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La gouvernance des régions urbaines : l'exemple des politique de déplacements à Grenoble et Toulouse, The governance of the urban regions : the example of transportation policies in Grenoble and Toulouse

De
645 pages
Sous la direction de Jean-Pierre Orfeuil, Martin Vanier
Thèse soutenue le 05 septembre 2008: Paris Est
La présente thèse a pour objet l’extension de la gestion des déplacements quotidiens à l’échelle des espaces périphériques et des régions urbaines. L’enjeu des déplacements se cristallise dans la gouvernabilité des métropoles, notamment devant : leurs fragmentations socioéconomique et politique, le processus de décentralisation et l’enchevêtrement de multiples échelons territoriaux, et enfin la présence de nombreuses structures intercommunales déployées dans les espaces issus de la périurbanisation. Après avoir rappelé l’intérêt d’une approche par la gouvernance, cette thèse aborde les différentes « formules », politiques comme techniques, pour répondre aux fragmentations dans le champ du transport public. L’élargissement des périmètres ou du moins l’adaptation du système de régulation par une coordination plus intégrée, apparaît localement nécessaire, voire indispensable, pour appréhender les enjeux de la mobilité quotidienne et notamment les déplacements d’échanges entre les secteurs périurbains et les agglomérations centrales. Cette thèse contribue à identifier l’administration territoriale des régions urbaines et l’institutionnalisation d’un acteur tiers, en l’occurrence l’acteur périurbain ; à questionner les projets routiers et leur capacité à répondre aux enjeux de la transition urbaine ; à réfléchir sur les cadres organisationnels du transport public et l’extension des périmètres d’action ; à éclairer sur les modes coopératifs entre les différents échelons territoriaux ; à illustrer les solutions techniques ; et enfin à envisager les déplacements dans leur rapport à la ville.
-Périurbanisation
-Intercommunalité
-Action publique
-Gouvernance
-Transports publics
-Déplacements
-Toulouse
-Grenoble
This study aimed to objective the extension of daily trips management on the scale of the peripheral areas and on the urban regions. The daily trip’s stakes are focused on the “governability” of metropolises, notably in front of: their divisions socioeconomic and politic, the process of decentralization and the tangle of multiple territorial levels, and finally the presence of various intermunicipal structures unfolded in outlying suburbs areas. Through of an approach by the “governance”, this study analyses different expressions, political as technical, to answer divisions in the field of the public transportation. The enlargement of perimeters or at least the adaptation of the regulation system by a more integrated coordination, appears necessary, or still essential, to arrest stakes of daily trips between outlying suburbs areas and central agglomerations. This thesis contributes to identify the territorial administration of the urban areas and the institutionalization of a third actor, in this case the periurban actor ; to question road plans and their capacity to be answered stakes of urban transition; to think on the organizational frames of the public transportation and the perimeters extension; to give light on cooperative modes between the different territorial levels; to illustrate technical resolutions; and finally to envisage daily trips in their report in the city.
Source: http://www.theses.fr/2008PEST3010/document
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U N I V E R S I T É P A R I S - E S T

INSTITUT D’URBANISME DE PARIS


Centre de Recherche sur l'Espace, les Transports,
l'Environnement et les Institutions Locales










LA GOUVERNANCE DES RÉGIONS URBAINES

L’EXEMPLE DES POLITIQUES DE DÉPLACEMENTS
À GRENOBLE ET TOULOUSE



Thèse de doctorat nouveau régime, en urbanisme, aménagement et politiques urbaines



Présentée et soutenue publiquement par
Christophe GUERRINHA

Septembre 2008







JURY :

M. Jean-Pierre ORFEUIL, M. Philippe ESTÈBE,
Professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris, Directeur d'études à Acadie, Enseignant à l’Institut
Université de Paris XII, Directeur de thèse d’Etudes Politiques de Paris et à l’Ecole Nationale
des Ponts et Chaussées M. Martin VANIER,
meProfesseur à l’Institut de Géographie Alpine, Université M Caroline GALLEZ,
Joseph-Fourier de Grenoble, Directeur de thèse Chargée de recherche à l’INRETS
M. Francis BEAUCIRE, M. Franck SCHERRER,
Professeur à l’Institut de Géographie, Université de Professeur à l’Institut d'Urbanisme de Lyon,
Paris I Panthéon-Sorbonne Université Lumière Lyon II









Pour Emilia,






































L’université n’entend donner aucune
approbation ni improbation aux opinions émises dans les thèses :
ces opinions doivent être considérées
comme propres à leurs auteurs
Remerciements

Mes remerciements vont en premier lieu à mon directeur de thèse, Jean-Pierre Orfeuil,
pour ses conseils et son encadrement attentifs, cela dès l’origine de ce travail, depuis mon
DEA jusqu’à la fin de ma thèse. Mes remerciements vont également à mon co-directeur
Martin Vanier, arrivé en cours de route mais à qui je dois aussi beaucoup dans le
cheminement de ce raisonnement intellectuel géographique.

J’adresse mes remerciements à tous les chercheurs, sans qui ce parcours d’investigation
n’aurait pas été le même et plus particulièrement à Caroline Gallez, Marianne Olivier-
Trigalo, Mariane Thébert, Gabriel Dupuy, Vincent Kaufmann et Philippe Menerault.
Toutes ces rencontres, parfois improbables, qui jalonnent le parcours de cette thèse, m’ont
apporté beaucoup en termes humains et scientifiques.

Je remercie également très chaleureusement l’ensemble des personnes interviewées,
chercheurs, professeurs, élus, chargés d’études ou encore fonctionnaires territoriaux sur
l’ensemble de mes terrains d’enquêtes. Sans leur collaboration, ce travail n’aurait pas été
possible.

Mes remerciements vont également à l’Ademe et à tous les membres de l’Institut
d’Urbanisme de Paris, personnel administratif comme professoral, pour m’avoir permis
d’effectuer cette thèse dans de bonnes conditions matérielles, ce qui est loin d’être le cas
pour, hélas, de trop nombreux doctorants. En cela, je suis heureux d’avoir pu participer à
l’aventure de Passerelle, mobilités des savoirs, association de doctorants qui j’espère
continuera encore longtemps à défendre et promouvoir, par ses actions la recherche
doctorale. Mes remerciements vont ainsi également à tous mes amis doctorants. Merci à
Sylvaine, Cécile, Patricia, Sophie, Gabriela, Julie, Deniz, Louis, Jules… et tous les autres !

Je souhaite remercier le plus vivement le géographe-troubadour-africaniste de la santé,
Pierre Erwann Meyer, pour ses compétences, ses conseils, ses relectures, ses (très bonnes)
critiques et le soutien indéfectible qu’il m’a toujours apporté. Walay…

A ma mère, à ma sœur, à mon frère, à toute ma belle-famille, à Liz… à qui j’adresse mes
sincères remerciements pour leur aide et leur présence régulière et réconfortante au cours
de ces dernières années.

Enfin, je souhaite témoigner ma reconnaissance particulière à Elsa qui m’a accompagnée
quotidiennement. Merci pour tes conseils, tes croquis, tes illustrations, tes mises en page,
tes pâtes quand ça n’allait pas trop où quand je n’avais plus trop le temps, et surtout pour
toute l’aide que tu m’as apporté… Encore merci…

Sommaire

Introduction Générale, p.7
Première partie – Le périurbain à l’épreuve de la construction politique
et technique des régions urbaines
Chapitre 1 – Grenoble et Toulouse : deux labels locaux sous contraintes spatiales, sociales
et économiques différenciées, p.45
Chapitre 2 – De l’intercommunalité du centre, à la fragmentation métropolitaine, p.83
2a, Une aire urbaine toulousaine divisée, p.85
2b, Une région urbaine grenobloise comme référence spatiale, p.129

Chapitre 3 – L’émergence de secteurs périurbains : le SICOVAL et le Pays Voironnais, p.173
3a, Le SICOVAL : un laboratoire de communauté périurbaine, p.175
3b, Le Pays Voironnais : une territorialité emblématique, p.199

Deuxième partie – L’enjeu pour les collectivités locales des grandes
infrastructures routières comme solution à la « transition urbaine »
Chapitre 4 – Un "périurbain" absent du projet de grand contournement autoroutier
de l’aire urbaine toulousaine, p.235
Chapitre 5 – Un "périurbain" qui s’invite à la table des négociations : la rocade Nord
grenobloise, p.275

Troisième partie – L’affirmation de l’acteur périurbain et les nouvelles
politiques de déplacements à l’échelle des régions urbaines
Chapitre 6 – L’évolution des cadres institutionnels des transports collectifs, p.327
Chapitre 7 – L’extension du système territorial de régulation des transports collectifs, p.401
Chapitre 8 – Les solutions techniques pour répondre à la desserte des espaces périurbains, p.483
Conclusion générale, p.571

Bibliographie, p.592
Entretiens, p.616
Annexes, p.620
Liste des figures et tableaux, p.634
Table des abréviations, p.637
Table des matières, p.639













Introduction Générale


Contextes généraux de la recherche

Les nouvelles conditions de la mobilité
Le périurbain contre la ville durable : une affaire de déplacements ?
Le mode de gestion des territoires métropolitains au regard du mouvement de décentralisation
La régulation du transport public : un problème de gouvernance
à l’échelle des bassins de vie quotidiens
Problématique et objectifs de la recherche
Matériaux utilises et méthodes déployées
Présentation de la démonstration adoptée