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Définition et synonyme de : SYSTÈMES MÉDICAUX

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8 pages
Article publié par Encyclopaedia Universalis SYSTÈMES MÉDICAUX L'art de guérir procède d'une difficile confrontation entre le thérapeute et le patient. Le premier dispose d'un argumentaire tiré de son savoir et de son expérience, grâce auquel il doit persuader le second d'accepter de renoncer à une part, plus ou moins importante, de sa liberté en se ralliant, avec confiance, au traitement qui lui est proposé. L'issue de ce « colloque singulier » dépend donc des a priori socioculturels du malade, et des caractéristiques de son psychisme. Dès lors, tout se passe comme si soigner les maux dont souffre le malade faisait intervenir à la fois les particularités mentales de celui-ci et le degré de compétence de son médecin. Puisqu'il n'a pas affaire à une machine, celui-ci doit donc, le plus souvent, avant de pouvoir « réparer » ce qui ne va pas, comprendre les motivations du patient et en apprécier le degré de coopération. Faute de quoi, il se trouverait dans la situation d'un technicien qui devrait opérer en utilisant des instructions élaborées selon des codes intellectuels qui ne sont pas les siens. L'ambiguïté de cette situation explique pourquoi les thérapeutiques archaïsantes appelaient, et appellent encore, à la médiation de forces extérieures et mystérieuses. Dans ce contexte, le secours de divinités ou de puissances ésotériques repose sur la ritualisation effectuée par un intercesseur initié, chaman, guérisseur, « résoluteur de feux », magnétiseur ou autre médium...
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SYSTÈMES MÉDICAUX

L'art de guérir procède d'une difficile confrontation entre le thérapeute et le patient.

Le premier dispose d'un argumentaire tiré de son savoir et de son expérience, grâce auquel il doit persuader le second d'accepter de renoncer à une part, plus ou moins importante, de sa liberté en se ralliant, avec confiance, au traitement qui lui est proposé.

L'issue de ce « colloque singulier » dépend donc des a priori socioculturels du malade, et des caractéristiques de son psychisme. Dès lors, tout se passe comme si soigner les maux dont souffre le malade faisait intervenir à la fois les particularités mentales de celui-ci et le degré de compétence de son médecin. Puisqu'il n'a pas affaire à une machine, celui-ci doit donc, le plus souvent, avant de pouvoir « réparer » ce qui ne va pas, comprendre les motivations du patient et en apprécier le degré de coopération. Faute de quoi, il se trouverait dans la situation d'un technicien qui devrait opérer en utilisant des instructions élaborées selon des codes intellectuels qui ne sont pas les siens.

L'ambiguïté de cette situation explique pourquoi les thérapeutiques archaïsantes appelaient, et appellent encore, à la médiation de forces extérieures et mystérieuses. Dans ce contexte, le secours de divinités ou de puissances ésotériques repose sur la ritualisation effectuée par un intercesseur initié, chaman, guérisseur, « résoluteur de feux », magnétiseur ou autre médium... lorsqu'il ne s'agit pas d'un quelconque charlatan.

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