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Discours politiques (1847 à 1881)

De
502 pages
^ Aài^U^'^- LOUIS BLANC DISCOURS POLITIQURS -v^ "»^ - Ou^ OVQ MûLa.9>w.>-^^ ^^«- MÊME AUTEURAUTRES OUVRAGES DU Histoire de Dix ans (1830-1840). 5 vol. in-8, Ti^ édition (Germcr-Baillière C'"'iet 25 fr. Histoire de la Révolution française, 12 vol. (Fume,in-8 C'ejJouvet et 60 fr. ans l'HistoireDix de d'Angleterre, 10 vol. in- 18 (Calmann- Lévy) 35 fr. Sceaux. — Imprimerie Charaire et fils LOUIS BLANC DISCOURS POLITIQUES A(1847 1881) PARIS GERMER-BAÎLLIÉRE et G"LIBRAIRIE 108, BOULEVARD SAINT-GKRMAIN 1882 Tous droits réservés. 3.40 1 y y o 4 s' LOUIS BLANC DISCOURS 1847 à 1881 l Banquet réformiste de Dijon. Décembre 1847. Mes cqers concitoyens, Quandje suisentré clans cette ville, deux noms sont \'enuss'unir Dijon, Jean-Jacques Rousseau.dans ma pensée : Je me suis rappelé l'immortel auteur du Con/m^soc/a/allant visiter Diderot à Vincen- nes, ouvrant le Mercure de France^ rencontrant du regard un programme tracé par l'académie Dijon,de et tombant tout à coup sublime délire.dans un Il l'a écrit lui-même : un monde nouveau s'ouvrit devant lui et il devint alors un autre homme. Salut à cette ville inspiratrice de Dijon d'où est partie l'étincelle qui alluma plus éloquent apôtre delàle génie du démocratie! Salut à Dijon quLnous a donné Jean-Jacques! {Bravo! Bravo!) %L'œuvre à laquelle ce grand homme a travaillé est loin d'être avons à la continuer.
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Aài^U^'^-
LOUIS BLANC
DISCOURS POLITIQURS
-v^ "»^
- Ou^ OVQ
MûLa.9>w.>-^^
^^«-MÊME AUTEURAUTRES OUVRAGES DU
Histoire de Dix ans (1830-1840). 5 vol. in-8, Ti^ édition
(Germcr-Baillière C'"'iet 25 fr.
Histoire de la Révolution française, 12 vol. (Fume,in-8
C'ejJouvet et 60 fr.
ans l'HistoireDix de d'Angleterre, 10 vol. in- 18 (Calmann-
Lévy) 35 fr.
Sceaux. — Imprimerie Charaire et filsLOUIS BLANC
DISCOURS POLITIQUES
A(1847 1881)
PARIS
GERMER-BAÎLLIÉRE et G"LIBRAIRIE
108, BOULEVARD SAINT-GKRMAIN
1882
Tous droits réservés.3.40
1 y y o 4 s'LOUIS BLANC
DISCOURS
1847 à 1881
l
Banquet réformiste de Dijon.
Décembre 1847.
Mes cqers concitoyens,
Quandje suisentré clans cette ville, deux noms sont \'enuss'unir
Dijon, Jean-Jacques Rousseau.dans ma pensée : Je me suis rappelé
l'immortel auteur du Con/m^soc/a/allant visiter Diderot à Vincen-
nes, ouvrant le Mercure de France^ rencontrant du regard un
programme tracé par l'académie Dijon,de et tombant tout à coup
sublime délire.dans un Il l'a écrit lui-même : un monde nouveau
s'ouvrit devant lui et il devint alors un autre homme. Salut à
cette ville inspiratrice de Dijon d'où est partie l'étincelle qui alluma
plus éloquent apôtre delàle génie du démocratie! Salut à Dijon
quLnous a donné Jean-Jacques! {Bravo! Bravo!)
%L'œuvre à laquelle ce grand homme a travaillé est loin d'être
avons à la continuer.'Mais elleachevée ; nous s'achèvera, soyons-en
sûrs, f^e premier hommage qu'il nous convienne de rendre à la
justice et à la vérité consiste à ne pas douter de leur puissance.
puissance, elle éclate aujourd'hui, messieurs,Cette dans un rap-
1. Les discours prononcés dans les chambres législatives sont textuel-
lement extraits du Moniteur ou du Journal officiel.
Louis Blanc.— Discours. 1HANQUET REFORMISTE DE DIJON2
prochement tragique. Il a quelque temps, ley régime actuel
plein de sève et deparaissait vigueur. Ses ennemis, hommes aux
croyances fortes et au cœur vaillant, étaient morts, debout pour
plupart, mais ils étaient morts. Le cri de la guerre civile, deuxla
poussé àLyon, avait été deux fois étouffé. On n'entendait plusfois y
de Paris le bruit dudans les rues tambour d'alarme. Contre les
soulèvements de la parole, le gouvernement avait les lois de sep-
tembre (c'est cela/); contre les mouvements de la place publique, il
les fortifications; si bien que les résistances de la presseeut se
confinées danstrouvèrent l'hypocrisie de la périphrase, pendant
qu'on se préparait à opposer, le cas échéant, aux résistances
parlementaires, les forts qui embastillent Paris. {Applaudissements.)
Mais voilà que, soudain, ce pouvoir qui semblait si vigoureux
s'affaisse sur lui-même, sans qu'on l'attaque; sans qu'on le pousse,
il chancelle.
Une invincible fatalité va semant dans les hautes régions d'hu-
miliantes catastrophes. Des actes inattendus de démence, de
chutes, des forfaits à faire dresserhonteuses les cheveux sur la tête,
inexpliqués viennentdes suicides frapper coup sur coup l'opinion
stupeur;publique de et, à son tour, cette société qui avaittoutes les
apparences de la prospérité, cette société s'agite; elle s'interroge
inquiétude sur je ne sais quel venin caché qu'elle sentavec courir
ses veines. Le mot corruption devientdans le mot du moment,
et chacun de dire :(jout ceci peut-il durer, et que nous apportera
la journée de demain? Messieurs, quand les fruits sont pourris,
ils n'attendent que le passage du vent pour se détacher de l'arbre.
serait-il pas de même desN'en institutions vicieuses^^ec/ama-
tions.)
De toutes parts on proteste contre la corruption, et l'on ne sau-
rait, certes, la flétrh^ trop haut; car de tous les fléaux qui peuvent
atteindre un peuple, il n'en est pas de pire que l'abaissement des
caractères; mais il n'y aurait que fatigue à constater le mal, si on
s'en tenait là. Pour le guérir, il faut eu chercher l'origine, il faut
en étudier la nature.
Or, messieurs, quelle que puisse être sur les avantages du ré-
gime constitutionnel l'opinion des optimistes, il est certain ceqtfe
un graverégime renferme danger. La nature, en faisant l'homme,
n'a pas voulu qu'il fût possible au bras de contrôler décisions deles
la tête. Eh bien ! le régime constitutionnel nous montre l'étrange
phénomène d'une tête qui peut vouloir ce que le bras ne voudra
là,pas. De possibilité d'anarchie. Il aurait donc à examiner,y