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Universalis_Article publié par Encyclopaedia Universalis GGLLOOBBEE llee Journal parisien qui parut du 15 septembre 1824 au 20 avril 1832. De tous les journaux de la Restauration, Le Globe est l'un des plus originaux.

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Ajouté le : 27 mars 2014
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GLOBE le

Journal parisien qui parut du 15 septembre 1824 au 20 avril 1832. De tous les journaux de la Restauration, Le Globe est l'un des plus originaux. Il fut fondé en 1824 par Paul Dubois, ancien normalien chassé de l'université pour ses idées libérales, assisté de Pierre Leroux, alors jeune typographe. Hebdomadaire littéraire et philosophique, Le Globe était patronné par des doctrinaires comme Jouffroy, Barante, Royer-Collard, Guizot, Cousin, Villemain ; libéraux, ils se voulaient spiritualistes, plus proches finalement de Rousseau que de Voltaire. Dubois sut attirer au Globe les talents de jeunes intellectuels comme Damiron, Farcy, Vitet, Sainte-Beuve, Ampère et de jeunes notables ou parvenus comme Thiers, Rémusat, Duvergier de Hauranne, Tanneguy-Duchatel. En réaction, d'une part, contre le rationalisme des encyclopédistes et le classicisme culturel des idéologues, d'autre part, contre le conservatisme politique des notables du régime et l'individualisme exagéré de certains romantiques, Le Globe fut, avec raideur et mesure, le meilleur défenseur de la nouvelle littérature, du nouveau théâtre et de la nouvelle peinture, au point de passer pour l'organe de la révolution littéraire.

Mais le journal se fixait de plus hautes ambitions ; il devint politique et bihebdomadaire le 22 août 1828, tout en se doublant d'un satellite bimestriel, La Revue française (1828-1830), puis quotidien le 23 janvier 1830. Le Globe tint sa place au premier rang, dans la lutte contre le ministre Polignac, tout en se démarquant nettement des libéraux anticléricaux du Constitutionnel et des républicains nostalgiques de 1789. Il y gagna quelques bons procès.

Curieusement, la révolution de juillet 1830 entraîna la décadence d'un journal dont presque tous les collaborateurs avaient trouvé place dans les conseils du nouveau gouvernement ou dans les hauts postes de l'administration du nouveau régime. Presque seul, Pierre Leroux chercha une nouvelle équipe et la trouva chez les saint-simoniens avec Michel Chevalier, Louis Reybaud, Émile Pereire, Charles Duveyrier, Adolphe Guéroult : le 18 janvier 1831, Le Globe prit pour sous-titre « Journal de la doctrine saint-simonienne », mais il disparut le 20 avril 1832, entraîné dans la crise du saint-simonisme.

Auteur: PIERRE ALBERT
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