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L'élection présidentielle française de décembre 1965 - article ; n°2 ; vol.16, pg 221-254

De
35 pages
Revue française de science politique - Année 1966 - Volume 16 - Numéro 2 - Pages 221-254
34 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Monsieur François Goguel
L'élection présidentielle française de décembre 1965
In: Revue française de science politique, 16e année, n°2, 1966. pp. 221-254.
Citer ce document / Cite this document :
Goguel François. L'élection présidentielle française de décembre 1965. In: Revue française de science politique, 16e année,
n°2, 1966. pp. 221-254.
doi : 10.3406/rfsp.1966.418454
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1966_num_16_2_418454Election Présidentielle Fran aise
de Décembre 1965
FRAN OIS GOGUEL
Lr
mis population ment celle années notamment la pour gnation politique de politiques par 1963 épreuve la opinion en laquelle fois des simplifier de enjeux LECTION application place du Etats-Unis insuffisamment économique notables fran décembre des extérieure du le chef Elle le depuis résultat aises par Elle diverses PR suffrage plan de posait voie municipaux SIDENTIELLE et Etat concernait Elle de du 1965 1958 des financière de mesurer catégories général enfin stabilisation universel donnait européenne efforts la au mettait regroupements tel révision le collège que qui avenir représentant de le problème et amorcés occasion de soutien en Gaulle son sociale x> référendaire été eu initial communes cause appliqué et du équilibre lieu substitué depuis par la parce ils de système du très structure composé ceux en approbation trop gouvernement depuis la peuvent ils quelques France résulte Elle octobre inégalement qui pour divergente fois institutions combattent la principale des soumettait septembre plusieurs trouvent attendre au la de années forces de 1962 dési mois sept de la et
PRESENTATION DES CANDIDATURES
ET LA CAMPAGNE ELECTORALE
est dès la fin de décembre 1963 près de deux ans avant
la date prévue pour élection avait été annoncée une pre
mière candidature opposition celle de Gaston Defferre
mï Fran ois Goguel
Si cette candidature avait été maintenue le scrutin de décembre
1965 aurait sans doute eu un caractère assez différent de celui
qui fut le sien en effet Defferre critiquait moins les insti
tutions que la politique menée dans leur cadre et le regroupement
il avait tenté de susciter occasion de sa candidature aurait
relevé du centre-gauche plutôt que de la gauche proprement dite
car il avait refusé tout contact avec le Parti communiste et cher
ché un accord avec le M.R.P On sait en juin 1965 échec des
conversations tendant la création de la Fédération il
avait envisagée conduisit Defferre renoncer sa candidature
opposé de échiquier politique Jean-Louis Tixier-
Vignancour avait fait connaître en avril 1964 son intention être
le candidat présidentiel de opposition nationale Un an plus
tard Pierre Marcilhacy sénateur de la Charente fut choisi
comme candidat par une Convention libérale dont on ignore
comment elle était composée mais dont on sait seulement elle
ne comportait pas de représentants qualifiés du M.R.P et du
Centre national des indépendants La présentation de cette candi
dature répondait probablement idée que ces deux partis soit
par eux-mêmes soit par intermédiaire du Comité de liaison des
démocrates auxquels ils participaient un et autre de concert
avec certaines personnalités radicales ne se risqueraient pas
affronter directement le scrutin présidentiel ce qui aurait rendu
disponible une fraction au moins de la clientèle électorale du
centre-droit
On put croire au mois octobre 1965 que cette pré
vision se réaliserait car les efforts des dirigeants du Comité de
liaison des démocrates pour obtenir de Antoine Pinay il
acceptât être candidat au scrutin de décembre avaient échoué
mais après avoir été entourés une telle publicité que toute autre
candidature de cette nuance devait risquer apparaître comme
une sorte de pis-aller
Au début de septembre 1965 par une initiative apparence
purement personnelle encore elle eût certainement été pré
cédée de contacts privés avec certains dirigeants de la S.F.1.0
et du Parti radical fut annoncée la candidature de gauche de
Fran ois Mitterrand qui obtint presque aussitôt le soutien du
Parti communiste et de la S.F.LO. puis celui du Parti radical et
un certain nombre de clubs rassemblés autour de la Convention
des institutions républicaines Election Présidentielle
La dernière des candidatures opposition ne fut connue en
octobre Jean Lecanuet annon il défendrait élection
présidentielle les couleurs du Centre démocrate et jouerait ainsi
dans la compétition le rôle que nombre de modérés et certains
républicains populaires avaient abord espéré confier
Antoine Pinay
On savait donc dès la fin octobre quels seraient les can
didats des diverses nuances de opposition mais on ignorait
encore si le général de Gaulle accepterait de demander lui-
même un nouveau mandat présidentiel ou il se bornerait invi
ter les électeurs voter pour le candidat il leur proposerait
et dont on accordait penser que ce ne pourrait être que le
Premier ministre Georges Pompidou Ce fut le jeudi
novembre un mois avant le scrutin que le président de la Répu
blique annon sa candidature Le choix offert aux électeurs devait
encore être élargi extremis par la présentation de la candidature
de Marcel Barbu ancien député de la Drôme la Constituante
de 1945 et ancien animateur de la communauté Boimondau il est
difficile de considérer autrement que comme une candidature fan
taisiste celle un homme qui devait prendre étiquette de can
didat de transition et déclarer dans une conférence de presse
il était sphérique opinion
Il vaut la peine de noter que les trois principales candidatures
opposition celle de Tixier-Vignancour celle de Mitter
rand et celle de Lecanuet avaient été présentées comme des
initiatives personnelles et avaient obtenu posteriori le soutien
organisations et de partis politiques Non pas sans doute que
ces candidats rejoignissent le général de Gaulle dans la médiocre
opinion il des partis politiques et du rôle que jouent ceux-ci
dans le fonctionnement des institutions Mais chacun entre eux
se proposait de faire appel un secteur opinion beaucoup plus
large que électorat un seul parti or le processus de regroupe
ment entamé depuis quelques mois qui se traduisait un côté
par la création de la Fédération de la gauche démocrate et socia
liste de autre par activité du Comité de liaison des démocrates
avait pas encore abouti des résultats assez précis pour que
ces organismes fussent en mesure de jouer le rôle reconnu aux
partis par article de la Constitution Les partis et grou
pements politiques concourent expression du suffrage en
prenant la responsabilité de choisir eux-mêmes des candidats
la présidence de la République
22â Fran ois Goguel
II convient également de remarquer que le Parti communiste
abandonnant la tactique qui depuis longtemps avait toujours
été la sienne dans les consultations électorales pas présenté
de candidat élection présidentielle en acceptant de soutenir
la candidature de Fran ois Mitterrand sans rappeler les condi
tions concernant la définition préalable un programme commun
il avait formulées égard de celle de Gaston Defferre contribuait rompre isolement dans lequel il est généralement
trouvé depuis 1947 en ne présentant pas lui-même de candidat
il évitait le risque de ne voir se grouper sur le nom de celui-ci
un nombre de suffrages inférieur aux quatre millions de voix
recueillies par ses candidats aux élections législatives de 1958
et de 1962
La réglementation de la campagne électorale résultait un
décret publié en mars 1964 par application des dispositions orga
niques adoptées au référendum octobre 1962 Son principe fon
damental était la stricte égalité des moyens de propagande mis
la disposition de chacun des candidats en particulier sur les
antennes de O.R.T.F Ce principe devait nécessairement aboutir
donner aux forces opposition représentées par plusieurs can
didats un temps total émissions télévisées et radiodiffusées très
supérieur celui dont disposait le président sortant Cette inéga
lité se trouva encore accentuée par le fait avant le premier
tour de scrutin fixé au décembre le général de Gaulle fut très
loin utiliser en totalité le temps qui lui avait été attribué La
commission de contrôle de la campagne électorale instituée par
le décret de mars 1964 veilla autre part avec beaucoup de rigueur
ce que les émissions de O.R.T.F. en dehors du cadre de la
campagne électorale proprement dite ne contrevinssent pas au
principe égalité entre candidats Au cours des quinze jours de
la campagne officielle précédant le premier tour la télévision et
la radiodiffusion fran aises auxquelles opposition se plaignait
depuis longtemps de avoir que très difficilement accès et dont
les bulletins information étaient habituellement rédigés de fa on
nettement favorable au pouvoir ouvrirent donc brusquement
toutes les critiques et toutes les contestations que pouvait pro
voquer la politique pratiquée depuis sept ans sans que les quelques
allocutions prononcées par le général de Gaulle sur des thèmes
généraux fussent consacrées la réfutation précise et documentée
de ces critiques et de ces contestations Présidentielle Election
Au moment de ouverture officielle de la campagne électorale
la plupart des prévisions confirmées par les sondages opinion
accordaient pour envisager la réélection du général de Gaulle
au premier tour de scrutin Mais il apparut rapidement que le
déroulement effectif de la campagne rendait un ballottage de
plus en plus probable car les sondages faisaient ressortir un amoin
drissement régulier de la proportion des électeurs décidés voter
pour le président sortant en même temps un accroissement
de celle des partisans de MM Mitterrand et Lecanuet avec le
maintien un fort pourcentage hésitants
Au cours du mois octobre et de novembre attitude des
candidats opposition égard des institutions se modifia sensi
blement En septembre Mitterrand au cours une conférence
de presse avait dit en cas de succès il en remettrait aux
organisations démocratiques qui le soutenaient pour décider
si élection du président de la République au suffrage universel
devrait être maintenue Cette indication ne fut amais renouvelée
au cours de la semaine précédant le scrutin tous les propos du
candidat unique de la gauche comme ceux du candidat du Centre
démocrate donnaient au contraire impression ils acceptaient
un et autre peu près au même degré que Gaston Defferre
il était encore candidat une conception du rôle du président
de la République en somme assez analogue celle du général de
Gaulle sous réserve cependant ils se proposaient de reconnaître
au Parlement un rôle de contrôle plus considérable mais sans
vouloir cependant lui restituer la fonction initiative politique qui
avait été la sienne sous la Troisième et la Quatrième République
Seul Pierre Marcilhacy exposa aux électeurs une idée du
rôle arbitrage dévolu au chef de Etat inspirée des souve-
nirs du parlementarisme la fran aise avant 1958
Le déroulement de la campagne électorale donna autre part
de plus en plus nettement impression que Tixier-Vignancour
perdait le bénéfice de avance il avait prise sur ses concurrents
notamment grâce la série de meetings il avait organisés au
cours de été sur les plages de France du Nord aux Alpes-
Maritimes tout donnait penser que les critiques il avait for
mulées égard de la politique du gouvernement et du président
de la République depuis de nombreux mois profiteraient plus
Lecanuet voire Mitterrand lui-même et cela
autant plus que ces deux candidats opposition ne lui avaient
pas laissé le monopole des att quês contre la manière dont le
225 Fran ois Gogiiel
problème algérien avait été réglé en 1962 ou des prises de posi
tion favorables une amnistie totale des activistes de O.A.S
Quant la campagne du général de Gaulle elle paraissait
calquée sur celle des précédents référendums beaucoup plus
adaptée une élection proprement dite Se pla ant délibérément
sur un autre plan que celui de ses concurrents il se condamnait
par là même laisser sans réponse précise leurs critiques et leurs
affirmations ayant pas voulu confier une organisation poli
tique lui fût-elle entièrement dévouée comme U.N.R.-U.D.T.
un rôle important dans la campagne de propagande il concédait
par là même aux partis opposition une incontestable primauté
dans la campagne de réunions et de meetings tenus dans le pays
Il
LE PREMIER TOUR DE SCRUTIN
Le résultat du premier tour de scrutin pour les départements
de la métropole qui font seuls objet de notre étude du scrutin)
fut le suivant1
des inscrits des suffrages
exprimés
Electeurs inscrits ....... 28 233 167
Votants ................ 24 OOI 961
Abstentions ............. 231 206 14.98
Blancs et nuls ......... 244 292 086
Suffrages exprimés ..... 23 757 669
Général de Gaulle ...... lu 386 734 36.78 43.71
Mitterrand .......... 658 792 2712 3223
Lecanuet ............. 767 404 13.34 1585
J.-L Tixier-Vignancour 253 958 444 527
Marcilhacy ......... 413129 1.46 173
Barbu .............. 277 652 0.98 116
Les chiffres ensemble que nous reproduisons ici sont ceux qui résultent
du développement des résultats du scrutin que le Conseil constitutionnel
fait publier au Journal officiel du 30 décembre 1965 tels ils ont été
totalisés par Le Monde Mais les cartes qui accompagnent cet article voir
pp 245 sqq. reposent sur des calculs opérés antérieurement cette publication
après les résultats publiés par A.F.P. qui ne sont pas toujours strictement
identiques aux chiffres officiels déRnitifs
226 Election Présidentielle
Les textes constitutionnels adoptés au référendum octobre
1962 comportaient conformément la tradition fran aise la règle
selon laquelle élection ne pouvait être acquise la majorité
absolue des suffrages exprimés Malgré avance supérieure
10 à.e.s exprimés il avait obtenue sur Fran ois
Mitterrand le général de Gaulle se trouvait donc en ballottage
alors que si pareils résultats avaient été obtenus dans un pays
anglo-saxon il aurait été élu
La comparaison entre les résultats ensemble de ce premier
tour de élection présidentielle et ceux du référendum et des élec
tions de automne 1962 montre il existe pas moins de diffé
rences entre ces trois types de consultation entre élections
locales et élections nationales en ce qui concerne le niveau de la
participation électorale jamais le pourcentage des abstentions
avait été aussi faible en France que le décembre 1965 il avait
diminué de plus de moitié par rapport au 18 novembre 1962
313 et un tiers par rapport au 28 octobre 1962 227
Les abstentions se situaient ainsi un niveau légèrement inférieur
celles du référendum du 28 septembre 1958 1506 et des
élections générales de mai 1936 1570) où avait été constatée
jusque-là la participation la plus élevée dans histoire électorale
fran aise
Il semble on soit en droit de- conclure de ce fait que les
électeurs fran ais considèrent actuellement le choix du président
de la République comme le plus important de ceux auxquels ils
sont appelés procéder ce qui paraît signifier ils acceptent
le schéma institutionnel nouveau selon lequel initiative politique
appartient au président de la République et non plus Assemblée
nationale On ne saurait sans doute en conclure ils approuvent
au même degré les modalités selon lesquelles la politique déter
minée et conduite par le chef de Etat et le gouvernement il
nommé est soumise au contrôle parlementaire Mais la consé
cration du régime qui résulte du scrutin du décembre en est
pas moins un fait important autant plus que les conclusions
on peut tirer du taux de la participation ce scrutin coïncident
avec ce on pouvait déduire de attitude prise au cours de la
campagne par les divers candidats quant au rôle du président de
la République Le résultat très faible obtenu par la candidature
22 Fran ois giieï
de Marcilhacy dont les interventions la télévision avaient
cependant été bien accueillies mais qui avait donné de la fonction
présidentielle une interprétation inspirée de la Troisième et de la
Quatrième République confirme adhésion de opinion une
conception beaucoup plus active de la présidence Sans doute la
candidature de Marcilhacy a-t-elle pâti également de ne pas
être soutenue par une force politique organisée de quelque impor
tance Mais il ne semble pas que cela suffise expliquer échec
complet elle rencontré malgré la venue aux urnes un grand
nombre électeurs habitués ne pas voter lors des consultations
un autre type et qui appartiennent donc pas électorat tra
ditionnel des partis politiques
La répartition territoriale des abstentions le décembre
carie ne comporte aucune originalité comme toujours la
participation électorale est spécialement élevée dans la France du
Nord Comme toujours la Mayenne et le Tarn ont des taux
abstention exceptionnellement faibles Comme toufours on vote
un peu moins dans les Alpes le Massif central les Pyrénées et
le ur de la Gascogne que dans ensemble du pays Comme
toujours la Corse où sont inscrits beaucoup électeurs qui
résident pas bat tous les records abstention suivie par la
Creuse Comme toujours enfin la moitié nord de la France vote
plus que la moitié sud encore on doive relever dans le quart
sud-ouest du pays une participation supérieure la moyenne natio
nale ce qui est loin être toujours le cas
étude de la géographie de Vélectorat des candidats élec
tion du décembre doit par la force des choses laisser de côté
ceux de MM Marcilhacy et Barbu beaucoup trop exigus pour
pouvoir faire objet une analyse comparative La seule remarque
on puisse faire ce propos est que le département de la
Charente que Marcilhacy représente au Sénat est le seul lui
avoir accordé plus de des suffrages exprimés 112 cor
respondant 93 des inscrits Le caractère local de accueil
réservé cette candidature se marque également ce que les six
départements voisins de la Charente ont tous accordé plus de
des suffrages exprimés cette candidature un eux la Cha
rente-Maritime atteignant 37 ) ce qui est le cas que de dix
autres départements dans ensemble de la France
228 Election Présidentielle
En ce qui concerne les quatre candidatures celles du général
de Gaulle de Mitterrand de Lecanuet et de Tixier
Vignancour dont il est possible étudier géographiquement
accueil qui leur été réservé certaines remarques générales doi
vent être abord formulées voir cartes et Le général
de Gaulle obtenu le décembre la majorité absolue des suf
frages exprimes dans treize départements cinq de la France de
Ouest Manche Orne Ille-et-Vilaine Morbihan et Vendée) six
de la France de Est Bas-Rhin Haut-Rhin Moselle Vosges
Meuse Haute-Marne) un du ur du Massif central Lozère
et un de la France méditerranéenne Corse Fran ois Mit
terrand eu la majorité absolue dans deux départements celui
il représente Assemblée nationale la Nièvre et celui de
Ariège mais il est arrivé en tête dans dix-huit autres cinq
de la France du Centre Allier Indre Creuse Haute-Vienne et
Corrèze) treize du Sud-Ouest et de la France méditerranéenne
Lot-et-Garonne Tarn-et-Garonne Gers Hautes-Pyrénées Haute-
Garonne Tarn Pyrénées-Orientales Aude Hérault Gard
Bouches-du-Rhône Vaucluse Basses-Alpes Distancé par le
général de Gaulle dans ensemble du département de la Seine
il cependant dépassé en banlieue Jean Lecanuet est arrivé
en tête dans aucun département dépassé partout par le général
de Gaulle il emporté sur Mitterrand dans six départements
de la France de Ouest Manche Calvados Orne Mayenne
Maine-et-Loire et Vendée) dans deux départements de la France
de Est Bas-Rhin et Haut-Rhin et dans un département du
Massif central Haute-Loire Tixier-Vignancour été nulle
part en première ou en seconde position mais il est arrivé troi
sième devant Lecanuet dans quatre départements de la
France méditerranéenne Bouches-du-Rhône Var Alpes-Maritimes
et Corse)
Pour approximative elle soit cette première analyse du
scrutin du décembre est pas sans signification avance du
général de Gaulle se manifeste la fois par la comparaison du
nombre des départements qui lui ont donné emblée la majorité
absolue de leurs voix treize avec celui des départements qui en
ont fait autant pour Mitterrand deux) que par celle du
nombre de départements où il est arrivé en tête soixante-dix avec
celui des où emporté sur tous les
autres concurrents vingt insuccès relatif de Lecanuet se
mesure au fait il est nulle part le premier et que dans cinq
229

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