances et de loisirs en s’adres- sant autant aux gestionnaires des lieux qu’aux organisateurs, directeurs et équipes d’animation. Contact: Au-delà de ces journées, un réseau de centres d’accueil, engagés dans une dynamique d’amélioration envi- Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports ronnementale, s’est mis en place et des plaquettes intitulées « Mettez de l’environnement dans vos pro- 190 Avenue du Père Soulas - 34094 Montpellier jets éducatifs » et « Réseau de centres d’éducation à l’environnement » ont été éditées puis diffusées.cedex 5 Tél: 0467101400 B. Des partenariats internationaux Divers acteurs s’impliquent dans des partenariats internationaux. Cependant, la lisibilité de ces actions n’est pas facile. Elles sont souvent issues de rencon- tres plus fortuites, qu’intégrées à des programmes d’envergure ou inscrits dans la durée. Enfin, elles sont encore trop peu nombreuses. 1. Programmes européens Contact: ECO-PARLEMENT DES JEUNES Ecole et Nature - Espace République - 20 Rue de Le projet: En 2004, sous la responsabilité de leurs enseignants et accompagnés par des animateurs spé- la République - 34000 Montpellier cialisés en éducation à l’environnement, 2700 élèves européens, âgés de 14 à 16 ans, ont écrit collecti-Tél: 0467061870 E-mail: vement un Livre blanc pour l’Environnement. Les pays représentés étaient l’Allemagne, la Belgique, la veronique.lapostolle@ecole-et-nature.org Turquie, l’Espagne, la Hongrie, la République tchèque, le Royaume Uni, l’Autriche, la Pologne et la France.Site : www.eyep.info En Languedoc-Roussillon, les collèges du Pic-Saint-Loup de St Clément de Rivière (34) et Marcel Pierrol de Marvejols (48) étaient impliqués. Ce livre blanc présente les résolutions et les propositions d’action que les jeunes désirent soumettre à la réflexion des politiques, ainsi qu’une description synthétique de l’ensemble des projets menés localement montrant la diversité des sujets traités et des activités réalisées, ainsi que des approches pédagogiques adoptées. Les résolutions ont été proposées en France autour de six thématiques: air, déchets, eau, alimen- tation, énergie. La production: Livre blanc, Rencontre à Paris et à Berlin, Formation enseignants/animateurs, guide d’ac- compagnement sur les pédagogies institutionnelles, poursuite du projet sur 10 ans. Les partenaires: Eco-emballages, ProEurope, Ecole et Nature,Terre Contact, APIEU, REEL 48. Contact: LE PROGRAMME EUROPÉEN RINAMED Centre méditerranéen de l’environnement Ce programme avait pour objectif d’amener les citoyens de l’espace méditerranéen occidental à mieux 41 Cours Jean Jaurès - 84000 Avignon connaître et appréhender tous les risques naturels auxquels ils sont potentiellement confrontés et à lesTél : 04 90 27 08 61 cme.cpie84@educ-envir.org considérer comme des servitudes à part entière. Il a réuni 11 régions de l’arc méditerranéen(Espagne, Italie et France), chaque région ayant la responsabi- lité d’une des parties du programme. Celui-ci s’articulait autour de 5 grands axes: création d’outils de sensibilisation,• formation d’animateurs et d’élus locaux,• soutien aux actions civiques,• organisation de campus internationaux,• mise en place d’un système d’informations pour le grand public et les médias pour passer de l’informa-• tion “catastrophiste” à une approche plus profonde et complète des phénomènes. Le Languedoc-Roussillon avait la responsabilité de la phase 3:“échanges d’expériences”, consistant à sou- tenir la mise en place d’expérimentations d’opérations locales. Celles-ci étaient destinées à développer “la culture du risque” auprès des populations concernées. L’opération s’est terminée en octobre 2004. 6 2. Autres coopérations internationales Contact: CHANTIER DE JEUNES BÉNÉVOLES INTERNATIONAUX AVEC CONCORDIA (34) Concordia - 24 Cours Jean Jaurès Organisé en partenariat avec Concordia, association spécialisée dans les chantiers de jeunes et l’associa-34120 Pézenas Tél: 0467983423 tion « Demain la Terre », spécialisée en EEDD, ce chantier a regroupé en août 2004 20 jeunes de 4 natio- www.concordia-association.org nalités, dont des jeunes locaux. L’objectif était de travailler sur le site de la gravière de Gignac (débrous- saillement, aménagements divers), mais aussi de sensibiliser les participants ainsi que la population locale à la spécificité de ce lieu très riche au niveau de la faune et de la flore. Les animations proposées aux jeunes ont permis d’aborder cette problématique par des visites à thèmes. L’équipe d’encadrement était composée d’animateurs des 2 structures et d’un responsable de chaque nationalité. Contact: “SEMENCES DE CONNAISSANCE” AU MALI AVEC L’ASSOCIATION BEDE (34) BEDE - 47 Place du millénaire En juin 2002, le coordinateur de l’association se rend à Bamako pour faciliter un colloque sur les 34000 Montpellier ressources phylogénétiques. Parmi les participants, un représentant de l’Union Régionale des Coopérativeswww.bede-asso.org Agricoles de Kayes (URCAK) le sollicite pour obtenir plus d’informations sur les OGM pour les paysans. C’est ainsi que naît le projet “Semences de connaissances”. L’échange direct de paysan européen à paysan africain est pressenti comme la meilleure façon d’informer et d’échanger sur des préoccupations communes. Grâce à ces premiers échanges et à la concertation entre les membres de BEDE de la Confédération Paysanne et du Réseau Semences Paysannes, un projet comprenant quatre volets complémentaires se construit: un échange de terrain de paysan(ne)s européen(ne)s à malien(ne)s, des forums publics d’infor- mation sur les OGM et les semences paysannes, une campagne radiophonique en langue locale et un film didactique, qui témoignera de tout le voyage. Une délégation (paysans français, suisses, et espagnols, trois représentants de BEDE, et un paysan de l’Association Sénégalaise des Producteurs de Semences Paysannes) s’est rendue dans quatre régions (Sikasso, Bamako, Kayes, Ségou). Elle a échangé avec les paysans maliens dans leurs champs sur leurs modes de cultures, sur la préservation et l’utilisation de leurs variétés locales et a participé également à des forums importants, supervisés par des organisations paysannes et des ONG. Elle s’est ensuite rendue à la station de recherche agronomique Cinzana, financée par Syngenta pour discuter avec les chercheurs des futurs programmes d’essais de coton transgénique au Mali. Ces différents événements ont été relayés par une campagne d’information en bambara à travers les radios rurales maliennes. Contact: AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE DANS UN VILLAGE BURKINABÉ: Lycée Professionnel Agricole La Frondaie SENSIBILISATION À LA FILTRATION DE L’EAU AU LPA LA FRONDAIE (34)7 Av. Galine - 34170 Castelnau-le-Lez Tél: 0499583658 La confrontation à des problèmes d’environnement et de santé « différents » lors des stages à l’étranger a fait naître, chez les jeunes du lycée agricole, un désir « d’aider ». Le projet a consisté à fabriquer un filtre à eau limitant les épidémies et les infections, en partenariat avec des associations spécialistes des problèmes de l’eau. Le prototype a été réalisé, puis présenté à un collège du Burkina Faso. Par la suite, les lycéens de Castelnau ont diffusé une information sur l’intérêt de tels filtres, afin qu’elle soit relayée dans les familles. Contact: FORUM INTERNATIONAL PLANÈT’ERE GRAINE LR - Espace République Une délégation de 70 Français (dont 5 Languedociens) a participé au premier forum francophone de 20 Rue de la République - 34000 Montpellier Tél: 0467228080 l’éducation à l’environnement à Montréal en 1997. Forts de cette expérience, ils ont alors pris le pari d’or- E-mail: ganiser la deuxième édition du Forum Planet’ERE en France, en 2001. Le collectif français pour l’éducation graine.languedoc.roussillon@wanadoo.fr à l’environnement était né, 41 associations, fédérations, syndicats et mouvements en font partie. Le collectif régional pour l’Education à l’Environnement en Languedoc-Roussillon (C.R.E.E. L.R.) structuré autour du GRAINE, s’est chargé à cette occasion de l’organisation de la phase « en région » de Planet’ERE II. Cette phase consistait à accueillir les participants (autres régions de France, Afrique, Québec, Belgique, Moyen-Orient) autour des acteurs régionaux mobilisés. C’est lors de cette rencontre que la délégation, qui allait représenter notre région lors de la phase finale à l’UNESCO, s’est formée. Peu de collaborations croisées ont vu le jour après cette phase pourtant riche en échanges. Cela peut être attribué à une méconnaissance des partenariats techniques ou financiers, aux coûts élevés des ren- contres in situ etc. Cependant, quelques projets sont nés comme le projet de coopération francophone 7 entre le lycée professionnel agricole Beausoleil de Céret (66) et l’École secondaire du Transcontinental de Pohénégamook à Québec, sur la problématique des déchets. Les partenariats internationaux sont diffus et peu lisibles. Il est nécessaire de favoriser le croisement entre les partenaires de l’international et ceux de l’édu- cation à l’environnement pour développer ces actions fondamentales, afin d’ac- quérir une vision globale et planétaire de l’éducation à l’environnement. C. Des acteurs dynamiques Pour faciliter leur découverte, nous avons classé les acteurs de la sphère publi- que (état, collectivités locales) à la sphère privée (entreprises, économie sociale et solidaire, associations spécialisées). 1. Généralisation de l’EEDD au sein de l’Éducation nationale L’Académie de Montpellier possède déjà une assez longue expérience dans le domaine de l’éducation à l’environnement. Son histoire a suivi l’évolution générale, passant progressivement de l’étude de milieu, à l’éducation à l’environnement et enfin à l’EEDD. Elle a connu une période d’implication particulièrement marquée, mais aussi des années moins fastes où l’offre de formation et les projets liés à l’environnement devenaient plus rares. QUELQUES DATES 1973 : Ecole Normale du Gard déclarée pilote Années 80: Désignation de délégués académique et départementaux, en premier et second degré pour les risques majeurs. 1991 : Mise en place par la Région LR, du trophée Chêne pour les lycées (prix récompensant un projet environnement). 1993 : L’Académie de Montpellier fait partie des académies pilotes: Comité rectoral pour la mise en place de formations, avec universitaires, ins- pecteurs pédagogiques régionaux, professeurs, représentants du ministère de l’Agriculture, de l’Environnement, d’associations. Nombreux stages de formation dont des stages mixtes professeurs-animateurs. 1993 : Création du dispositif « 1000 défis pour ma planète », conduit par les ministères Education nationale, Jeunesse et sports et Agriculture. Première convention régionale pour l’éducation à l’environnement (DIREN-Rectorat-ADEME). Mise en place progressive de campagnes de sensibilisation des scolaires par la région LR: Forêts, Espace naturels protégés, Education à l’éner- gie, Aigle de Bonelli. Désignation de délégués départementaux et académiques du ministère de l’Education Nationale et du ministère de l’Agriculture pour l’opération à l’école de la Forêt. Détachement d’un enseignant du second degré 3 heures/semaine auprès du GRAINE-LR. Trophée Chêne étendu aux écoles primaires 1997 : Deuxième convention, appelée convention cadre pour l’éducation à l’environnement en Languedoc Roussillon. 1999 : Lodève (34) : premières assises régionales de l’environnement: contribuer au plan d’actions national. 2000 : Sète (34): deuxièmes : enrichissement de la convention cadre. 2002 : Troisième convention cadre pour l’éducation à l’environnement. 2003 : Création du Passeport éducation à l’environnement de la Région LR, pour harmoniser la gestion des différentes campagnes. 2004 : Capestang (34) : troisièmes Assises régionales de l’éducation à l’environnement en Languedoc-Roussillon vers le développement durable 8
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