Cette publication est accessible gratuitement
Lire

FRANÇAIS françois louis (1814-1897)

De
2 pages

Universalis_Article publié par Encyclopaedia Universalis FFRRAANNÇÇAAIISS ffrraannççooiiss lloouuiiss ((11881144--11889977)) Né à Plombières-les-Bains, François Louis Français arriva en 1825 à Paris, où il travailla chez

Publié par :
Ajouté le : 27 mars 2014
Lecture(s) : 25
Signaler un abus

Vous aimerez aussi

FRANÇAIS françois louis (1814-1897)

Né à Plombières-les-Bains, François Louis Français arriva en 1825 à Paris, où il travailla chez un libraire. Au bout de cinq ans, il put vivre de ses dessins, exécuta des vignettes sur bois pour des éditions de luxe et se fit un nom dans la lithographie. Élève de Corot, il exposa au Salon de 1857 son premier paysage, Une chanson sous les saules, peint avec H. Baron. En 1855, il expose cinq toiles à l'Exposition universelle ; puis dans sa production se succèdent paysages, peintures de la campagne romaine et des sites antiques (Nouvelles Fouilles de Pompéi, 1865) ou des vues de peintre-voyageur (Les Regains, Vallée de Munster, 1868 ; Le Mont-Blanc vu de Saint-Cergue, 1869). Un musée lui est consacré dans sa maison de Plombières, où sont rassemblées de nombreuses toiles du peintre qui appartient à l'école de Barbizon.

Français est un exemple d'un artiste devenu peintre tardivement, après des débuts dans la lithographie et l'illustration, domaines qu'il n'abandonnera jamais. Pour ce qui est du dessin d'illustration, dans l'atelier de Gigoux, où il dessina (sans les signer) les lettrines du premier grand « illustré romantique », Gil Blas (Paulin, 1835), il s'était fait une spécialité de l'évocation poétique de la nature exotique. Sa réussite dans ce genre pour le célèbre Paul et Virginie (Curmer, 1838) le fit connaître d'un plus large public. Par la suite, il collabora à de nombreuses entreprises collectives d'illustration, par exemple l'édition Bourdin des Mille et une Nuits, s'associant à d'autres dessinateurs qui réalisaient pour lui les figures. Ce travail en atelier, avec Baron le plus souvent, reflète ses conceptions saint simoniennes de l'art. Il travailla beaucoup pour de grands journaux illustrés, comme Le Magasin pittoresque, Le Musée des familles, Le Tour du monde, puis, sous le second Empire, pour l'éditeur Mame, qui seul poursuivait le projet du livre illustré romantique. Vers la fin de sa longue vie, il se consacra de plus en plus à la peinture, car la vogue de l'illustration avait passé.

Auteur: SEGOLENE LE MEN
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin