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MARC AURÈLE 121-180

9 pages

« Empereur » et « philosophe », une contradiction dans les termes ? On pourrait le croire en lisant les jugements de certains historiens modernes pour qui Marc Aurèle, empereur faible et médiocre, aurait trouvé dans la philosophie une diversion aux difficultés politiques qu'il avait du mal à affronter. Mais, en fait, depuis longtemps, l'idéal politique romain cherchait à réaliser l'union de la puissance et de la sagesse. Comme l'a écrit J. Gagé, « le Prince a vocation philosophique dès le début de l'Empire [...]. Un chemin logique mènera donc les empereurs au rôle pleinement philosophique d'un Marc Aurèle ». Mais il faut bien comprendre le mot « philosophie ». Pour les hommes de cette époque, la philosophie ne consiste pas en des spéculations abstraites, capables de faire « rêver » et de procurer une évasion, mais dans une discipline de vie qui engage toute l'existence. Un empereur philosophe, c'est tout simplement un empereur qui essaie d'agir raisonnablement. Tel fut Marc Aurèle.
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« Ce que j'admire le plus en lui, c'est que, dans des difficultés extraordinaires et hors du commun, il parvint à survivre et à sauver l'Empire. » Ce jugement de l'historien Dion Cassius est un des plus exacts qui aient été portés sur l'empereur philosophe. Dès l'instant où Marc Aurèle accède à la dignité impériale, en effet, les catastrophes naturelles, les difficultés militaires et politiques, les soucis et les deuils familiaux vont fondre sur lui et l'obliger à une lutte de tous les jours.

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