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Biographie universelle ancienne et moderne/GOUFFIER (Louis)

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Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843Tome 17 page nnnGOUFFIER (Louis)GOUFFIER (Louis), comte de Roannez, né en 1648, dans une terre du Périgord appartenant à sa ...

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Ajouté le : 19 mai 2011
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Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843 Tome 17 page nnn
GOUFFIER (Louis)
GOUFFIER (Louis), comte de Roannez, né en 1648, dans une terre du Périgord appartenant à sa famille, fut amené à Paris à l’âge de sept ans, et présenté par son père à Louis XIV, qui le tint sur les fonds de baptême. Destiné par sa naissance à la profession des armes, il accompagna en 1668 M. de la Feuillade à la défense de Candie, et partagea, dit son panégyriste, la gloire que les Français acquirent dans cette expédition. Il entra dans la marine, obtint la sous-lieutenance d’une galère en 1675, et parvint au grade de capitaine en 1684. Il assista en cette qualité au siège de Nice, puis fut chargé, avec deux galères, de défendre les côtes de Guienne, menacées par les Anglais. Il rentra en 1703 dans la Méditerranée, stationna quelque temps dans le port de Cette pour intercepter les secours qui auraient pû être envoyés aux révoltés des Cévennes, donna ensuite la chasse aux corsaires qui infestaient la rivière de Gênes, assura le passage d’un convoi destiné à l’armée d’Italie, et, avec quatre galères seulement, fit respecter notre pavillon par les Anglais, qui tenaient la mer avec des bâtiments de haut-bord. Il fut employé en 1705 au siège des ports de Piémont, et contribua à la réduction du château de Nice. Les services du comte de Roannez furent récompensés en 1716 par la place de chef d’escadre, et en 1725 par celle de lieutenant général des galères. Peu de temps auparavant, il avait reçu le grand cordon de l’ordre de Saint Louis : à toutes les qualités guerrières, il joignait le goût des lettres, et cultiva toute sa vie la poésie légère avec quelque succès. Nommé membre de l’Académie de Marseille, il en fréquenta les séances avec beaucoup d’assiduité, et en fut élu président en 1733. Il mourut à Marseille le 22 avril 1734, à 86 ans. Chalamont de la Visclède prononça son éloge, qui est imprimé dans le premierrecueil de l’Académie. W-s.