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Définition de : MÉMOIRE, histoire

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Article publié par Encyclopaedia Universalis MÉMOIRE, histoire Les historiens se sont longtemps méfiés de la mémoire comme mode de restitution du passé. Dans la hiérarchie des sources, le texte de caractère public passe avant le témoignage vécu rapporté par écrit, qui passe lui-même avant le témoignage de la mémoire transmise. Cette méfiance, qui a duré jusqu'aux années 1960, n'était que l'une des formes de la dépréciation générale de la valeur intellectuelle de la mémoire qui s'est emparée de la culture européenne, à partir de la Renaissance, sous l'effet de l'expansion de l'imprimé. Le support de l'écrit permet à l'esprit de se libérer de la tâche de conservation de l'information pour se consacrer à d'autres tâches considérées comme plus nobles car plus créatrices. La dépréciation de la e mémoire est nouvelle au xvi siècle. Jusqu'alors les techniques de mémorisation, appelées arts de la mémoire, faisaient partie à l'égal de la rhétorique ou de la théologie des disciplines universitaires, comme l'a montré l'historienne britannique Frances Yates dans L'Art de la mémoire (1966). Le besoin de mémoriser a encouragé une conception encyclopédique et interconnectée du savoir établissant des relations causales, symboliques ou analogiques entre les niveaux de la réalité.
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Les historiens se sont longtemps méfiés de la mémoire comme mode de restitution du passé. Dans la hiérarchie des sources, le texte de caractère public passe avant le témoignage vécu rapporté par écrit, qui passe lui-même avant le témoignage de la mémoire transmise. Cette méfiance, qui a duré jusqu'aux années 1960, n'était que l'une des formes de la dépréciation générale de la valeur intellectuelle de la mémoire qui s'est emparée de la culture européenne, à partir de la Renaissance, sous l'effet de l'expansion de l'imprimé. Le support de l'écrit permet à l'esprit de se libérer de la tâche de conservation de l'information pour se consacrer à d'autres tâches considérées comme plus nobles car plus créatrices. La dépréciation de la mémoire est nouvelle au xvie siècle. Jusqu'alors les techniques de mémorisation, appelées arts de la mémoire, faisaient partie à l'égal de la rhétorique ou de la théologie des disciplines universitaires, comme l'a montré l'historienne britannique Frances Yates dans L'Art de la mémoire (1966). Le besoin de mémoriser a encouragé une conception encyclopédique et interconnectée du savoir établissant des relations causales, symboliques ou analogiques entre les niveaux de la réalité.

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