//img.uscri.be/pth/220bc3866dd31eb682e6c10ccaec97d40eb1b31c
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Entre discours stratégique et pratique organisationnelle : une mise en intrigue de la gestion des connaissances dans la Branche Ciment.

De
329 pages
Sous la direction de Eléonore Mounoud
Thèse soutenue le 17 novembre 2009: Ecole centrale Paris
Les travaux autour de l’instrumentation gestionnaire sont le point d’entrée de cette recherche (Moisdon et al., 1997 ; Hatchuel et Weil, 1992 ; David, 1996, 1998). Nous nous intéressons à la coévolution d’une pratique de gestion, le knowledge management (KM), et d’une organisation. En résumant nos questions de recherche par la formule : « comment peuton faire du KM ? », nous interrogeons à la fois les différentes approches possibles de la gestion des connaissances, mais aussi les raisons qui conduisent une organisation à adopter le KM. Pour ce faire, nous menons une analyse multi-niveaux qui tient compte du contexte institutionnel, organisationnel et interindividuel. Dans ce cadre, nous mobilisons plusieurs littératures - institutionnalisme, outils de gestion, modes de consommation, théories managériales des organisations multinationales, régulation sociale - afin de parvenir à une compréhension globale des dynamiques d’un dispositif de gestion des connaissances au sein d’une organisation. Les dynamiques du dispositif de gestion sont étudiées à travers la mise en intrigue (Ricoeur, 1983) de la gestion des connaissances dans la Branche Ciment du groupe Lafarge. L’intrigue - pourquoi le KM ? - s’articule autour des enjeux stratégiques de l’industrie cimentière et de l’organisation de la fonction d’expertise technique. .Elle est le prélude aux différents récits qui content l’histoire du KM dans la Branche Ciment selon différentes perspectives spatiales et temporelles. A l’issue de cette recherche, il s’avère que le rôle principal du dispositif de gestion des connaissances est celui d’accroître la légitimité de l’entreprise vis-à-vis de son environnement externe et interne. Le dispositif KM est un outil au service d’un centre fort, qui se veut détenteur des connaissances. Nous avons documenté le basculement du dispositif de gestion fondé sur une logique de personnalisation, de gestion des compétences et d’autonomie vers une logique de codification, de gestion de l’information et de prescription. Le dispositif, figé dans une régulation de contrôle, se heurte à la régulation autonome des membres de l’organisation qui s’exprime à travers la résistance à la codification. Le conflit entre ces deux régulations entraîne une crise qui se traduit notamment par le mal-être des experts. Cependant le découplage soigneusement maintenu entre le dispositif de gestion des connaissances et l’activité réelle des opérations permet le maintien du statuquo. Au final, le cas de la Branche Ciment illustre un cas de domination stratégique. En l’absence de régulation conjointe, c’est le découplage entre discours et pratique qui assure la survie du modèle d’organisation.
-gestion de l’expertise
-régulation
This research takes the literature on management tools (Moisdon et al., 1997 ; Hatchuel et Weil, 1992 ; David, 1996, 1998) as a starting point. I focus on the co-evolution of a management practice in-use (Jarzabkowski, 2004), here Knowledge Management (KM) and an organisation. My research deals with the question « How can we do KM ? ». This refers to the different approaches for managing knowledge as well as to the different reasons that lead an organisation to adopt KM practices and tools. A multi-level analysis, combining the institutional, organisational and inter-individual contexts, is carried out. This framework calls upon various theories: institutionalism, management tools, managerial theories of the multinational corporation, social regulation (Reynaud, 1989), thus broadening our understanding of the dynamics of a management practice in-use within an organisation. The concept of emplotment (Ricoeur, 1983) is used to study the dynamics of KM within the Cement Division of the Lafarge group. The main plot - why KM? - brings forward the strategic context of the cement industry and the organisation of the technical expertise function. This plot is the starting-point for the different stories of KM in the Cement Division, which are told from different perspectives in time and space. The main results of this research show that Knowledge Management is mainly used to increase the firm’s legitimacy both towards external and internal stakeholders. KM is a tool in the hands of strong headquarters that claim to be the ultimate knowledge owner. Thus, I related the switch of KM from a perspective based on personalisation, competencies management and autonomy to a perspective focusing on codification, information management and prescription. Resistance to codification highlights the conflict between KM, set in a control mode (régulation de contrôle) and the employee’s will for autonomy (régulation autonome). The tension between these two types of regulation leads to a crisis as can be seen through the growing sense of unease among the experts. In the end however, such tensions do not interfere with the daily run of operations as KM is decoupled from ongoing activity. Thus, the story of the Cement Division is a case of strategic domination. In the absence of a joint regulation (régulation conjointe), decoupling discourse from practice allows the survival of the organizational model.
-Knowledge management
-Industrial management
-management practice in-use
Source: http://www.theses.fr/2009ECAP0036/document
Voir plus Voir moins





Thèse de doctorat de l’École Centrale des Arts et Manufactures

Spécialité : Sciences de gestion

Pour obtenir le grade de Docteur de l’École Centrale Paris

Présentée et soutenue publiquement le 17 novembre 2009 par

Isabelle CORBETT, épouse ETCHEVERS

Sujet de thèse :

Entre discours stratégique et pratique organisationnelle :
Une mise en intrigue de la gestion des connaissances
dans la Branche Ciment.


Jury :

Président du jury : Christian DEFELIX
Professeur, Université de Grenoble
Rapporteurs : Stéphanie DAMERON
Professeur, Université Paris-Dauphine
Mathieu DETCHESSAHAR
Professeur, Université de Nantes
Directrice de thèse : Eléonore MOUNOUD
Maître de Conférences HDR, Ecole Centrale Paris
Suffragant : Marie-José AVENIER
Directeur de recherche CNRS au CERAG, Université de
Grenoble
Invité : Jean-Pierre BAYOUX
Training and Manufacturing Program Director, Europe Technical
Center, Lafarge.

Laboratoire Génie Industriel
École Centrale Paris
Grande Voie des Vignes
92925 Châtenay-Malabry Cedex
tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010
Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 2

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010

Remerciements

Je suis très reconnaissante à Éléonore Mounoud d’avoir encadré cette thèse. Elle a su
lors de nos réunions de travail me stimuler et me pousser à dépasser des enchaînements
réducteurs. Son écoute et son humanité ont été réconfortantes dans les moments de doute.
Je remercie les professeurs Stéphanie Dameron et Mathieu Detchessahar qui m’ont
faitl’honneur d’être les rapporteurs de cette thèse. Je remercie également les professeurs
Marie-José Avenier et Christian Defélix, ainsi que monsieur Jean-Pierre Bay s oux de faire
partie de mon jury.
La convention CIFRE dont j’ai bénéficié n’aurait pu se mettre en place sans l’accord
de messieurs Anthony Ricolfi et Bernard Lebras de la Branche Ciment du groupe Lafarge. Au
sein de la Branche Ciment, de nombreuses personnes ont contribué à m’ouvrir les portes de
cette industrie que je ne connaissais pas. Je remercie tout particulièrement :
- Jean-Pierre Bayoux, tuteur industriel de cette thèse, avec qui je n’ai cessé
d’avoir des échanges riches, même après son changement de fonction ;
- Christian Douvre qui m’a aidée à prendre du recul sur l’évolution du KM
dans la Branche Ciment
- Nicolas Bouffier, avec qui j’ai partagé un bureau pendant deux ans, pour nos
nombreuses conversations où nous avons refait le monde du KM… et de la
Branche Ciment.
- Les experts DPC qui se sont toujours montrés disponibles pour échanger et
m’ont permis de participer aux réunions des réseaux d’experts et à des
missions en usine.
Je tiens également à remercier très chaleureusement la famille Tardy, Françoise,
Gabriel et Noélie, qui est devenue ma famille d’accueil pendant mes « semaines Lafarge »,
passées loin des miens.
La communauté académique grenobloise m’a accueillie avec bienveillance. Ma
participation aux ateliers doctorants « Gestion des Ressources Humaines » et « Management
Stratégique » du CERAG a contribué à me forger identité de doctorant et à me sentir moins
isolée.
Enfin, cette thèse n’aurait jamais abouti sans les encouragements et l’acharnement de
Xavier à me libérer du temps de mes occupations familiales pour avancer; la gentillesse et la
joie de vivre de Cassiopée et Gabriel qui ont pris patience pendant la lente gestation de ce
« bébé de papier », et bien-sûr, Fiona qui a sagement attendu que je mette le point final (enfin,
presque…) à cette thèse pour pointer le bout de son nez. J’ai bénéficié d’un soutien moral et
logistique de haute qualité grâce à mes parents, toujours en première ligne pour aider, Habiba,
notre « super-nounou » et les nombreuses baby-sitters qui se sont occupées avec gentillesse
des enfants.
Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 3

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010











A mon mari et mes enfants ;
À mes parents.

Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 4

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010
SOMMAIRE

INTRODUCTION GÉNÉRALE ....................................................................................................................... 11
1. La problématique de la recherche .................................................................................................................. 13
2. Les questions de recherche : du terrain à la théorie........................................................................................ 15
3. La méthodologie ............................................................................................................................................ 17
4. Le plan de la thèse.......................................................................................................................................... 18
PARTIE I : ÉLABORATION DE L’OBJET DE RECHERCHE, DU CADRE THÉORIQUE ET DE LA
MÉTHODOLOGIE ............................................................................................................................................ 21
INTRODUCTION DE LA PREMIÈRE PARTIE ........................................................................................................... 22
CHAPITRE 1 : DOMAINE DE LA RECHERCHE, LA GESTION DES CONNAISSANCES : ORIGINES, APPROCHES,
TENSIONS. ......................................................................................................................................................... 23
1. Apparition de la gestion des connaissances.................................................................................................... 23
1.1. Les origines théoriques de la gestion des connaissances. .................................................................... 24
1.2. Caractéristiques de la connaissance..................................................................................................... 26
1.3. Modèles de gestion de la connaissance................................................................................................ 28
2. La gestion des connaissances dans les organisations ..................................................................................... 31
2.1. Le contexte .......................................................................................................................................... 31
2.2. Le KM, une mode managériale ........................................................................................................... 32
3. Tensions autour de la gestion des connaissances ........................................................................................... 33
3.1. Les critiques de la knowledge-based view........................................................................................... 33
3.2. Les contradictions du KM ................................................................................................................... 35
4. Une relecture critique de la gestion des connaissances .................................................................................. 39
4.1. Le KM comme mythe gestionnaire ..................................................................................................... 39
4.2. Une crise du modèle de l’action collective.......................................................................................... 42
5. Synthèse : les bonnes pratiques du KM.......................................................................................................... 43
5.1. Le modèle CTR-S (Ballay, 2002)........................................................................................................ 44
5.2. Évaluer la pertinence des démarches de gestion des connaissances .................................................... 45
CHAPITRE 2 : CONSTRUCTION DE L’OBJET DE RECHERCHE COMME DISPOSITIF DE GESTION ET FORMULATION DE
LA PROBLÉMATIQUE.......................................................................................................................................... 52
Section I : La dynamique des outils de gestion............................................................................................ 54
1. Les outils de gestion....................................................................................................................................... 54
1.1. Un dispositif formalisé permettant l’action organisée ......................................................................... 54
1.2. Le rôle des outils de gestion ................................................................................................................ 56
2. Appréhender les outils de gestion dans l’organisation ................................................................................... 60
2.1. Trois niveaux d’analyse de l’introduction des outils de gestion .......................................................... 60
2.2. Pour une approche située de la dynamique entre outil de gestion et organisation ............................... 61
2.3. D’une approche située à une approche discursive de l’instrumentation de gestion ............................. 63
3. La diffusion des outils de gestion................................................................................................................... 64
3.1 Le marché des modes managériales.......................................................................................................... 64
3.2 Un modèle intégré de l’adoption des modes managériales ....................................................................... 66
3.3 Limites des approches néo-institutionnalistes........................................................................................... 68
3.4 De l’adoption à la traduction..................................................................................................................... 69
4 Le courant pratique de la stratégie ................................................................................................................. 70
4.1. La créativité de la pratique .................................................................................................................. 71
4.2. « Replacer le micro dans le macro » (Johnson et al., 2003)................................................................. 72
Section II : Les enjeux des dispositifs de gestion des connaissances........................................................... 77
1. La connaissance dans les relations entre centre et périphérie......................................................................... 77
1.1. Les flux de connaissances entre siège et filiales.................................................................................. 79
1.2. Les systèmes de contrôle..................................................................................................................... 79
1.3. Modes d’organisation et styles de gestion des connaissances.............................................................. 81
2. La connaissance dans la régulation et la prescription..................................................................................... 85
2.1. La théorie de la régulation sociale....................................................................................................... 85
2.2. L’apprentissage d’une régulation ........................................................................................................ 87
2.3. Une relecture gestionnaire par la prescription ..................................................................................... 88
Section III : Synthèse et questions de recherche.......................................................................................... 90
1. Synthèse : la vision implicite de l’organisation véhiculée par le KM ............................................................ 90
2. Vers une construction du cadre théorique ...................................................................................................... 92
2.1. Construction de l’objet de recherche comme dispositif de gestion...................................................... 92
2.2. Inscription dans le courant strategy-as-practice................................................................................... 92
2.3. Crise des relations et des savoirs ......................................................................................................... 93
3. Les questions de recherche............................................................................................................................. 94
Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 5

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010
CHAPITRE 3 : LA DÉMARCHE DE RECHERCHE : ÉPISTÉMOLOGIE ET MÉTHODOLOGIE ....................................... 97
Section I : Positionnement épistémologique et implications méthodologiques ........................................... 99
1. Qu’est-ce que l’épistémologie........................................................................................................................ 99
1.1. Le paradigme épistémologique constructiviste radical...................................................................... 100
1.2. Nos présupposés philosophiques ....................................................................................................... 102
2. Éclairages sur l’interprétativisme................................................................................................................. 103
2.1 La phénoménologie ................................................................................................................................ 104
2.2 L’herméneutique..................................................................................................................................... 104
2.3 Quatre moments interprétatifs................................................................................................................. 105
2.4 Principes d’une démarche interprétative................................................................................................. 106
Section II : Construction de la démarche de recherche ............................................................................ 107
1. L’accès au terrain et construction itérative de la question de recherche....................................................... 107
1.1. Co-construction terrain-recherche ..................................................................................................... 108
1.2. Le terrain comme déclencheur de la démarche de recherche............................................................. 109
2. La démarche de recherche............................................................................................................................ 111
2.1. Les principes d’une démarche processuelle et contextualiste............................................................ 111
2.2. L’utilisation de la démarche processuelle et contextualiste............................................................... 113
3. Le recueil des données ................................................................................................................................. 117
3.1. L’étude rétrospective......................................................................................................................... 117
3.2. L’étude en temps réel ........................................................................................................................ 120
3.3. Synthèse du matériau collecté et mis en forme.................................................................................. 128
Section III : Méthodologie......................................................................................................................... 131
1. Comment raconter ?..................................................................................................................................... 131
1.1 Le tournant narratif des sciences de l’organisation................................................................................. 133
1.2 Représenter l’action................................................................................................................................ 134
1.3 La narration comme méthode ................................................................................................................. 135
2. La mise en intrigue du récit.......................................................................................................................... 138
2.1 Du récit à la théorisation......................................................................................................................... 139
2.2 La nature des livrables ............................................................................................................................ 141
CHAPITRE 4 : MISE EN INTRIGUE : LES ENJEUX DU DISPOSITIF KM AU SEIN DE LA BRANCHE CIMENT........... 143
1. Les enjeux stratégiques du KM dans un contexte d’internationalisation...................................................... 143
1.1. L’internationalisation ........................................................................................................................ 144
1.2. Face à la croissance, organiser la fonction de support technique et le transfert des savoirs .............. 145
2. Les enjeux stratégiques du KM pour l’industrie cimentière......................................................................... 148
2.1. Les caractéristiques de l’industrie cimentière.................................................................................... 148
2.2. Les enjeux organisationnels de la gestion des connaissances pour la branche Ciment...................... 150
3. Évolution du dispositif de gestion des connaissances (1983-1997).............................................................. 155
3.1. La naissance du CKHC ..................................................................................................................... 155
3.2. La naissance de la Communauté Cimentière (Colmar, 1991)............................................................ 157
3.3. Deauville, 1994 : Créer la dynamique d’un fonctionnement en réseau ............................................. 158
3.4. Séville, 1997 : Transfert du savoir et savoir-faire.............................................................................. 158
4. La gestion de l’expertise comme enjeu pour le KM..................................................................................... 159
4.1. Qu’est-ce qu’un expert ? ................................................................................................................... 159
4.2. La gestion des carrières : ................................................................................................................... 164
4.3. Les missions des experts des Centres Techniques............................................................................. 164
5. Les pratiques des experts de Centre Technique ........................................................................................... 165
5.1. La gestion des connaissances, une gestion de l’incompétence ?........................................................ 167
5.2. Le coaching, forme de résistance des experts au KM........................................................................ 168
PARTIE II : RECITS ...................................................................................................................................... 172
INTRODUCTION DE LA DEUXIÈME PARTIE........................................................................................................ 173
CHAPITRE 5 : LA GRANDE HISTOIRE DU KM RÉCIT 1 : L’ADOPTION ET LA CONSTRUCTION D’UN DISPOSITIF DE
GESTION DES CONNAISSANCES ........................................................................................................................ 174
Épisode I: Séville ou les fondements d’une démarche KM (1997-1999) ................................................... 174
1. Janvier 1997 : La réunion de Séville............................................................................................................ 174
1.1. Séville, évènement majeur pour le savoir et le savoir-faire ............................................................... 175
1.2. Le transfert des savoirs, un enjeu stratégique .................................................................................... 175
1.3. L’urgence du changement ................................................................................................................. 176
1.4. Co-construction ................................................................................................................................. 177
2. Les actions Post-Séville ............................................................................................................................... 178
2.1. La Charte........................................................................................................................................... 178
2.2. Le Plan d’Action ............................................................................................................................... 179
2.3. Petite histoire du transfert du savoir : les dix enseignements du clinker............................................ 180
3. Le bilan de Séville ....................................................................................................................................... 182

Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 6

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010
Épisode II : Best Practices (1999-2004).................................................................................................... 186
1. Première vague : les Best Practices » du Plan Technique à Trois Ans ........................................................ 187
1.1 Définition des Best Practices .................................................................................................................. 188
1.2 Copier ou créer ?..................................................................................................................................... 188
1.3 Bilan de la première vague ..................................................................................................................... 189
2. Deuxième vague (2000-2002): des Best Practices portées par la technologie ............................................. 189
3. 2002-2004: Apogée et déclin de la gestion des connaissances..................................................................... 191
4. Bilan de la deuxième vague ......................................................................................................................... 194
4.1. Les difficultés.................................................................................................................................... 195
5. 2004-2005 : Vers une approche globale de la performance ......................................................................... 197
CHAPITRE 6 : LES PETITES HISTOIRES DU KM RÉCIT 2 : 2005-2008, BORN AGAIN BEST PRACTICES ? ........... 203
Épisode III : Industrial Standards ............................................................................................................. 203
I. 2005-2006 : Construction d’un modèle de codification des connaissances........................................... 204
1. Le projet webisation..................................................................................................................................... 204
1.1. Structuration des contenus : l’urgence............................................................................................... 204
1.2. Septembre 2005 : Renverser la logique ? .......................................................................................... 205
1.3. Décembre 2005 –Avril 2006 : Mission accomplie ............................................................................ 207
2. Le Portail Ciment......................................................................................................................................... 208
2.1. Les experts DPC, le CKHC et le Portail............................................................................................ 209
2.2. Trois petites histoires......................................................................................................................... 209
3. Petite histoire du domaine Procédés............................................................................................................. 211
3.1. « It’s going to be a bigger mess than before » (Michael)................................................................... 211
3.2. La structuration du domaine « Réfractaires » .................................................................................... 212
3.3. Best Practices et Procédures : nouvelles définitions.......................................................................... 213
3.4. Les Golden Rules existent toujours !................................................................................................. 213
3.5. Des procédures écrites par les usines................................................................................................. 214
4. Pendant ce temps dans le domaine Produits et Qualité ................................................................................ 217
4.1. La genèse des Quality Technical Standards....................................................................................... 217
4.2. Best Practice ou norme ? ................................................................................................................... 218
4.3. Nous n’avons rien compris !.............................................................................................................. 218
5. …et du côté de la Maintenance.................................................................................................................... 219
6. Le CKHC en quête de légitimité.................................................................................................................. 219
6.1. Le projet Plant Operating Model ....................................................................................................... 219
6.2. A quoi sert le CKHC ?....................................................................................................................... 220
6.3. Fin 2006 : Vers l’appropriation d’un modèle de codification des connaissances .............................. 221
6.4. Les Best Practices ne sont plus, vive les Industrial Standards !......................................................... 223
6.5. La fronde des experts DPC................................................................................................................ 224
II. 2007 : Déploiement du modèle de codification..................................................................................... 226
1. La vague des Standards................................................................................................................................ 228
1.1 Standardiser les standards....................................................................................................................... 228
1.2 Résistance des Centres Techniques......................................................................................................... 228
1.3 Découragement....................................................................................................................................... 229
1.4 Stabilisation ............................................................................................................................................ 229
2. Réorganisation des forces techniques........................................................................................................... 230
3. A la recherche d’un nouveau souffle : la réunion du réseau des Information Officers................................. 231
III. 2008, Codification so what ?............................................................................................................... 233
1. Identifier de nouveaux leviers pour le transfert des connaissances .............................................................. 234
1.1 Les réseaux Performances et Progrès...................................................................................................... 235
1.2 La formation ........................................................................................................................................... 235
1.3 Une approche marketing : promouvoir les contenus du Portail .............................................................. 236
2. Les documents de référence ......................................................................................................................... 237
CHAPITRE 7 : RÉCIT 3 LES PETITES HISTOIRES DU KM : LE DOMAINE PRODUITS ET QUALITÉ...................... 245
Épisode IV: Lafarge Quality Technical Standards.................................................................................... 245
1. Création des connaissances.......................................................................................................................... 247
2. La diffusion des LQTS................................................................................................................................. 249
2.1. Le transfert des LQTS ....................................................................................................................... 249
2.2. Des approches diverses...................................................................................................................... 249
3. Premier bilan................................................................................................................................................ 254
3.1. Difficultés communes :...................................................................................................................... 255
3.2. Réajustements.................................................................................................................................... 256
4. La mise en œuvre : les retours des usines .................................................................................................... 260
4.1. La stratégie de l’autruche (« wait and see ») ..................................................................................... 260
4.2. La carotte et bâton : adoption contrainte et/ou adhésion.................................................................... 261
4.3. La résistance en réponse à la pression ............................................................................................... 263

Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 7

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010
CHAPITRE 8 : INTERPRÉTATIONS ET ANALYSE DU CAS DE LA BRANCHE CIMENT ............................................ 271
1. Retour sur l’intrigue..................................................................................................................................... 272
1.1. Les conséquences de la mutualisation de la fonction de support technique....................................... 273
1.2. Le malaise identitaire des experts...................................................................................................... 275
1.3. Les rivalités de l’expert et du système............................................................................................... 277
1.4. Critique des experts par le siège ........................................................................................................ 278
1.5. Le dénouement de l’intrigue.............................................................................................................. 280
2. Retour sur le dispositif de gestion................................................................................................................ 281
2.1. La pertinence managériale du dispositif de gestion des connaissances ............................................. 281
2.2. La vision implicite de l’organisation ................................................................................................. 285
3. Retour sur les questions de recherche .......................................................................................................... 289
Question 1 : Pourquoi Lafarge adopte le KM ?................................................................................................. 289
Question 2 : Comment les acteurs, aux différents niveaux de la Branche Ciment, fabriquent-ils le dispositif de
gestion des connaissances ?............................................................................................................................... 294
Question 3: Au final, le dispositif de gestion des connaissances modifie t-il la régulation de la Branche Ciment ?
.......................................................................................................................................................................... 298
DISCUSSION ET CONCLUSION .................................................................................................................. 300
1. Les enseignements théoriques...................................................................................................................... 300
1.1. Le dispositif de gestion des connaissances et la régulation de l’organisation.................................... 301
1.2. La fabrique du dispositif de gestion des connaissances..................................................................... 301
1.3. La fabrique de la stratégie ................................................................................................................. 303
2. Les contributions méthodologiques ............................................................................................................. 305
3. Les apports managériaux ............................................................................................................................. 307
4. Limites de la recherche ................................................................................................................................ 309
5. Voies de recherches futures ......................................................................................................................... 310
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................................................ 314
RÉSUMÉ ........................................................................................................................................................... 328
ABSTRACT....................................................................................................................................................... 329

Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 8

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010
Liste des tableaux :

Tableau 1 : Différents types de connaissance organisationnelle, d’après Spender (1996) et
Lam (2000)............................................................................................................................... 27
Tableau 2 : Typologie des approches du Knowledge Management (Alvesson et Kärreman,
2001 )........................................................................................................................................ 36
Tableau 3 : Une déconstruction des figures du langage mythique. L’exemple du KM (adapté
de Grimand, 2006 : 47) ............................................................................................................ 41
Tableau 4: Résumé des différents rôles des outils de gestion (d’après Moisdon, 1997) ......... 60
Tableau 5: Dimensions théoriques expliquant l’adoption des dispostifs de gestion par les
organisations (adapté de Sturdy, 2004 ; et Rüling, 2002). ....................................................... 67
Tableau 6: La vision implicite de l’organisation véhiculée par le KM et ses écueils .............. 91
Tableau 7 : Cadre intégrateur de l’appropriation d’un dispositif de gestion............................ 94
Tableau 8 : Le paradigme épistémologique constructiviste radical. ...................................... 102
Tableau 9 : Principes pour conduire des recherches interprétatives (adapté de Klein et Myers,
1999: 72) ................................................................................................................................ 106
Tableau 10 : Matrice des zones et des modes d’observation ................................................. 116
Tableau 11: Liste des documents consultés et des entretiens réalisés.................................... 119
pour l’étude rétrospective....................................................................................................... 119
Tableau 12: Récapitulatif des temps d’observation non participante par domaine................ 123
Tableau 13 : Récapitulatif des entretiens réalisés par zone d’observation et domaine .......... 127
Tableau 14 : Récapitulatif des documents produits dans le cadre de mes missions
opérationnelles ....................................................................................................................... 130
Tableau 15 : Mise en intrigue du récit, modes de collecte des données et grille d’analyse... 142
Tableau 16: 1970-2000, l’internationalisation en marche...................................................... 146
Tableau 17: 2001-2008, vers la mondialisation ..................................................................... 147
Tableau 18: Comparaison des pratiques de gestion des ressources humaines traditionnelles et
de gestion des compétences (Defélix, 2003).......................................................................... 161
Tableau 19 : nombre de Best Practices publiées dans BPKS ................................................ 194
Tableau 20: les stratégies de déploiement des LQTS par les centres techniques .................. 269
Tableau 21 : La branche ciment au crible des criteres de pertinence des démarches KM..... 282
Tableau 22: La vision implicite de l’organisation véhiculée par le KM et la situation de la
branche ciment ....................................................................................................................... 286
Tableau 23: La chaîne de production/consommation des textes et pratiques du KM (adapté de
Corbett et Mounoud, 2009) .................................................................................................... 297
Tableau 24: La chaîne de production/consommation des textes et pratiques ........................ 305
Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 9

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010
Liste des figures :

Figure 1 : Taux d’usage et de satisfaction pour les 10 outils de management les plus utilisés
en 2006 (Rigby et Bilodeau, 2007). ......................................................................................... 12
Figure 2 : Démarche générale de la thèse................................................................................. 20
Figure 3 : Les étapes du processus de transfert, adapté de Szulanski, 1996. ........................... 29
Figure 4 : Le modèle CTR-S (Ballay, 2002)............................................................................ 45
Figure 5 : les huit zones de pertinence de la démarche de gestion des connaissances définies
par les quatre acteurs et les quatre logiques (Mounoud et al. , 2003) ...................................... 48
Figure 6 : les trois niveaux d’analyse de l’innovation managériale (David, 1998).................. 61
Figure 7 : Modèle de la diffusion des modes managériales (Adapté d’Abrahamson, 1996) ... 66
Figure 8: un modèle intégré pour l’étude de la perspective pratique de la stratégie (adapté de
Jarzabkowski, balogun et Seidl, 2007 :11)............................................................................... 74
Figure 9: Types de connaissances et modes d’organisation (adapté de Lam, 2000 : 506) ...... 82
Figure 10 : La régulation conjointe, compromis entre les régulations de contrôle et
d’autonomie (d’après Babeau et Chanlat, 2008)...................................................................... 87
Figure 11: Le cadre théorique (adapté de jarzabkowski et al, 2007) ....................................... 96
Figure 12 : Résumé de mes questionnements issus du terrain et déplacement des zones
d’observation dans le temps. .................................................................................................. 111
Figure 13 : Le cadre d’analyse contextualiste (adapté de Pettigrew, 1987 : 657).................. 113
Figure 14: L’étude rétrospective (1983-2004) – 3 périodes de gestion des connaissances ... 114
Figure 15 : Les fonctions Groupe et Branche supports des activités opérationnelles (B.U).. 153
Figure 16 : La coordination des forces techniques................................................................. 155
Figure 17 : Le processus de production du ciment................................................................. 163
Figure 18 : La charte du transfert des savoirs et savoir-faire ................................................. 179
Figure 19: Le cercle vertueux de la gestion des connaissances (Lafarge KM Handbook) .... 193
Figure 20: L’organisation KM proposée................................................................................ 206
Figure 21 : Processus d’adoption des LQTS par les usines ................................................... 270
Figure 22 : L’art du trompe l’œil a Lyon ............................................................................... 293
Figure 23 : les constructions du dispositif aux différents niveaux de l’organisation............. 302


Liste des encadrés :

Encadré n°1 : Le jeu du je ........................................................................................................ 98
Encadré n°2 : La DPC, le CKHC ........................................................................................... 108
Encadré n°3 : La validation factuelle des documents, une formalité qui permet d’amorcer la
réflexion ................................................................................................................................. 128
Encadré n°4 : Les cinq paliers de l’expertise technique......................................................... 164
Encadré n°5 : Les protagonistes du récit................................................................................ 210
Encadré n°6 : Extrait du journal de bord (22/11/05).............................................................. 212
Isabelle Corbett- Thèse de doctorat 10

tel-00458676, version 1 - 22 Feb 2010