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LES MUSICIENS CÉLÈBRES
ERNEST REYERLES MUSICIENS CÉLÈBRES
d'eN SEIGNEMEN T ET DE VULGARISATIONCOLLECTION
sous le Haut PatronagePlacée
DE
DESL'ADMINISTRATION BEAUX-ARTS
Parus :
Berlioz, par Arthur Coquard.
Boieldieu, par Lucien Auge de Lassus.
Chopin, par Elie Poirée.
Félicien David, par René Brancour.
Gluck, par Jean d'Udine.
Gounod, par P.-L. Hillemaciier.
Grétry, par Henri de Curzon.
Hérold, par Arthur Pougin.
Liszt, par M.-D. Calvocoressi.
Mendelssohn, par P. de Stœcklin.
Camille Bellaigue.Mozart, par
Paganini, Prod'homxie.par J.-G.
par Lionel de la Laurencie.Rameau,
Rossini, par Lionel Dauriac.
Schubert, par L.-A. Bourgault-Ducoudray.
Schumann, par Camille Mauclair.
Serviéres.Weber, par Georges
En préparation :
— —Wagner. Auber. Beethoven, eic.
MM. Louis de Fourcaud; Char|£s>rAjLti£&Be;Par Vincent
dTNDY etc.;LES MUSICIENS CÉLÈBRES
ERNEST REYER
ADOLPHE JULLIEN
BIOGRAPHIE CRITIQUE
ILLUSTRÉE DE DOUZE REPRODUCTIONS HORS TEXTE
rr
PARIS
LIBRAIRIE RENOUARD
HENRI LAURENS, ÉDITEUR
6, RUE DE TOURNON (vi")
Tous droits de traduction et de reproduction réservés
pour tous pays.ML
4/0REYERERNESÏ
I
LA CARRIÈRELA VIE ET ^
musique, a« Allemands aiment laLes Italiens et les
Et quellene la détestent pas. »dit Reyer; les Français
compositeurpens»''e aurait pu venir à l'esprit d'unautre
rallier lesavait tellement attendre avant dequi dû
carrièrede ses compatriotes? En effet, lasuffrages
périodes biendiviser en troisactive de Reyer peut se
assez régu-deux travail et de productiondistinctes : de
forcé, quiautre, intermédiaire, de far-nientelière; une
il voyageapas la moins longue et pendant laciuellene fut
en cepour tromper son impatience, car,beaucoup
en cetemps-là, comme il l'écrivait si plaisamment,
avaient destemps-là plus que jamais, les musiciens
musique. Laloisirs, pour faire autre cliose que de la
arrivée à Paris,première période s'étend de son
apparition de la Statueen jusqu'à la double1848,
la seconde va de la repré-en 18C1, à'Érostrate en 18G2;
ouvrages à celle de Sigurdsentation de ces deux
de 1884 à 1892, annéeen 1884 la dernière, enfin,;
à Paris. C'est durant celle-ci qu'iloùSalammbô se rejoua6 ERNEST REYER
aura pu donner toute sa mesure et marquer sa place
parmi les compositeurs illustres de son siècle; mais
quel désespoir c'aurait été pour l'artiste qui portait en
lui Sigurd et Salammbô que de niourir à l'âge où tant
d'autres s'en vont, vers la soixantaine, avant d'avoir
pu faire jaillir ces œuvres-là de son cerveau, quelle
perle c'aurait été pour l'art musical français si ces deux-
partitions, qui comptent parmi les plus' belles que
gloire Opéra ait jamais représentées, n'avaient pas vu
le jour!
Ernest Reyer, de ses vrais noms Louis-Étienne-
Ernest Rey, était 1"né à Marseille, le décembre 1823,
de parents qui étaient très éloignés de le destiner à la
musique; mais le bambin avait marqué de très bonne
beure une vocation irrésistible, et dans l'école commu-
nale de musique, où il était entré vers la sixième
année, il avait été distingué par le directeur Barsotli
autant pour ses lieureuses dispositions que pour sajolie
voix de soprano des
: récompenses répétées dans les
concours de l'école avaient témoigné de son beau zèle et
de ses efforts. A l'âge de seize ans, ses parents, pour le
détourner de la musique, l'envoyèrent auprès d'un
oncle maternel, M. Louis Farrenc, alors clief de la
comptabilité à la trésorerie d'Alger et qui devint plus
tard trésorier-payeur à Constantine; mais cet exil n'eut
aucun résultat. Le jeune liomme, à Alger comme à
Marseille, était uniquement occupé à noircir du papier,
et, si minces que fussent alors ses connaissances musi-
cales, il produisait tant et plus : des morceaux de